Bonjour tout le monde!
J'espère que vous avez passé une super semaine et que malgré tout ce qui peut se passer dans nos vies, vous gardez le moral :D
Voilà, le nouveau chapitre, je n'en dis pas plus, je sais que vous l'attendiez avec impatience! Merci encore de me laisser des messages, d'être de plus en plus à me suivre! Merci !
Bonne lecture!
- Charles a un sourire d'abrutit, grinça Logan en visant le directeur d'un œil lourd.
- C'est sûr que ça le change, concéda Raven en regardant également son frère.
- Ne me dis pas que tu approuves ! s'exclama d'une voix basse Logan.
- Figures-toi que si. Je trouve que c'est très bien même.
Logan grogna, son regard s'était porté à nouveau sur l'objet de sa mauvaise humeur : l'abruti de Lehnsherr ! Il l'observait tourner autour de Charles, l'éloigner de sa fonction de directeur, le faire rire, lui chuchoter quelques choses de très cochon, sans nul doute, à l'oreille ! Oui, c'était un spectacle écœurant ! Deux ados en ruts ! Le pire, c'était qu'Erik se servait de Charles, oui, ça Logan en était persuadé ! Pour quelle raison il pervertissait à ce point Charles ? Il l'ignorait encore, mais il menait son enquête et quand il aurait compris le vice caché de ce beau salaud, il ne se priverait pas pour le bousiller !
- Je les trouve plutôt mignons, avoua Raven incapable d'arracher son regard du duo parfait qu'ils formaient.
- N'importe quoi ! Prof' n'est pas « mignon » ! « Mignon » c'est pour les chiots ou les bébés, et encore, j'en ai vu un paquet de moches ! Charles est tout sauf « mignon » !
- Si je ne te connaissais pas, je finirai par croire que tu es jaloux.
- Jaloux ! De quoi ?! se renfrogna un peu plus Logan.
- De leur relation, je sais bien que tu es attiré par quelqu'un d'autre…
Logan gronda. Un courant d'air passa entre eux.
- Je ne suis attiré par personne.
- Fait croire ça à qui tu veux, mais pas à moi…
- Tais-toi !
- Si tu veux.
Un silence tendu s'installa. Raven continuait d'admirer le couple qui discutait assit sur un banc dans le parc. Elle adorait les voir ensemble, jamais elle n'avait vu Charles aussi heureux et épanouit. Si elle avait su que de coucher avec Erik procurerait cette paix et ce bonheur à son frère, elle aurait tout mit en œuvre depuis longtemps pour qu'ils s'envoient en l'air !
- Non, mais regardes-les ! repartit de plus belle Logan.
- Je ne vois que deux personnes amoureuses.
- Amoureuses ! Mais tu es aveugle ! Charles est juste accro au sexe ! Et Erik il…
- Tu sais que mon frère peu nous entendre s'il le souhaite ?
La phrase de Logan mourut dans sa gorge. Il s'assura que Charles ne change pas d'attitude, il n'avait pas capté ce qui lui tournait dans l'esprit. Non, Erik continuait de chuchoter un tas de choses inavouables à son oreille et Prof' riait ou rougissait ! INSUPPORTABLE !
- J'ai besoin de boire un truc putain ! décréta Logan en retournant vers le manoir.
- Ne bois pas trop…
- Je fais ce que je veux !
Logan rentra bougon dans l'établissement, alla se dégoter une bière fraîche dans le frigo des professeurs et s'installa à la table de la cuisine pour boire. A cet instant, elle éclata de rire dans l'escalier et le cœur de Logan se serra. Ce n'était pas lui qui la faisait rire…
Hank hésitait à venir interrompre Erik et Charles en plein batifolage. C'était la saison après tout ? Le printemps, tout ça… les animaux ne s'en donnaient-ils pas à cœur joie ? Hank comparait Erik à une sorte de gros cerf, possédant des bois imposant capable d'empaler n'importe quel adversaire. Aussi, Hank hésitait vraiment à les interrompre. Son attention fut déportée vers la gauche, Raven était là, assise sur un muret de briques rouges, devant un parterre de fleurs en train d'éclore. Elle était superbe… comme toujours… Le rouge lui monta aux joues et il essaya de se ressaisir. Raven et lui, c'était… aussi impensable que la Lune s'unissant au Soleil. La distance était astronomique et, il le savait pertinemment, Raven n'en avait plus rien à faire de lui depuis des années…
Donc il regarda à nouveau Erik passer un bras possessif autour des épaules de Charles pour l'enlacer un peu plus contre lui. C'était à la fois agaçant et tendre de les observer. Le couple ne se souciait de rien d'autre, sinon de leur bonheur. Hank soupira, il devait parler à Charles de l'activité étrange de Cerebro, lui demander de venir essayer la machine pour s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'un dérèglement dû à la tempête de la veille. Oui, il ne fallait pas laisser traîner ce genre de choses…
Il fit quelques pas en avant et s'arrêta sur les marches qui descendaient au parterre de rosiers suivant.
Finalement, si, cela pouvait attendre !
Charles et Erik s'embrassaient sans la moindre gêne à pleine bouche. C'était un baiser brûlant, passionné et Hank fit demi-tour aussi net.
Peter lorgnait son père depuis un bon moment. Il avait espionné ce qu'avait dit Logan, le changement de direction de Hank et maintenant, il le regardait prendre la main du directeur pour s'entraîner dans une balade stupide dans les jardins. Peter avait la gorge sèche, les joues rosies. Il devait lui parler, il voulait lui parler, il en ressentait le besoin ! Il avait imaginé la scène tellement de fois, il lui dirait la vérité et il se mettrait à pleurer fou de joie de retrouver son fils… Bon maintenant qu'il connaissait un peu mieux son père, il savait qu'il ne pleurait pas facilement, voir jamais… ou alors si quelqu'un d'important mourrait… pleurerait-il si Peter mourrait ? Genre un mort héroïque, super triste avec un sacrifice fait pour sauver le monde… Erik verserait il des larmes ? Serait-il anéantit par sa disparition ? S'il savait qu'il était son fils, sûrement ! Oui, il fallait qu'il lui dise pour qu'Erik pleure et qu'ils se prennent dans les bras et que leur bonheur soit complet !
Peter avait grandi sans son père. Coincé entre sa mère totalement flippé de leur pouvoir, à lui et sa jumelle et sa petite sœur… entouré de femmes, pas de père, pas de limites, pas de références… Jusqu'à ce qu'il comprenne dix ans plus tôt que son père était un putain de mégalomane génialissime ! Et quand il avait compris… c'était trop tard ! TROP TARD ! Il avait disparut, et pas dans une prison fédérale de haute sécurité cette fois-ci, non, il avait tout simplement foutu le camp, une fois de plus ! Oui, sa mère lui avait bien dit que son géniteur ignorait tout de son existence… N'empêche Peter crevait d'envie d'avoir ce père-là ! Oui, il l'avait idéalisé, durant dix ans… jusqu'à ce qu'il refasse surface de la manière la plus naze qui soit : allier d'un gros connard de mutant encore plus mégalo que lui ! Dans le genre je fais conneries sur conneries son père était le Boss ! Peter été un peu cleptomane sur les bords, mais… jamais il n'était allé jusqu'à devenir un type aussi sombre que ce qu'Erik était sur le point de devenir. Et il avait laissé passer sa chance de lui dire la vérité, tout ça pourquoi ? Parce qu'il avait été impressionné, déçu ? Il ne savait pas trop ce qui l'avait empêché de cracher la vérité ! Et maintenant il était là, devant lui ! Il n'avait qu'à le prendre à part, à lui dire… Evidemment le directeur connaissait la vérité, mais il n'avait rien dit… Peter lui avait demandé. C'était à lui de faire son… heu… « coming-out » ? Il ne savait pas trop comment appeler ça, mais c'était à Peter de dire qu'Erik était père… à nouveau… Peter avait le cœur serré de savoir qu'il avait encore eut une autre petite sœur. Une qu'il ne connaîtrait jamais. Une qui avait eu la chance de grandit proche de lui, qui avait connu sa main fraîche les soirs de cauchemars qui avait connu le rempart des bras d'un père plus que protecteur, qui avait connu la joie d'être aimé, simplement parce qu'on existe… Oui, Peter avait été mort de jalousie, et puis, il avait compris qu'elle était morte… il s'en était voulu d'avoir éprouvé des sentiments si forts à son encontre.
Mais maintenant, c'était SA chance ! Il devait le dire ! Il voulait profiter de ce regard paternel, de ses bras, de son aura, il le voulait pour lui tout seul ! Il avait tellement de chose à rattraper ! Peter avait besoin de ce père imparfait, de cet homme fort et imposant de ce mec qui roulait des pelles comme personne… il fallait lui reconnaître, que même s'il ne savait pas choisir avec qui il devait sortir, il savait drôlement bien emballer… Et ça, ce n'était pas héréditaire ! Non, vu le nombre de râteaux que Peter s'était déjà pris… Par contre sa jumelle… Il ne devait pas penser à elle en cet instant ! Il était d'ailleurs bien content qu'elle ignore qu'Erik était leur père. Il le voulait vraiment pour lui seul ! Son père ! Son père à lui !
C'est cette pensée incroyablement puissante, qui l'arracha de sa léthargie et enclencha son pas. D'une course d'une secondé, il se présenta devant le couple. Charles pila, une main sur le cœur, n'ayant pas vu, ni sentit Peter approcher. Erik leva un sourcil interrogateur.
- Peter, tu m'as fait peur…
- Navré Monsieur Xavier. J'avais besoin de parler.
- Maintenant ? questionna Charles visiblement peu enclin à se séparer d'Erik.
- Ouais. Si possible…
- Bon, très bien, je te rejoins Erik ?
Peter sautilla d'une jambe sur l'autre, mal à l'aise.
- C'est pas à vous que j'veux parler M'sieur, désolé, je voudrais parler avec…
Papa.
Charles capta les intentions de Peter, il changea d'attitude et se détacha d'Erik.
- Oh… Je vais prendre un peu d'avance Erik, tu me rejoindras quand vous aurez fini.
- Charles, attends, je…
Le brun s'éloigna d'un geste de la main. Il ne devait pas intervenir, ce n'était pas son moment à lui. Il avait un peu redouté que cela arrive un jour, mais après tout… Peter était le fils d'Erik, il devait bien l'apprendre un jour. Charles priait juste pour que cela ne change rien, absolument rien entre eux. Oh, oui pitié, que cela ne change pas son « je t'aime » en : « Je te déteste de m'avoir caché ça ! ».
Charles s'engagea aussi vite que possible dans les allées du jardin, voulant disparaître de leur vue au plus vite. Il ne voulait pas, il ne pouvait pas assister à ça, c'était bien trop intime, bien trop personnelle et quoi qu'Erik décide, Charles accepterait… Il avait peur, mais il devait l'accepter. Il n'avait pas d'autre choix, car lui aussi l'aimait.
Erik était perplexe. Pourquoi diable ce gamin, à l'air un peu simple, voulait lui parler ? C'était lui l'instigateur du vol de petites culottes après tout ? C'était lui qui l'observait en coin dès qu'il le pouvait… soudain Erik prit peur que ce môme aux yeux bleus ne se soit entiché de lui et ne lui fasse une déclaration absurde et vide de sens. Et pourquoi Charles s'était-il sauvé aussi vite et sans demander son reste ?! Cela n'avait aucun sens !
- Oui ? finit par engager Erik en croisant les bras incapable de masquer son agacement face au silence persistant de Peter.
Le jeune homme était tout bonnement pétrifié face à son père. Et si, finalement, c'était une idée bien naze d'annoncer à Magnéto qu'il avait des rejetons ?! Peter, regrettait que le professeur Xavier les ai laissé seuls… au moins, avec lui dans les parages, il pouvait contrôler Magnéto s'il perdait les pédales devant l'énormité de la nouvelle
Erik s'impatienta pour de bon cette fois. Ses bras retombèrent le long de son corps et il soupira en commençant à s'éloigner :
- Si tu n'as rien de mieux à me dire, je préfère…
- Je suis ton fils ! s'écria Peter avec un éclat de voix légèrement désespéré.
Erik se figea. Il ne savait pas si le gamin venait de piquer une des répliques les plus cultes d'un certain film de science-fiction et de l'adapter à sa sauce pour… pour n'importe quelle raison tordues, après tout, il avait engendré un rapt de petites culottes ce détraqué ! Erik se retourna face à Peter, il n'avait pas envie de rire. Il s'attendait à trouver le visage de Peter goguenard, voir mesquin, mais non. Il était pâle, très pâle et anxieux. Il transpirait. Erik fronça les sourcils.
- Pardon ?
- Tu… tu es mon père et je suis ton fils, par extension des choses en fait, s'emmêla à toute allure Peter.
- Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?
- Eh bien, ma mère, et vous-toi, avez couché ensemble et du coup, bah heu… Elle est tombée enceinte et…
- Ta mère ? répéta Erik.
Son cerveau refusait, refusait TOTALEMENT de croire un traître mot de ce mouflet aux cheveux gris. Il sentit une sorte de brèche s'ouvrir en lui. Est-ce que ce connard s'amusait à inventer une histoire à dormir debout pour le tourmenter ?! Le souvenir de sa fillette mourant entre ses bras impuissant lui revînt en mémoire et une rage, comme il n'en avait pas éprouvé depuis un bon moment le souleva. Il n'avait qu'un seule enfant et cette petite fille était morte ! De quoi donc ce merdeux venait se mêler ?! D'un geste il leva sa main et la montre au poignet de Peter lui tordit le bras dans son dos.
- Oh putain de merde ! C'est super douloureux ! gémit Peter en tombant à genoux maintenu par une clé de bras exercé par sa montre.
- Parce que tu crois que jouer avec les sentiments d'un homme en deuil, ça ne l'est pas ?! Tu te crois au-dessus de tout ça ?!
- J'mens pas ! Je suis ton fils ! Je suis ton fils ! beugla Peter à travers sa douleur.
- N'importe quoi.
- Ma mère ! Marya Maximoff !
Erik fronça un peu plus les sourcils. Il connaissait ce nom… une brune aux cheveux longs, bouclés, des yeux clairs, des mains pâle, un nez busqué, des seins ronds et ferme… une humaine, pas une mutante. C'était il y avait des années. Leur idylle n'avait pas durée plus que quelques semaines, c'était il y a…
- Quel âge as-tu ? fit par demander Erik d'une voix dure.
- Vingt-sept ! J'ai vingt-sept ans !
Erik relâcha Peter. Le jeune reprit sa respiration, faisant jouer l'articulation de son bras pour s'assurer que rien n'était cassé.
Oui, son histoire avec Marya datait de vingt-huit ans à peu près. Impossible que quelqu'un d'autre soit au courant à part elle et lui… En partant, il n'avait pas été des plus tendre, ce n'était pas une de ses spécialité et Marya avait gueulé que c'était un salaud de première, qu'il n'assumait rien… Il regarda Peter.
- Ce n'est pas parce que j'ai connu ta mère, que je suis forcément ton père.
- Elle me l'a dit, souffla Peter encore étourdit par la douleur.
- Elle t'a peut-être mentit.
- Pour quelles raisons ?
- Je ne sais pas !
- Moi je sais ! Tu es mon père ! s'exclama Peter en remontant sur ses jambes. Tu es mon père et je suis ton fils.
- … n'importe quoi…
- On a le même grain de beauté ! s'écria Peter en commençant à défaire son haut.
- Pardon ?!
- On a le même ! Je l'ai vu ! Je l'ai aussi ! Au même endroit, la même forme ! Ça ne s'invente pas un truc comme ça ! C'est forcément héréditaire !
- Qu'est-ce que tu vas t'imaginer ?! Je ne suis pas ton…
Peter montrait maintenant aux creux de ses reins un grain de beauté brun à la forme d'une petite mouche. Erik avala sa salive. Ce n'était tout bonnement pas possible ! Il ne pouvait pas être le père de Peter !
- Tu vois, on a le même et tu le sais ! Tu sais que c'est vrai ! Tu sais que je suis ton…
- Un grain de beauté ne noue pas des liens entre les personnes ! coupa sèchement Erik.
- On a le même sang !
- Etre père et fils ça se construit !
- Mais puisque…
- Je suis ton géniteur si tu veux, mais ça s'arrête là ! trancha Erik implacablement froid.
Il était bouleversé. Il avait un fils ! Il avait de la descendance ! Il regardait Peter et… merde, oui, il voulait le grain de beauté, il voyait la forme de ce nez qui appartenait à sa mère et pour la première fois, il releva la couleur de ses yeux : les siens. Il fut foudroyé. Peter était sa chair et son sang ! Non, Mina était sa fille, lui, c'était un inconnu, une erreur de parcours… Et d'abord pourquoi cette conne de Marya Maximoff ne l'avait pas avertie plus tôt ?!
- Tu viens vingt-sept ans trop tard, dit Erik en retrouvant un calme inquiétant dans sa voix.
- Mais, je suis sûr qu'on pourrait apprendre à se connaitre ! J'ai rêvé toute ma vie de connaitre mon père et je…
- Je ne suis pas ton père, répéta Erik. J'ai donné de ma semence et ta mère, s'est bien gardée de m'annoncer la « bonne » nouvelle ! Je ne suis rien pour toi et tu n'es rien pour moi, désolé…
Peter était atterré, pétrifié. Non, il n'avait pas envisagé cette réponse-là ! Il s'était vu tombant dans les bras l'un de l'autre en larmes et heureux de se découvrir un lien de parenté… pas rejeté de cette manière !
- Tu ne peux pas nier l'évidence ! Je suis ton fils ! s'exclama Peter en reprenant du poils de la bête. Je suis et resterait ton enfant ! Nies-le autant que tu veux ! Moi je n'ai pas honte de…
- Je n'ai pas honte toi ! coupa Erik en grognant.
- Alors quoi ?! Qu'est-ce qui nous empêche de faire connaissance et de…
- Je ne suis pas… un bon père. Je ne suis pas la personne que tu attendais. Je ne serais pas un bon model, je peux ne pas t'offrir ce que tu souhaites.
- Je ne veux de plus que toi !
- … Je ne peux pas. Je détruis mes enfants, restes-loin de moi…
Erik se détourna il devait retrouver Charles, parler avec lui ! Savait-il tout cela ? Forcément c'est un foutu télépathe ! Pourquoi n'avait-il rien dit ?!
Peter au bord des larmes, le cœur remplit de rage, cracha sa dernière carte :
- Tu vas dire la même chose à ta fille ?!
Erik pila. De quoi parlait Peter ? De Mina ?! Il n'oserait pas tout de même !
- J'ai une jumelle ! informa Peter alors que des larmes tombaient durement sur ses joues. Oui, j'ai une jumelle !
Erik se retourna et regarda Peter les bras ouverts, les yeux rouges.
- J'ai une jumelle, un peu cintré d'ailleurs, elle te ressemble beaucoup, elle ne parle pas tellement, elle n'a pas d'amis, elle reste enfermé à cultiver ses pouvoirs et elle m'envoie chier à longueur de temps ! Tu vois, comme toi !
Soudain la vérité éclata au visage d'Erik : il ne pouvait pas renier cette paternité ! Il ne s'agissait pas que de Peter, non, il y avait deux enfants ! Deux gamins dont il ignorait tout ! Il s'approcha de Peter à grands pas, celui-ci recula de peur de s'en prendre une dans le nez.
- Elle s'appelle Wanda ! s'écria précipitant Peter en se protégeant le visage attendant le coup refusant de fuir.
Mais au lieu d'un poing dans la figure, Peter sentit les bras d'Erik l'enlacer maladroitement. Peter resta quelques secondes sans respirer, avant de réaliser que son vœu le plus cher avait bel et bien lieu ! Son père le tenait serré contre lui !
- Pardonnes-moi Peter, je l'ignorais. J'ignorais tout de vous…
- … papa, gémit Peter de façon terriblement mélodramatique.
S'il s'était agi d'un film, le générique débuterait à l'instant, laissant le père et son fils dans une étreinte chaude et nouvelle, cependant, ce n'était pas le cas.
Erik se détacha de Peter, il le regarda intensément. Il était donc le père de ce grand dadet prétentieux et pervers ?! Bah… Au moins, il avait du cran et Erik se souvenait que c'était lui qui l'avait libéré de sa prison, et que c'était lui également qui était venu se battre contre Apocalypse pour « sa famille »… pour Lui… Erik déglutit. Il avait un fils ! Des larmes montèrent à ses yeux et sa gorge se noua. Peter savoura cet instant et le classa comme le plus beau de toute sa vie. Ils pleurèrent quelques instant encore, niché l'un contre l'autre.
Logan qui était ressortit fumer, les regarda depuis les marches et grommela quelque chose, qui sonna aux oreilles de Raven, immobile dans l'angle de la bâtisse, comme : « Encore une histoire de pédé. »
Charles écoutait leur pensées, cela avait été plus fort que lui, il avait fini par espionner. Le doute avait laissé place à la paix. Erik avait fini par faire le bon choix. Il n'avait pas tourné le dos à Peter. Il soupira d'aise en relâchant sa pression psychique. Il sourit, ému par leur retrouvaille. Oui, cette journée était tout bonnement parfaite pour les déclarations !
Le télépathe se remémora à nouveau la nuit dernière, enfin, très tôt ce matin… Erik lui avait dit « je t'aime »… il l'avait pensé si fort, c'était si juste, si vrai… Charles souriait comme un idiot alors qu'il se remémorait encore et encore ses paroles :
- Oui Charles, je t'aime.
Le temps s'était suspendu et plus rien n'avait existé. Charles et lui s'étaient embrassés avant qu'il ne réponde un fébrile, mais vibrant :
- Je t'aime.
C'était évident, il n'y avait rien de sorcier entre eux. Ce n'était pas que de l'attirance sexuelle, c'était du respect, de l'amour, des souvenirs. Tellement de choses les unissaient ! Charles le savait, rien en pourrait plus les séparer ! Et maintenant qu'il venait de retrouver Peter, Erik ne le quitterait plus. Il resterait ici, il vivrait là, ensemble, à jamais heureux et repus de sexe !
Charles fut arraché de ses pensées délicates, par l'arrivée d'Erik. Il avait encore ce sourire niais aux lèvres lorsque le blond se planta face à lui, les yeux encore rougis.
- Tu le savais ?
- Oui.
- Tu ne m'as rien dit.
- Ce n'était pas à moi de la faire.
Erik savait que Charles avait raison. Il n'était pas en colère, il ne lui en voulait pas.
- Il n'y a plus de secret entre nous ? demanda Erik avec sérieux.
- J'ai couché une seule fois avec Moira, dit Charles avec malice.
- Charles, je parle sérieusement. Je n'ai pas d'autres enfants cachés ?
- Je ne crois pas, mais après tout, tu as eu pas mal de conquête…
- Tu sais quelque chose ?
- Non, navré. Je ne suis pas un détecteur à progéniture de Magnéto ! s'exclama Charles.
Erik l'attira contre lui et l'embrassa avec douceur avant d'y glisser plus de fougue. Charles resta un instant suspendu dans le vide lorsqu'il se recula.
- Charles, je t'aime.
Le brun souriait avec bêtise, heureux comme un enfant.
- Moi aussi je t'aime.
Erik sourit, mais son sourire se dissipa pour laisser place à une expression décidé et compliquée.
- Quoi ? s'inquiéta Charles avec raison.
- J'ai un fils…
- Il semblerait oui.
- Et une fille.
- Egalement, mais je ne la connais pas, elle n'a jamais voulu venir, malgré les suppliques de Peter.
Les yeux d'Erik n'avaient plus la moindre trace de larmes, sa détermination effraya Charles. Le blond regarda avec force son amant. Son cœur cogna à toute allure dans sa poitrine.
- Charles… je t'aime, mais je vais partir.
*musique de suspense genre fin d'épisode avec écrit dans un fondu enchaîné angoissant: A suivre*
J'espère que ce chapitre vous a fait vibrer et rire :D
Merci pour tout! Donnez-moi vos impressions! J'adore avoir vos retours, certains m'inspire et modifient même un peu la trajectoire de l'histoire, alors ne vous privez pas!
Ah oui... j'ai encore coupé à un moment franchement pas sympa... désolée?!
Je vous dis à la semaine prochaine!
A très vite !
