… Bonjour ? XD
Je suis toujours en vie, oui ! (c'est bizarre que je revienne deux jours après emylou '^') Bon, je vous raconte –oh non !–, mon PC était endommagé par une sorte de truc chiant qui s'appelle « Ecran noir + Reboot device » enfin je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé ce genre de bug, mais c'est chiant ! Du coup je me suis réfugiée dans les bras de mon PC portable chéri ~ mais ce dernier a bugué aussi, j'ai commencé le chapitre 13 –ou 14 ? M'en souviens plus– mais… sa mère. Le chargeur a cramé, va falloir le changer. Voilà, ceci est ma vie de merde. Encore, je viens à peine de poser mes bonnes fesses sur la chaise de mon PC bureau ! Et sa situation est encore instable en plus ! –je crois–. Bref, j'espère que vous n'êtes pas très fâchés.
Du coup j'ai perdu 2 sauvegardes du chapitre 14 « I'm a Fujoshi » + le chapitre 2 de « Toxicomane » que j'avais bien débuté (vdm) ! Répondons aux reviews :
MrScrapoute :On se comprend comme ça ! xD J'imagine le nombre de messages ratés que tu recevras le jour ou tu utiliseras un ordinateur. Sinon, Levi n'est pas que jaloux et possessif, il veut juste… passer à l'action. Range tes expressions nulles é.è ! Du côté d'Eren c'est clair : il cherche à draguer Levi, du côté de Yumi aussi (normal c'est le personnage principale, vous connaissez ses pensées) mais les pensées de Levi restent mystérieuses (j'aborde rarement ce point). J'espère que tout s'éclaircira dans ces derniers chapitres ! (hé oui ce sont les derniers)
Lin Konasa : Quel enthousiasme ! xD La scène du repas était « nosebleedante », c'est vrai, moi-même j'ai commencé à me frotter les mains comme une psychopathe tandis que j'écrivais cette scène. ._. Merci, tes compliments m'atteignent toujours en plein cœur :v ma fiction, addictive ? Je ne le savais paaas. En tout cas tu as de drôles de goûts (s'attacher à une fiction aussi insensée que cella). Moi aussi, j'essaye de satisfaire ma petite personne qui me hurle de ne pas finir cette fiction
/ !\ IMPORTANT / !\
Début du « PDV Mère de Yumi –Misaki ». L'histoire de cette dernière pouvant être désintéressant et hors-sujet pour certains, je vous conseille –si vous le souhaitez– de continuer à descendre jusqu'à trouver un panneau « Fin du PDV Mère de Yumi – Misaki »
Pour des certaines causes, j'ai sauté la partie de ''la réaction de la mère de Yumi face aux yaois'', préférant la présenter en formes de Flash-Back ou de petites scènes
(Quelques heures plus tôt / Avant la découverte)
Des cris. Des larmes silencieuses.
Voilà en quoi s'était transformé ce petit habitacle qui ne réunissait pourtant que deux personnes. Elle, une adolescente avec un esprit ouvert qui lui aura coûté 2 heures de chagrin et douleur avec l'autre femme, celle qui était supposée respecter sa vie privée et ses préférences était devenue en ce moment-même une vraie bête de chasse. Elle ne se rendait même plus compte des mots blessants qu'elle crachait tel le venin d'un serpent, des vieilles archives qu'elle avait mit si longtemps à ranger avec sa fille et qu'elle ressortait maintenant, juste pour s'en servir comme prétexte.
La nature conservatrice de la société dans laquelle Misaki –la mère– a été éduquée n'aidait en rien. Pas de gay, pas d'habits serrés et encore moins de maquillage ou de teinture de cheveux farfelues. Tout le contraire de sa fille qui est née au 21ème siècle –elle est d'ailleurs censée comprendre ça, qu'on est dans l'époque de la technologie et que les vieilles traditions ne tiennent plus dans le contexte– mais elle refuse d'y croire. Pour elle, la vie d'une femme est résumée à des études et un mariage. Mais surtout, il faut passer par l'étape connue : l'éducation. Faire comprendre à une adolescente le chemin qu'elle doit emprunter, que ces passagers « crises d'adolescence » est irréels, juste une cause pour justifier l'agressivité d'une fille envers sa mère –ce qui est forcément intolérable–.
Misaki est une femme renfrognée, bouchée de tous les recoins. On ignore si c'est du au mauvais passage qu'elle a traversé suite à son divorce, ou le fait de s'occuper d'un nourrisson toute seule sans l'aide de personne. De partir tôt à 7h pour ne revenir qu'à 18h après une journée de dur labeur dans un travail temporaire, qui ne dure que le temps de payer la baby-sitter. Puis elle a finit par abandonner, se contentant des frais de divorce qui baissaient un peu plus chaque mois, jusqu'à définitivement s'interrompre. Là, Yumi avait à peine soufflé la flamme de ses 10 ans qu'elle avait joyeusement fêté, et Misaki dans tout ça se voyait obligée de retourner à la routine de jadis.
Mais jamais, ô grand jamais elle n'a cessé d'aimer sa fille. La chérir, lui acheter sa boisson matinale, ses yaourts favoris, sacrifier le peu d'argent qui lui reste pour la couvrir. Aussi, comme n'importe quelle mère qui a fait l'incorrigible erreur de délaisser ses études pour un époux médiocre, elle voyait son avenir raté dans sa fille. Depuis son plus jeune âge elle l'encourageait à travailler, étudier, ne jamais abandonner et prouver à tout le monde qu'elle est la meilleure. Ne pas fréquenter les mauvaises personnes, les garçons, tenir à sa réputation et se concentrer uniquement sur ses études qui lui apporteront plus tard tout ce qu'elle voudra –travail, voiture, maison, l'époux plus ou moins idéal–.
Mais sa fille, elle, semblait en dehors de tout ça. Elle a grandit avec les dernières technologies. Déjà petite, avant de découvrir ce qu'est la vie scolaire, elle passait ses journées devant la TV à regarder ses dessins animés préfères. À ses 10 ans et à l'occasion de son premier examen final passé avec succès, elle fut récompensée d'un PC bureau qu'on installa dans sa chambre. Grave erreur. Depuis ce jour, elle passait la plus claire de son temps sur cette machine. La mère se haïssait d'avoir choisit ceci comme cadeau, même si ce n'était pas réellement elle qui l'ait fait –on a convoqué sa fille à une fête pour récompenser les excellentes moyennes aux examens finaux–.
Malgré le fait qu'elle restait parmi les élèves les plus actifs de sa classe, elle s'inquiétait quand même de sa vue, son cerveau lobotomisé par cet ordi, ce qu'elle faisait ou voyait derrière son écran –pas qu'elle n'ait pas confiance en sa fille, mais voilà quoi…–. Au fur des années ça a empiré. À part ses notes, l'adolescente a commencé à demander à sa mère de petites sommes d'argent chaque jour –10 euro– qu'elle confectionnait dans une petite tirelire. Au début, elle croyait que Yumi récoltait peu à peu de l'argent pour pouvoir en faire quelque chose d'utile –payer ses affaires, ses vêtements, même si c'était l'argent de son propre foyer–. Mais bizarrement, du jour au lendemain, tout ce fric a disparu. Quand elle lui avait demandé ce qu'elle a fait avec, elle reçue une réponse toute aussi aléatoire :
« J'ai acheté un cadeau d'anniv à ma copine ! »
Ensuite, à force que son salaire augmente, elle lui a acheté une bibliothèque. D'accord, un emplacement ou ronger ses livres scolaires, son emploi du temps… pas ces magazines farfelus surnommés « manga » –comme se plaisait à lui rappeler sa fille– et qui occupaient tous les étagères ! Franchement, elle désespérait de voir Yumi plonger dans de telles futilités. Elle comprenait qu'elle avait le droit d'avoir ses délires, mais de là à en faire un monde et accrocher des post-it sur les murs de sa chambre, puis l'obliger à la ramener à ses machins trucs de « Jako » ou Japon expo ou peu importe… elle prenait peur que cela influence ses études ! Pourtant, au milieu de toutes ces inquiétudes, Misaki restait silencieuse. Elle accordait à sa fille tout ce qu'elle voulait, lui faisait régulièrement des rappels sur les horaires passées sur son ordinateur mais sans plus. Elle n'a pas encore agit physiquement.
Alors, forcément… le jour du renvoi de Yumi. Elle a pété les plombs.
Comment ça, Yumi, son unique fille, l'intello de classe qui obtient de bonnes notes, se fait renvoyer ?! Au début, elle a sérieusement cru à une mauvaise blague, avait rigolé de tout son cœur. Mais quand elle vit la feuille sous son nez… l'air m'en foutiste qu'avait prit sa fille en lui annonçant la note… sa main était partie toute seule à l'encontre de la joue de sa progéniture. Elle n'usait pas souvent des coups, mais là, elle était sous anesthésiant. Elle aurait pu tuer n'importe qui –sa fillette en particulier– qu'elle n'aurait eu aucun remord à ce moment. Elle était comme un taureau qu'on avait planté. Elle lui avait fait confiance sur ce point-là, de ne jamais ramener des histoires débiles à la maison, mais là… elle a trahit sa confiance. Pire encore ! Elle savait qu'elle mentait sur la raison de ce renvoi cauchemardesque. Et elle en eut les preuves quand elle fut partie rendre visite au directeur dans son bureau, lui demandant de lui raconter sa version des faits. Totalement différente de celle de sa fille : le responsable du renvoi a confirmé que c'était à cause des rumeurs que sa fille a propagé. La mère a réclamé des preuves, mais l'adulte a attesté que pour des causes de sécurité, la publication a été vite traitée et supprimée évitant ainsi tout conflit pouvant atteindre autrui.
Que dire ?... Misaki n'a pas fermé l'œil de la nuit, n'a pas déballé à sa fille que la vérité était apprise –mais toujours pas digérée–. Elle a préféré attendre, plutôt. Le truc surprenant dans tout ça, c'est la facilité dont Yumi a oublié cet évènement qui a fait l'effet d'une bombe nucléaire dans le cœur de la mère. Très vite, elle a reprit la routine de sa petite vie, s'est même remise à user de son ordi', consulter ses messages Facebook et rigoler comme si de rien n'était. À sa place, elle aurait disparu de la surface terrienne, n'y revenant qu'après avoir embrassé plusieurs fois le front de son professeur Brossard pour se faire pardonner. Peu de temps plus tard, elle a décidé de tourner la page sur cet incident, se disant que la vie d'une mère et d'une fille n'était pas toujours aussi rose. Elle a finit par s'avouer qu'il y 'avait des hauts et des bas pour chacun de nous, même si elle refusait de dire cela ouvertement à Yumi –de peur qu'elle ne prenne trop ses aises–.
Mais comme une preuve que sa fille n'était définitivement pas sur le bon chemin : le matin, elle a décidé de nettoyer de fond en comble la chambre pourrie de sa progéniture. Déplaçant ainsi les meubles –sans pour autant débrancher le PC–, elle finit par découvrir un drôle de magazine sous le lit. Rien qu'en voyant la couverture de ce dernier, ses yeux s'étaient écarquillés. Oh seigneur… même elle, en tant que mère célibataire –ayant, par conséquent, eu le droit de savoir exactement ce qu'est le sexe– était gênée de regarder une telle horreur. Qu'est-ce que… Comment… Pourquoi ?... Depuis quand… est-ce vraiment… Elle dut se rattraper au rebord de la fenêtre pour éviter de chuter par terre. Puis, commença son rituel de remords : elle s'était griffée plusieurs fois la joue avec ses ongles, crispant son visage dans un spectacle odieux, avait cru frôler la crise cardiaque vu comment elle tenait sa poitrine qui se soulevait rapidement, témoignant de son énorme choque.
Sa fille… Yumi… matait des trucs gays… se rendait-elle seulement compte des choses graves qu'elle regardait ?! Et donc, tout cet argent qu'elle a récolté était pour acheter une telle merde ?! Mon dieu… imaginons seulement, l'ombre d'un instant, d'une seconde, qu'un invité surprise était venu chez eux et qu'il voulait voir la chambre de sa fille. PEU IMPORTE comment il découvrirait le livre –pourtant bien planqué entre la planche et le mur–, ça aurait causé une honte… elle disparaîtra de la planète terre. Oui, carrément. Ses origines conservatrices étaient extrêmement homophobes, et entre l'agressivité de son ancienne société envers les gays et les temps de maintenant qui l'acceptaient, elle conservait quand même ce cancer retransmit par ses anciens. Et elle comptait bien le retransmettre à sa fille. Alors, de voir ceci… elle n'aurait jamais songé à un truc pareil.
C'est décidé :
Elles auront une conversation sérieuse à entretenir. Très sérieuse. Ses mains la démangeaient déjà.
Fin du PDV Mère de Yumi – Misaki
Début du PDV Yumi
(Quelques heures plus tard / 13H)
« Te rends-tu seulement compte de la gravité, de la saleté de ces… magazines que tu mattes ! Que diront les autres de toi ?! NOTRE société interdit ça ! T'imagine seulement… le-… ?! Oh seigneur, je n'arrive plus à parler» … « Même moi en tant qu'adulte, j'ai eu honte de voir de telles choses ! »
Homophobe. Détestable, et égoïste. Voilà ce que j'avais envie de te dire à ce moment. Je ne t'ai pas répondue, sachant que j'entretenais actuellement le rôle de la fautive dans l'histoire et que je t'avais donné libre champ de m'injurier de tous les surnoms, libérer ta colère sur mes pauvres joues maintenant rosies. Parce qu'une mère qui a tellement frappé sa fille au point de la faire saigner de la dent ne relève pas de tes origines culturelles foireuses, vois-tu.
Je presse mon poing contre ma joue endolorie, légèrement gonflée par le puissant coup auquel j'ai eu droit deux heures plus tôt. J'ai une irrépressible envie de pleurer, mais je ne le ferais pas. Juste pour te gâcher ton plaisir de me faire regretter ce que j'ai vu. La boule dans ma gorge est belle et bien présente, insiste à se libérer à travers mes deux billes noircies par la colère –mais rosies par les larmes encore présentes–. Mon estomac est broyé par la précédente douleur autant physique que morale, qui s'était étendue jusqu'à contaminer mes pieds maintenant engourdis. Beaucoup trop engourdis pour assister à une séance de sport, et l'idée de fuguer me titille l'esprit d'une proximité dangereuse.
Comment je vais faire, moi, pour assister au cours d'EPS avec une telle face ? Non mais parce que la vieille excuse du : « Je suis tombée dans les escaliers » ne tient plus le chemin. Tout le monde sait que les marches de ma cité sont faites en béton, ce qui signifie un coma assuré à la moindre chute –non pas quelques hématomes–. Mon chat m'a griffé ? De un, je n'ai pas de chat et de deux, jusqu'à la preuve du contraire un chat n'a pas la possibilité de t'asséner un coup semblable à celui de Saitama. Encore faut-il qu'il puisse t'atteindre avec ses petites pattes. Je me suis fait défoncer par un mec ? Non, trop cliché. Bref, je pourrais dire n'importe quoi, sauf la vérité. La raison de ce bleu sur la joue ? Oh simple, ma mère m'a défoncé pendant 2 heures ! C'était vraiment chouette et très instructif.
Le pire je crois, c'est l'état de mon nez. Je ne sais pas si l'os est endommagé –je ne suis pas chirurgienne– ou déplacé, mais ce que je sais, c'est que j'ai du mal à respirer. Oui, on ne respire par les os, je le conçois, mais j'ai la désagréable impression que mes narines sont bouchées.
Les larmes me piquent les yeux, ma main droite se pose lentement sur ma joue, comme pour la consoler… Ma propre-personne me fait pitié. Mon état me fait pitié. Ce qu'elle m'a fait, et surtout la façon dont je me suis laissé faire en croyant qu'elle arrêtera me fait pitié. Encore, je ne dois pas craquer… mes yeux sont assez rouges comme ça. Si je continue à pleurer, on va me prendre pour une toxicomane qui se shoote aux médocs entre chaque aller-retour au lycée.
Le lycée… merde. Je dois être en retard. Je décolle mes yeux de l'image odieuse que me reflète le miroir de ma salle de bain en face, accroche la lanière de mon cartable sur mon épaule avec une certaine fatigue puis finit par sortir au plus vite. Elle, elle est tranquillement entrain de mater son drama préféré mais sans effacer cette expression polaire de son visage –qui avait pour but de me déstabiliser–. Je sors, cogne la porte sans aucun ménagement et me dépêche de marcher.
Merde… il y'a beaucoup trop de monde. Ca ne passera pas inaperçu. Déjà, il y'à les Barbie girls que j'ai éduqué l'autre jour –et que je n'ai surtout pas envie de revoir, sachant comment elles vont tirer profit de la situation et divulguer l'information– puis, les écoliers standards que tout le monde connait –les petits nains du CP– qui, j'espère, ne fuiront pas en me voyant –manquerait' plus que ça–. Puis il y'a…
« La femme est faite pour l'homme. L'homme pour la femme. Rien de plus. Ces gens-là sont hors-natures ! »
La prostate de l'homme est érogène, c'est un fait que personne ne peut nier. Encore moins toi. Vu comment ton ex-mari t'a lâché, je n'ai plus trop envie d'être conforme à la « nature », tu vois. Car s'il y'a bien quelque chose qui n'est pas naturel ici, c'est la façon dont tu lèves la main sur ta progéniture comme si vous étiez les pires ennemies depuis toujours. Putain... un peu plus et je vais créer un Rap. Je suis vénère. Extrêmement vénère et je n'ai aucune envie de rigoler ou de sourire –ce qui est pourtant dans mes habitudes–.
Encore, je suis malade et complètement morose de voir tous ces gens rire et papoter avec élégance autour de moi. Je ne sais pas comment expliquer cette émotion, mais de voir quelqu'un rigoler et afficher des sourires ennuyeux alors que toi t'es de l'autre côté moitié-mort moitié-blasé, me parait presque surnaturel. Comme si… « Sourire » était devenu un don. Un miracle. Tel le fait d'être malade et de voir quelqu'un en bonne santé. C'est ainsi : quand je suis triste, d'une humeur mélancolique ou autre, je me demande soudainement « pourquoi tout le monde sourit ? Plaisante ? Ils sont censés être tristes comme moi ! ». Ainsi, les autres devraient suivre ma gestion d'état d'âme –alors qu'en vrai, même Marie et Lucie s'en foutent de savoir ce que j'ai–.
« Je le savais, merde ! Je le savais que ces gamineries d'animés et mangas ne m'apporteront que malheur ! Et je te l'ai déjà dit : Yumi, fais attention à ce que tu fais ! Pourtant je me suis refaite tous les scénarios possibles : peut-être son amie ? Non, non… Yumi ne fréquentera pas ce genre de personnes, je lui fais trop confiance pour ça ! » … « Et dire que c'était toi qui achetait cette merde depuis le début…de tes propres mains… je me posais bien des questions sur « ou partait tout ton argent de poche ? »… tu m'as profondément déçue. Tu sais que j'ai faillit frôler la crise ? »
Déjà, de un, pourquoi avoir dit « M'apporteront » ? Qui a dit que t'étais concernée dans cette affaire ? Ce sont mes mangas, ma vie privée, mes loisirs et surtout mes problèmes. C'est bon, t'es tellement habituée à faire mouche dans ma vie personnelle que tu oses t'approprier mes soucis et faire comme si c'était les tiens, juste pour chier sur ma tête ? De jouer mère Teresa, la bienveillante, alors qu'en vérité t'es juste entrain de te ronger les ongles ? De deux, d'où tu te mêles des personnes que je fréquente ? Certes, en tant que mineure je suis toujours sur ta responsabilité et normalement 50% des choix que je fais sont influencés par toi, mais jusqu'ou tu vas continuer à aller avec cette règle ? Est-ce que tu m'as déjà vu fréquenter des drogués, des pédophiles, des psychopathes sortis de l'asile –avec tous mes respects– ? Non, je ne crois pas. Je parle, agis avec des gens tous à fait normaux. Avec un toit, une maison comme moi. La seule différence je crois, entre eux et moi, c'est le genre de parents qu'ils ont.
De trois, je fais ce que je désire de mon argent de poche. J'ai 16 ans, je suis bourrée d'hormones et dans un âge tout à fait dangereux, je conçois mais je ne vais pas acheter de l'héroïne avec 30 euro, soit rassurée. Tu as frôlé la crise ? Je ne suis pas médecin. Désolée de t'avoir provoqué une « telle frayeur qui mérite d'être décrite par les médias » mais je ne suis nullement haute qualifiée en médecine.
« A partir de maintenant, plus d'animés et mangas, ni Facebook, ni argent de poche. Tu m'as fait assez de coups pour ce mois-ci. File que je n'te revois plus ! »… « VA T'EN ! »
La phrase qui m'a achevé, la raison de mes larmes. Je suis loin d'être « Weeaboo », mais les animés mangas, le rock, tout ça, tout ça… c'est la base sur laquelle j'ai bâtit mon univers. Dans ma tête, je suis légèrement schizophrène. Je m'imagine entrain de parler à des personnages d'animés –parfois même réelles comme je le fais maintenant avec… « Vous » –, de leur confesser mes problèmes de famille –même si elles s'en battent les couilles–, de leur raconter mes journées. Car à part Sarah qui est rarement présente, je n'ai aucune personne de confiance à qui me confier.
Facebook ? Ok, c'est bon ! Je vais lâcher les réseaux sociaux. De toute façon, personne ne demande de mes nouvelles. Les gens avec qui je souhaite discuter jouent la sourde oreille. Ceux avec qui je m'ennuie se préoccupent de mon état, et quand je décide de leur accorder importance ils me tournent le dos au moindre problème. L'argent de poche ? Je m'en bats les couilles de ça, aussi. Prends le donc, ton fric. S'il n y'a que ça qui t'intéresse, c'est bien dommage.
Cette vérité… les larmes remontent aux yeux. Merde, merde… j'ai tellement pitié de moi. Mes lèvres se tordent en une expression déchirante, lançant un S.O.S muet mais bien visible. Des gens se tournent le temps d'une seconde pour voir ma tête, avant de marmonner entre eux puis rire. Rire. Fermez là, tous. À ma place vous serez surement entrain de lécher les pieds de vos mères pour demander pardon. D'accord, c'est bon. Je m'en vais, ne cris pas. De toute façon, je ne suis pas décidée à rester avec toi longtemps sous le même toit –je n'envisage pas de fuguer, hélas–.
Je décide de me reconnecter à la réalité, puis finis par remarque que j'ai déjà faite la moitié du trajet toute seule. Bah dis donc… la mélancolie, ça sert à quelque chose au moins. Seulement, je me demande combiens de personnes j'ai percuté. Un sourire niais vint orner mon visage endolori, sans ma permission. Un sourire au milieu des larmes, y'a pas mieux. Puis un rire traverse mes lèvres. Bref, petit, mais suffisant à faire durer ce sourire. Je passe pour une folle, une dépressive, mais tant pis. J'essaye d'évacuer ces sentiments négatifs. J'essaye, comme à chaque fois. Jusqu'à réussir.
Jusqu'à voir Marie et-…
Marie et Lucie.
À quelques mètres de moi.
MERDE ! Pas elles ! Elles vont se faire un sang d'encre pour rien, me poser tout un tas de questions et je n'ai surtout pas envie de raconter la torture digne de la prison Guantánamo que j'ai subis –même si c'est loin d'être drôle, comme comparaison– ! Heureusement, elles sont déjà bien avancées et semblent absorbées par leurs discussions. Je passe rapidement la manche de ma veste sur mes yeux et sous mon nez –oui c'est dégueulasse, j'entends. Mais on a tous déjà fait ce truc, non ?–.
Ne vous retournez surtout pas. Voilà, continuez à avancer tout droit. Putain, j'ai l'air d'un GPS comme ça. Un rire incontrôlé s'échappe de ma bouche une seconde fois, et je dus plaquer ma main sur cette dernière pour éviter d'attire trop l'attention –déjà deux écolières me fixaient bizarrement, donc bon–. Je vois soudainement Marie hausser un sourcil, puis, finit par tourner sa tête en trois tranches différentes avant de finalement me voir, au loin.
You lose.
Je pousse un soupir. Pas la peine de fuir, elles me rattraperont, et pas la peine de jouer la conne au beau milieu de la route, aussi. Elle dit quelque chose à Lucie, rigole puis décide de m'attendre. Je fais quoi, moi maintenant ? J'étais tellement préoccupée à clacher intérieurement –et donc inutilement– ma mère que j'ai oublié d'élaborer une excuse fiable pour justifier mes hématomes. Pendant quelques instants, je passe devant un magasin de miroirs, et j'en profite pour ralentir doucement le pas à fin de prendre le temps de voir mon reflet.
Putain… toujours aussi défigurée. Mais au moins, les larmes ont disparut, ne laissant que des traces de leur arrivée –joues rouges, des sillons qui me collent au visage, yeux rosies et paupières dilatées–. De quoi me cafter sur le champ. Je m'approche d'elles. Plus que quelques centimètres nous séparent, et Marie fronce inhabituellement les sourcils en se concentrant sur mon visage. Lucie fait de même, et elle finit par entre-ouvrir la bouche.
« Oh mon dieu… Yumi, qu'est-ce qui s'est passé?! »
Lucie fut la première à s'exclamer avec effroi, touchant le coin bleuté de mes lèvres. Je sais encore que si je leur parle de ma tragédie, je pleurerai surement, donc je murmure des « Rien… » Pas crédibles.
« Bon sang… tu as pleuré ?! » rajouta Marie.
Sérieux ?
« J'ai juste décidé de passer un coup de serpillère sur mon visage… » Dis-je ironiquement, ce qui arrache un « Tsk » agacé à la concernée.
« Ce n'est pas drôle là ! Qui t'as fait du mal ?! »
Ah… Marie. T'as toujours su rentrer la balle dans le panier, toi.
« Mais… de quelle balle tu parles ? »
Oups.
« Bon… » Soupirai-je. Ma voix est encore incroyablement fragile, comme si elle risque de se casser à n'importe quel faux geste.
« C'est ma mère, elle-… elle n'a pas aimé l'idée que je dépense mon argent de poche pour acheter des mangas, vous savez ces ''dessins animés'' comme vous les appelez… » Je finis en soupirant une deuxième fois pour m'empêcher de pleurer, et Lucie est la première à être contre cette idée.
« Mais c'est pas juste ! »
Crient-elles toutes les deux simultanément.
« À cause d'un manga ?! Mais merde, ta mère a pété les plombs ! Elle a carrément massacré ton visage, là ! »
Certains gens se retournent brièvement pour voir la scène. Je reste silencieuse, yeux au sol, telle une petite fille qui se fait gentiment réprimander.
« Putain… tu n'as rien de cassé en moins ? S'inquiéta Lucie. Ton nez est dans un état déplorable aussi… Viens, on va t'acheter une bouteille d'eau pour effacer ces larmes! » Proposa-t-elle en me tendant distraitement la main.
« N-Non… ' Vous en faîtes pas, ça ne me fait plus très mal » Je secouai mes mains. « … bon, j'ai une dent cassée mais… »
« HEIN ?! Une dent cassée ?! Montre ! » Se pencha Marie sur ma bouche.
J'hésite un moment, la fixant, perplexe. Je n'ai pas très envie de faire ça vu que je dois surement puer de l'haleine –et ma magnifique dentition n'arrange en rien, sans compter le long sillon dégueulasse de sang qui va s'en suivre–.
« Non, non, c'est bon… »
Je posai une main sur la poitrine plate de Marie pour l'écarter. Parce-que je sais qu'elle voulait voir ce détail gênant par simple curiosité, et non inquiétude.
« Le sang a arrêté de couler de toute façon »
« Pff, si tu le dis… mais j'insiste quand même pour t'acheter de l'eau ! Il faut vraiment que tu te laves le visage, autrement on te bombardera de questions. Et puis, c'est trop visible » approuva Lucie.
« Qu'est-ce qui est trop visible ?... » Lançai-je sur un ton suspect.
« Les sillons de larmes, les bleus sur tes joues et ton nez » Compléta-t-elle d'un ton neutre avant de se diriger vers le magasin et me payer une bouteille.
Pendant ce temps, son amie soupire et se contente de me dévisager avec frayeur. Je détourne mon regard, n'osant pas l'affronter plus que ça. Puis me rappelle soudainement.
« Eh, euh… Lucie ! »
Elle se retourne vers moi depuis le magasin.
« Il y'a les vestiaires dans le lycée de toute façon-… »
« J'ai acheté la bouteille, c'est bon »
Oh.
xXx
En m'immisçant dans l'énorme troupe de moutons qu'étaient les élèves, je remarquai que mes doutes étaient infondés, voir même inutiles : aucune personne n'est venue me voir, ni me poser la moindre question sur mon étrange état de léthargie –indigne d'une pile électrique telle que moi–. En scrutant la cour de mes yeux, mon regard fut indéniablement attiré vers une certaine silhouette.
Ni Levi, ni Eren –que j'ai déjà localisé, à quelques mètres d'ici–
Enzo était entouré de ses potes –dont Marco–, toujours si souriant, nonchalant, amusé et léger. Pendant les quelques secondes qui suivirent, je me mis à le contempler. J'aimerais tant être comme lui… sourire à tout bout de champ. Je sais que je le suis déjà, que je ris comme une folle à la moindre blague, mais voyez-vous, jamais ô grand jamais je n'ai vu Enzo énervé. Il sait cacher ses émotions derrière son sourire. Même quand les professeurs le frappent pour ses bêtises, il continue à rire tel un imbécile. Contrairement à moi qui pleure à la moindre intimidation…
Le rire de ce mec est contagieux. Son immaturité, sa soi-disant innocence et tout ce qui suit… me fait rire. Un sourire niais étira mes lèvres : en fait, je ne vais pas trop m'attarder sur lui, parce-que je sais que je passerai des heures à le décrire. Enzo est un mec sympathique et drôle, tout autant que Marco.
« Lâchez-moi la grappe, claqua la voix de Levi »
Je regardai la source de toutes ces voix criardes au loin, pour y remarquer Levi au milieu de tous ces bruits. Intriguée, je m'avançai quelque peu vers la scène.
« Mais dis-moi à moi, Levi ! Est-ce que tu as réellement fait ça ?! » Interrogea le premier.
« Oui, à ce qui paraît il est réellement gay ! » provoqua le deuxième.
« Oh mon dieu, Levi tu ne peux pas me faire ça ! » cria l'une des filles, outrée par une telle annonce.
Levi lâcha un grognement face à ces commérages. Les gens étaient tellement insolents qu'ils pouvaient te critiquer en face, sans aucune gêne, et te poser des questions sur quelque chose qui te regarde personnellement comme si tu étais la nouvelle star d'une téléréalité. En même temps, il y'avait de quoi incendier les rumeurs : pour les filles, de savoir que son ''crush'' se comporte de manière homo est décevant. Pour les garçons, d'apprendre que le gars le populaire du lycée était en réalité gay était inattendu –mais surtout une opportunité pour lui voler la vedette– (ce genre de gens ont une vision focalisée sur les filles : si tu as toutes les nanas à tes pieds, tu es populaire. Autrement, tu es… normal).
Encore une fois, le noiraud s'en foutait de connaitre sa classe sociale ou sa place aux yeux des autres. Il a fait ça pour l'unique attention d'Eren, non pas pour s'attirer des futurs paparazzis…
« Levi, tu es un garçon populaire, réponds-nous ! » lança une personne de la foule.
« Je t'interdis, sale merdeux, de me prendre pour quelqu'un de populaire »
Silence de la part du concerné.
« Si j'ai fait ça, c'est que j'ai mes propres raisons. J'entends par là le fait que vous n'avez pas à fourrez vos nez dans mes affaires » trancha Levi au milieu de la stupéfaction des autres « Je suis gay, oui. Et je souhaite l'être en paix, sans être parcouru par une bande de lèches-bottes. Autrement dit : chaque parole ou question prononcée autour de ce sujet sera payée par un coup de poing à la gueule, que ça soit envers moi ou le morveux. Est-ce clair ?»
Levi a beaucoup parlé. Et quand Levi parle beaucoup sans trop évoquer des insultes, c'est surtout un signe de danger pour les présents aux alentours. Tout le monde –même moi– déglutit en hochant faiblement la tête, et la foule commença à se répartir à travers la cour comme avant.
La fille en chaleur qui réclamait depuis toute à l'heure une explication, se tut automatiquement en croisant le regard froid de l'Ackerman : le sous-entendu qu'avait lancé Levi était compréhensible pour tout le monde : Les commentaires inutiles, homophobes ou tout autres n'étaient pas les bienvenus. Il souhaitait vivre son homosexualité en paix, sans être parcouru par des chiens en chaleur et elle se sentait particulièrement concernée. Et incroyablement gênée, surtout.
Dans tout ce boucan, Mikasa était planquée dans son coin, écoutant avec un certain calme les paroles de Levi. C'est plutôt à elle, de l'avertir. Parce-que son poing commençait à sérieusement la démanger, et l'idée d'aller le frôler –dans le mauvais sens du terme– titillait dangereusement son esprit. Finalement, elle laissa tomber, s'évaporant entre la masse d'élèves aussi vite qu'elle est venue.
Néanmoins, elle fit un petit détour : elle se dirigea vers Eren qui était assit sur l'un des bancs. Curieuse comme je suis, je m'approchai d'eux –en prenant le soin de me planquer derrière le mur– et tendis mes oreilles.
« Eren »
Le concerné releva le nez de son cahier de dessins, à l'entente de cette voix qui l'interpellait presque dans ses rêves –tellement il avait eu le ''plaisir'' de l'écouter quotidiennement–.
« Oui, Mikasa ? »
Le ton employé par les deux était relativement calme. Aucune raison de s'énerver : le sujet de conversation n'est pas encore abordé, après tout. Et les deux savaient qu'une fois cet élément déclenché, les conflits commenceront.
« Fais attention à tes fréquentations, s'il te plaît »
C'est ironique, parce qu'en l'entendant parler ainsi, je l'aurais presque confondu avec ma mère. Le même esprit ''gniagnia'', les mêmes conseils… à croire qu'il y avait un manuel à acheter dans les marchés pour savoir « comment faire chier quelqu'un ». Mais bon : je doute que Mikasa soit du genre à faire du shopping, vu son style négligé et plutôt répétitif. Même chemise, même cartable, même écharpe, même cache-nez, même foulard, même châle-… tous synonymes du mot écharpe, seulement pour éviter le rabâchage déjà suffisamment présent. Tant que je me demande parfois : l'a-t-elle déjà lavé ? Ou elle garde précieusement l'odeur de son Erenichou dedans –qui va bientôt être remplacée par celle des germes–?
Eren soupire en roulant des yeux. Oups, début d'agacement.
« Lâche-moi la grappe Mikasa. Je sais ce que fais »
« Mais Eren-… »
« Mikasa. J'ai cours »
Son timbre est ferme, et son interlocutrice fut visiblement sur le point d'ajouter quelque chose avant de finir par se résigner.
« D'accord. Je te laisse »
Elle se retourne, part rejoindre sa classe pour simplement disparaître. Pas la peine d'aboyer : il entreprend de rester calmer pour le moment, ou simplement sauter de sujet. Il l'aime bien, seulement voilà : elle est trop mère poule, ce qui ne colle pas avec son caractère impulsif et naturellement libre. Eren finit par soupirer, content d'avoir géré ce moment qui aboutissait le plus souvent pas des cris, puis rejoignit vite le reste de la troupe.
Que dire ? Pas grande chose. Je suis plutôt heureuse que les choses entre eux deux soient stables. Que Mikasa ait finalement comprit que ses sentiments ne seront pas réciproques.
« Les élèves de la classe une, regroupez-vous ! Bon sang, qui m'a donné des poulets pareils ! »
Se lamentait notre prof d'EPS, monsieur Shadis, en fixant le peu d'élèves qui faisaient la queue.
« Allez, montez vers le stade que je n'vous revois qu'en tenue de sport ! Et ceux qui n'ont pas apporté avec eux leurs joggings » Il prit un souffle profond en plissant les yeux, avant de crier d'un coup en les ouvrant brusquement « AU COIN ! »
Je sursautai à sa voix, autant que mes camarades qui faillirent faire un salut militaire. C'était compréhensible : cet instituteur est plutôt digne d'être un commandant dans l'armée, vu sa voix et les techniques sadiques qu'il use sur ses élèves de différentes c lasses. Arrivée aux vestiaires, je sus que Levi et Eren n'étaient pas les seuls à être le centre des ragots…
« Yumi, pourquoi tu pleurais toute à l'heure ? » Lança Sophie, une brune aux grandes joues et au regard réconfortant.
Je lui souris. « Rien d'inquiétant »
Une main étrangère frappa mon épaule avec force, et je lâchai un couinement.
« Allez, dis tout.. » me lança Lily d'un ton nonchalant.
« Non mais y'a vraiment rien, juste un problème avec ma mère »
Dis-je en changeant le timbre de mon sourire vers quelque chose de beaucoup plus malicieux et mystérieux, au plaisir de provoquer mon ennemie.
« Mh… quel genre de problème ? » Elle accentua son regard, espérant me faire peur.
« Pas vraiment quelque chose de racontable en sphère publique », avait-je conclue avant de me débarrasser de son emprise, la laissant derrière moi sans le moindre regard. Bien fait pour elle !
Quand nous ressortîmes des vestiaires, tout le monde était déjà en jogging, à part la bande de fashion girls qui avaient fait exprès d'oublier leurs combi' juste pour discuter le temps de deux heures –à moins que ça ne soit intentionnel. Dans tous les cas, c'était rare de les voir participer aux activités sportives, sauf pour semer la terreur–
Je jette un regard à mon OTP. Oh. Mon. Dieu ! Vous vous souvenez du jour ou Petra et Levi se sont habillés de la même manière ? Eh bah… mmmh… un peu de contenance Yumi, peut-être que ce n'est pas fait exprès après tout… Bon, vous l'aurez comprit ! Levi et Eren sont habillés de la même manière. Tous les deux portaient un pull blanc et un simple bas bleu avec des baskets noires. C'est banal, mais sexy sur leurs deux corps, et déjà des images indécentes qui n'ont pas lieu d'être naissent en mon esprit.
Non mais attends, il y'a quelque chose de pas clair ici. Eren et Levi sont censés se comporter avec gpene après ce qu'il s'est passé ce matin, non ? Alors pourquoi ils continuent à se fréquenter comme si de rien n'était ? Intérieurement, j'espère que ce n'était pas une mauvaise blague tout ça. Que Levi a finit par rejoindre Eren après les cours pour lui dire « non en fait mec, c'était une blague ! »… et les paroles qu'il a lâché en public témoignent que ce n'était pas qu'un geste éphémère.
Eren à ses côtés semble très calme. Léger, plus léger que la moyenne même. Alors qu'il aurait du être nerveux par l'accident de ce matin, il se comporte avec une confiance déconcertante. Il continue de rire avec Enzo tel si de rien n'était. Levi n'est pas plus imperturbable que lui, mais je peux deviner à ses yeux une lueur calme et sereine. Pas que je ne sois pas heureuse parce que ces deux là sont contents, mais c'est juste que… et puis merde, qu'est-ce que j'en ai à foutre moi ? Je n'arrive plus à démêler mes propres pensés, ce qui a pour don de m'agacer.
«… Ces gens-là sont hors-natures ! »
Mon cul. Levi et Eren sont tout ce qu'il y'a de plus naturel… même s'il y'a cette mauvaise bulle dans ma gorge qui m'empêche de fangirler comme à l'accoutumée. Telle une sorte de culpabilité. En disant cette phrase, ma mère m'a laissé une sorte de poids sur ma conscience qui me fait poser des questions douteuses… Elle est toujours la plus forte pour gâcher les bons moments avec ses formalités à la con, et voilà que son esprit malfaiteur me poursuit jusqu'à l'école ! Pourtant, jamais je n'ai douté de la sincérité de mon objectif ultime dans cette vie ! –celui de voir l'Ereri se réaliser–. Putain, c'est super ça… à cause de ma mère, je me mets à soupçonner les deux personnes les plus importantes de ma vie –pas plus que Sarah, mais bon– et qui occupent les trois-quarts de mes pensées !
Je soupire, évacue le surplus de névrose en me rongeant quelque peu les ongles puis finit par abandonner –mauvaise habitude, quand tu nous tiens–. Le professeur annonce déjà le long programme chargé d'activités physiques toutes plus ennuyantes et époustouflantes les unes que les autres, pendant lesquelles on devrait prendre quelques centimètres en plus.
« Déjà les p'tits morveux, vous devez vous habituez à devenir un peu plus grands ! »
Il jette un léger regard sur Lucie et Marie, puis continue.
« Les nains du jardin, je veux dire moins 1m65, vous aurez une éducation spéciale ! »
Un rire incontrôlé m'échappe. Merde, il vient de viser indirectement Levi, et je n'ose pas me retourner pour voir sa réaction. Quoi qu'un grognement bien audible provient de son côté.
Eren affiche un large sourire presque moqueur en jetant un regard provocateur à son compagnon, qui finit par grogner à l'évident sous-entendu : certes, il est petit, mais la mesure de son engin –qu'il va très prochainement foutre dans la gueule de ce prof'– le surprendra.
« Tsk. J'en connais plein de sportifs qui ont une taille plus petite que la normale, mais qui ont réalisé grandes choses. Ce n'est pas avec votre ''éducation physique'' que vous allez y arriver. Ceux qui sont pourris en sport le resteront, avec ou sans entraînement. Pour moi, c'est la volonté qui compte »
Intervint finalement ce dernier d'un ton toujours aussi ferme, tandis qu'il s'attire une foudre de la part du prof'.
« Mais quelle insolence ! Aux vestiaires, que je n'te revois plus ! »
Le ton du prof est beaucoup trop hésitant, témoins qu'il n'a rien trouvé à redire. Après tout, la taille est quelque chose de naturelle et surtout inchangeable pour certains individus. Moi, j'ai juste l'impression d'être un prunier qui prend de la hauteur sans jamais s'élargir.
« Tss. Viens, Eren »
Il lâcha ces derniers mots avec désintérêt, avant de reculer vers les vestiaires, invitant son ami à faire de même.
Oh, dommage, ils n'assisteront pas au cours de sport avec nous ?
« Eh-. Oi ! Revenez ! » Cria l'entraîneur mais sans grand résultat, semant ainsi un vent merveilleusement lâché des deux amis qui s'éloignent, pas le moindre soucieux de la punition qui les attendent.
What ? Il va ramener avec lui Eren, ah d'accord ! Et il s'en fout carrément des paroles de l'instituteur –qui finit par lâcher l'affaire, jugeant cet élève trop têtu pour être résonné–.
« Rha, ces petits merdeux qui viennent faire chier dès le début de l'année.. » marmonna-t-il, avant de crier à l'attention des concernés « Ca ne restera pas sans punition ! »
Keith soupire lourdement, finissant par tourner sa tête vers nous. Un bref silence s'installe, avant de vite être interrompu par la voix criarde de ce dernier.
« Echauffement de 10 minutes, faîtes moi le tour du terrain et plus vite que ça ! À croire que vous avez des clous dans le CUL à rester cloîtrés comme ça ! »
xXx
« Ahh… Ah mon dieu… Marie, attends moi merde ! »
On est tous à bout de souffle, crevés. Shadis ne nous a pas épargnés : des pompes, des marathons avec des gestes ridicules et enfantins… d'ailleurs, simple information : je ne sais pas manier une corde à sauter. Normal, quand on est du genre à rester assit H24 sur sa chaise de bureau. Je finis par souffler longuement à fin de reprendre mon souffle haché. L'instituteur finit par crier la phrase tant attendue :
« Pause ! Aux vestiaires, bandes de limaces ! »
Ouais, ouais c'est ça. Et si tu faisais ces tours de terrains avec nous, hein ? Parce-que vu tes airs, on aurait dit le gros dur du lycée qui s'adoucit immédiatement au moindre ordre. Je préfère être une limace plutôt qu'un long chêne avec un visage digne d'un screamer !
Je retire ma veste, me dirige vers les vestiaires des garçons –surtout ne me posez aucune question–, juste par curiosité. Je jette un furtif regard à travers la porte entre-ouverte. Les garçons sont encore entrain de jouer au foot, mais ils ne devraient pas tarder donc bon, je ferais mieux de vite conclure ma mission d'espionnage ! Lentement, je fais grincer la porte à fin d'avoir une vue meilleure sur les doux tourtereaux. Putain, ou est-ce qu'ils…
Oh, je viens de remarquer le postérieur d'Eren –Jaeger booty– ! Il est donc assit sur le banc. Je peux percevoir d'ici son dos penché. Mais qu'est-ce qu'il fait ? Pourquoi est-ce qu'il se tord douloureusement le dos ? Il veut voir Levi entrain de se changer, ou quoi ? Si c'est le cas, niveau discrétion je lui donne un 0/20. Merde ! J'en peux plus, je dois absolument pénétrer dans la pièce pour savoir ce qu'il fait ! Pas que je sois sa mère ou autre, mais voilà quoi… c'est juste, de la curiosité.
Le cœur battant la chamade et pas totalement rassurée ni convaincue par ma soudaine assurance et mes jambes qui risquent de me lâcher à tout bout d'champ, je m'avance à travers le mince couloir qui mène vers la pièce ouverte. Je me cache derrière le mur, penche la tête, juste assez pour apercevoir leurs deux silhouettes et-…
Et pourquoi pas ?
PDV Quelconque / Une heure plus tôt – Jusqu'à maintenant
« Le prof fait chier… » Lâcha Eren, tandis qu'il s'affaissa lourdement sur les bancs immaculés.
« Mmh » Acquiesça Levi, nonchalamment adossé contre le mur en face du brun.
Silence.
C'était fou à quel point le calme qui régnait dans les vestiaires était différent des précédents... les encouragements de Shadis se faisaient entendre jusqu'ici. Parfois, les bruits réguliers de pas s'approchaient des toilettes avant de repartir. Quelques brouhahas des autres filles à côté se mélangeaient à l'ambiance muette de la pièce… et Eren se dit qu'il n'avait jamais connu un tel silence ou il pouvait relaxer ses muscles. Même la compagnie de Levi lui semblait plaisante, au contraire des autres fois ou il se tordait de gêne à la moindre parole avec le noiraud.
Les deux amis restèrent ainsi, longtemps silencieux. Et Levi remercia intérieurement Eren d'avoir brisé la glace de quiétude en débutant le dialogue : pour lui, il ressentait du malaise.
« Mmh… sinon, ça avance avec Petra ? »
Parce-que oui, rien ne prouve que ces deux là aient arrêté de se parler. Bien au contraire, la rousse est toujours présente pour frôler la main du noiraud, s'abreuver de ces légers touchers. Levi, lui, ne semble pas lui refuser ces contacts : après tout, il ne peut pas l'ignorer complètement après ce qu'il lui a fait. Sa camarade est amoureuse de lui et il s'est servit de ses sentiments pourtant purs à un risible jeu de jalousie. Alors, il lui accorde quelques paroles, quelques signes de la main avant de partir même si c'est rare.
Même si ce sujet de conversation avec le brun l'agace particulièrement.
« Tsk, tu veux bien arrêter d'parler d'elle, morveux ? C'est finit »
Eren relève la tête, ne comprenant pas exactement le sens du mot ''finit''.
« Qu'est-ce qui est… finit ? Tu veux dire que vous sortiez ensemble ?! » Ajoute-t-il avec hâte, comme si c'était quelque chose qui le concernait.
Levi hausse un sourcil, n'ayant rien raté de cette attention inopinée. Avec le gamin, chaque parole, chaque interaction doit être imprimée. À force de fréquenter le brun, il a finit par comprendre –comme tant d'autres– que son visage était une panoplie d'émotions à ne surtout pas rater. Tel un feu d'artifice aux fresques multicolores. Ainsi, la simple manière dont Eren s'est penché vers lui peut être traduite en une nuance : le vert. Couleur caractérisant la jalousie ? Il n'est pas du genre ''fleure bleue'', mais à force d'entendre le fameux propos Vert de jalousie, il en a imprimé quelques uns pour les user sur le gamin.
« Non »
Eren soupire, presque apaisé. Ouf ! Pendant l'ombre d'un instant, il y a réellement cru !
« Soulagé, gamin ? » ajouta Levi avec moquerie.
« Hein ?... » Le brun relève la tête, puis, après avoir mit un bout de temps à comprendre le sens de ses mots, rougit furieusement « Hein ?! Euh, non, non ! C'est juste que, enfin… enfin tant mieux ! Euh, pas tant mieux dans le sens que je suis jaloux mais c'est juste tant mieux car… euh… je disais quoi déjà ? Ah ouais ! Tant mieux dans le sens : heureusement car si tu ne l'aimais plus, tu as fait le bon choix, enfin j'espère que tu as comprit héhé ?... Mais bon, surtout pas dans le sens que je suis-… ! »
Soudain, Levi plaqua une main sur sa propre bouche, coupant Eren dans sa tirade.
« Huh ? »
Bordel, un peu plus et il explosait de rire. Ce gamin est vraiment un cas à part. Les articulations de sa bouche lui font mal tellement il n'a pas prit l'habitude de sourire –encore moins de rire !–, et il dut mettre un certain effort et une grande volonté pour se calmer. Finissant par baisser sa main, lentement, il fixa le brun. Grave erreur : certes, le stupide fou-rire qui l'a prit était maintenant calmé, mais cette lueur joueuse dans ses yeux le caftait complètement. Ineffaçable.
« Gamin, t'es un cas spécial » fit remarquer Levi avec amusement.
« P-Pourquoi ?... » Marmonna Eren en détournant les yeux dans une moue boudeuse.
Adorable.
« Parce-que… » Soupira Levi en se décollant du mur à fin de s'approcher d'Eren, qui retint son souffle.
« Tu continues à t'enfoncer dans tes conneries » Conclut-il en ébouriffant ses cheveux d'une main
Avant d'écarquiller les yeux.
…
Trop tard. Ce qui est fait, est fait. Sur le coup, il a totalement oublié comment se contrôler –ce qui a pour don de l'énerver–. Pourquoi ? Parce que ça révèle une tronche de sentiments qu'il ressent. Et le geste qu'il vient d'exécuter à l'instant est assez révélateur en lui-même, a partiellement brisé son sorbet nonchalant. Non pas que ça soit la première fois qu'il approche autant le châtain, mais après la déclaration enflammée qu'il lui a fait l'autre jour… leurs visions des choses à deux a totalement changé. À présent, le câlin matinal qu'ils avaient l'habitude de s'échanger a perdu son gout amical. Maintenant chacun de leurs gestes est empreint d'hésitation, d'une gêne et d'un malaise sans limite qui les empêche de savourer l'instant présent. Comme si le moindre comportement pouvait être mal pris…
Levi aussi, surveillait de près son attitude avec le morveux. Il n'osait plus trop violer la distance personnelle de chacun, préférait rester dans son coin quand ils se voyaient le soir dans les ruelles, avait effacé cette habitude de câlin matinal… et même s'il semble avoir changé, ça ne l'est pas qu'en apparences… merde, voilà qu'à présent il se mettait à l'espionner quand il parlait avec Yumi telle une nana jalouse, et dieu seul sait que c'est hors norme de le voir se comporter ainsi. Il avait développé une sorte de possessivité envers sa moitié –s'il se permettait de l'appeler ainsi–, et la preuve la plus claire était le jour ou il a révisé en groupe avec sa classe.
Comment cette gamine a osé le souiller, se frotter à lui pour un simple exercice… brrr. Il ne l'a pas encore dit, mais une partie de la confiance qu'il misait sur Yumi s'est envolée. D'abord Mikasa puis elle. À croire qu'Eren était un plat que les mouches entouraient sans cesse, et à chaque fois que Levi en chassait une, elle revenait. Bon… le truc rassurant dans tout ça, c'est que le gosse est peut-être homosexuel.
Ca devient insoutenable. Oppressant et gênant, une telle attitude. De devoir surveiller tout ce qui le reliait avec le gosse comme par paranoïa, de ne plus pouvoir se comporter librement ou dire ce qu'il pense, de vouloir lui cracher à la gueule pourquoi il a parlé avec telle fille ou garçon de peur d'avoir laissé des traces de… de quoi déjà ? Des traces qui trahiront ses sentiments ? Pourquoi a-t-il si peur de lui dire clairement « Je t'aime Eren, j'ai envie de t'enfermer dans un donjon pour ensuite… » ? Au diable sa personnalité de grincheux et ses commodités –tel quoi il ne devait pas se comporter pareillement qu'une morveuse en chaleur– !
Ses sentiments sont réciproques, alors pourquoi s'inquiéter et-…
« Détends-toi » dit Eren d'un ton bas et tellement soudain, que Levi sursauta.
Se détendre ? Ah, parce qu'il lisait dans ses pensées, maintenant, le gamin ? Non plus sérieusement, si c'était vraiment le cas, il se serait barré en courant. De savoir qu'une personne pense à lui d'une telle intensité est plus inquiétant que plaisant, et Levi lui-même se serait inquiété.
Peut-être qu'Eren pense à lui chaque soir de cette façon ?
Ca expliquerait ses éternuements la nuit*, ou encore la sensation de démangeaison dans son pantalon.
Eren est le premier à agir : il tire brusquement sur le bras de Levi, toujours penché sur ses cheveux, le faisant asseoir avec brutalité sur le banc. Le noiraud lâche un hoquet de surprise à ce geste, mais se laisse faire. Oh, le morveux veut mener la danse ? Si ça se trouve, ils pensent tous les deux de la même manière. Pourquoi sa fichue main s'était retrouvée sans permission dans la tignasse flamboyante du châtain. Mais là, actuellement, très peu importait. C'était trop tard pour accuser quiconque ou quoi que ce soit. Ce qui est fait, est fait.
Et pourquoi pas ?
Leurs visages n'ont jamais été aussi proches, aussi avoisinants l'un à l'autre. On aurait presque dit que le visage de Levi était fait en acier, et celui d'Eren fabriqué avec une sorte d'aimant qui attiré le visage de son congénère –et vice-versa–. Ils se fixent, face à face, et Levi sent que ses yeux ne vont pas tarder à craquer –abandonner leurs indifférence–. Ceux d'Eren sont devenus fades, tous autant que ceux de Levi et il le maudit pour avoir choisit cet instant précis : il sait quand cacher ses émotions.
Et pourquoi pas ?
La proximité de leurs bouches est trop lourde pour être tolérée par une chose aussi pure que l'amitié, qui finit par pencher, telle une balance, du côté d'un autre sentiment plus compréhensif et spacieux, plus tolérant mais surtout inexploré : l'amour. Ils le savent, tous les deux. Comment ça va se finir s'ils ne se retirent pas rapidement. Comment le destin de leur relation, comment l'histoire de leur amitié peut se tarir en cet instant même. Ce n'est qu'une question de secondes, de minutes.
Et pourquoi pas ?
Le souffle chaud et sucré de chacun s'échoue sur le visage de l'autre, la peau de chacun est exposé à la vue de l'autre, si proches que Levi peut déceler un lécher grain de beauté près de l'oreille du châtain. Bordel, n'a-t-il jamais pensé à poser pour un magazine ? S'il n'était pas si jaloux envers le corps de son partenaire –qu'il avait eu la chance de mater à la piscine–, il aurait été le premier à lui proposer d'aller voir un fameux agent du mannequinat.
Mais il est beaucoup trop possessif, pour ça. Et seules ses pensées stupides donnent une réponse bien réelle de ce qu'il ressent. Une explication à ces petits nains qui s'amusent à broyer son estomac. Entre leurs lèvres, se dressait de ridicules petits centimètres. Millimètres, même, mais qui se dressaient comme le mur de Berlin.
Même le mur de Berlin a été détruit, lui souffla moqueusement son esprit.
Il voudrait tant réduire ces barrières en cendres, s'attaquer à ses lèvres qui s'avèrent sur le point de lui désobéir à tout instant. Même l'équilibre de son corps l'a lâché, ce dernier semblant se pencher comme par gravité vers celui du brun!
« Détends-toi »
Il se remémore cette phrase, et balance ses convictions au diable : il l'embrasse sauvagement, et Eren manque de s'évanouir tant il est rassuré et heureux.
Enfin.
9500 MOTS…. PUTAIN !
Je suis vraiment horrible de vous avoir laissé comme ça :v mais bon, au moins c'est clair : l'Ereri est enfin là ! J'espère, encore une fois, que je n'ai pas précipité les choses. Sinon, vue la tournure des évènements je crois que le prochain chapitre sera un PDV Eren/Levi.
À la revoyure ~ Reviewez, plz
