Hellooooo tout le monde ! :D
Wahhh MERCIIII pour tout vos commentaires que j'ai reçu ça me fait très chaud au cœur et j'ai été plus que ravie de voir à quel point vous avez aimé leur "première" fois et la discussion Erik-Logan et Erik-Raven :D
Bon moins de blabla et plus d'action :D
Bonne lecture!
Durant ses pérégrinations mentale, il s'était lavé, habillé, tirant de son maigre sac de voyage, fait à la va vite, un pantalon et haut unis, gris. S'il comptait rester quelque temps de plus, il devrait fatalement faire quelques emplettes, car porter des survêtements aux couleurs des X-men ne constituerait pas une garde-robe suffisante !
Il se rasa, prenant grand soin de ne pas se couper avec les lames très affûtées que possédait Charles. Ensuite il s'attarda face à son reflet et se parfuma d'un jet rapide sur la poitrine. Il espérait que Charles aurait bientôt fini de régler le problème avec le pervers de Scott… Voler les culottes des filles du manoir ? Ce mec avait de sérieux soucis ! Erik se dit que s'il avait eu un fils, il l'aurait décapité s'il avait eu vent d'un tel fait à son égard !
- Erik ? appela Charles de retour dans la chambre.
- Alors, il va aller en prison pour mineur ? lança d'un ton badin Erik tout en se présentant dans l'embrasure de la porte de la salle de bain.
Erik savait très bien l'effet qu'il dégageait en cet instant : puissant, animal, sexy, il alluma son regard en observant Charles. Le brun resta un vague instant figé dans l'espace-temps à mater ouvertement Erik avant de reprendre le cours de sa vie.
- Presque… En tout cas, ce n'est pas l'histoire la plus palpitante de l'année…
- Mais la plus scandaleuse.
- On dirait que ça t'amuse !
- Un peu… J'imagine déjà le titre du New York Times : « Les X-men aussi dépravé que leur directeur » !
Charles afficha une expression d'étonnement sincère.
- Moi ? Dépravé ? Tu veux parler de toi, oui !
- « … pour lui avouer que je meurs d'envie qu'il me prenne sauvagement… » Ce sont tes propres mots n'est-ce pas ? fit d'un ton goguenard le blond en quittant son poste d'observation pour s'approcher de Charles.
- D'un homme ivre, seul et…
Charles était de la couleur des pivoines un beau matin de printemps, Erik le trouva adorable et désirable.
- Et désespéré ? acheva le blond en enroulant ses bras autour de Charles.
- Désespéré ? répéta le télépathe avec un petit air choqué. Non, je dirais plutôt seul à mourir…
- Entouré de tous tes élèves, qui rôdent dans l'école ?
- Seul, sans toi, rectifia Charles un peu pincé.
Un baiser entre eux, les rapprocha et ils se sentirent complété et serein.
- Faim ? demanda Charles d'un ton plus coulant.
- En appétit, sourit Erik de toutes ses dents.
- Alors suis-moi, le repas va bientôt être servit…
- On parle toujours de cuisine ou de sexe ?
Charles se détacha de l'étreinte ferme d'Erik en souriant. Ils quittèrent la chambre et retournèrent au réfectoire, qui était encore calme et silencieux. La sonnerie retentit peu après qu'ils se furent servit à manger. Ils mangèrent en discutant des quelques mois qui les avaient séparés depuis Apocalypse. Erik raconta son périple dans le Sud des Etats-Unis, son voyage permanent, puis son point de chute à Phénix, sa vie au motel – sans évoquer ses conquêtes d'un soir pour lui tenir compagnie et apaiser la soif de son corps- ses petits boulots, sa volonté de se ressourcer. Charles écoutait, il connaissait déjà tout ça, mais il ne se voyait pas avouer à Erik qu'il l'espionnait depuis des mois avec le Cerebro ! Erik avait eu besoin de ce temps seul avec lui pour faire le point. Faire son deuil de la vie de famille qu'il avait connu en Pologne, de sa femme, de sa fille… Il avait dû prendre sur lui pour ne pas éclater de rage dans une petite ville minable, qu'il avait traversé un soir de déprime sévère… Il avait épongé ce passé si douloureux et puis… Peu à peu, il c'était aperçu que ce vide dans son âme avait toujours été présent… Qu'il existait avant sa famille et que sans doute, il avait épousé cette femme et eut cette fille pour noyer ce qu'il essayait de combler : Charles. Oui, il avait fait table rase et au final la seule chose qui le faisait rester dans ce foutu pays c'était : Charles ! En réalité, depuis un bon moment c'était : Charles sa raison, son carburant, sa volonté… Bien entendu il n'en pipa pas un mot durant le repas, se contentant d'écouter à son tour le brun lui raconter comme il avait repris en main l'institut après sa destruction et reconstruction. L'accueil de nouveaux éléments forts tel que Tornade et ce petit à l'allure déguindé : « Vif argent ». D'ailleurs ce gamin, plus âgé que la moyenne, ne cessait de lever le nez de son assiette pour regarder fort peu furtivement Erik. Le blond n'y prêta pas attention, ou du moins le fit croire, sans doute Peter avait une sorte d'obsession malsaine pour lui… Comme Scott pour les culottes affriolantes ?!
- Voilà, en sommes, je n'ai rien fait de très exaltant… Si ce n'est repartir sur de nouvelles bases et attendre que mes cheveux repoussent !
- Ils ont mis du temps ? A repousser je veux dire.
- Un peu, j'ai cru que j'allais rester chauve à vie ! répondit Charles en passant de façon mimétique sa main dans sa chevelure redevenue épaisse.
- Tu n'étais pas mal, se souvient Erik dans un demi sourire. Très mature comme allure…
- Très sévère oui.
- Egalement, ce qui n'était pas pour me déplaire, susurra Erik en se penchant pour boire dans son verre.
- Tu ne me préfère pas avec mes cheveux ? souffla Charles sur le même ton de connivence.
- Si… Car je peux t'empoigner par ta tignasse pendant le sexe, dit d'un ton naturel Erik.
Charles étouffa à moitié avec sa bouchée et Hank recracha aussi sec le contenu de sa bouche face à lui, dans un geyser incontrôlé, déclenchant l'hilarité générale de la salle.
- Tu nous espionne ma petite boule de poils, s'exclama Erik en donnant une tape sèche entre les omoplates de Hank pour le remettre d'aplomb.
- Ça va pas de parler de ça à table !
- Oh, Hank, trouves-toi quelqu'un qui accepte de te dépuceler et passe à autre chose ! Ce sont deux grandes personnes qui discutent là ! Rien de choquant, rien d'interdit.
Hank marmonna entre ses dents une réplique acerbe et calma la montée de poils bleue qui envahissait peu à peu son visage et ses bras. Charles les yeux rouges et la gorge en feu, avala deux grandes gorgées d'eau pour calmer sa toux. Erik caressa tendrement sa cuisse et s'assura qu'il allait bien avant de lancer à Hank un regard de défis. Les deux-là ne s'aiment pas, et cela n'avait rien à voir avec le conflit qui opposait Charles et Erik. Non, c'était physique, Hank et Erik ne pouvaient pas se sentir. Ils se toléraient par respect pour Charles, mais il ne fallait pas s'attendre à ce qu'ils se sautent dans les bras ou partent en virée entre hommes tout un week-end
- Il est des choses, qui doivent rester dans la sphère privée ! répliqua sèchement Hank d'un regard lourd.
- J'en connais un qui ne s'est pas soulagé depuis longtemps, trop de tension, il faut apprendre à te détendre.
- Erik, chuchota Charles les oreilles aussi rouge que ses joues.
- Je ne faisais qu'un constat, répondit tout sourire le blond avant de finir son plat.
La main d'Erik toujours sur la cuisse de Charles, remonta imperceptiblement à son entrejambe. Le brun cessa parfaitement de respirer.
- Tu veux ton dessert ? demanda Erik avec un petit accent narquois.
- Je… Je… oui.
La main d'Erik s'installa sur la bosse qui couvait sous la braguette de Charles. Le geste était anodin, invisible aux yeux des autres, mais pour Charles c'était un véritable raz-de-marée. La chaleur qui émanait de la paume d'Erik se transférait sans mal à son sexe qui gonflait rapidement. Si Erik continuait de le toucher de la sorte, il ne pourrait bientôt plus marcher !
- Je t'ai pris une salade de fruit, dit le blond en revenant de la table des desserts. Il me semble que tu en avais mangé une fois quand on s'est arrêté sur une aire d'autoroute…
- Tu te souviens du recrutement de Darwin ? demanda sincèrement étonné Charles oubliant quelque instant ce qui grondait dans son corps.
- Comment oublier ces six heures passés en voiture avec toi ? répondit le plus naturellement du monde Erik.
Charles était sidéré, Erik se souvenais d'un si petit détail : le dessert qu'il avait choisi sur cette aire d'autoroute crasseuse et puante ?! Se rappelait-il aussi des regards appuyé de la jeune adolescente qui les avait servis ? Une blonde aux cheveux très courts, avec un piercing au nez, elle avait dévoré Erik des yeux et Charles avait trouvé cela… dérangeant.
- Tu ne manges pas ? questionna Erik qui avalait déjà la glace qu'il s'est choisi.
- Si tu continues à manger autant de glace, tu vas finir par t'empâter, titilla gentiment Charles en prenant une première bouchée de fruits.
- Pas grave, je ferais du sport de chambre, chuchota Erik pour préserver les oreilles fumantes de Hank.
Le brun rougit de plus belle et la main d'Erik retrouva sa place sur la bosse de son pantalon. Erik mangeait sa glace sans perdre des yeux Charles, il réservait à cette crème glacé un châtiment divin et le brun n'en ratait pas une miette. Raven arriva et s'installa face à eux. Elle les observa une seconde avant de s'apercevoir, que ni l'un, ni l'autre n'avait remarqué sa venue. Ils étaient bien trop occupé à se chauffer mutuellement avec cette foutue glace vanille éclats de chocolat !
- Pitié, faites ça en privé, se lamenta Raven en levant les yeux au ciel.
- Très bonne suggestion ! s'exclama Erik en se levant.
Il saisit la main de Charles, sans lui laisser le temps de finir sa salade de fruits et l'entraîna à sa suite hors du réfectoire.
- Mais, on n'a pas…
- Si, on a fini de manger et je suis certain que Hank se chargera de débarrasser nos assiettes.
- Erik, ce n'est pas dans mon habitude de…
Erik saisit Charles par les épaules te le plaqua contre un mur, en y mettant juste assez de force pour lui faire comprendre qu'il était sérieux. Il l'embrassa, laissa échapper ses mains de son contrôle. Le baiser les dévora tous les deux.
- On a fini de manger ? questionna Erik le souffle court.
- Oui-oui, fit Charles les cheveux en batails.
Dans le couloir, un groupe de trois étudiantes gloussèrent en les surprenant dans cette position fort peu ambiguë. Charles se redressa, poussa du plat de la main la poitrine d'Erik, sentant au passage les millions de pulsations qui courraient dans ses veines.
- Oui ? mesdemoiselles ? demanda-t-il de sa voix la plus docte excitant au passage un peu plus Erik.
Le trio gloussa un peu plus et s'en retourna d'où elles venaient, les joues roses et la voix basse. Charles se recoiffa et jeta un regard brûlant à Erik. Celui-ci s'attendait à une salve de réprobation : « Après tout, il était dans une école ici et ils ne devaient pas se donner en spectacle ! », pourtant Charles, resta silencieux une seconde avant de se jeter à nouveau contre la bouche d'Erik, l'étonnant et lui coupant le souffle tout à la fois !
- Dans la chambre, intima Charles en prenant cette fois-ci l'initiative de prendre Erik par la main pour mieux le guider vers l'étage.
Ils coururent pratiquement jusqu'à la porte de la chambre, une fois enfermé dans celle-ci, les vêtements volèrent un peu partout. Ils se regardaient tout en se déshabillant, enfiévré au possible. Alors qu'Erik s'allongeait sur le lit, il fut gêné dans son dos par... quelque chose. Il se retourna et rencontra une boîte de préservatifs flambant neuve, un flacon de gel lubrifiant et une petit note de la main délicate de Raven : « Eclatez-vous bien ! ».
- Elle est prévoyante ta sœur, s'amusa Erik en gardant en main ses petites trouvailles.
Charles n'était pas à l'humeur de la badinerie, il voulait le faire et il le voulait tout de suite. Erik l'avait allumé, il devait assumer ! Il fondit sur le blond l'embrassant à tout rompre, tout en laissant sa main, devenue plus audacieuse, flirter avec le bas ventre d'Erik.
- On prend les choses en mains Monsieur Xavier ? demanda Erik totalement grisé par l'attitude envoûtante de Charles.
- Oui, en main, répondit le brun tout en empoignant fermement le sexe tendu d'Erik.
Ils se regardèrent, Erik n'eut pas le temps de répliquer, que déjà les doigts de Charles faisaient leur office le long de son membre, coupant court à toute forme de tentative de langage. Le brun plus que satisfait de son petit effet, continua ses caresses sur la verge d'Erik, analysant là où il frémissait, où il se mordait les lèvres, et où il tremblait. Il voulait tout connaître de lui pour lui donner un maximum de plaisir. Erik était à lui en ce moment et il ne comptait pas le laisser lui cacher la moindres de ses émotions, ou expressions lorsqu'ils faisaient l'amour. Parce que oui, Charles, ne baisait pas vulgairement. Charles aimait Erik, il l'aimait au point de se donner entièrement à lui, au point de se laisser aller dans le vide, et si jamais la chute serait rude, rien ne vaudrait la descente infernale entre ses bras. Il se moquait bien des conséquences. Il vivait ce qu'il n'espérait plus : une passion folle. Et oui, il faisait l'amour.
- Tu as l'air d'aimé, siffla Charles tandis qu'il augmentait l'intensité de ses caresses.
En guise de réponse, Erik l'attrapa par le cou et le tira à lui pour l'embrasser de nouveau. Sa langue traversant le barrage de leurs lèvres et jouant avec celle de Charles. Ils gémirent tandis que leurs corps se touchèrent enfin. Ils se désiraient tellement. Là, peu importe si quelqu'un venait à frapper à la porte, aucun d'eux ne se lèveraient du lit pour aller lui tenir la chandelle !
Erik avait envie d'essayer les présents de Raven, il voulait jouer avec les préservatifs et tenter une pénétration avec le gel, Charles entendit ses pensées lubriques et sourit tout en baissant sa bouche sur un téton frémissant d'Erik.
Laisse-moi encore un peu de temps avant de me prendre à nouveau.
Erik étonné d'entendre Charles parler dans sa tête le regarda en souriant.
Devrais-je comprendre par-là que tu as aimé notre dernière soirée ?
Comme réponse Charles planta ses dents dans un muscle bien dessiné qui rôdait sur le torse d'Erik.
J'ai envie d'essayer autre chose.
La main de Charles reprit son activité. Il avait le cœur qui cognait à tout rompre et il ne savait pas très bien comment il devait s'y prendre. Enfin, si, il savait… On lui en avait déjà fait, mais… enfin, il… Il ne voulait pas faire n'importe quoi, ou paraître idiot. Il devait donner l'impression qu'il gérait, pour donner à Erik son maximum.
- Tu penses à quoi ? grogna le blond déjà en extase le corps collé au matelas.
Charles déposa les yeux vers le membre rouge, tendu, impatient. Il n'en avait plus peur, non, il en avait ressenti tout le potentiel de plaisir et maintenant il voulait y… goûter. C'était comme se pencher vers le fruit défendu, excitant, grisant et un peu inquiétant. Erik lu le regard de Charles, il allait ouvrir la bouche, protester, mais déjà celle du brun s'abattait sur son sexe. Erik poussa un râle et les lèvres de Charles le mirent en bouche.
La saveur était… différente de ceux à quoi s'attendait le brun. Il avait testé le sexe d'une femme, rien à voir. Le goût de la verge d'Erik était unique et vraiment envoûtante, un peu amer, mais ce qui marqua le plus Charles, c'était son odeur. C'était… terriblement excitant ! Charles se laissa porter par son expérience en tant que « receveur », il savait ce qui le faisait grimper au rideau et essayer de l'appliquer à Erik, notant les différences et ce qu'il préférait lui. Le sexe du blond ne tiendrait jamais en entier dans la bouche de Charles, aussi, il s'appliqua de son mieux de satisfaire tout le membre, de ne rien délaisser et de profiter à la fois de la vue, du parfum, du goût et des gémissements torrides d'Erik.
Erik avait l'impression que son corps se consumait, qu'il ne pourrait bientôt plus respirer. Charles faisait des merveilles et il s'appliquait tel un bon élève, testant tout un tas de choses, dont aucune femme n'avait jamais osé. Charles était un homme, il savait… Erik tremblait, gémissait entre ses dents, et soupirait. Soudain il retrouva l'utilité de ses mains et alla les fourrer dans les cheveux de Charles. C'était encore plus excitant d'avoir en quelque sorte le « contrôle » sur ce que la bouche du brun lui faisait. Il adorait le tenir ferment, le nez collé à son bas ventre. C'était… divin ! Le plaisir montait en flèche et il avait l'esprit embrumé.
- Charles… je vais…
Tu veux que je m'arrête ?
- Non ! rugit Erik.
C'était bien la dernière chose au monde qu'il désirait !
Alors laisse-toi faire.
Erik ouvrit les yeux pour redresser son visage vers Charles. Le voir en pleine action… déclencha immédiatement son orgasme ! Son corps s'étira brutalement, son sexe éclata et sa semence envahit la bouche de Charles. Le brun un peu surpris par l'arrivée aussi rapide du liquide crémeux et un peu gluant, s'étouffa à moitié. Il redressa son visage et lâcha le sexe d'Erik. Il resta à genoux face au lit, une main sur sa bouche pour garer le contenu de celle-ci à l'intérieur. Erik poussa un râle avant de se redresser sur ses coudes et d'observer Charles.
- Est-ce que ça va ?
Charles fit un geste de la tête qui signifiait « oui », il avala le sperme, qu'il gardait sur sa langue, avec un peu de difficulté. Erik sourit, car il vit la petite grimace furtive passer sur le visage du brun.
- Tu n'étais pas obligé de l'avaler. Tu pouvais recracher, je ne t'en aurais pas voulu…
Le brun toussota, la bouche rouge, ses cheveux dans tous les sens et le souffle court.
- J'y tenais, je… voulais le faire pour toi.
Erik s'assit sur le bord du lit, son sexe dégonflait entre ses jambes, il saisit Charles par le menton, dans un geste tendre et impérieux.
- Tu n'es pas croyable…
Avec son pouce il chassa de la commissure des lèvres du brun une gouttelette de sperme qui s'y était égarée. Erik porta son pouce à ses lèvres et le suça sans quitter Charles des yeux qui rougit à nouveau, ses yeux bleus ressortant de manière encore plus incroyable.
- Il me semble que c'est ton tour, ronronna Erik en attirant Charles sur le lit.
- Je ne l'ai pas fait pour… ce n'est pas « donnant-donnant », c'est juste que j'en mourais d'envie… Tu n'es pas obligé, si tu ne…
- Mais tais-toi donc, sourit Erik en l'embrassant pour faire mourir sur ses lèvres ses derniers mots.
Erik sentait le corps de Charles collé au sien, c'était délicieux. Il était à la fois épuisé, rassasié et excité ! Décidément, seul ce très séduisant télépathe était capable de le mettre dans un état pareil ! C'était de l'euphorie à l'état pur, du bonheur condensé dans le corps de Charles !
- Tu penses que je vais te laisser comme ça ?
- Comme ça ?
Erik agrippa le sexe de Charles au travers du tissu, lui arrachant un gémissement grave.
- Et puis, moi aussi j'ai envie de te sucer.
Ce mot : « sucer », un tant soit peu vulgaire, dans la bouche d'Erik, électrisa totalement Charles. Il voulait être sucé par lui maintenant, tout son corps y aspirait ! La pression dans son pantalon augmenta d'avantage.
Erik l'enlaça, il l'embrassa de telle sorte qu'il fut enveloppé dans une aura de volupté et de chaleur intense. Il se laissa faire, mais aida cependant le blond à le débarrasser de ses habits, devenu, bien trop encombrant et vraiment plus nécessaire !
Quant enfin il sentit la chaleur humide de la bouche d'Erik s'enrouler autour de son membre dur, Charles manqua de défaillir. Il ne respirait plus du tout et ses muscles étaient tendus sous l'effort, il se cambrait, ses doigts tirant les draps au-dessus de sa tête.
- Détends-toi.
La voix rauque d'Erik résonna à quelques centimètres de sa hampe et Charles se força à inspirer et expirer, tandis qu'il reprenait son exquise fellation.
Erik découvrait ce que c'était que de donner une fellation. La tête entre les cuisses de Charles, il tenait entre ses lèvres la chaire rouge vif et palpitante du brun. C'était déroutant et vraiment irrésistible. Il lécha la peau délicate sur toute sa surface, titillant le sommet du gland en dardant sa langue et s'essaya à rentrer le plus possible le sexe. Erik, se demanda encore : pourquoi il avait attendu aussi longtemps pour faire ça ! Car c'était évident, qu'il adorait et qu'il ne se contenterait pas de cette unique fois !
Tout était parfait, la voix de Charles tantôt gémissante, tantôt suppliante, ses soubresauts, l'odeur de son corps, la forme de son sexe sur sa langue… Oui, tout était parfait ! Erik y mettait tout son cœur et il donnait aussi toute son âme. Personne d'autre que Charles n'aurait le droit à ce traitement : Erik Lehnsherr – Magnéto – à genoux pour le sucer ?! Non, que Charles !
- Erik… Erik, lâcha la voix enfiévrée de Charles alors que son corps se tendait tel un arc sur le point de décocher sa flèche.
C'était comme une douce mélodie aux oreilles d'Erik et il redoubla d'attention, caressant les cuisses du brun de ses doigts, avalant avidement le membre impétueux et respirant l'odeur salé de sa peau sous l'effort.
Charles essaya de pousser un son hors de sa gorge, mais tout ce qu'il put faire alors qu'il jouissait, fut d'ouvrir largement sa bouche en relevant le visage, avant de s'effondrer à nouveau sur le lit.
Erik recueillit sur sa langue le précieux liquide. Il trouva qu'il n'avait pas de goût particulier, mais une chaleur et une texture intéressante. Erik, avait du sperme d'un autre homme que lui dans sa bouche… Tout était possible finalement !
- Erik, appela la voix fatiguée et souriante de Charles.
- Epuisé professeur ? s'amusa le blond en déposant un baiser chaste dans l'intérieur de la cuisse du brun.
- Détendu, rectifia Charles en souriant d'avantage.
Le corps massif et brûlant d'Erik s'allongea contre lui. Ils regardaient, sans vraiment le voir, le plafond travaillé et le lustre de la chambre. C'était devenu leur coin de paradis. Cette pièce, ces quatre murs, seuls témoins silencieux de ce qu'il existait de plus pur et de plus naturel entre eux.
- Tu avais déjà…
- Non, rougit Charles. Jamais…
- J'aurais pu le croire…
- … Et toi ?
- Tu demandes bien timidement…
- Je suis curieux.
- Jaloux ?
- …
- Non plus… Tu es mon premier.
Dans le cœur de Charles un feu d'artifice, bien supérieur à ce qu'il venait de vivre, explosa et un sourire sans fin fondit sur son visage en sueur. Erik surprit cette expression délicieuse et l'attrapa dans ses bras pour l'embrasser avec toute la tendresse dont il était capable. Décidément Charles le poussait à faire des choses insensées !
Ils demeurèrent de longues minutes silencieuses, écoutant successivement le battement de cœur de l'autre, les pulsations de l'école, plus vivante qu'en semaine, et les quelques oiseaux qui veillaient sur les arbres dans le parc.
- Que fait-on maintenant ? demanda Erik.
- Quel était ton programme déjà ? fit semblant de réfléchir le brun. Ah oui, rester au lit toute la journée…
- Tu en redemande ? s'étonna presque Erik.
- Pas tout de suite…
- Que dirais-tu d'une petite course dans les allées du parc ?
- Parce que tu n'es pas fatigué ?!
- A peine…
- Qui suis-je pour me refuser ? s'amusa Charles en se redressant. Je vais prendre une douche avant…
- Non, surtout pas.
Le brun se figea, alors qu'il s'était déjà levé dans la direction de la pièce voisine.
- Pourquoi diable : « non » ?
- A quoi bon te laver ? Tu vas courir, il faudra recommencer en rentrant.
- … La vraie raison maintenant, exigea Charles en fronçant les sourcils amusé.
- J'aime ton odeur, celle que tu as après le sexe.
Charles essaya de paraître, le plus naturel et détendu possible, pourtant à ces mots il rosit légèrement.
- Tu n'as pas une idée perverse en tête, j'espère ? interrogea le brun en retrouvant sa contenance.
- Quoi ? Te prendre dans le parc, derrière un buisson, comme deux ados en manques ?
- Quelque chose comme ça, oui…
- Qui sait ? répondit Erik en souriant de toutes ses dents avant de bondir sur ses pieds.
Ils couraient d'une course tranquille, discutant, tout en évoluant entre les massifs de fleurs de saison et traversant les bosquets plus nombreux et plus travaillé qu'à l'époque où Erik était venu pour la première fois. Ils s'étaient trouvé un rythme de croisière, Erik réduisant un peu ses foulées et Charles étendant un peu plus les jambes. Chacun s'était adapté à l'autre sans même s'en rendre compte. Leur conversation oscillait entre le paysage, que découvrait Erik, le nom savant des plantes et les futurs projets de Charles pour son institut.
- Une université mutant-humains ? répéta Erik en pilant sur place.
- Oui, un lieu, où chaque « espèce » vivrait en paix et en harmonie… C'est ce que je veux léguer aux nouvelles générations.
- Tu es un utopiste fantasque, répondit Erik vraiment pas convaincu par cette idée saugrenue.
Charles, les mains sur ses hanches en quête d'air, mit quelques secondes avant de répondre :
- Oui, mais c'est avec ce genre d'idées que l'on fait avancer le monde.
- Ou, qu'on le précipite dans le chaos.
- Je ne vois pas en quoi un peu d'espoir pour les nôtres serait mal vu ?
Erik fit crisser ses talons dans les gravillons. Encore une fois leur point de vue divergeait.
- Nous ne serons jamais d'accord il me semble.
- C'est regrettable, dit Charles en marchant un peu pour retrouver un rythme cardiaque plus lent.
- Oui, mais c'est ce qui fait de nous qui nous sommes. Je ne voudrais pas que tu changes de trop…
- Ni moi non plus… Et je ne veux pas que mon impétueux Magnéto devienne une brebis dans le troupeau. J'aime que tu te battes pour tes idées.
- Vraiment ? s'étonna Erik en le suivant dans sa marche tranquille.
- Oui, un peu… mais tu finis toujours pas t'emballer et tu compliques tout !
- Ce n'est absolument pas mon genre.
- Définitivement : si.
Les deux hommes se sourirent. Ils avaient trouvé une sorte de terrain d'entente. Oui, ils n'étaient pas d'accord, pourtant ils ne se sautaient pas à la gorge pour défendre leur vision du monde. Ils commençaient à comprendre et respecter le choix de l'autre, même si cela leur semblait absurde et franchement débile.
- Le premier au terrain de basket ! s'écria Charles en prenant une bonne longueur d'avance.
- Bordel ! s'exclama Erik en regardant Charles détaler entre les rosiers. MAIS IL EST OU CE TERRAIN ?!
Essoufflés par leur sprint à tous les deux, ils s'affalèrent lamentablement sur un banc, faisant face au large terrain de basket. Ils riaient, amusés par leur bêtise juvénile, tout en respirant à tout rompre. Ils étaient en sueur et peu importait qui était arrivé en premier – Erik – ce qui comptait, c'était leur course effrénée, ayant pratiquement renversé Ororo et Kitty, qui bavardaient à l'embranchement d'un chemin.
- Il est donc là, ce fameux terrain… c'est une nouveauté ? Il ne me semble pas l'avoir vu en partant.
- En effet… C'est de là, d'où décolle notre avion. Le terrain s'ouvre en deux par son centre et l'appareil peut décoller depuis les sous-sols. Cela fait quelques années qu'il existe, mais comme il n'a pas été touché lors de l'attaque, tu n'as pas eu besoin de le refaire…
Ils regardèrent les six joueurs en lices faire un trois contre trois. La partie était franchement inégale, car dans l'un des deux trios se trouvait Peter. Les autres pestait car il usait et abusait de ses pouvoirs.
- Comment il s'appelle encore ce gosse ?
- Lequel ?
- Celui qui m'a sorti du Pentagone.
- Ah…
Charles essaya de paraître détendu.
- Peter… mais tout le monde l'appelle Vif Argent… D'ailleurs c'est lui qui était à la base du trafic de petites culottes.
- Ah, ça expliquerait pourquoi il regardait dans notre direction durant le repas.
- Ah oui ? demanda faussement détendu Charles.
Il ne voulait pas révéler à Erik, ce que Peter devait lui dire. Ce n'était pas à lui de prendre la décision de lui annoncer qu'il était père… à nouveau… et encore moins d'un gamin un peu immature, irresponsable et légèrement pervers. A bien y réfléchir, il était tout le portrait de son père !
- Peter… Sacré petit non ? Il a tout donné durant le combat avec Apocalypse.
- Oui, il sait se défendre.
- Sa jambe va bien mieux en tout cas.
- Tu vois, tout fini par s'arranger, entre mes cheveux, le manoir et sa jambe, tout renaît de ses cendres.
- Eh Magnéto ! héla un de joueur sur le terrain.
Erik rattrapa au vol la balle que venait de lui lancer un élève en short et débardeur large de joueur.
- Tu joues ? demanda à nouveau le garçon.
- Vas leur mettre une raclée, je reste ici pour compter les points, dit Charles en le poussant vers le terrain.
La partie, se montra de moins en moins fair-play, car dorénavant chaque joueur usait de son don pour marquer des points ou voler la balle de l'autre camp. C'était un joyeux n'importe quoi et Charles poussait des encouragements à tous. Impossible de compter des points ou de suivre correctement le match, c'était un tel imbroglio et Charles n'était même plus certain des équipes. Le score devait tourner autour des… cent points et des poussières ! La partie s'acheva lorsque le soleil déclina, indiquant la fin de l'après-midi.
- Pas mal pour un vieux ! s'écria Scott en quittant le terrain trempé de sueur.
- Ouais, bien joué papy ! renchérit un deuxième.
Les joueurs retournèrent, en riant et chahutant, vers le manoir, laissant Erik bouche bée et Charles hilare.
- « Un vieux », « papy » ?! Je peux les tuer ? questionna Erik en retirant son haut de sport imbibé de sueur. J'étais déjà un puissant mutant à leur âge et je n'insultais pas mes aînés !
- Les temps changent, répondit Charles avec un large sourire.
- N'importe quoi !
- Moi je n'ai rien vu chez toi qui m'évoque les mots « vieux » et « papy », ce serait même tout le contraire…
Charles passa sa main sur le torse affiché et nu d'Erik. L'attention du blond se détacha entièrement de ses gamins irrespectueux pour revenir sur le plus important : Charles qui le tripotait dans les jardins.
- Finalement, c'est toi qui me saute dessus, et nous ne sommes même pas dans un bosquet ou un buisson, mais au beau milieu d'un terrain de basket !
- Je ne fais que tâter la marchandise, se défendit Charles incapable de retirer sa main des abdos d'Erik.
- Et ce que tu vois, ça te plaît ?
- Plus que tu ne peux l'imaginer…
- J'ai quand même une petite idée…
- On rentre ?
- C'est un appel sexuel ?
- Erik ! chuchota fortement Charles de peur qu'on ne surprenne ses paroles.
- Oui ? demanda-t-il avec son plus large sourire.
- Chut !
Charles lui adressa un regard, qui en disait long sur ce qu'il espérait de la douche à deux qui allait suivre et ils regagnèrent très rapidement le manoir, doublant presque les adolescents, qui venaient de les quitter. Ils entrèrent à la fois ivre de rire et d'envie dans la chambre. Erik embrassa à pleine bouche Charles tout en le plaquant contre la porte qu'ils venaient de refermer sur eux.
- Salut les mecs, grogna une voix depuis le cœur de la pièce.
Charles ouvrit grands les yeux et se détacha d'Erik telle une anguille.
- Logan, dit-il nerveusement. Qu'est-ce que tu fais dans ma chambre ?
- Pardon prof, mais je voulais vous voir en privé et discrètement, du coup, la chambre me semblait une bonne idée… Je ne m'attendais pas à tomber sur une rediffusion « D'amour, Gloire et sexe anal » !
- Logan !
- Oui, il n'a pas changé, toisa Erik avec un sourire goguenard.
- C'est donc toi le p'tit merdeux qui se fait appeler Magnéto ? demanda le baroudeur en se levant du couvre lit pour s'approcher d'eux.
- Et toi c'est Wolverine-le-connard ? répondit Erik sur le même ton remplit de provocation.
- Calmez-vous, demanda Charles en s'interposant tandis que les deux hommes se rejoignaient pour mieux se jauger.
- Je préférais l'autre version, celui qui était moins con, annonça Erik après quelques secondes où il analysa la dégaine de Logan.
- Et moi, je préférerais ne pas te croiser dans cette pièce, que veux-tu on se déçoit mutuellement.
- Tu ne devais pas arriver avant ce soir, coupa Charles pour cesser d'envenimer la situation.
- Ouais, mais après notre conversation, j'ai mis les bouchée double.
- Tu vas encore avoir un PV, dit Charles sur un ton plus badin.
- Possible… J'ai mis les p'tits nouveaux dans la cuisine, ils crevaient la dalle, un peu comme ce grand dadet en voyant comment il vous mangeait la figure Prof'.
Erik sentit le corps de Logan, de l'adamantium…
- Tu as changé, siffla-t-il alors que sa colère le gagnait.
Et avant que Logan, ou Charles ne répliques quoique ce soit, Erik étendait sa main et Logan se retrouva voltigeant en l'air. Il était impossible pour lui d'effectuer le moindres mouvement.
- Erik ! s'écria scandalisé Charles.
- Il l'a bien cherché !
- Ce n'est pas une manière de se comporter avec un allier !
- La dernière fois que je l'ai vu, il a tenté de m'assassiné !
- Il voulait t'empêcher de commettre une énorme erreur, et au final tu l'as envoyé se noyer au fin fond du fleuve !
- Me noyer ?! s'écria Logan les yeux rond.
Il flottait à deux mètres du sol, sans souffrir nullement.
- Navré Logan je t'ai caché cette partie de l'histoire…
- Putain c'est un grand malade enfaîte ! s'exclama Logan en sentant ses membres s'étirer sous la volonté d'Erik.
- Maintenant ça suffit Erik, reposes-le sur le sol et parlez-vous mutuellement avec respect !
Erik rompit le contact visuel avec Logan et celui-ci retrouva le plancher sous ses pieds bottés de cuir usé. Dans un éclair de vengeance Logan sortit ses griffes et se jeta sur Erik, Charles figea l'assaillant dans l'espace.
- Et c'est moi le malade ! s'écria Erik en s'apercevant que Logan lui avait entaillé le bras gauche.
- Ce n'est pas du tout comme ça que j'envisageais votre rencontre, se lamenta Charles.
Le trio resta silencieux quelques secondes, puis Erik recula en croisant les bras, laissant le sang couler de son bras jusqu'à son coude et goutter au sol sans broncher. Charles libéra Logan, tout en demeurant entre eux. Les griffes de métal se rétractèrent doucement, mais les deux hommes en colère ne se quittaient pas d'un œil, comme deux prédateurs mortels en plein duel de regard.
- Reprenons du début… Erik, je te présente Logan, il n'a rien à voir avec celui que tu as pu rencontrer il y a dix ans…
- J'ai cru comprendre, grinça Erik imperturbable même si sa blessure s'égouttait tâchant ses vêtements.
- Logan voici Erik, l'homme dont je te parle si souvent…
- Ouais, j'vois l'genre…
- Quel genre ? interpella Erik d'une voix rude.
- Non, ça ne va pas recommencer, décida Charles.
- Le genre d'un type qui profite de…
Les lèvres de Logan se collèrent et Charles lui jeta un regard incendiaire.
- Je ne permets ni à l'un, ni à l'autre de vous chamailler pour des broutilles ! Vous allez repartir sur de bonnes bases et tout de suite ! Logan et toi, Erik, si vous vous avisez de vous blessez, de vous battre, de vous tuer… je ne pardonnerais ni l'un, ni l'autre ! Est-ce que je me suis bien fait comprendre !
Charles avait revêtu son costume de directeur. Il imposait par son charisme et sa voix tonnait dans la chambre avec force. Logan se sentit idiot d'avoir réagi tel un gamin prenant sur le fait son père avec sa nouvelle femme et Erik se désola de ne pas avoir vraiment tué Logan dix ans plus tôt. Cependant ils décidèrent d'un regard de se calmer et de faire des efforts pour se tolérer.
- Maintenant, si vous voulez bien, je vais aller accueillir les nouveaux élèves et vous deux je vous invite à parler de façon civilisé ! Vous allez devoir apprendre à vous faire confiance et à vous voir chaque jour ! Alors éviter de vous donner en spectacle !
Charles quitta sa chambre sans se retourner, quelques minutes auparavant il avait été excité au point de ne presque plus pouvoir faire deux pas et maintenant la colère lui ramenait un corps plus prompt à lui obéir. Il dévala les marches du grand escalier et gagna la cuisine.
Logan et Erik se toisèrent. Le moins buté des trois venait de partir.
- Tu pisses le sang.
- La faute à qui ?
- Je dirais au commandant Striker…
- Qui ?
- Rien. Laisse tomber.
- Pas de problème.
Ils se parlaient sans chaleur, mais sans animosité non plus, c'était un début.
- On fait quoi maintenant ? demanda Logan sans ciller.
- Je voudrais te parler.
- Tu voudrais me parler… ?
« Connard » ajouta mentalement à la fin de sa phrase Logan.
- En effet.
- A quel sujet ? J'me doute qu'il s'agisse de Prof'.
- C'est juste.
- Alors ?
- Je réfléchis… Comment me faire comprendre par toi ?
« Connard » redoubla d'intensité dans l'esprit de Logan.
- Dis, tu te coiffes toujours comme ça, où c'est juste parce que tu…
- Venons-en au fait ! coupa Logan irrité.
- Je voudrais savoir quels sentiments tu nourris envers Charles ?
Voilà, la bombe était posée au centre de la pièce. En fonction de la réponse de Logan, Erik le tuerait, ou l'épargnerait. Il ne pouvait envisager que quelqu'un d'autre ait des vues sur SON Charles. Et certainement pas cette brute sans cervelle, puant le cigare. Rien que de l'imaginer embrasser les lèvres délicates de Charles, voir ses mains grossières caresser la peau de son dos, ou son sexe vulgaire le prendre… Tout cela révulsait Erik. Il était mal à l'aise à l'idée de penser que ce type puisse vouloir Charles de façon charnelle. Aussi lorsque Logan esquissa un sourire en coin et lâcha un rire aigre, Erik reçu comme un courant électrique le long de sa colonne.
- « quels sentiments je nourris » ?
- Tu te sens obligé de répété tout ce que je dis pour avoir plus de temps et comprendre la situation ?
- Connard !
- Subtile.
- Gros connard ! Je n'ai pas de sentiments à nourrir vis-à-vis de Charles ! Bordel ! C'est un mec ! T'es con ou quoi ?!
- Et ? Le fait d'être un homme empêche les sentiments de se développer ? Je suis curieux d'entendre ta réponse !
- Tu m'as très bien compris ! Je ne mange pas de ce pain-là !
- Tu n'es pas gay c'est ça ? dit Erik en faisant semblant de ne pas bien saisir l'allusion.
- Ouais.
- Et ?
- Et donc, Prof' ne m'intéresse pas !
- Mais tu le protège tout comme !
- Il est spécial !
- Je ne te le fait pas dire !
- Il a souffert plus que n'importe qui et je le protège comme je peux !
- Ce n'est plus ton rôle, je suis là maintenant !
Logan éclata d'un rire sans joie.
- Parce que c'est le tien peut-être ? demanda-t-il d'une voix glaçante.
- Exactement, dit Erik en serrant les dents.
- Vous vous connaissez depuis des années n'est-ce pas ?
- Oui. Plus de vingt ans.
- Et où étais-tu tout ce temps ?
- … J'avais mes raisons pour rester à distance.
- Bien sûr… Et je suis certain que bientôt tu en auras d'autre pour retourner d'où tu viens…
- Mon histoire avec Charles ne te concerne en rien !
- Si elle me concerne à partir du monde où je dois ramasser les pots cassés !
Le ton montait peu à peu et la situation s'envenimait à toute allure. Chacun défendait sa prise sur la personne de Charles et aucun n'était disposé à laisser sa place à l'autre.
Logan s'était pris d'une véritable affection pour cet homme qui l'avait tiré du ruisseau. Il l'avait repêché au fin fond d'une cambrousse paumée, pas encore remis des événements traumatisants de sa vie. Charles lui était apparu comme le Messie. Il avait les réponses avant même de formuler les questions. Il était reposant, chaleureux, doux, attentionné et toujours disposer à aider. Logan s'était juré de lui vouer sa vie à son service. Il était si redevable envers cet homme. Jamais il ne pourrait le trahir ou l'abandonner. Il était devenue son ami et cette place de choix le ravissait et le rendait fier. Alors en regardant cet homme imbu de lui-même, arrogant, pédant, à l'allure suffisante, ce type, se vantait de « posséder » Charles ! Non, impossible ! Il avait un mal de chien à visualiser ce que ce type avec… cette grosse queue voyante, pouvait infligé au Prof'. Il ne l'aimait pas. Ni ses yeux bleus gris, ni ses cheveux blonds, ni sa carrure germanique, ni son expression mauvaise, ni son odeur musquée, ni son sourire effroyablement grand. Non, rien, de rien. Il ne pouvait pas le sentir voilà tout !
- Ne t'inquiète pas pour Charles, je ne compte pas le faire souffrir.
- Je les connais les mecs comme toi : ça baise et ça se casse. Je le sais, j'étais comme ça aussi… Un sale type qui ne valait rien, dès que les choses devenaient trop sérieuses je me cassais.
- Je ne suis pas toi.
- Berces-toi d'illusion si tu veux.
- Ce n'est pas moi qui ait faillit transpercer le mec de mon « meilleur » ami.
- Tu es le mec de Charles maintenant ?
- Oui, dit Erik avec une flamme de défis dans le regard.
- Dans ce cas, tant que tu le rends heureux tout ira bien entre nous, mais fait un seul pas de travers et je t'embroche.
Erik sourit, Logan y répondit, mais ce n'était en rien des sourire de sympathie. Logan attrapa sa veste sur le rebord du lit et quitta la chambre sans rien ajouter de plus. Erik entendit la porte claque, il se détendit. C'était du sport que d'être le « mec » de Charles !
Qu'en dites-vous? Je veux absolument avoir vos impressions ! :D
ABSOLUMENT !
A très vite :D
