Bonjour !
:D
MERCI! pour tout vos messages, vos commentaires et vos ressentis! C'est juste le meilleur cadeau que je puisse recevoir !
Je suis super heureuse que vous aimiez autant ce couple et je suis ravie que vous ayez remarqué le réalisme que j'ai essayé d'influer à leur histoire !
Bref merci et Bonne lecture!
- Je n'ai pas été trop long ? feinta Erik en souriant d'un air faussement calme.
- Juste ce qu'il faut, répondit Charles en essuyant sa bouche au dos de sa main. Tu as ce qu'il faut pour te brosser les dents ? Sinon, j'ai un stock de brosses.
- Tu as beaucoup d'amants qui les ont oubliés ?
- C'est ça. Ou alors je suis tellement organisé pour l'année à venir, que j'ai déjà acheté plusieurs brosses à dents.
Erik sourit un peu plus.
- Oui ? demanda Charles en répondant à son sourire en croisant son regard dans la glace surplombant le lavabo.
- Je ne pensais pas être aussi excité à l'idée de parler de brosse à dent avec toi.
- … « Excité » ? rougit Charles.
Le feu, qui monta aux joues, descendit progressivement dans sa gorge et gagne les épaules du brun.
- Je l'ai dit il me semble…
- Oui… Alors, une brosse à dent ?
Erik se détacha du chambranle de la porte de la salle de bain, pour s'approcher de Charles.
- Volontiers.
Erik avait marché droit sur Charles. Ils étaient face à face, presque torse contre torse. Charles sentit sa rougeur se répandre un peu plus sur le reste de son corps. Il se racla la gorge et détourna ses yeux pour réussir à s'arracher au magnétisme grandissant du blond. Il ouvrit un petit placard et donna une brosse à dent encore emballée à Erik.
- Merci.
- De rien, marmonna Charles en s'écartant du lavabo. Je vais… Heum… Je vais préparer le lit, oui… voilà…
Erik surveilla Charles, en regardant son reflet dans le miroir, tout en se lavant les dents avec sa brosse neuve. Charles encore un peu dans la lune, se cogna deux fois le pied dans le lit, tandis qu'il dépliait les couvertures et remontait les oreillers. Charles passa ses doigts dans ses cheveux, pour repousser sur l'arrière de son crâne, ses mèches désordonnées. Il essayait de se donner une contenance, d'avoir l'air détendu et serein, cependant Erik ne s'y trompait pas : il était nerveux. Charles avait-il lu dans l'esprit d'Erik ? Avait-il connaissance de sa lecture dans l'escalier ? Erik jeta un coup d'œil plus appuyé par-dessus son épaule, Charles était trop adorablement maladroit pour avoir farfouillé dans sa tête. Non, si c'était le cas, il poserait des questions et Erik le saurait… Charles était juste très nerveux, parce qu'Erik lui faisait de l'effet et qu'il redoutait quelque peu le moment du couché. Pour tout avouer, Erik aussi était nerveux. Il acheva de se rincer la bouche et s'encouragea d'un regard dans la glace. Il éteignit la lumière sans toucher à l'interrupteur et gagna la chambre. Charles avait enfilé un haut de pyjama à bouton, le genre de pyjama que portaient les gens sérieux et les papys. Étrangement cela ne calma pas du tout les ardeurs d'Erik, cela eut même pour effet de l'exciter d'avantage.
- Je ne pense pas que mes pyjamas t'aillent, mais si tu veux je peux aller en emprunter chez Hank ou Logan…
- Sans façon…
La voix d'Erik était suave et chaude. Il fit une pause avant de continuer :
- Je vais me débrouiller… Et « Logan » ? Logan a une chambre ici ?
- Oui, depuis peu je l'avoue.
Erik fronça les sourcils pour essayer de comprendre.
- Je croyais qu'il ne devait pas se souvenir de nous avant d'avoir rejoint son époque où je ne sais plus quoi…
- C'est moi qui suis allé le chercher il y a quelques temps.
- Charles…
Le brun entendit le reproche formulé dans l'intonation d'Erik.
- Je sais, je sais, c'est trop tôt pour lui, mais, j'avais besoin de son aide.
- Et je n'aurai pas pu faire l'affaire ?
Charles leva son regard bleu profond vers Erik. Oui, Erik aurait largement fait l'affaire, cependant, il aurait été incapable de lui demander son aide au vu de la manière dont il était parti et surtout des sentiments qu'il avait pour lui.
- Si…Mais je… Enfin, tu vois, je ne… Si je ne m'étais pas rendu à ce point ivre, je n'aurai jamais composé ton numéro par erreur…
- Et je t'en remercie… Donc Logan a un pied à terre dans le manoir, sans s'y trouver ?
- Oui, il sillonne le pays pour trouver des jeunes mutants en difficulté. Il a déjà ramené dans nos murs, trois jeunes qui avaient été rejeté par leur famille. Lorsque leurs pouvoirs apparaissent beaucoup de parents sont dépassés, ils ont peurs et… Ils finissent à la rue. Logan s'occupe de les retrouver, ces enfants perdus, il les accompagne jusqu'ici et après je me charge de leur prouver que leur don n'est pas une malédiction.
- Et pour ça, tu es très doué, reconnu Erik.
- J'ai toujours eu un faible pour les âmes perdues…
Les deux hommes se regardèrent. Erik avait tout à fait saisit qu'il parlait de lui. Leur première rencontre… Aquatique et déjà fusionnelle. Charles avait sauté tout habillé sur lui, au beau milieu de l'océan, s'agrippant à sa poitrine et rentrant dans son esprit avec un message de paix. Oui, c'était Charles : le sauveur que l'on attendait plus et qui vous convainc que vous pouvez faire le meilleur, même si vous êtes destiné au pire. Charles avait cette faculté extraordinaire de voir la meilleure part en chaque personne…S'il avait réussi à trouver et prouver qu'Erik n'était pas un monstre… Alors que le monde le rejetait, oui, il n'y avait que lui pour faire ça !
Erik fit naître un sourire nostalgique sur ses lèvres, Charles le trouva irrésistible.
- Devenir mutant, c'est comme faire son « coming-out », sourit- un peu plus le blond.
- Oui… Et je ne pensais pas à mon âge devoir recommencer.
Charles sourit et monta dans le lit.
- Recommencer ? releva Erik et retirant son haut tout en suivant le regard du brun sur son torse.
- Eh bien… Oui, avec toi, marmonna Charles sans pouvoir détacher ses yeux des abdos parfait d'Erik.
- Moi…Oh… Tu veux dire, devenir gay ? finit par assembler dans son crâne Erik qui n'arrivait plus très bien à se concentrer en regardant l'expression d'extase contenue du brun.
- Oui, souffla Charles.
- Tu es devenu gay ?
- Avec ce qu'on a fait ensemble je ne vois pas d'autre explication…
- Tu peux être « Erikophile » !
- Et toi Charlophile ?
- Pourquoi pas, murmura Erik en baissant son pantalon prenant grand soin de garder son sexe encore hors de vue.
Les yeux du brun se perdirent entre le nombril d'Erik et ses cuisses.
- Il n'y a aucun autre homme sur cette terre avec qui je voudrais coucher, continua de dire Erik sur un ton très suave et bas.
- …aucun ? fit la petite voix de Charles alors qu'il avançait sur le matelas en direction d'Erik.
- Il n'y a que toi, qui me donne envie de…
Bander.
Erik pensa si fort le mot, qu'il percuta le télépathe de plein fouet et relança sa rougeur ardente.
- Tu es tellement désirable quand tu es comme ça, chuchota Erik tandis que Charles se trouvait à présent devant lui.
Le brun était assis sur le rebord du lit, le blond debout devant lui. Tous les deux le souffle court, ils se regardaient droit dans les yeux. Ils attendaient, suspendu dans l'espace les secondes avant l'attaque. Charles en avait des frissons, mais il se sentait sûr de lui, en sécurité et trop à l'étroit dans son bas de pyjama pour trop réfléchir à la question. Erik mourrait d'envie de s'emparer des lèvres pourpre de Charles, de le plaquer sur le lit et de lui faire l'amour comme il ne l'avait jamais fait à personne. Oui, il en crèverait s'il ne pourrait le faire, c'était certain !
La main d'Erik se perdit dans les cheveux de Charles dans une caresse tendre et souple. Le brun se laissa faire, savourant le contact avec la paume chaude et puissante du blond. Charles avança son visage contre le ventre d'Erik et déposa ses lèvres, juste sous le nombril, là où naissait un filet de poils blond qui s'intensifiait en descendant. Erik frissonna, la bouche de Charles suivit la progression de poils jusqu'à la limite du sous-vêtement du blond. Il sentait l'odeur salé de la peau d'Erik, c'était électrisant, interdit, sensuel. La hampe d'Erik était tendue, étirant le tissu de façon ostentatoire aux yeux de Charles. Il déglutit tandis que les pouces d'Erik s'enfonçaient dans son boxer pour faire descendre doucement l'élastique. C'était tout à fait érotique et les sens de Charles étaient à fleur de peau. Son regard s'accrocha à la chair rouge vif qui pointait hors du boxer. Le sexe d'Erik était impressionnant, appétissant et vraiment très attirant. Charles approcha sa bouche et son souffle chaud embrasa un peu plus le membre d'Erik. Le boxer tomba aux pieds du blond qui s'en dégagea rapidement. Charles était nerveux, les doigts d'Erik défirent les boutons de sa chemise de pyjama, un à un, enflammant au passage la peau du brun. Il lui retira son haut sans le quitter des yeux. D'un geste doux de la main il invita Charles à s'allonger. Ils improvisaient, au gré de leurs envies, en fonction de ce qui les attirait chez l'autre et ce soir, Erik mourrait d'envie de mettre Charles nu avec délicatesse. Une fois le brun le dos au matelas, il se pencha pour lui retirer lentement son pantalon dévoilant à son tour un sexe durcit par l'excitation grandissante. L'air de la pièce était brûlant, leur semblaient-ils. Erik s'avança sur lui, le surplombant, dominant la situation de son corps musclé et gorgé de désir. Charles leva une main et alla accueillir les lèvres d'Erik avec son pouce, avant de lever son visage et de l'inviter à un baiser plus prononcé.
C'était comme si les digues avaient sautés en eux et soudain la douceur et la lenteur se dissipa pour laisser place à des volutes de plaisir et de pulsions rapide, impatientes et impeccables.
La bouche de Charles s'ouvrit largement, invitant la langue d'Erik à y prendre place. Le blond fondit sur lui comme un oiseau de proie et l'embrassa sauvagement, mordant, léchant, possédant, s'imposant. Ils gémissaient, tandis que leurs corps s'impatientaient un peu plus. Dans l'esprit d'Erik sa lecture lui revînt et Charles, sans y prêter attention, entrevit ce qu'il avait l'intention d'accomplir. Il ferma les yeux. Charles essaya de chasser l'appréhension, après tout, il en mourrait d'envie. Erik avait l'air de savoir comme s'y prendre et Charles aurait mentit en disant qu'il n'en avait pas envie. Oui, il voulait essayer et sa peur de la taille du sexe d'Erik était, non pas passé, mais moins dense que le matin. Il avait eu le temps de digérer la nouvelle et de ce faite, d'anticiper cet instant. Maintenant il n'aspirait plus qu'à ça : qu'Erik entre en lui et qu'ils ne fassent plus qu'un.
Erik hésitait à rompre le baiser pour commencer à préparer Charles, il ne voulait pas de refus, il ne voulait pas le brusquer. Il voulait… lui faire l'amour, profondément, le sentir autour de lui, le faire gémir, comme personne auparavant et le voir jouir encore et encore.
- Fais-le, souffla le télépathe tandis qu'Erik le mordait dans le cou.
Ils se regardèrent, interrompant ce qu'ils faisaient. Erik su que Charles avait lu en lui. Il n'avait pas l'air d'avoir peur, non, il l'invitait à commencer.
- Tu en as envie ?
- Oui.
- Moi aussi…
- Alors qu'est-ce qu'on attend ? sourit Charles dans un petit rire nerveux.
Erik sourit. Le moment était à la fois excitant, beau et un peu maladroit.
- C'est comme une première fois, dit Charles en matérialisant par mots les pensées précipitées d'Erik.
Le blond sourit encore plus et décida de se laisser porter par le moment, d'oublier le reste et de se fier à son instinct et sa lecture – quoique un peu trop détaillée-.
- Charles…
Erik l'embrassa avec toute la passion dont il était capable, avant de lécher un premier doigt. Il abaissa ensuite son index humide tout contre la peau nue et tendre de Charles. Ils se regardèrent dans les yeux, la respiration rapide. Erik poussa doucement et son doigt entra sans difficulté dans l'antre étroite et brûlante du brun. Charles cessa de respirer durant trois seconde avant d'adresser un sourire encourageant à Erik. La salive aidait à rendre le mouvement d'entrée du second doigt plus acceptable, ce qui n'empêcha pas Charles de gémir légèrement en sentant son corps s'étirer pour la première fois de cette manière. Ses ongles se logèrent dans la chair d'Erik.
- Han…
- Ça va ?
- Ne t'arrête pas…
Erik parsema le visage de Charles de milliers de baisers enflammés, cueillant ses lèvres, ses joues, ses paupières. Deux doigts et Charles tremblait déjà beaucoup. Si l'index était rentré sans difficulté, le second avec un léger soubresaut, le troisième ne donna pas de répit à Charles, qui gémit fortement la bouche grande ouverte, en quête d'air, le corps cambré le brun vit au travers de ses paupières baissées le regard anxieux d'Erik. Charles remonta sur un coude et embrassa férocement Erik.
- C'est… très bon, souffla-t-il pour encourager le blond à continuer les préparatifs.
Les yeux d'Erik regagnèrent en intensité et il bougea ses doigts en Charles, lui arrachant à nouveau des gémissements dont il ignorait tout. Il essayait de mémoriser les expressions profondément intimes que lui montrait Charles. C'était le plus beau cadeau, le plus sincère partage. Ils ne jouaient plus, ils vivaient l'instant avec vérité.
- … ça… suffit… Viens, gémit Charles qui n'en pouvait plus d'être mis au supplice de la sorte.
Erik n'en demandait pas plus, lui aussi mourait d'envie de retirer ses doigts et de prendre possession du corps de Charles. Ils s'installèrent un peu plus confortablement sur le lit, Charles les cuisses écartées, Erik entre les genoux du brun, penché sur lui. Leurs cœurs battant à tout rompre et pour toute musique leur respirations, qui n'étaient pas encore des halètements impatients. Ils s'embrassèrent encore lorsqu'Erik guida son sexe au bord de l'entrée. Charles souleva ses hanches et sans force, progressivement, Erik pénétra son télépathe.
- Erik ! s'écria le brun alors qu'il sentait son corps se tendre à son maximum.
Jamais il n'avait ressenti une telle… déferlante. Non, jamais ! La chair d'Erik dure, puissante, était en lui, il l'entourait de son corps, il était lié à Erik. Il se sentit remplit, il avait l'impression d'être comblé, il était dans un lieu situé entre la douleur et le plaisir extrême. Charles eut la certitude, qu'il y aurait un avant et un après. Non, il ne pourrait plus jamais se passer de cette sensation, de ce plein bonheur.
Erik gémit, Charles était étroit, brûlant. C'était un tel plaisir d'avoir son sexe comprimé de cette manière dans le corps du brun. Il se contenait, il attendait que Charles s'habitue à sa présence en lui. La pénétration c'était faite avec douceur, respect, mais là… La bête qui dormait en Erik s'était réveillée et il brûlait de faire gémir, de faire crier Charles de plaisir.
C'est Charles qui bougea le premier, il noua ses chevilles ensemble aux creux des reins d'Erik, inclinant son bassin pour accueillir plus profondément le blond en lui. Erik ne s'y trompa pas, il débuta un va et vient lent, humidifiant à nouveau leurs chairs avec un peu de salive pour permettre à leur corps de s'aimer sans souffrir. Charles gémit lorsque le sexe d'Erik entra en contact pour la première fois avec le point le plus sensible de son anatomie. Il vit trouble et lâcha un demi-cri avant de se couvrir la bouche de la main, au deuxième coup. Erik sourit comme un beau diable et recommença plus fort, ne pouvant se contenter d'un si petite cri. Charles cria avant de planter sa bouche contre celle d'Erik, aspirant sa langue, ses lèvres, sa bouche toute entière. Le plaisir consuma la douleur et il n'y avait plus que le mouvement qui les reliait l'un et l'autre. Les fesses d'Erik se contractaient à chaque nouvel assaut, les jambes de Charles l'attiraient de plus en plus en lui et bientôt ils étaient couvert d'une fine pellicule de sueur. Charles gémissait, criait, Erik grognait, tandis qu'il ne contrôlait plus rien et qu'il accélérait encore et encore. Les coups étaient puissants, rudes, profonds, impétueux et ravageurs. Plus Erik allait au creux de Charles, moins ils arrivaient à respirer. Leurs bouches à quelques centimètres, respiraient, leurs yeux s'étaient perdus de vu. Le plaisir les comblait à un tel point. Le lit sous eux suppliait, grinçait. Charles était agrippé à Erik, les yeux révulsé sous l'intense plaisir. Erik criait à son tour tandis que ses ondulations devenaient de vrais coups de butoirs. Ils se mordaient, s'embrassaient, haletaient, ensemble, oui, ils étaient ensemble, plus vivant que jamais, plus heureux.
Erik répétait en boucle le même mot : « Charles ». Il saisit la main du brun dans la sienne et la serra de toutes ses forces, entremêlant leurs doigts, s'unissant un peu plus. Charles reçu son orgasme comme un coup de massue. Il sentit son sexe éclater tandis que le plaisir montait de ses entrailles et le vidait de toute force, déversant une plénitude inégalée. Il retomba sur le matelas traversé d'un courant électrique incontrôlable. Erik en sentant le corps de Charles convulser autour de son sexe, cumulé à son propre plaisir, il ne tînt pas une seconde de plus. Il jouit d'une manière incroyable, sentant ses propres limites être repoussées à des milliards de kilomètres. Il était comme prit dans une tempête. Sa respiration se bloqua et il trembla en lâchant un hurlement grave, qui fit frissonner Charles jusqu'aux os. Erik s'affaissait de tout son poids sur le brun. Cœur contre cœur, plaisir contre désir, respiration et halètements, gémissements et soupirs. Ils étaient comblés au-delà des mots, bien au-dessus de tout.
Charles était épuisé, le poids du corps d'Erik ne l'écrasait pas, non, il le tenait au chaud, il le protégeait. Peu à peu, ils retrouvèrent des respirations plus posées. La nuit était bien entamée. Ils sentaient le sommeil poindre et aucun ne lutta. Erik sortit délicatement de Charles, sans pour autant s'enlever de lui. Ils s'endormirent peu après. Leurs mains toujours étroitement entrelacées sur les draps froissés.
C'est la sonnerie qui tira du sommeil Charles, non pas celle des cours, car le samedi il n'y avait pas classe, mais celle du téléphone, qui se trouvait dans sa chambre. Il ouvrit les yeux, le jour était levé depuis un moment d'après l'ombre des meubles dans la pièce. Le téléphone sonna à nouveau. Erik dormait à poing fermé la bouche entrouverte sur la poitrine du brun. Charles ne voulait pas bouger, briser leur premier vrai réveil après une nuit de sexe et… d'amour ? Mais si le téléphone de sa chambre résonnait ce ne pouvait être qu'une personne.
Le brun étira son bras au-dessus de sa tête et attrapa après quelques étirements fastidieux le combiner qui se trouvait sur sa table de nuit.
- Allô ? fit d'une voix chuchotante le brun.
- Prof', pourquoi vous chuchotez ? demanda Logan de sa voix trahissant la présence d'un cigare entre ses dents.
- Pour rien…
- Il y a un intrus ? s'inquiéta aussitôt Logan.
- Non, non, c'est juste que…
- Qu'est-ce qu'il y a ? marmonna Erik en levant son menton de la poitrine de Charles.
- C'est qui ça ?! s'exclama Logan franchement étonné et inquiet.
Erik fronça les sourcils en ouvrant les yeux, il trouva Charles au téléphone, les cheveux défaits, le regard encore chargé de sommeil et une expression désolée accroché aux lèvres.
- Prof' ? demanda Logan d'une voix où pointa un début d'inquiétude plus prononcé.
- Tout, tout va bien… Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi tu appelles ? Il est encore tôt !
- Bientôt onze heure…
- Quoi ?! s'exclama Charles alors qu'Erik lui caressait la courbe de l'épaule avec le bout de ses doigts paresseux. Il est déjà onze heures !
- Prof' ? Tout va bien ?
- C'est qui ? demanda Erik d'une voix un peu enrouée.
- C'est Logan, oui je vais bien…
- Avec qui vous parlez si bas alors ?!
- Logan, ça ne te…
Erik saisit le combiné des mains de Charles et se l'appropria.
- Salut chaton, sourit Erik heureux de pouvoir narguer quelques instants une veille connaissance.
- Vous êtes qui putain ? ! s'écria Logan dans un hérissement totale.
Charles essaya de récupérer le téléphone, mais Erik le tenait fermement et son sourire fini par dissuader le brun d'essayer de l'emporter sur lui.
- Un vieux copain, répondit Erik en se redressant pour être plus à son aise.
- Qu'est-ce que vous avez fait à Prof' ?
- Rien qu'il n'ait refusé, s'amusa un peu plus le blond.
- Erik, arrête tes bêtises et rends-moi…
Erik leva le téléphone et embrassa doucement Charles avant d'écouter à nouveau la voix grondante de Logan. En effet, il n'avait pas changé, les mêmes inflexions de voix, les mêmes imprécations, c'était comme s'il était dans la même pièce.
- Tu voulais lui dire quoi au juste ? questionna Erik en essayant de rester sérieux.
- Bordel je n'vais pas te parler à toi putain ! Je te jure quand je rentre, si t'es encore là, je te botte tellement fort le cul, que tu pourras plus marcher pendant une semaine !
- Là, c'est plutôt l'état de Charles…
- Hein ?!
Charles soupira la tête entre ses mains. Il n'entendait pas ce que disait Logan, mais il n'avait pas besoin d'user de son don pour savoir que cette réflexion était tout à fait déplacée ! Erik riait. Charles bondit sur lui et lui arracha le combiné en le plaquant sous lui.
- Logan, ne fait pas attention à ce prétentieux !
- Prof' ? C'est qui !
- C'est… Erik.
- C'est lui Lehnsherr ?
- Oui…
- C'est lui votre crush ? Ce petit connard à la grande gueule ?!
- Logan… pourquoi tu appelles ? tenta de tempérer Charles tandis qu'Erik prenait un malin plaisir à mordiller la moindre parcelle de peau qu'il pouvait avoir couché sous lui.
- Vous dire que j'en ai deux nouveaux et qu'on rentre demain.
- Très bien…
- Prof, quand je rentre je lui botte le cul, peu importe qu'il soit ou non votre plan cul !
- Logan !
- On n'me parle pas comme ça !
- Tu es bien trop impulsif et… Outch ! Erik, ne mord pas là !
- Je serais rentré ce soir ! décréta Logan en raccrochant plus déterminé que jamais.
Charles reposa le téléphone sur son socle avant de rouler pour libérer Erik.
- Bien dormi ? demanda le blond en s'appropriant la main de Charles pour y planter des baisers.
- Quel besoin tu avais de le provoquer comme ça ? Il n'est pas le Logan que tu as connu il y a dix ans. Celui-ci est torturé, tourmenté et franchement très impulsif.
- Des reproches avant le petit déjeuner ?
- Non, un constat… Je ne veux pas de tensions au manoir. Il rentre ce soir et je pense qu'il voudra avoir une conversation avec toi…
- Moi aussi …
- Ah ? A propos de quel sujet ? s'étonna le brun en ouvrant un peu plus ses yeux.
- Je voudrais savoir s'il…
Charles attendait la suite de la phrase.
- … S'il se bat toujours aussi mal.
- Erik, qu'est-ce que tu voulais vraiment me dire ?
- Rien… mais je meurs de faim !
- Pas étonnant il est onze heures,
Charles accepta ce changement de discussion, si Erik ne voulait plus en parler pour l'instant, rien ne servait de le brusquer.
- Je ne parlais pas de nourriture conventionnelle…
Charles rougit d'un seul coup. La voix d'Erik s'était faite tout à coup beaucoup plus badine.
- Erik, je… je me remets à peine de notre nuit, je ne suis pas…
Le blond attira la bouche de Charles à lui, le faisant taire et l'embrasant des pieds à la tête. Oui, il comprenait, il n'y avait pas été de main morte et Charles devait souffrir, même s'il ne disait rien.
- Et des baisers ? C'est envisageable ? demanda Erik en plongeant son regard dans celui de Charles.
- Oui.
- Alors pourquoi se priver ?
- Il est plus de onze heures, je ne suis pas du genre à traîner au lit aussi tard.
- Moi non plus, mais pour toi, j'accepte de faire une concession !
Charles laissa échapper un rire franc. Il riait coincé dans les bras d'Erik, tous les deux nus, sous les draps froissés d'une nuit longue et sensuelle.
- Alors que suggères-tu, une fois que nous serons levés ? questionna Charles en acceptant volontiers la myriade de baisers que lui donnait Erik.
- Quelqu'un m'a parlé de pâtes à l'ananas…
- Ah oui ?
- Hum-hum, acquiesça le blond en mordillant tendrement le lobe d'oreille de Charles.
- Et après ce repas ? chuchota le brun gagné par l'intimité de leur conversation.
- Je ne pensais à rien d'autre qu'être avec toi.
- Je ne te savais pas si romantique.
- Je ne le suis pas… Je parlais de sexe !
Ils rirent à nouveau blottit l'un contre l'autre. La bouche d'Erik trouva celle de Charles et leurs rires se turent pour laisser place à des gémissements à peine audible.
On tambourina à la porte.
- On fait comme si on n'entendait rien, suggéra Erik en rabattant sur eux une couverture étouffant quelque peu le martèlement.
Les coups se répétèrent encore et encore. Charles soupira, Erik se redressa.
- On ne peut JAMAIS avoir la paix ici ?! s'écria Erik en se levant pour aller lui-même ouvrir à l'importun.
- Erik ! s'exclama Charles en quittant à son tour le lit en toute hâte.
- Oui ?
- Mets ça voyons !
Le télépathe jeta dans sa direction un peignoir de chambre bordeaux et molletonné. Erik l'attrapa au vol et le regarda l'air de dire : « Tu penses RÉELLEMENT que je vais porter ça ? », cependant voir Charles les joues rouges, le corps pâle s'activant à cacher sa nudité… Erik soupira brièvement et passa le peignoir tandis qu'à la porte le tambourinement s'intensifiait. Le blond ouvrit dans un large appel d'air la porte, une fois qu'il c'était assuré que Charles avait passé un pantalon. Il tomba nez à nez avec Raven qui arborait un superbe sourire narquois.
- Oh ma chère vous êtes splendide en bleue, fit Erik d'un ton faussement dégagé.
- Et vous mon bon ami, si j'avais su que les peignoirs de papy vous allez si bien, je vous l'aurai suggéré pour nos petits jeux !
Charles essaya d'ignorer simplement cette réplique qui référençait clairement leur passé ensembles.
- Que nous vaut le déplaisir matinal de ta venue ? enchaîna l'air de rien Erik en gardant toujours férocement la porte interdisant l'accès à Raven.
- Eh bien figurez-vous, continua sur le même accent condescendant la jeune femme. Figurez-vous que je dois parler à mon frère d'affaire concernant SON école !
Le télépathe arriva, il portait un pantalon clair et un haut foncé, il était toujours pieds nus et tenait dans sa main droite sa paire de chaussette.
- Je t'écoutes Rav', bonjour ! dit-il en se glissant sous le bras qu'Erik tendait pour tenir la porte ouverte.
- J'ai un souci avec Scott…
- C'est un garçon un peu turbulent, mais tout à fait gentil, expliqua Charles. Tu sais c'est « Cyclope », tu l'as vu en action en Egypte.
- Ah oui… Le laser oculaire, se remémora Erik.
- Il vole les petites culottes des filles, coupa court Raven pour briser net l'image de garçon « turbulent mais gentil » de Scott.
- Il quoi ?! s'étrangla Charles.
Erik éclata de rire devant l'expression sincèrement choqué du brun.
- Ah oui, ton élève modèle est un petit pervers, hum-hum, je vois tout à fait le genre Charles ! Tu as toujours eut un faible pour les détraqué… Non Raven, ne t'avise pas de faire la moindre remarque sur moi, sinon, je me ferais un plaisir d'évoquer comment vous vous êtes rencontrés !
La jeune femme referma aussi sec sa bouche, laissant mourir sur sa langue la réplique acerbe qu'elle destinait à Erik.
- Tu es certaine de ça ? ne cessait de s'étonner Charles ?
- Oui, je l'ai vu de mes propres yeux cette nuit ! Parce que figurez-vous que mes voisins de chambre, un couple de pervers, genre adolescents en rut, s'est envoyé en l'air et sans ménager leur efforts, ni les sons - Merci beaucoup - DU coup je me suis levée pour aller lire un peu en bas, après une bonne heure, quand le calme était revenu – il était plus que temps - j'ai surprit notre cher Cyclope en caleçon, qui revenait de la buanderie avec un petit butin fort intéressant. Pris sur le fait, j'ai fouillé sa chambre. Oui, Charles j'ai fouillé son petit univers privé et j'ai dégoté ça !
Raven leur montra alors le contenu de ses mains : six petites culottes aux motifs floraux ou couleurs flashy. Le sourire d'Erik s'étira un peu plus sur sa bouche dévoilant une double rangée de dents parfaitement droites. Charles était atterré, jamais il n'aurait pu s'imaginer que Scott, je jeune frère d'Alex, fasse de genre de chose ! Raven fourra dans les mains de son frère la petite collection le brun mal à l'aise avec ses tissus bien trop intime, se retrouva un peu ridicule.
- Je vais aller lui parler, finit-il par dire. Et on va rendre tout ça à leur propriétaire…
- « On » ? répéta Raven mimant d'avoir mal entendu.
- … Je vais aller rendre tout ça…
- Je ne veux pas rater ça ! s'exclama Erik heureux comme un gamin le matin de Noël.
- Je vais avant tout discuter avec Scott, seul à seul, répondit le brun sans réussir à quitter des yeux les culottes qui emplissaient ses mains.
- Reviens vite ! sourit Erik.
Charles fit la grimace et parti en direction de la chambre de Scott. Raven resta devant Erik et sourit à son tour.
- Tu t'es donné du mal cette nuit, dit d'un petit ton amusé la jeune femme bleue en prenant une pose moins agressive.
- Merci, j'y ai mis du cœur, fit Erik dans un faux sourire avant de fermer la porte.
Raven plaça son pied dans l'entrebâillement et stoppa net la course du bois. Elle sourit un peu plus et s'invita dans la chambre de Charles. Erik agacé la laissa faire son petit tour. Elle regarda le lit avec insistance, comme si elle s'attendait à y revoir la scène qui s'y était déroulé durant la nuit.
- Donc, tu as enfin réussit à coucher avec Charles…
- Je ne suis pas certain d'avoir envie d'entamer cette conversation avec toi.
- Depuis le temps que tu louchais sur lui…
- Parce que tu avais remarqué ? nargua Erik.
- Oui, avant même que toi tu ne t'en aperçoives. Je m'en doutais, mais depuis le voyage en Egypte je n'avais plus le moindre doute.
- Et d'après toi qu'est-ce que…
- Tu l'aimes.
Erik resta interdit debout, les bras croisés, les pieds fermement ancré dans le sol, il refusait de se laisser découvrir de la sorte.
- Et le pire dans tout ça c'est que mon abruti de « grand frère » t'aime aussi… Le tout est de savoir dans combien de temps vous allez finir par vous haïr à nouveau.
Le blond serra la mâchoire. C'était une de ses craintes en effet. Charles et lui avaient des points de vues divergentes sur la situation mutante et ni l'un, ni l'autre n'était prêt à faire des concessions ! Raven, comme souvent, avait vu juste. Elle s'assit dans un petit rebond sur le bord du matelas.
- Je peux te donner un conseil ?
- Non.
- Je vais tout de même te le donner, parce que je t'aime bien et que tu es important aux yeux de Charles.
- …
- Laissez de côté vos différents, ça ne vaut pas la peine de gâcher ce qu'il y a entre vous pour une guéguerre stupide. Ni lui, ni toi n'avez tout à fait raison, ou tout à fait tords.
- Une leçon de morale de la part d'une ancienne terroriste !
- Justement, moi, j'ai changé… J'ai entendu votre nuit d'amour et je pense que tout l'étage en a profité également, personne n'est dupe ici, tous les élèves et professeurs y comprit, on saisit, la nature de ta présence ici. Depuis des années vous vous tournez autour, il était temps de sauter le cap !
- …
- Tu ne dis rien ? C'est quand j'ai touché juste que j'arrive à te faire taire… Erik, Charles t'aime également, ça crève les yeux.
- Merci de gâcher une potentiel déclaration d'amour entre lui et moi.
- Ne prend pas tes grands airs avec moi ! Tu le sais !
Ils se regardèrent à nouveau en silence.
- Il… il ne supporterait pas que tu le quittes.
- Je n'en ai pas l'intention.
- Tu vas rester vivre ici alors ? Tu vas devenir un professeur et vivre de façon rangé ?
Erik grimaça. Non, ici, ce n'était pas sa place. Professeur lui ? Non merci ! Pour écouter les états d'âmes d'adolescents, ou préparer des cours à la con, très peu pour lui.
- Alors, quel avenir pour vous deux ? continua Raven.
- Qu'est-ce que ça peu te faire ?! On vient juste de commencer une relation, toi tu me parles de m'établir à vie ici !
- Je te prépare aux espoirs de Charles !
- Il n'est pas stupide au point de croire que je voudrais rester !
- Alors tu proposes quoi ?!
- Je ne sais pas ! Voilà ! Je n'en sais rien ! Tout ce que je sais c'est qu'il compte plus pour moi que tout le reste ! Que je le place en haut de mes priorités !
Raven sembla satisfaite, c'était ce qu'elle voulait entendre. Erik essayait de juguler la colère qui menaçait d'éclater. De quoi ce mêlait-elle à la fin ?!
- Erik, j'ai vu comment tu regardes Charles et réciproquement… J'ai également entendu vos ébats… ce n'était pas comme pour nous, ou pour tes autres passades… Si vous rompez, aucun des deux ne pourra s'en remettre. Charles m'aura, mais toi, tu es seul…
- En faites tu t'inquiètes pour moi c'est ça ?! rétorqua Erik avec hargne.
- Oui. Tu es… mon ami.
Erik resta silencieux, il ne s'était pas du tout attendu à ça !
- Je veux votre bonheur, mais je ne peux m'empêcher de penser au pire en connaissant votre passé, alors, voilà mon dernier conseil…
- Bah voyons, marmonna le blond exaspéré.
- Fait des concessions, il en fera également, vivez simplement et soyez heureux. J'ai gâché ce qu'il y aurait pu avoir entre nous et tu y étais pour beaucoup, mais… Je ne regrette pas, tu es un homme bon, malgré tes nombreux défauts et Charles te mérite. Ne perdez pas ce qui vous rend unique et heureux…
Raven se leva elle caressa le bras d'Erik en passant devant lui.
- Une dernière chose : faites moins de bruit ! Les célibataires vivent généralement assez mal, d'entendre le bonheur des autres, surtout quand ils jouissent aussi fort !
Elle referma la porte sur ses dernières paroles et laissa Erik seul dans son peignoir de chambre, la colère refluant et les mots résonnant en lui. Non, elle n'était pas prophète et oui, Erik ferait des efforts…
Charles l'aimait-il vraiment aussi profondément qu'elle le disait ?
Il frémit.
Et qu'en était-il de lui-même ? Oui, il aimait Charles Xavier ! Il l'aimait à s'en donner mal au cœur et au ventre. Il était donc si transparent ? Charles l'avait vu ? Lu ? Ressenti ? Ou pour lui n'est-ce qu'une passion éphémère ? Non, pas Charles, une personne aussi flegmatique, sensible et surtout pondérée comme lui ne se donnait pas à ce point sans réel et profond sentiment. Il ne pouvait en résulter qu'une chose : ils s'aimaient l'un et l'autre avec la même intensité et l'égale valeur… Erik avait l'impression que cette rage et cette amertume qu'il avait développé au fils des ans pour Charles avait été vidé d'un trait et à la place, dans ce trou béant de son âme autre chose s'y était déversé. Oui, il n'envisageait pas un avenir sans aimer Charles… Mais il n'envisageait pas non plus demeurer à vie ici !
Erik chassa ses pensées lourdes et flottantes qui naviguaient dans son esprit et embrumaient son cerveau. Il voulait clarifier les choses, néanmoins, il ne voulait pas forcer cette discussion à naître. Non, il ne forcerait plus les choses ! Charles méritait que l'on prenne le temps, que tout s'installe progressivement. Il voulait lui offrir ce luxe, ne pas l'abreuver avec des mots d'amour trop prématuré. Il prendrait peur, pour le moment ils se laissaient porter l'un et l'autre par la douce folie des dernières heures. L'euphorie et le bonheur étaient là ! Erik n'avait plus éprouvé ces émotions depuis si longtemps qu'il en avait oublié la saveur délicate…
Surtout dites-moi ce que vous en avez pensé ! Je suis IMPATIENTE de vous lire!
Je me suis amusée à écrire ce chapitre, autant pour la conversation avec Logan qu'avec Raven, et surtout j'espère que le lemon a été à la hauteur de vos attentes !
A très vite !
