Mille millions de Merci pour vos commentaires et réactions en tout genre! Je suis plus qu'heureuse que vous aimiez l'arrivée de Logan et la relation entre Erik et Charles qui s'étends!
Alors tout d'abord: désolée du retard, normalement je poste le vendredi, mais hier, c'était férié dans ma région et du coup, j'ai flâné... Désoooolée !
Ensuite vous allez lire un petit chapitre, vous allez comprendre pourquoi je l'ai coupé là :D une fois que vous l'aurez lu... et oui j'ai voulu tenté un truc nouveau !
BONNE LECTURE !
La lune était haute, le vent soufflait dehors et ceux qui était à l'intérieur avait la sensation d'être protégé dans une forteresse. La tempête, qui s'abattait sur le Comté entier, avait privé d'électricité une grande partie des foyers, plongeant dans une obscurité précoce ce début de soirée. Il n'y avait pas de nuages, pas plus que d'étoiles dans le ciel. Seul un vent terrible et une lune implacable occupaient la nuit. Le manoir, disposait d'un générateur de secours… et même d'un générateur de secours pour celui de secours, donc, il n'y avait pas de pénurie d'électricité. Cependant Charles, avait volontairement coupé l'alimentation dans certaine partie de l'institut, pour que les élèves profite d'une soirée sans télévision, ni lampe de chevet. L'ambiance dans la salle commune avant d'aller au lit était des plus énigmatique et singulière. Des dizaines de bougies étaient éparpillées un peu partout et les étudiants redécouvraient le plaisir des jeux de société. Charles les surveillait du coin de l'œil tout en s'adonnant à sa nouvelle lubie du soir : une partie d'échec en compagnie d'Erik. Depuis maintenant deux semaines Erik avait déboulé dans sa vie et depuis deux semaines, il était plongé dans un état au bord de l'extase. Couvant son amant d'un regard chaud, cajoleur et parfois – souvent d'ailleurs – un brin coquin. Personne n'ignorait ce qui se tramait entre eux et tout le monde y allait de son petit commentaire, soit mesquin, soit attendrit. L'affaire ne laissait personne indifférent et tout le monde se passionnait pour ce couple à la mode ! C'était un peu comme avoir la famille royale avec soit dans le manoir ! Les rumeurs allaient bons trains. Ils les espionnaient tous un peu à leur manière. En particulier ce soir, les filles trouvaient l'ambiance romantique, les garçons un peu chiante, mais lorsqu'ils comprirent qu'ils pouvaient profiter de l'obscurité pour faire des blagues, ils changèrent d'avis !
Peter, Scott et Kurt avaient trouvé un recoin particulièrement sombre pour s'y dissimuler et lorsqu'une personne quittait la salle commune pour aller se coucher, ou se rendre aux toilettes, ils surgissaient en hurlant pour faire mourir de peur leur pauvre victime. Après cinq coups, réussit magistralement, Erik en eut plus que marre d'entendre les filles beugler comme des veaux que l'on guidait à l'abattoir et décida d'aller régler lui-même le problème. Erik se plaça devant leur cachette et quand Kurt, en usant de son aspect singulière surgit en poussant un grognement sinistre, le fier allemand ne bougea pas d'un pouce.
- Toi, ainsi que les deux autres crétins sortez de là !
Les trois jeunes pris sur le fait quittèrent leur cachette un peu honteusement et présentèrent leur visage à Erik.
- Je sais que je ne suis pas un de vos profs', que je n'ai rien à vous dire, mais franchement, vous n'avez pas une meilleure idée pour occuper votre soirée ?! Vous feriez pareil si vous étiez chez vos parents ?
Scott baissa son visage, non bien entendu il ne ferait pas ça…
Kurt contempla ses mains, si ses parents étaient encore vivants et s'ils vivaient tous ensemble, ce n'était pas certain qu'ils apprécieraient en effet…
Peter, soutint le regard d'Erik.
- Que diraient-ils en apprenant ce que vous faites ? D'abord le trafic de petites culottes que votre directeur a eu la bonté de ne pas divulguer à vos parents et ensuite ça ! Vous pensez que cela les rendraient fiers de vous ?!
Scott loucha derrière ses verres en direction de Peter, Kurt fit de même.
- A vous de me le dire…
Finit par lâcher Peter d'une voix étranglé.
- A moi ? Eh bien moi je vais vous dire : je ne serais pas fier d'apprendre que mon garçon se conduise aussi stupidement ! Maintenant trouvez quelques chose de plus constructif !
Erik fit demi-tour et l'incident fut clos. Peter venait de laisser filer une fois de plus une chance de parler avec son père. Scott et Kurt montèrent dans leur chambre pour lui remonter le morale et parler de chose et d'autre, mais surtout pas de son géniteur qui allait, comme tout les soirs, s'envoyer en l'air avec leur directeur !
Erik était nu, le corps voûte au-dessus de celui de Charles. Le vent redoublait dehors et les volets, bien que solidement fixés et fermés, grinçaient dangereusement. La bâtisse entière gémissait, soupirait sous la contrainte du vent.
- Tu es beau, glissa Erik tandis qu'un rayon de lune éclairait le visage fiévreux et impatient du brun.
Charles happa les lèvres d'Erik et l'invita à l'embrasser plus en profondeur. Leurs érections se touchèrent et ils ondulèrent de concert.
- Tu en as très envie on dirait.
La voix d'Erik produisait, dans ces moments d'intimités, des frissons qui rongeaient la peau de Charles avec délice.
- Oui.
- Pas étonnant, je suis canon, s'amusa Erik en déposant un baiser sur les paupières du brun.
- Et modeste, renchérit Charles dans un sourire tendre qui fit fondre le cœur du blond.
- Oui, une de mes grandes qualités, c'est vrai, il faut bien le préciser.
Ils se souriaient. Depuis deux semaines ils ne perdaient pas une occasion pour venir s'enfermer ici et découvrir ce que leurs corps pouvaient faire lorsqu'ils étaient à deux. Ils n'étaient pas devenus des experts du sexe entre hommes, mais ils commençaient à mieux le cerner et à mieux l'appréhender. Ce matin Charles avait laissé sous-entendre qu'il aimerait essayer une nouveauté et Erik s'était laissé tenter. Ils terminaient les préliminaires et bientôt les choses sérieuses allaient s'enclencher. Ils étaient toujours aussi maladroits et impatients, mais maintenant, ils se connaissaient un peu mieux. Charles était fébrile, son cœur cognait comme un lion pris au piège dans une cage trop étroite. Erik n'osait pas amorcer la situation, alors ils s'embrassaient avec feu et passion ondulant l'un contre l'autre, attendant la seconde fatidique.
- Tu es sûr, tu en as envie ? redemanda pour la cinquième fois Charles.
- Oui… très envie.
- Moi aussi…
Erik tendit la main vers la table de chevet, où était disposé le lubrifiant bien entamé et les capotes. Ils ne prenaient pas la peine de les dissimuler dans un tiroir, après tout, ils n'y avaient qu'eux qui venaient dans cette chambre et à quoi bon cacher cela ? Ils s'en servaient trop régulièrement pour jouer aux puritains.
Erik trouva sans grands efforts une capote, qu'ils utilisaient plus pour l'aspect facilité de pénétration, que pour l'aspect sécuritaire. Charles et Erik étaient sains, ils avaient agi stupidement en s'envoyant en l'air sans se l'assurer, mais depuis Hank avait réalisé des tests de dépistages sur leur personne, histoire de les conforter dans leurs certitudes.
Charles le dos contre les draps regardait Erik à genoux le sexe droit entre ses cuisses, libérer de son emballage le préservatifs. Ils se regardèrent. Erik se pencha sur Charles et l'embrassa à lui en faire perdre la tête.
- Oui, j'en ai envie, reconfirma-t-il.
D'un geste sûr et sensuel il déroula la capote le long du membre gonflé de Charles, terminant cet acte par un début de fellation envoûtante. Erik confia ensuite le lubrifiant à Charles et il s'allongea à son tour sur le dos. Charles, la respiration folle, se redressa. Il allait exécuter pour la première fois ce qu'Erik avait pris l'habitude de lui faire pour le préparer. Il tremblait un peu, d'anticipation et d'excitation. Erik n'était pas plus à l'aise que Charles, mais il brûler de tenter l'expérience, après tout, pourquoi uniquement Charles devait se retrouver sodomiser ? Lui aussi il voulait savoir ce que cela faisait. Ce n'était ni dégradant, ni avilissant et encore moins rabaissant. Il ne savait juste pas à quoi s'attendre.
Quand le premier doigt du brun poussa doucement son anneau de chair pour entrer, Erik retînt sa respiration en rejetant sa tête en arrière. Ce n'était pas si désagréable, mais, étrange. Pas comme une sensation de suppositoire non plus, mais c'était loin de ressembler au toucher rectal auquel il avait et le droit durant une de ses dernières visite médicale. Un deuxième doigt franchit l'entrée, Erik grimaça, mais une myriade de baisers brûlant s'abattirent sur sa peau et il en oublia la douleur fugace éprouvé.
- Ça… ira, dit Erik d'une voix grave – celle qui prenait naturellement au moment du sexe.
- Tu es sûr ?
- Oui… maintenant…
Charles cessa son mouvement de ciseau et sortit ses deux phalanges de l'antre d'Erik, il s'approcha et se pencha sur lui un peu maladroitement. Il gloussa presque en tombant sur le torse d'Erik.
- Pardon, je, j'ai ripé sur les draps…
Erik l'embrassa, il l'attira un peu plus contre lui et poussa son bassin contre le sien. Le message était clair. Charles saisit son membre couvert et luisant de lubrifiant, il le guida tout contre l'entrée. Erik sentit que Charles hésitait encore, pour il ne savait quelle raison, alors d'un mouvement impatient il donna un coup de bassin et le sexe du télépathe s'empala en lui. Charles gémit, Erik était brûlant. Etre en lui c'était… indescriptible ! Jamais un sexe de femme n'offrait la même sensation ! Ou alors Charles n'avait pas couché avec une femme depuis trop longtemps pour s'en souvenir ! Ici tout n'était que chaleur, étroitesse et… perfection !
- Oh bordel ! s'écria Erik en sentant le membre dur et doux de Charles se loger en lui.
S'il s'était attendu à ça ! Ce n'était pas désagréable, mais pas un bonheur extatique non plus. Il souffrait un peu et attendait de se détendre avant d'entamer la suite. Erik lut sur le visage de Charles qu'il aimait le posséder et toute sensation de brûlure désagréable s'évanouit immédiatement.
Le premier mouvement de bassin, laissa Erik plongé dans une contemplation silencieuse, mais le deuxième coup le ramena à la réalité. Il se mit à répondre à ses assauts avec ferveurs et il découvrit ce que Charles avait eu la primeur de ressentir ! Le brun allait et venait en lui de plus en plus vite, gémissant sans retenue penché sur lui, leurs langues se cherchant parfois. Erik se tenait à lui fermement et répondait coups pour coups. Il sentait le plaisir grimper et quand Charles frappa plus en profondeur, Erik manqua de suffoquer.
- Ça va ? s'inquiéta le brun.
- Bordel ! Continue ! intima Erik d'une voix rauque.
Charles reprit et il sentit les mains d'Erik se refermer sur ses fesses, l'invitant à recommencer, plus fort, plus profondément. Les reins en sueur Charles se donnait à mille pour cent. Il voulait qu'Erik apprécie l'expérience, il voulait lui montrait ce qu'il éprouvait quand il le prenait avec les mêmes assauts incroyables. Il voulait le faire jouir, comme Erik arrivait à le faire jouir. Ils s'embrassaient, suaient, gémissaient, mordaient de concert, le lit faisait de même et le vent dehors couvrait leur ébat, sauf quand Erik lâchait un juron sonore en serrant entre ses doigts le muscle en action de la fesse gauche ou droite de Charles.
- Je vais jouir, je vais jouir, gémit Charles tout en gardant sa cadence infernale.
- Attends…Att-…
- Je…
- Charles…
- E-Rik…
Ils ne surent pas qui eut son orgasme en premier et au fond, cela n'avait pas la moindre importance. Les deux hommes se retrouvèrent enserrés dans les bras l'un de l'autre, leur respiration éperdue, leurs corps épuisés et leurs sexes brûlants. Après de longues minutes de silences Charles se dégagea de l'étreinte d'Erik pour retirer la capote de son membre devenu mou. Il se leva doucement, pour ne pas avoir le tournis après avoir passé trop de temps allongé et se rendit dans la salle de bain pour jeter la membrane de plastique dans la poubelle. En revenant il s'allongea à nouveau contre Erik, épaule contre épaules.
- C'était bon ? finit-il par demander inquiet du trop long silence du blond.
- … oui, évidemment que oui…
- Mais ?
- Non, il n'y a pas de « mais », c'était très bon, parfait même…
- Mais…
Erik sourit.
- Mais… je préfère la situation inverse. J'ai adoré, ne te méprends pas, pourtant quand je te sodomise…
Charles tressauta.
- J'adore lire ton expression et sentir ton corps.
- Je vois ce que tu veux dire…
- Tu n'es pas vexé ?
- Absolument pas. Bien au contraire. Tu peux tout me dire, je ne me vexerais pas parce que tu préfères me… prendre.
- Néanmoins, je ne suis pas contre de recommencer !
- J'avais bien compris… Pour ma part c'était incroyable ! Et terriblement épuisant ! je vais avoir de sacrée courbatures demain !
Erik se tourna vers lui, la tête en équilibre dans la paume de sa main, le corps soutenu par son coude. Il le regarda. Ses beaux yeux bleus, sa bouche rouge, sa peau pâle, son parfum… Le cœur d'Erik s'emporta. Ses pensées lui échappèrent et les mots, qui venaient de le percuter dans son crâne, se répercutèrent dans l'esprit de Charles, s'y gravant au fer rouge. Charles bloqua sa respiration. Il n'aurait pas dû entendre cela, non, pourtant, c'était trop tard. Erik vit la transformation dans le corps de Charles, son attitude, il devait rattraper le coup et vite.
- Oui, Charles…
- Je peux faire comme si je…
- Non... non, c'était plus que sincère.
La pomme d'Adam de Charles tressauta, Erik l'embrassa. Le moment était parfait.
- Oui Charles, je t'aime.
TADAMMMMMMMMM!
Alors racontes-moi tout !
Choqué(e)? Étonné(e)? Je veux tout savoir!
En tout cas bon week-end à vous et si vous fêtez Pâque, ou pas, ou autre chose: Profitez bien!
A très vite !
