Coucou Tout le monde!

Merciii pour tout vos commentaire hypers enthousiastes et ce que je peux en retirer c'est que la petites scène Charles visant ce qui l'attend, ne vous a pas laissé indifférent(e)s !

Je suis ravie aussi que vous aimiez le fait que Charles marche et garde ses cheveux. :D

Bref, je vous ai laissé dans un petit suspense... Rien de bien méchant, mais il est temps de connaître la suite !

Bonne lecture!


La partie qu'il s'apprêtait à jouer avec Raven, menaçait d'être serrée. Il portait son jeans, dont le renflement était quasiment inévitable à voir au niveau de son entre-jambe et il avait abandonné sa chemise froissée au profit d'un polo à manche courte. Il quitta sa chambre, laissant Erik seul. Raven était là, l'air féroce le poing en l'air, prête à l'abattre à nouveau sur le bois de la porte pour manifester sa présence. Charles soupira pour se donner du cran. Il allait devoir affronter Raven, la Raven des mauvais jours, celles qui parlait avec du feu dans les yeux et qui n'écoutait rien, si ce n'est son propre avais. Charles savait qu'il allait d'avance perdre, mais le tout était de savoir comment s'incliner. En ça, il était très doué, de toute façon, vu sa posture actuelle, elle n'était pas prête à entendre raison.

Charles se décala, ferma la porte de la chambre doucement et réactiva Raven. Elle frappa sans douceur la porte et sursauta dans le même temps en sentant la présence du télépathe à sa droite, apparu subitement.

- J'ai horreur quand tu fais ça ! s'exclama-t-elle en se remettant rapidement de son émotion.

- Navré.

Il ne l'était pas vraiment, il adorait voir Raven sursauter. C'était comme d'essayer de surprendre un chat : compliqué, mais lorsqu'on y arrivait, le spectacle était toujours garanti !

- C'est vrai ce que raconte les élèves ?

« Les élèves », pas juste Kitty ? Les nouvelles allaient vite !

- Il s'agit de quoi ?

- Je suis certaine que c'est vrai maintenant ! Je ne voulais pas le croire, mais comme tu ne m'as pas ouvert, je suppose qu'il est dans ta chambre.

Son ton était froid, mais l'amertume pointait tout de même. Charles su que cela ne servirait à rien de lui mentir.

- Oui, Erik est là.

Raven prit sur elle pour ne pas exploser sur place. Erik était là ! Erik qu'elle avait aimé et quitté et retrouvé… Elle avait presque dû supplier Charles pour entrer en contact avec lui au moment d'apocalypse et maintenant qu'il était revenu d'on ne sait où, Erik, ne venait pas la voir elle, mais son frère ! Et d'après les dire, Kitty aurait surprit Charles et Erik entrain de « s'embrasser »… Sur cette information, les choses étaient vagues. Est-ce une simple accolade de retrouvaille, un baiser sur la joue comme deux vieux frères ?

- Et je peux savoir ce qu'il fait, caché dans ta chambre ? Il a peur de me voir.

- Il n'est pas venu pour te voir, confia Charles tout en suivant la logique des pensées de Raven.

- Ah ? Et pourquoi donc ? Il a encore fait des conneries et cherches un lieu où se planquer ?

Elle avait dit sa dernière phrase plus fort, histoire qu'Erik, s'il était bien dans la pièce devant elle, l'entende clairement.

- Cesse donc de faire un scandale, chuchota vivement Charles. Viens dans mon bureau.

- Je ne bougerais pas, dit Raven décidé et buttée. Je veux savoir ce que ce type fait chez nous !

- … Je l'ai appelé.

Autant tout déballé à Raven, elle n'était pas une sotte, ni une nonne, elle finirait par comprendre.

- Pourquoi tu aurais fait une telle chose ?!

- J'avais bu et… J'ai dit certaines choses… Du coup, il s'est inquiété et il est venu pour s'assurer que j'allais bien.

- Le Brandy ne te réussit guère.

- Nous sommes d'accord, accusa Charles sous le regard noir de Raven.

- Et donc, il est venu et ?

Charles, releva la tête, son érection n'était pas calmée et il avait vraiment hâte de mettre un terme à tout cela. Il devait vider son sac.

- Ne crie pas, si je te le dis, ne crie pas, d'accord.

- Je ne cris jamais, fit Raven les sourcils froncés. Je ne vais pas aimer ce que je vais entendre ?

- Aucune idée…

- Alors ? demanda-t-elle après un moment de répit permettant à Charles de chercher une bonne formule pour s'exprimer.

- Alors… Erik… Je…On a… Oui, on a discuté et de file en aiguille, voilà…

- Tu as encore bu ou quoi ?

- Non, je…

- Alors pourquoi tu parles comme ça ?!

- Parce que, ce que je veux te dire, n'est pas facile !

- Dis-le ! Dis-le une bonne fois pour toute ! Tu me fais peur avec tes simagrées !

- On a…

- VOUS AVEZ QUOI ?!

- Tu crie !

- Tu m'y pousse bon sang ! PARLE !

- On a couché ensemble !

La bouche de Raven s'ouvrit et se referma dans la foulée, elle répéta l'opération environ cinq fois avant de laisser échapper un cri de stupéfaction.

- Chut, demanda Charles en regardant dans le couloir s'il n'y avait personne.

- Vous avez fait QUOI ?

- On a couché ensemble, répéta Charles en réaffirma le tout d'un ton plus sûr.

- … Oh bordel de merde ! Oh putain ! J'y crois pas ! Non ! Putain NON ! Charles t'as pas fait ça !

- Si. Et je ne regrette pas si c'est ce que tu veux savoir !

- Tu as baisé avec Erik-putain-de-Lehnsherr ?!

- Je n'ai pas « baisé »…

- Ah ouais ?

- J'ai…

« Fait l'amour », serait bien trop prématuré.

- Oui, bon, j'ai baisé.

- Oh putain ! Charles ! Mais qu'est-ce qui t'ai passé par le crâne ! Tu… Tu… n'es pas gay !

- En vérité…

- Oh, non… Tu es gay et tu ne me l'a jamais dit ?!

- Je n'étais pas très sûr…

Oh, le beau mensonge, très mal servit.

- Attends tu vas bientôt me dire que t'as couché aussi avec Logan ?

- Non, faut pas déconner.

- Hank ?

- Quoi ? T'es folle ?!

- Hank non, mais Erik le psychopathe, oui !

- … Raven, s'il te plaît, moins fort…

- Charles. Il t'a forcé ? demanda-t-elle très sérieusement.

- Absolument pas. J'en avais très envie.

- Depuis quand ?

- … Un moment.

- J'en reviens pas d'apprendre que tu es gay ! Et que ton premier coup c'est Erik !

Le mot « gay » flotta entre eux. Charles ne l'avait jamais vraiment envisagé comme un mot pour le décrire, mais maintenant, cela semblait évident.

- Je ne savais pas comment aborder le sujet avec toi…

- Parce que c'est mon ex ?

- Entre autre…

- Parce que je suis ta sœur ?

- Un peu.

- Tu avais peur que je te juge en fonction de ta sexualité ? Bordel Charles ! J'en ai rien à foutre ! Tu pourrais aimer te taper de vielle putes difforme que je n'y verrais rien de chelou, mais… ERIK !

- Raven s'il te plaît…

Soudain le regard noir de la jeune femme tomba sur l'évidence. Le renflement du pantalon de Charles n'avait pas disparu et Raven comprit la situation en un tour de main.

- Oh, putain… Vous alliez le refaire !

- Je…

- Charles !

- Quoi ? Je suis un adulte à la fin ! Je fais ce que je veux ! Et avec qui je veux ! Si je suis bien avec Erik, ce n'est pas tout ce qui compte ?

- …

Raven essaya d'analyser la situation, sans virer dans la panique la plus totale.

- Peut-être bien…

- C'est tout ce que tu voulais me dire ? fini par demander Charles après de longues secondes de silences.

- Eh bien… Je ne m'attendais pas à finir cette conversation par je suis gay et je me tape un mégalomane… Donc… Je dirais que pour le moment je suis à court d'idée, d'argument et d'imagination…

- Une bonne chose au moins !

Raven donne un coup de poing sans violence dans le bras de son frère, juste histoire de marquer le coup.

- T'es un sacré cachottier !

- Si tu veux. Si avoir une vie privée c'est être « cachottier ».

- Je vais repartir là… Tu vas retourner dans ta chambre et… Faire des choses avec lui ?

- Probable.

Charles rougit, il ne voulait pas débattre de sa vie sexuelle avec sa sœur. Raven fit la grimace. Non, décidément, elle ne pouvait envisager Erik et Charles dans un même lit et elle remerciait le ciel de ne pas avoir eu l'idée d'ouvrir la porte sans prévenir. Dieu sait ce qu'elle aurait vu e dix ans de thérapie n'aurait peut-être rien changé ! Pour elle son frère c'était un peu comme une idole sacrée : vierge et pur. Elle ne connaissait au final pas grand-chose de sa vie sentimentale, si ce n'est Moira… Mais cela datait terriblement et à l'époque, Raven tournait autour de quelques garçons et se fichait bien de ce que faisait Charles… Depuis, elle ne lui avait connu personne ! Soudain, elle réalisa qu'il avait sans doute le droit de « profiter »… Profiter oui, Erik, non ! Raven se demanda ensuite si Charles était toujours puceau ?

- Bon Raven ! Tu pourrais éviter de penser si fort, s'il te plaît !

Charles coupa court aux pensées sinueuses de la jeune femme. Elle le regarda et soupira. Après tout, elle aussi avait eu une histoire avec ce gros con d'Erik, elle avait survécu non ? Peut-être que c'est ce dont Charles avait besoin pour passer à autre chose ?

- Je te donne ma bénédiction, finit-elle par accorder magnanime.

- Merci, mais je ne la demandais pas.

Raven fit la moue et croisa le bras soulignant sa poitrine.

- Tu t'y connais en pratique sexuelle entre mecs ? demanda-t-elle avec une pointe de provocation.

- Bonne soirée Raven ! Merci ! Salut ! chassa Charles en la poussant gentiment vers le fond du couloir.

- Si tu as besoin de conseils, n'hésites pas !

- Parce que toi tu t'y connais ?! railla Charles en continuant de la pousser plus fermement vers l'escalier qui menait au rez-de-chaussée.

Raven se retourna brusquement faisant face à son frère, elle lui lança un regard sournois et ajouta avec ses yeux perçant :

- Plus que tu ne le crois.

Elle descendit les marches avec un petit rire qui en disait long sur ce qu'elle pensait de ce qui allait suivre et Charles, ne se sentait plus si rassuré que ça. Après tout, il appréhendait énormément… Oui énorme… Il chassa ces idées négatives de sa tête, ainsi que la conversation étrange qu'il venait d'avoir. Il regagna au plus vite sa chambre. Erik l'attendait, allongé, nu, superbe sur le lit. Son regard tourné vers la fenêtre, il semblait se reposer.

- Je voulais intervenir…

- Tu ne l'as pas fait.

- Non, je ne suis dit que cela n'arrangerait rien.

- Tu as bien fait.

- Alors, qu'a-t-elle dit ?

- Elle nous donne « sa bénédiction », marmonna Charles.

Erik étouffa dans sa gorge un son entre un rire grinçant et une exclamation dubitative.

- Oui, Raven ne manque pas de piquant, soupira Charles toujours au pas de sa porte.

- Je ne vais pas te manger. Tu peux approcher.

Erik s'étira et s'assit sur le bord du lit. Charles essayait de toutes ses forces de ne pas laisser couler son regard plus bas que son torse. Mais… Non, il fallait le reconnaître, oui, il avait un sexe impressionnant, mais aussi franchement excitant. Charles ressentit l'étroitesse de son pantalon avec plus de force. Il devait bien avoir d'autres choses à faire avant de passer directement par la case : sodomie, non ?

- Je ne ferais rien qui puisse te faire de mal, répéta Erik avec un ton posé, doux.

- C'est juste, que… C'est si nouveau pour moi…

Le télépathe était nerveux, nerveux et excité comme un puceau. Il se sentait stupide et brûlant.

- Je suis également dans le même cas.

Ils se regardèrent à bonne distance. Attirés l'un par l'autre, mais n'osant pas faire le premier mouvement.

- Et si on arrêtait de mentaliser tout ça, hum ? suggéra Erik.

- Je ne suis pas contre.

- Approche…

Charles fit les pas qui les séparaient en quelques secondes. Erik l'attrapa par la taille et planta son front contre son ventre, enroulant ses bras autour de ses hanches. Il aspira grandement le parfum à la fois du polo sortant de placard et l'odeur de la peau de Charles. La dernière chose qu'il voulait c'était le brusquer et le perdre pour avoir voulu brûler les étapes. Son âge lui avait enseigné ce que sa jeunesse lui avait refusé : la patience.

- Et si on s'allongeait juste… Pas de sexe, juste se tenir dans nos bras ?

Charles sentit son cœur fondre à cette proposition. Il était déçu et soulagé, anxieux et désireux. Un mélange complexe qu'il n'arrivait pas encore à analyser.

- Volontiers.

Erik s'allongea à nouveau, emportant avec lui un précieux chargement : le corps de Charles. Le polo du télépathe disparu au sol et tout en s'embrassant, les deux hommes prirent cette fois-ci le temps de découvrir la peau de l'autre avec attention. Les doigts d'Erik caressaient les muscles du télépathe, la paume de Charles découvrait les omoplates du blond. Leurs lèvres ne cessant jamais de s'unir. Erik avait une façon d'embrasser Charles, qui montrait sa propriété, son envie de l'avoir rien qu'à lui. Charles trouvait qu'il embrassait comme le diable en personne. C'était si intense, si brûlant, si parait, non, un simple homme n'en était pas capable. C'était si bon de se laisser fondre dans les bras d'Erik. D'oublier le reste, l'école, les élèves, sa sœur, ses responsabilités, l'heure, son pantalon… Oui, de tout laisser couler loin de lui, de n'être qu'une boule de chaire, de nerf, de désirs et de se sentir si proche d'Erik… C'était le paradis. Ils étaient pris dans un tourbillon de baisers, de respirations entrecoupées, de caresses, c'était grisant délicieux, enivrant.

Pour rien au monde Charles se serait arraché à cette étreinte charnelle, non, rien, pas même s'il y avait eu un incendie ! De toute façon nulle flamme ne pouvait être plus chaude que ce qui se passait dans ce lit ! Pour Erik, il dévorait Charles, comme une gourmandise interdite, avec volupté, appétit et sans partage. Il était avec lui, il ne le laisserait pas sortit d'ici !

Plus ils s'embrassaient, moins ils se rendaient compte de ce qu'ils faisant le plus naturellement du monde. Bassins, contre bassins, sexes contre sexe, ils haletaient avant de comprendre qu'ils recommençaient à faire l'amour ! Les dents d'Erik se logèrent dans l'épaule tendues de Charles, tandis qu'une de ses mains, saisissait la cuisse du brun pour l'attirer un peu plus contre lui. Pour l'entrainer encore plus dans cette danse langoureuse, sensuelle et nécessaire. Ils n'avaient pas besoin de plus pour jouir, juste leur corps collés, enfiévrés et leurs désirs pressé l'un contre l'autre. Des gémissements graves, tendus, impétueux, résonnaient dans la chambre, alors que le lit grinçait au rythme du balancier irrégulier qui s'était établis.

Charles n'aurait jamais pensé qu'il puisse jouir aussi profondément simplement en ondulant lascivement contre Erik. Et pourtant, quand il se libéra, sa vision ses yeux bleu gris d'Erik disparu au profit d'une aura éblouissante, pénétrante. Erik poussa un cri rauque, alors qu'il se déversait entre leurs ventres. Charles tendait entre ses dents la lèvre inférieur d'Erik, tandis qu'il tremblait encore de cet orgasme incroyablement puissant. Les yeux fermés, concentrés sur le plaisir partagé, il se sentait plus homme que jamais. Erik, tremblant fit remonter sa main et l'enfouie au cœur de la jungle des cheveux de Charles. Ils collèrent leurs fronts, haletant, transpirant et étourdit par ce qu'ils avaient fait sans même y penser. Ils mirent quelques temps avant de revenir à la surface, détendus, épuisés, repus et heureux.

- Charles, murmura Erik d'une voix terriblement grave et sensuelle.

- Hum ?

- J'espère que tu as des draps de rechange…

Le télépathe laissa filer de sa gorge un petit rire frais, Erik sourit. Ce rire c'était tout pour le blond. Il avait si souvent fait pleurer Charles, que l'entendre rire, jouir, gémir, c'était autant de bataille gagnées sur le salaud qu'il avait pu être.

- Une douche s'impose ? questionna le brun en connaissant déjà la réponse.

- Ce ne sera que la deuxième pour moi aujourd'hui… Je suis loin du compte encore.

- Ah ?

- Oui, d'ordinaire j'ne prends dix…

Charles rit une nouvelle fois et se laissa tomber sur le dos, le cœur cognant encore dans sa poitrine.

- On devrait y aller tout de suite, après je ne me sentirais plus capable de bouger, informa Charles.

- Ensemble ?

Les yeux bleus du télépathe s'accrochèrent à ceux bleus gris d'Erik.

- Ensemble, confirma-t-il avec un sourire.

- Qui suis-je pour m'opposer à Charles Xavier ?

- Oui, on se le demande !


Une fois lavés, séchés, habillés et le lit refait avec des draps sentant bon la lavande, les deux hommes quittèrent la chambre. Ils y étaient entrés comme des amis, ils en sortaient comme des amants.

Erik mourait de faim. Il était prêt à engloutir la ration de toute l'école pour satisfaire son envie. Charles, plus modéré, entendait son ventre protester après un jeûne si long et autant d'effort physique ! Fort heureusement, il était quasiment l'heure de dîner et ils gagnèrent le réfectoire - l'ancienne salle de billard du manoir- qui commençait à se remplir. La foule d'élève était attirée par la pièce comme des papillons par la lumière, avec ces bonnes odeurs de festin. Les étudiants connaissaient tous Erik – Magnéto – il avait aidé à la reconstruction du manoir, ce n'était pas un étranger, mais… Le voir resurgir après des mois et des mois, c'était l'agitation du soir, sans oublier la rumeur qui courrait. Soit disant, Kitty aurait surprit le Professeur Xavier embrasser goulûment Magnéto ! Autant dire, que toutes les paires d'yeux étaient tournées vers le couple, qui faisait son entré dans le réfectoire. Hank En voyant surgir du fond de la pièce Erik, manqua de s'étouffer avec sa bouchée de pain. Raven sourit et invita les deux hommes à se joindre à elle, les autres professeurs regardaient Erik avec un air à la fois interdit et poliment surprit. Erik afficha toute sa superbe et s'installa avec élégance sur son siège. Charles souriait un peu nerveux, il ne savait pas comment tout cela allait se goupiller. Il entendait fuser, de toute part, les pensées plus ou moins fortes, des personnes présentes. Il appréhendait la réaction de ses collègues, de ses élèves et surtout de Raven, qui était une sorte de bombe à retardement perpétuelle. Mais, contre toute attente, l'atmosphère se détendit d'elle-même et les conversations, qui s'étaient taries à leur arrivée, reprirent lorsque les assiettes furent pleines. Charles retrouva son appétit et savoura le dîner en compagnie d'Erik et Raven. Hank à seulement une chaise d'eux, n'osaient partager leur conversation, qui tournait autour de Phénix et ses activités estivales. Une fois le dessert terminé, une île flottante, Charles, conduisit Erik dans une balade digestive autour du manoir. La lumière tombait doucement et conférait à ce moment une dose supplémentaire d'intimité. Ils parlaient de leurs voix tranquille posées, tandis que leurs pas crissaient sur les graviers longeant le chemin autour de l'édifice. Raven les regarda partir d'un œil protecteur, tandis que Hank angoissait en son for intérieur : dès que Magnéto apparaissait, c'était le signe de tracas sans fin !

- La cuisine s'est nettement améliorée, nota Erik les mains plongées dans ses poches tout en avançant d'un pas lent et mesuré.

- Oui, il faut dire qu'à l'époque de notre rencontre, c'était moi qui m'était improvisé chef cuisinier.

- Je me souviens d'un soir particulièrement intéressant…

Charles éclata de rire, il savait de quoi il parlait.

- Les spaghettis à l'ananas ! dirent-ils d'une même voix amusée.

- Pas ma meilleure idée, je l'avoue, concéda Charles dans une drôle de grimace retraçant le goût laissé par son invention culinaire sur ses papilles.

- Elle avait le mérite d'être originale !

- Je suis certain que personne ne t'as jamais refait ça ?

- Non, en effet jamais… Mais, il faut dire que ta recette est secrète alors…

- Oui, un vrai chef ne révèle jamais son chef d'œuvre !

Ils rirent à nouveau, prit ensemble par le tourbillon de leur souvenirs heureux en commun. Il n'y en avait pas beaucoup, alors, autant les chérir.

- Peu de gens m'ont fait la cuisine par la suite, fit sur un ton plus calme Erik une fois son sourire rangé.

- Ah ?

- Enfin, si on ne compte pas mes années d'emprisonnements… Non, peu de gens.

Charles voulait dire : « et ta femme ? », mais il n'avait pas du tout envie d'évoquer sa femme morte, tuée par accident. Il ne voulait pas que la bonne humeur se dissipe, il ne voulait pas ramener le fantôme de cette femme et de leur fille.

- Donc, je devrais te refaire ma spécialité ! répliqua plus joyeusement Charles. Si, si j'insiste, rien qu'à voir ton expression, je comprends que tu sois en manques !

- Parce que tu sais encore où se trouve les casseroles ? se moqua Erik en trouvant une rambarde sur laquelle s'assoir dans un bond souple.

- Ah, ah, ah… Très drôle, dit Charles sur un ton faussement vexé. Evidemment que je le sais !

- Dans ce cas, avec plaisir ! C'est un privilège que le grand professeur Xavier prenne du temps pour cuisiner…

- En effet.

Charles s'assit à son tour. Face à eux un coucher de soleil s'amorçait. L'astre semblait couler dans le sol dans des teintes d'ocre, de rose et de pourpre incroyables. Les yeux mi-clos à cause de la forte lumière, ils restèrent assit, se touchant à peine.

- Tu…

Charles voulait demander : « Tu vas rester cette fois ? », mais il ne pouvait pas demander si tôt à Erik de tout quitter pour vivre ici avec lui. Il changeait son fusil d'épaule et son montra moins sérieux.

- Tu as envie de faire quelque chose de spécial demain ? A part, goûter à mon plat fétiche ?

Erik glissa son regard vers Charles. Il le trouva magnifique avec les reflets du soleil sur sa peau, dans ses mèches de cheveux. Il était si beau, si désirable.

- Oui. J'aimerais beaucoup de chose, mais je vais me contenter d'une seule.

- Ah ?

Erik attrapa Charles par le col de son haut et l'attira à lui en douceur. Ils se regardèrent et tandis que le ciel s'embrasait d'or, ils s'embrassèrent. Charles en avait le souffle coupé, la bouche d'Erik était si possessive, si passionnée.

- Je compte passer ma journée avec toi…

- Hum-hum, acquiesça Charles incapable d'aligner des mots pour former une phrase cohérente.

- Avec toi, au lit, acheva tranquillement Erik sûr de son petit effet.

- Au lit ?

- Au lit.

- Hum-hum, répéta Charles alors que ses joues s'empourprait.

- C'est adorable de voir que même à ton âge tu réagis aussi simplement.

Le télépathe se sentit profondément stupide et se racla la gorge pour se donner un peu de contenance. Erik sourit et lui mordilla la lèvre avant de l'envelopper de ses bras. Il y avait bien longtemps que les choses ne lui avaient pas semblées aussi simples, aussi évidentes. Charles et lui se connaissaient depuis tellement d'années, être avec lui de cette manière semblait comme une évidence. Il était confiant, détendu et il trouvait Charles irrésistible avec ses étranges petites manies d'aristocrate coincé.

Le soleil disparu et la chaleur qui régnait se dissipa, les faisant frissonner.

- On devrait rentrer, proposa Charles.

- Oui, on devrait faire ça…

- Tu as une autre suggestion ?

- Non, rentrer me semble une bonne idée…

Charles descendit de la rambarde, Erik lui emboîta le pas. Ils firent le chemin en sens inverse. Marchant les bras le long du corps, leurs mains se frôlant de temps à autre… Les électrisant.

- Une partie d'échecs ? demanda Charles en passant la grande porte ?

- Peut-être plus tard.

Charles déglutit, que voulait faire Erik en premier ?!

- Tu veux… Dans la chambre déjà ? finit par demander le télépathe en rougissant de plus belle.

- Pas tout de suite, va préparer l'échiquier, je vais te faire un thé pour toi et un café pour moi. Pour le moment plus de Brandy.

Le brun se détendit et sourit.

- On se rejoints dans le salon ?

- Volontiers.

Charles se rendit dans le salon en quête de l'échiquier à placer sur la table de jeux. Erik attendit que le brun disparaissait de sa vue, pour galoper dans la bibliothèque le plus discrètement possible ! Il courut entre les rayonnages, bousculant presque une étudiante à lunette qui se dédoubla au contact avant de ne reformer qu'un seul corps. Erik lut les allées et s'arrêta enfin dans la rangée qui l'intéressait. Il leva son regard, évidement ce qu'il voulait se trouvait sur la dernière rangée, bien hors de vue et de portée d'un élève peu attentif. Erik n'eut aucun mal à se saisir de l'ouvrage en question. Il l'ouvrit et le feuilleta rapidement. Oui, c'était ça, qu'il cherchait ! Il cacha le livre entre sa peau et son pantalon, dans le dos et quitta la bibliothèque d'un pas rapide. Il gagna la cuisine, et prépara rapidement un thé et un café. Il emporta le tout avec ses pouvoirs, refusant de s'encombrer avec un plateau. Il s'arrêta une seconde avant de rentrer dans le salon pour se recoiffer et poussa la porte sans y toucher. Charles l'attendait assit tranquillement sur sa chaise, le jeu d'échec dressé devant lui. Erik fit voler les tasses sur le bord de la table et s'assit face au brun. Il sentit le livre prit entre le dossier confortable et son dos. Il esquissa un sourire.

La partie commença. Peu importait qui gagnait, le plus intéressant ici, était de percer à jour la stratégie de l'autre et de mettre à mal ses plans. La victoire était totalement secondaire. Ils avaient modifié cette règle bien des années auparavant, trouvant cela mille fois plus stimulant. Erik jouait avec ses pions comme il le faisait dans la vie : avec fougue. Charles prenait plus de temps sur la réflexion et cherchait à désamorcer les attaques éclaires d'Erik. Cependant le blond pouvait avait souvent quelques coups d'avances et il ne se laissait que rarement surprendre. Après une bonne soirée de jeux et deux tasses chacun avalées, ils jugèrent qu'il était temps de monter ce coucher. Le manoir était silencieux depuis un moment déjà et sans qu'il soit excessivement tard, tout était calme comme au cœur de la nuit. Sans avoir besoin de demander, Erik monta dans la chambre de Charles. Il prétexta vouloir laver les tasses oubliées au salon, pour s'éclipser. En réalisé il s'arrêta dans l'escalier, sous la large fenêtre et usa des rayons de la lune pour lire son précieux livre. Il feuilleta rapidement les premières pages et s'arrêta sur le chapitre intitulé : « Pratiques sexuelles courantes entre homosexuels ». Erik bénit la largeur d'esprit – ou la perversion - de la personne qui avait acheté ce livre ! L'ouvrage se nommait sombrement : « sexualité à travers les âges et les mœurs », rédigé par un certain Patrik Crowmell, un héros aux yeux d'Erik, qui entamait une lecture rapide des pages qui le concernait. Il fronça les sourcils tout en lisant de façon crue et détaillées comment il devait s'y prendre pour – le terme exacte était : « préparer » - son partenaire. Il lui fallait du lubrifiant… Erik ne doutait pas que dans une école, il devait forcément y en avoir, ne serait-ce que dans les chambres des étudiants les plus dépravés, mais il n'allait pas s'amuser à cambrioler les tiroirs des petits pervers… Il fallait penser et vite !

« La salive peut suffire lorsqu'ils ne disposent pas de lubrifiant adapté »

Bon, de la salive, ok, Erik en avait ! Il lut la suite de façon fébrile…

« Ils introduisent des doigts, de façon progressive, pour habituer l'autre… »

Erik avait aussi des doigts, mais il avait du mal à envisager que Charles se laisse faire aussi simplement que sur l'illustration. Erik reporta son attention sur le texte, délaissant l'image d'un homme en levrette se laissant mettre trois doigts sans broncher !

« Ils y vont de façon progressive pour ne pas déchirer… »

Déchirer ?! Déchirer quoi ?

« …La peau de l'anus et créer une… »

Non, Erik ne voulait pas lire ça. Il sauta quelques lignes.

« Dans la sodomie, pour celui qui est pénétré le plus intense c'est de sentir la verge de son partenaire cogner contre sa prostate, un point hautement sensible et décuple le plaisir. »

Ça c'était une information à retenir !

« La sodomie n'est pas pratiqué par tous les couples homosexuel, mais c'est une pratique qui est courante. Les partenaires peuvent être interchangeable, ou bien demeurer dans leur rôle dit soit de « Passif » ou « d'Actif ». »

Erik parcouru encore rapidement quelques lignes, il n'y apprit rien de plus, si ce n'est comment le « passif » devait se « laver » avant chaque pratique sexuelle… Non, il était incapable de soumettre l'idée à Charles d'utiliser une poire à lavement… Il referma le livre. Il espérait n'avoir pas perdu trop de temps à lire et remonta jusqu'à la chambre de Charles. Il cacha rapidement l'ouvrage au-dessus d'une pendule qui décorait le couloir et entra en souriant dans la chambre. Le brun était dans sa salle de bain, il l'entendait se brosser les dents. Posé sur une malle au pied du lit, il y trouva ses habits du jour, plié et ordonné. Erik respira profondément pour calmer les battements de son cœur et rejoignit Charles dans la pièce attenante. Il avait beau tenté de calmer son palpitant, c'était peine perdue en voyant le brun torse nu, un pantalon de pyjama long et son corps penché sous le robinet d'eau pour se rincer la bouche. Une boule ne nerf se logea dans son estomac et descendit d'un trait dans son sexe. Il respira à nouveau tranquillement, essayant de ne pas succomber à son envie de le violer sur place !


Bon là j'avoue j'ai coupé la scène histoire de laisser libre court à votre imagination jusqu'à le semaine prochaine :D

Alors dites-moi ce que vous en avez pensé! :D j'espère que vous avez passé un bon moment et que vous avez hâte de lire la suite !

A très vite !