Bonjour !
Merci beaucoup d'avoir été si nombreux/ nombreuses à me suivre dès ce premier chapitre!
J'espère que le chapitre deux vous ravira et précisera certaines questions que vous avez pu avoir sur la chronologie, le faite que Charles marche etc...
Bonne lecture !
Erik s'étira comme un chat s'enfonçant un peu plus dans les profondeurs du sofa. Ses nerfs avaient été mis à rude épreuves en très peu de temps. Il avait voyagé comme un fou pour arriver le plus vite ici et après ce baiser, plus qu'incroyable, il était vidé. Il trouva la force de quitter le sofa, ainsi que le salon. Il monta à l'étage, passant devant quelques classes, ne prêta pas attention aux tableaux qui l'accompagnaient sur son chemin. Il s'arrêta devant la chambre de Charles. Elle n'était pas fermée à clé… Le télépathe faisait trop confiance à ses élèves ! Erik rentra sans toucher à la clenche. Il fut accueilli, en premier, par l'odeur familière de Charles. La pièce exhalait l'odeur du professeur, un savant mélange de sa peau et de son parfum dont il se servait parcimonieusement. Le lit était neuf, au revoir son vieux lit d'adolescent, à présent c'était un fier montant en bois de deux places, qui était éclairé par la très large fenêtre. La lumière inondait l'endroit d'une aura dorée et chaleureuse. Les draps du lit étaient faits, rien ne dépassait. Sur la table de chevet, du côté de la fenêtre, il y avait au moins cinq livres épais comme des visionnaires, qui s'empilaient, attendant d'être lu. Tous avaient des marques pages à différents stade de la progression de lecture de Charles. L'armoire en noyé n'avait pas bougé, toujours aussi imposante et légèrement penché sur la droite. Sur la commode, Erik trouva des vieilles photos dans des cadres en étains ou en argent, tous entretenus avec grand soin. Erik s'arrêta sur l'image de son jeune double et d'un jeune Charles, tous les deux l'air un peu trop sérieux pour leur âge devant le Manoir en contre plongée. Erik se saisit du cadre, il regarda longuement cet ancien lui. Il reconnut son expression déterminé, les rides en moins… Charles un air sûr de lui et doux rêveur, il n'avait presque pas changé. Erik sourit d'autant plus en s'apercevant que ce devait être le seul cliché de eux deux ensemble et que malgré tout ce qu'ils avaient vécu et les fossés qui les séparaient, Charles, avait gardé cette photo. Erik avait une photo de Charles… Une photo découpée dans un journal titrant l'ouverture d'une école pour mutant dans l'état de New York… Erik avait récupéré la photo et l'avait rangé avec soin dans son portefeuille. Dès qu'il payait son essence, ses courses, le visage de Charles le regardait d'un air tendre. Erik reposa la photo. Il s'approcha d'une porte entrouverte, la salle de bain de Charles lui tendait les bras. Erik se débarrassa de ses habits et se glissa dans la baignoire pour prendre une douche éclair. Il se lava rapidement, méthodiquement et s'emballa les hanches dans une longue et lourde serviette en éponge qui attendait posée sur un radiateur. Erik effaça du plat de la main, la buée, qui obstruait la glace au-dessus du lavabo. Il était face à lui-même. La fatigue se lisait sur ses traits, mais il s'étonna à sourire encore. Il quitta la salle de bain et retrouva la chambre, le lit semblait l'attendre. Erik retira la serviette, une fois bien sec et se glissa sans retenue dans les draps embaumé du parfum de Charles. D'un geste las de la main il ordonna aux anneaux métalliques du rideau de se fermer, plongeant la pièce dans une demi-pénombre propice au repos. Erik ferma les yeux, enfonça son visage dans l'oreiller principal de son télépathe préféré et s'endormit sans plus attendre.
Charles remonta dans sa chambre à la sonnerie, qui annonça la pause méridionale. Les élèves se rendaient joyeusement vers leur repas de midi, un ragoût de mouton et purée, tandis que le professeur atteignait sa chambre. Il écouta le bourdonnement régulier de l'esprit d'Erik endormit. Il rêvait d'un sommeille sans rêve. Juste du repos. Charles n'eut pas le cœur de le tirer de sa rêverie. Il fit demi-tour et s'en alla prendre son repas en solitaire dans son bureau, histoire de finir de corriger au plus vite ses copies en attentes. Cependant, il n'avait pas du tout la tête à son travail. Il laissait son esprit voguer jusqu'à Erik, il attendait de le sentir se réveiller, mais il continuait de dormir profondément. Charles assura son poste le reste de l'après-midi avec une demi conscience de ce qui se passait autour de lui. Il recevait des étudiants qui avaient besoin d'aide pour leur devoir, ou des appels pour gérer l'école Il esquiva poliment les professeurs, car la rumeur de la présence de Magnéto dans l'enceinte de l'établissement, avait déjà fait le tour. Charles attendait, de plus en plus impatient. Finalement aux alentours de seize heure, tandis que les étudiants profitaient du soleil de cette fin d'après-midi, Charles sentit la remonté de conscience d'Erik. Il quittait peu à peu son sommeil et n'allait pas tarder à émerger totalement. En toute hâte, il boucla ses dernières copies et quitta son fief pour regagner sa chambre d'un pas pressé. En ouvrant la porte, il trouva un Erik s'étirant au cœur du lit, les draps rabattu sur son torse, les rideaux s'ouvrant peu à peu. Charles n'en croyait pas ses yeux, dans sa poitrine il sentait le sang circuler à vive allure. Erik était dans son lit ! Cette vision, il n'aurait pu l'espérer la veille encore ! Naturellement ses lèvres s'étirèrent dans un sourire contemplatif. Il entra et ferma la porte. Erik remarqua seulement la présence du professeur.
- Salut, fit-il d'une petite voix grave.
- Bien dormi ?
- Pas mal… J'avais oublié le charme reposant du style britannique.
Charles s'avança, la lumière dans la chambre avait tourné, il faisait bon. Tout allait bien. Dans les couloirs on pouvait percevoir des bruits de course, des éclats de rires, des murmures de conversations, ou un simple pas un peu traînant.
Les deux hommes se regardèrent, dans l'attente l'un de l'autre. Ils ne savaient pas très bien ce que signifiaient les baisers échangés ce matin. Est-ce que cela remettait tout à zéro ? Est-ce que rien n'avait changé ? Charles lisait en Erik les mêmes questionnements, mais par pudeur, il se retira de son esprit. Erik se redressa dans l'océan des draps, ne couvrant que ses jambes.
- Alors Charles, on en est où ? entama Erik en se frottant avec ses paumes ses yeux pour en chasser le sel.
- Aucune idée, avoua Charles dont son regarda avait du mal à rester concentrer sur le haut du corps d'Erik.
Charles se sentait de plus en plus terriblement attiré par le lit, par la peau nue d'Erik, par son regard électrique. Il résistait, restant droit et déglutit discrètement.
- Tu as toujours été le bienvenu ici…
- Oh, Charles, non, il y a bien des fois, si j'étais venu, tu m'aurais jeté dehors, amnésique et incapable de me souvenir de mon nom !
- C'est possible… Mais maintenant, du moins, tu es le bienvenu.
- Ce qui veut dire ?
- Que tu peux rester.
- Dans l'école ?
- Oui.
- Dans ta chambre ?
L'œil d'Erik pétilla de malice. Il osait, Charles allait-il accepter ?
- Hum-hum, confirma doucement le télépathe.
- Dans ton lit ?
- …Oui, souffla Charles la gorge nouée.
Ils se regardèrent à nouveau. Erik souleva un pan des draps, invitant silencieusement Charles à le rejoindre. Le professeur, ne marqua pas de réserve, cependant avec de la lenteur, il s'approcha du bord. Ses doigts, montèrent délicatement au col de sa chemise. Il commença à déboutonner lentement son vêtement, son regard ancré dans celui d'Erik. Le silence n'était pas pesant, il les enveloppait, les gardait seuls à seuls. Erik suivait le mouvement des mains de Charles, il redécouvrait la peau qui s'offrait à sa vue. Il frémit d'impatience à la vue des clavicules du brun et quand enfin il aperçut son nombril, un tiraillement sourd gronda dans son bas ventre. Charles fit tomber la chemise à ses pieds. Ses mains se posèrent ensuite sur son pantalon, en un rien de temps, il glissa le long de ses jambes. Il retira ses chaussures et chaussettes en usant de ses talons. Erik le matait ouvertement, se régalant de ce spectacle. Charles presque nu, entra sous les raps. Ils étaient assis l'un contre l'autre, comme des adolescents lors de leur première fois, timides, intimidés et hésitants. Doucement ils s'allongèrent, sans se perdre de vu, Charles un peu pudique remonta les draps sur lui. Erik leva sa main et caressa avec souplesse le menton de Charles, puis sans forcer, il fit longer à ses doigts le cou du brun, sa clavicule droite, il trouva ensuite son chemin sur un téton. Il le pinça légèrement entre son pouce et l'index, Charles, se mordit les lèvres, Erik adora cette réaction. Sa main, exploratrice, s'empara du reste du torse, osant enfin caresser la peau de Charles qui s'hérissa de plaisir. Lorsqu'il s'approcha du nombril, il grappilla quelques centimètres plus bas et joua avec les quelques poils qui dessinaient le chemin vers son sexe, enfouit sous son boxer.
Charles manquait d'éclater, sentir Erik le toucher de cette manière ! Sa respiration augmenta tout comme la vitesse de sa circulation sanguine. Il continuait de regarder son blond, il le dévorait du regard, ses yeux, sa bouche, ses joues, ses pommettes, ses cheveux, son nez, sa barbe naissante… Tout était parfait, tout lui plaisait, tout… l'excitait !
Erik lisait dans les yeux immenses de Charles un désir de plus en plus ardent. Il ne bougea plus sa main de sa place, elle était bien, là, où elle se trouvait. Doucement, il s'approcha des lèvres du brun et il l'embrassa avec une tendresse dont il c'était toujours cru incapable. Non, il ne rêvait pas, il était au lit avec Charles Xavier, ils allaient faire l'amour et ils s'embrassaient avec de plus en plus de ferveur.
Charles attrapa Erik par l'arrière de crâne et approfondit ce baiser, le tirant à lui, contre lui. Leurs jambes se crochetèrent, leurs bras serrèrent leur torse l'un contre l'autre, leurs langues se redécouvraient avec une frénésie de plus en plus folle. Les mains de Charles s'égarèrent sur les fesses musclées d'Erik. Il découvrit qu'il était nu. Charles se colla encore plus contre lui, Erik saisit le message au vol. Il attrapa le boxer du télépathe et l'abaissa dans la foulée, en prenant garde à l'érection du brun. Leur sexe, tendus, se touchèrent, plus rien ne les séparaient : ni la distance, ni le tissu, rien !
Charles étouffa un gémissement, Erik grogna de plaisir. Ils ondulèrent, frottant leur hampe l'une contre l'autre, gémissant et s'embrassant à pleine bouche.
- Charles, gronda Erik alors qu'il roulait sur lui tout en accélérant ses mouvements de bassin.
Ils étaient dans un tourbillon d'émotion et de sensation. Charles avait la tête qui lui tournait, pour lui le sexe avait toujours été une affaire très intime, privé et exclusivement avec des femmes ! Là, il était dans les bras de son ami-ennemis, ils se connaissaient par cœur, et le sexe d'Erik enflait de plus en plus au contact du sien. Non, vraiment, jamais Charles ne c'était trouvé dans pareille situation. Il ne savait plus quoi faire ou penser, il se laissait porter, il s'en remettait à Erik, il…
- Hum…
Erik écarta les cuisses de Charles et se logea entre avant de masser ses fesses.
- Je te veux Charles. Je te veux plus que tout.
- Moi aussi.
Erik avait eu de nombreuses expériences sexuelles, certaines d'un soir, d'autres histoires avaient durées quelques semaines, mois, années… Des femmes, toutes des femmes. Là, il était avec Charles, SON Charles ! Il n'avait aucune idée de comment on s'y prenait entre deux hommes, pourtant il avait une voix, qui hurlait en lui, un seul et unique mot qui l'attirait irrésistiblement : le pénétrer.
Charles capta la pensée qui refluait au-dessus des autres et rougit un peu plus. Il n'était vraiment pas prêt à cette chose, il ne s'en sentait absolument pas capable.
Ils s'embrassaient encore et encore, leur faim n'étant jamais repus. Erik devinait l'appréhension de Charles, après tout, lui non plus n'apprécierait pas de se faire prendre de cette façon pour leur première fois. Dans un geste impatient et savant, il empoigna leur deux membre tendus et commença à les masturber l'un avec l'autre. Charles poussa un cri rauque de plaisir et de désir, tandis qu'Erik plantait ses dents dans la nuque blanche et succulente du télépathe. C'était tout bonnement divin ! Ils ressentaient des décharges électriques violentes, comme des étincelles entre leur corps, qui ondulaient toujours l'un vers l'autre. Erik branlait leur sexe avec dextérité, leur offrant une montée de plaisir simultanée. Charles enserra les hanches d'Erik avec ses jambes, rapprochant encore, si cela était possible, leur corps. Les dents du blond élimaient l'épiderme du brun, sans qu'il n'en ressente la moindre douleur, l'intensité du moment annihilait toute autre sensation. Leur bouches se retrouvèrent tandis qu'Erik serrait d'avantage leur hampes gonflées entre ses doigts. Charles n'en pouvait littéralement plus. Il allait jouir, il le sentait, tout son corps tremblait, il ne tiendrait plus longtemps. Entre deux baisers, reprise d'air haletante et grincement sourd du sommier mis à rude épreuve, s'entrecroisait leur gémissement, grognements et soupirs. La musique idéale pour un couple faisant l'amour. Oui, Charles n'accomplissait pas uniquement une pulsion ancienne, il faisait l'amour, pour lui le sexe ne pouvait pas aller sans sentiment forts. Et Dieu sait qu'il avait des sentiments forts et souvent contradictoires pour Erik ! Il se sentait en confiance, rassuré, protégé et sur le point d'éclater ! Il était baigné dans une aura délicieuse. Il ne se sentait pas jugé, mais accepté. Erik accéléra encore, il voulait jouir au quasi même moment que Charles, bien que celui-ci soit nettement en avance sur lui. Erik dévorait Charles, il le possédait, il l'embrassait, il adorait être là, avec lui, faire ça… Il aimait tellement ce moment, il ne voulait pas qu'il s'achève. Il sentit sous lui Charles tressauter, entre ses doigts un liquide chaud se rependit. Le brun gémit fortement en s'agrippant à lui de toutes ses forces, ce qui n'était pas rien. Erik continua à se branler et ne tarda pas à subir un orgasme ravageur, stimulé par la vision d'un Charles en plein extase. Le corps lourd et poisseux, Erik roula sur le côté, la poitrine s'abaissant et montant à un rythme effréné. Charles une main sur le visage la bouche grande ouverte essayait de récupérer un rythme cardiaque décent. Erik tourna son visage vers Charles, qui l'observait entre ses doigts. Ils se sourirent, et ce sourire se transforma peu à peu en un rire modeste, avant de devenir de grands éclats de rires. Ils riaient comme des enfants, heureux, étourdit, exaltés, insouciants. Le moment était parfait, leur rire les unissait un peu plus. Soudain Erik embrassa Charles.
- Je ne regrette pas ton appel… Sale alcoolique.
- Et moi je suis heureux que tu ais traversé tout le pays pour venir me trouver.
- Je le referais, surtout après ça…
Charles l'embrassa à son tour, heureux, sa tête lui tournait et c'était un délicieux sentiment d'ivresse qui l'enveloppait. Erik plus pragmatique, souleva les draps et regarda ce qu'il y avait en dessous.
- On va devoir changer les draps… J'ai l'impression d'être redevenu un adolescent… Je t'en ai mi partout…
- C'est bon pour la peau, parait-il.
Erik le regarda à la fois étonné et amusé.
- Tu veux t'en faire un masque peut-être ?
- Quelle drôle d'idée ! s'exclama Charles en se redressant sur ses coudes.
Erik sortit du lit et s'étira longuement. Il ramassa la serviette qui lui avait servi après sa douche, il s'essuya le torse, le sexe et les cuisses, avant de revenir vers Charles et d'effectuer la même toilette de chat. Le brun se laissa faire, tout en regardant les mains d'Erik arpenter son corps pour le laver rapidement.
- Tu sais, je ne pensais pas te retrouver avec une telle tignasse, commenta Erik en achevant d'essuyer ses doigts dans la serviette qu'il laissa choir au sol.
- Tu pensais que j'allais rester chauve à vie ?
- Après le traitement reçu par Apocalypse, oui.
Erik plongea sa main droite dans la chevelure épaisse et brune de Charles, bien que soigneusement coupée, Erik pouvait s'accrocher à eux. Les yeux dans les yeux ils se regardèrent. Ils se rappelaient l'un et l'autre cette journée pas si lointaine, mais terriblement éprouvante et terrifiante.
- Eh bien tu vois, ils ont fini par repousser après quelques mois…
- Je t'aimais bien chauve également…
- Moi, un peu moins, mais durant ce temps j'ai appris à relativiser. Après tout, mes cheveux ne sont que vanités.
- Alors pourquoi sont-ils si bien entretenus ? piqua gentiment Erik en lui pinçant la joue.
- … Je suis un homme qui prend soin de lui ! répliqua Charles en claquant sa mâchoire à quelques centimètres du nez d'Erik.
Les bruits qui les entouraient reprenaient la place dans la pièce. Les élèves circulant, discutant, la pendule qui tenait un angle de la chambre, le vent qui poussait aux fenêtres et leurs respirations joyeuses.
- Tu sais Charles, je m'en suis voulu, longtemps…
- Pour mes cheveux ? taquina Charles en s'allongeant contre Erik.
- Pas exclusivement…
Ils souriaient plus doucement à présent, la pression était retombée, le moment était venu des confidences sur l'oreiller, c'était presque plus important que l'acte qu'ils venaient de commettre. Plus intime : livrer ce qu'ils avaient sur le cœur.
- Je m'en suis voulu pour pas mal de chose à dire vrai.
- Je ne te demande pas d'explication.
Erik regarda Charles se retourner sur le ventre pour capturer son oreiller entre ses bras et reposer sa tête dessus, dévoilant une incroyable chute de reins et des fesses à se damner. Les doigts longs d'Erik glissèrent de la nuque du brun jusqu'à une petite cicatrice au bas du dos. Délicatement il caressa la petite boursouflure.
- Pour ça surtout…
- C'est du passé…
- A deux centimètres tu étais paraplégique ! répondit avec force Erik qui ne c'était jamais pardonné cet accès de bêtise et de colère.
- Mais ce n'est pas le cas. Je suis quitte pour une bonne frayeur et quelques semaines alitées.
- Où je n'étais pas là !
- Tu menais ton combat…
- Notre combat.
La main Erik continua son voyage jusque sur les fesses de Charles, apaisant par-là même un début de conflit. Le télépathe frissonna un peu plus sous les délicieuses caresses administrées par Erik. Il se sentait vraiment bien, il n'avait nullement envie de songer à ce qui les faisaient diverger. Chacun son opinion après tout. Charles avait voulu durant des années qu'Erik se retranche sur ses positions et adopte un son de cloche plus pacifiste, aussi bien demander à la Lune d'arrêter son orbite autour de la Terre ! Non, Erik ne changerait pas et Charles non plus, alors à quoi bon évoquer ce, qui pouvait les séparer ?
- Tu te souviens de Paris ? commença Erik d'un ton très doux presque cajoleur.
Charles redressa les oreilles. S'il se souvenait de Paris ?! Plus tôt deux fois qu'une ! Erik avait tout fait capoter et sans pudeur avait exposé l'existence des mutants au monde entier soulevant un vent de panique sans précédent et accélérant les affaires de Trask… Alors Oui, Charles s'en souvenait très, très bien !
- Hum-hum, répondit-il vaguement ne sachant pas trop où voulait en venir le blond.
- Je regrette de ne pas avoir pris le temps de goûter la cuisine locale.
La main d'Erik s'infiltra entre les deux lobes du fessier de Charles pour le caresser de façon nettement plus intime.
- La cuisine ? C'est réellement ton seul regret ?
- Oui.
- Toi alors…
Erik souriait, mais Charles ne pouvait pas le voir. Evidemment il s'amusait et taquinait son trop doux professeur. Il adorait le mettre hors de lui et lui faire perdre la tête. Pourtant ce petit jeu-là, ne l'intéressait plus, il était bien trop occupé à trouver la peau délicate du scrotum de Charles pour entamer un lent massage.
- Je peux savoir ce que tu fais ? questionna Charles avec une pointe d'excitation.
- Absolument rien…
- C'est étrange, mais ton « absolument rien » ressemble terriblement à un début de masturbation.
- Ah, vraiment ? Je n'y avais pas prêté attention, fais donc de même.
- Je devrais ignorer tes doigts ?
- Je crois oui.
- Et mon début d…
- Pardon ?
Charles avait mordu son oreiller, la main d'Erik le branlait fermement à présent et son corps épuisé retrouva une nouvelle énergie, une tension s'empara de lui alors que son sexe mou gagnait en raideur.
- Ton début de quoi ? susurra Erik les lèvres collées à l'oreille gauche du brun.
- D'érection, marmonna Charles la bouche enfouit contre son oreiller.
Erik sourit de toutes ses dents, un sourire à la fois triomphant et carnacié qui lui allait à ravir. Charles gémit, et le son fut étouffé, il crispa ses mains dans le coussin, tout en se cambrant naturellement. Erik accentua la masturbation, prenant un malin plaisir à entendre gémir Charles sous ses doigts. Du bout de sa langue il dessina un chemin de l'oreille gauche au milieu du dos du professeur frissonnant.
- Tu es… insatiable, soupira Charles entre deux soubresauts délicieux.
- C'est toi qui me dis ça ? Qui bande à peine quelques minutes après que nous venons de finir ?
- Je ne me suis pas mis dans cet état tout seul, fit remarquer Charles en détourna son visage vers la gauche pour mieux respirer.
- Tu veux peut-être que j'arrête ? questionna Erik en faisant mine de retirer sa main du sexe de Charles.
- Il en est absolument hors de question, grogna le brun en resserrant les cuisses pour bloquer le bras d'Erik.
- Alors, dis-moi ce que tu veux, joua un peu plus Erik en se penchant à nouveau vers le visage du télépathe.
- … Que tu continues.
- Continuer quoi ?
- Erik !
- Charles ! répliqua sur le même ton faussement indigné le blond.
- … Tu es impossible !
- C'est toi qui veux que je te prenne sauvagement…
Charles rougit si intensément que la couleur écarlate s'affichant sur tout le haut de son corps, jusqu'à ses épaules. Erik trouva cela terriblement adorable et franchement excitant. Lui-même bandait depuis quelques minutes déjà et se faire languir de la sorte avait quelque chose de délicieux.
- Tu vois, tu sais ce que je veux, grommela Charles le visage à nouveau enfouit dans l'oreiller.
Erik n'attendit pas d'avantage.
- Tu me laisses faire ?
- …
- Tu me fais confiance ?
- … Oui.
Charles tremblait d'anticipation. Erik de désir. Il souleva les hanches de Charles, s'offrant une vue imprenable sur son intimité, puis il s'installa entre ses jambes écartée. Charles, les fesses en l'air, les genoux enfoncés dans le matelas se laissait faire totalement impatient désormais et nerveux. Erik empoigna son propre sexe gonflé et palpitant, il le frotta contre les fesses de Charles, observant ses réactions, ses tremblements et gémissements. Rien que ça, rien que le faite de sentir son membre faire des allers et venues sur le postérieur offert de Charles, pouvait le faire jouir. Il brûlait de le pénétrer sans attendre, pourtant Erik n'était pas fou et la plus part des femmes avec qui il avait couché avait toute eux la même réaction en voyant la taille de l'animal, soit une certaine angoisse à se demander si « ça » passerait, ou des yeux franchement avides. Charles ferait très probablement parti de la première catégorie et Erik, ne pouvait lui en vouloir, il fallait dire que de ce côté-là, la nature avait été plus que généreuse ! Il n'allait donc pas sodomiser son précieux télépathe sans aucune préparation ! Il en était à se demander, comment devait s'y prendre, lorsque l'on frappa à la porte, trois coups secs annonçant poliment une entrée imminente. Charles dans une position plus que compromettante, capta le cerveau en approche et le figea.
- Raven, annonça-t-il en roulant sur le côté pour se dégager d'Erik.
- Elle vit ici ? s'étonna presque le blond.
- Oui, et heu…
Charles essayait de retrouver ses affaires éparpillées au sol.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Je m'habille !
- Dis-lui que tu es souffrant.
- Pas question.
- Fais-lui oublier qu'elle voulait te voir.
- Je n'use pas de mes pouvoirs de cette façon-là !
- Pas même lorsque tu bandes à ce point ?
Dans la panique Charles en avait oublié son érection. Il regarda entre ses jambes et dû constater qu'elle était loin, très loin de se calmer, à vrai dire, il n'était même pas sûr d'avoir jamais eu une telle érection !
- Sans parler de la mienne…
- Oh, tu…
Les yeux de Charles quittèrent son entrejambe pour celui du blond et il faillit tomber à la renverse. Oui, il l'avait senti contre lui, mais il n'avait pas osé glisser un coup d'œil vers l'engin et là… Charles était bouche bée ! Le sexe d'Erik se dressait très fièrement sur une longueur dépassant largement la moyenne et d'une épaisseur à faire pâlir d'envie n'importe quel mâle à des centaines de kilomètres à la ronde. Si Charles c'était toujours trouvé dans la moyenne et bien fournis, ce n'était RIEN comparé à ce qu'avait Erik !
- Oh, mon dieu, souffla-t-il en reprenant ses esprits. Et tu… Tu voulais que… Enfin que l'on… Mais, je ne pense pas que mon … Jamais ça ne pourra rentrer voyons !
Erik avait gagné, Charles faisait partie du premier groupe. Il était à la fois flatté et agacé d'avoir à justifier que « si », son sexe « passerait » en Charles, c'était juste le temps, pour que le choc passe. Si Raven n'avait pas toqué, Erik aurait eu le temps de préparer Charles – comment, il l'ignorait encore – et tout se serait bien déroulé.
- Charles, commença sur un ton doux le blond en se levant du lit pour s'approcher de lui.
- Tu m'avais caché ça !
- Difficile à cacher, c'est plutôt toi, qui n'avait pas bien regardé.
- … Erik, jamais ça ne…
- Si, si… Charles, voyons, je comprends que cela puisse t'effrayer, mais, au fond, tu sais que c'est possible et encore plus au fond de toi, tu en meurs d'envie.
Charles déglutit. Avoir envie qu'Erik lui fasse l'amour : Oui. Avoir envie de sentir la queue d'Erik en lui : Oui. Avoir CA dans son corps : NON !
- On… peut en reparler plus tard ? suggéra Charles en essayant de passer sa chemise à l'envers.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Tu n'as plus envie de moi ? demanda Erik en croisant les bras.
Le télépathe, stoppa net tout mouvement, il croisa le regard métallique du blond. Il s'approcha, lui saisit la main et la posa de force sur son sexe palpitant.
- Cette réponse est suffisante à tes yeux ?
Erik sourit devant l'audacieuse manœuvre du brun.
- Et donc, tu vas nous laisser tous les deux dans cet état pour aller discuter avec Raven ?
- Elle veut me parler de toi.
- Qu'elle le fasse.
- De ce que Kitty a surpris entre nous.
- Eh bien, je ne vois pas le souci. Je ne compte pas me cacher, ni en tant que mutant, ni en tant que…
- Que ?
- Ni en tant que ton amant, acheva Erik en trouvant le bon mot.
Charles sourit.
- Mon amant ?
- Ça ne te convient pas.
- Oh, si, beaucoup même…
Le brun se leva sur la pointe des pieds et embrassa avec ferveur Erik. Leur sexe dressé se rencontrèrent et une onde délectable s'établie entre eux.
- Je n'ai absolument pas envie de m'arrêter, confia Charles d'une voix chaude et basse. Mais, je ne vais pas garder Raven devant la porte durant des heures. Plus vite je me serais expliqué avec elle, plus vite on pourra… reprendre…
- Donc, tu n'es pas contre l'idée de…
- Chaque chose en son temps, hum ?
- Je ne te ferais pas mal, je te le jure, promit le blond sérieusement.
- Je sais.
- Reviens vite.
J'attends vos impressions! :D
J'espère avoir répondu à vos interrogations et surtout vous avoir donné envie de savoir ce qui va se passer ;-)
A très vite !
