Hello tout le monde!
DÉSOLÉE pour ce retard dans ma publication... Mon ordi a planté et il a ... TOUT EFFACE... du genre... tout... donc le temps que je pleure toute les larmes de mon corps et ensuite que je me remette à ré-écrire ce que j'avais perdu, j'ai mis un peu de temps!
Bref, désolée encore, surtout que c'était dans une certaine impasse que je vous ai laissé!
Alors... Sans plus attendre voici la suite :
L'air quitta les poumons de Charles sous le choc de l'annonce. Son sang se glaça et son corps se durcit. Dans ses oreilles il entendait un bourdonnement sourd et il lui semblait qu'il voyait flou, comme à travers une vitre sale. La main d'Erik se posa sur son épaule et ce fut l'électrochoc.
- Charles ?
- Bordel c'est quoi cette histoire ?! explosa le brun d'ordinaire si tempéré.
Erik ne s'était pas attendu à une réaction si virulente, Charles le repoussa, tandis que sa colère montait sur ses joues.
- Calmes-toi, on va discuter…
- Discuter de quoi putain ? « Je t'aime, mais je pars ?! » Sérieusement Erik ?! Tu t'amuses bien, j'espère ! Le spectacle est à ton goût ? Ça te plaît de me mettre en pièce ?!
- Charles, tu en fais trop, je…
- Oh ta gueule !
Erik referma aussi sec sa bouche. Non, il n'avait pas envisagé que Charles le prenne ainsi, il pensait qu'il aurait été un peu plus compréhensif, plus mesuré, plus lui-même en sorte. Cependant la rage de Charles l'aveuglait et l'empêchait d'écouter ce qu'Erik avait à lui dire, il décida de passer par le chemin de travers et l'obligé à l'écouter !
Charles ! Je pars retrouver ma fille !
Le message était clair, il percuta le brun de plein fouet, qui dans un premier temps sembla se calmer, avant que son visage ne s'affaisse complément et qu'il ne se taise parfaitement.
Je veux juste la rencontrer, savoir qui elle est…
Erik, je comprends… Pardon.
- Il n'y a rien à pardonner, tu es… possessif…
Charles esquissa un sourire avant qu'il ne meurt sur sa bouche. Erik voulait rencontrer sa fille, il voulait apprendre à connaître plus profondément Peter, que comme le voleur de culottes, mais voir Charles dans cet état lui lima sa détermination.
- Erik, je te connais, souffla le brun le regard s'embuant malgré lui. Tu vas y aller… Tu ne vas pas revenir… ou si, mais pas avant des mois, des années… Erik, j'ai bien trop attendu, si tu pars maintenant, je sais que je ne te reverrais plus.
Le blond serra les dents, il y avait du vrai dans la prophétie de Charles. Erik était tout à fait capable de partir s'installer non loin de sa fille pour mieux apprendre à la connaître, au risque de tout faire foiré avec son amant. Est-ce que ses enfants, jusqu'alors inconnus, prévalaient sur son grand amour ? Où devait aller sa loyauté ? Celle de père ? Celle d'amant ? Qui devait passer en premier ?
Charles lu les pensées confuses et rapides d'Erik, elles confirmèrent ce qu'il avait envisagé. Il se sentait comme un paquebot lancé à pleine vitesse sur un iceberg… Le danger qui semblait minime à la surface, mais qui en réalité, allait tout ravager en profondeur. Charles le savait, si Erik partait, encore, il allait sombrer, sans possibilité de secours… Il sentait déjà ce péril, ce trou béant sous ses pieds.
Erik était perdu, le regard de Charles, ses yeux bleus incroyables qui l'observaient comme s'il été la seule chose qui puisse exister au monde. Erik se sentait comme un assassin avec une arme pointé sur Charles, il sentait son doigt presser la détente. Il refusait de l'abandonner, de l'oublier, de le blesser.
- Viens avec moi !
- Pardon ? bredouilla Charles prit de court.
- Oui, viens avec moi ! répéta Erik en le saisissant par les épaules l'attirant contre lui.
- Mais, voyons, Erik, je…
- Laisse l'école tourner aux mains de Raven et Logan, tu as confiance en eux non ? Laisse leur un peu ta charge et viens avec moi… Je ne veux pas te perdre à nouveau, mais je ne veux pas rester ignorant de ce que j'ai engendré. Je veux les deux et la seule solution, c'est que tu viennes !
- Erik, ce n'est pas si…
- Simple ? Si c'est très simple ! Je t'aime ! Tu m'aimes ! Ne nous quittons pas ! Viens avec moi ! On ira rencontrer Wanda avec Peter, et se sera l'occasion de te présenter officiellement.
- Officiellement ?
Charles fronça les sourcils. Erik enchaîna la bouche sèche, le regard sûr :
- Comme mon compagnon.
Des larmes glissèrent à nouveau des joues du brun, le cœur d'Erik fut bouleversé, il ne pouvait rester une seconde de plus sans le serrer contre lui, sans l'embrasser, le réconforter, sans lui faire ressentir tout l'amour qu'il éprouvait pour lui jusqu'à la moindres fibre de son âme. Sa bouche se colla à celle de Charles, impétueuse, téméraire, décisionnaire. Il l'embrassait comme on conquière un pays, sans aucune reddition possible, avec férocité. Il enroula sa langue autour de celle de Charles et le pressa contre son corps. Ils étaient étroitement liés l'un à l'autre dans ce baiser riche, fort et désespéré.
- Je t'aime, viens avec moi, ponctua Erik les yeux clos ses lèvres sur les tempes de Charles.
Ils tremblaient l'un et l'autre, ils se savaient à la croisée des chemins. Soit Charles acceptait et tout était possible, soit il refusait et tout était perdu. Le sang battait comme un fleuve en cru dans le corps du brun, il savait l'urgence de la situation, il savait que son avenir avec Erik était en jeu… Etait-il prêt à le perdre ?
Les baisers d'Erik dégringolèrent de ses tempes à ses joues avant de revenir à sa bouche, répétant sans cesse, cette même litanie : « Viens avec moi. ». Charles était perdu et en même temps trouvé.
- Viens, je veux que tu viennes, insista Erik une ultime fois tandis qu'il plongeait son regard bleu gris dans celui de Charles.
- … je t'aime…
- Alors rien ne nous retient plus…
- Mon école, tenta d'argumenter faiblement Charles se sentant déjà pencher pour une réponse.
- Laisse d'autre s'en occuper… Viens…
- Je t'aime…
- Viens, Charles, viens…
- Erik…
- Je t'en prie, choisi moi… viens avec moi, partons ensemble, je te jure que l'on reviendra, mais pour le moment, viens…
Charles embrassa à son tour Erik, jetant dans ce baiser toute la passion dont il était capable, leur coupant le souffle à l'un et l'autre.
- Jusqu'au bout du monde.
La réponse du brun sonna aux oreilles d'Erik comme une trompette de triomphe. Il enlaça de façon très possessive Erik et l'embrassa de plus belle. Ils riaient, s'embrassaient, éclataient de rire et sentant leurs érections mutuelles. Toute cette débauche d'amour, de baiser et cette décision complètement folle de quitter l'institut les pris de court et leur donna une folle envie de consommer l'autre. Oui, ils avaient besoin de montrer, de concrétiser ce qu'ils ressentaient, de se brûler dans les bras de leur amant. Rien ne comptait plus que d'assouvir cette pulsion. Ils se foutaient bien d'où ils se trouvaient, ils se moquaient d'être vus, entendus. Ils devaient faire l'amour, là, tout de suite, pour sceller leur amour et ce voyage impromptu.
Erik arracha littéralement le haut de Charles, il voulait goûter sa peau salé dans la seconde, il ne pouvait perdre du temps à le lui retirer. Les mains impatientes du brun libéraient en quelques secondes maladroites leurs sexes en érections. Erik baissa le pantalon de Charles sans plus de préambule et le retourna.
Ils étaient au beau milieu d'un bosquet, au croisement de trois chemins différents, n'importe qui pouvait alors surprendre Erik pénétrer à l'aide de sa salive le corps arc-bouté de Charles. Le professeur se mordit les lèvres, mais ne put retenir un gémissement sourd. C'était bon, brûlant, douloureux et jouissif. Erik enfonça son sexe palpitant au plus profond de Charles, le retenant uniquement par les hanches, son pantalon à peine ouvert tenant encore à sa taille. Erik grogna de plaisir, Charles frissonna de délice et leur corps se mirent en mouvement, dans une danse dont ils ne soupçonnaient pas que leurs âmes puissent la connaître. Ils gémissaient, soufflaient de concert, tandis que les mouvements qu'ils faisaient, produisaient des sons équivalents à un enfant qui marcherait dans la boue.
Ils étaient comme possédés, rien ne pouvaient les arrêter. Charles sentait le plaisir s'infiltrer en lui alors que la hampe d'Erik le prenait brutalement et cognait juste. Le blond, respirait fort, donnant de puissants coups de reins, la sueur coulant entre ses omoplates était fraîche. La vue de Charles presque nu dehors, dans cette position plus qu'obscène, l'excitait d'avantage et chaque coup étaient de plus en plus fort, de plus en plus rapide. Charles d'un bras se tenait à Erik, de l'autre il caressait de façon lascive son membre rouge et brillant. Ils savaient l'un et l'autre que l'orgasme n'allait pas tarder à poindre et qu'il serait, sans aucun doute bruyant et violent. Charles prévoyant cette éventualité, tout en gémissant de plus sous les assauts brutaux d'Erik, déploya son esprit créant autour d'eux une bulle. Cette bulle donnait l'illusion aux badauds d'un espace vide et silencieux et contournaient les deux amants fiévreux sans que cela ne leur semble étrange. Erik ne se doutait de rien et pour être franchement honnête, il n'en avait strictement rien à carrer des gamins qui pouvaient surgir de l'autre côté d'une allée. Tout ce qui comptait c'était d'être en Charles, de lui faire l'amour jusqu'à ce qu'il ne tienne plus debout et quand ils seront rassasier, de lui dire encore et encore combien il l'aime !
Soudain le corps de Charles n'en pouvant plus de plaisir céda sous la pression de son orgasme et il poussa un rugissement tel qu'une volée d'oiseaux s'envolèrent d'un des taillis non loin. Erik sentit son sexe être comprimé sous les convulsions de plaisir du brun et il ne tarda plus à éclater à son tour. Pantalon aux chevilles, souffle court, Kitty et Ororo passèrent non loin d'eux sans rien apercevoir. Erik attira la bouche de Charles jusqu'à la sienne et la dévora.
- Je t'aime… Charles, je t'aime.
Un sourire stupide aux lèvres, le corps à peine remit, Charles marchait d'un pas décidé vers sa sœur, assise sur la balustrade entourant l'un des nombreux carrés de gazon de la propriété. Elle bouquinait, ou du moins faisant semblant. En voyant Charles approcher, Raven rangea rapidement sa lecture sous elle et attendit qu'il fût à sa hauteur pour lui parler.
- La balade fut bonne ? demanda-t-elle en imaginant très bien ce qui avait dû se produire au vu de l'allure et de l'expression de son frère.
- Oui, oui, éluda rapidement le brun. Raven, j'ai a te parler d'une chose importante…
- Laisses-moi deviner…. Hum… Tu es gay ?!
- Ah ah ah… très « drôle ».
- Merci, je sais, j'ai raté ma vocation, j'aurais dû être comique…
- Cela aurait été moins risqué que criminelle.
- Sympa….
- Rav', c'est sérieux.
- J'en doute pas.
- Donc, voilà…
- Tu hésites ?
- Je cherche mes mots.
- … Je sens que ça ne va pas me plaire…
- Y a des chances….
- Mais merde ! Dis-le ! insista Raven en voyant Charles tergiverser intérieurement.
- Je vais partir avec Erik quelque temps, pour que je puisse l'accompagner tandis qu'il rencontrera sa fille Wanda la jumelle de Peter, dit le brun dans une tirade rapide.
Raven fit les yeux ronds.
- Hein… Tu vas lâcher ton école pour prendre du bon temps ?
- Non, je…
- Mais c'est une super nouvelle !
- Par-pardon ?!
- Depuis le temps que je te dis de lever le pied ! Oui ! C'est super ! Profite de quelques jours avec ton mec, sers-toi de l'excuse de la fille perdue et éloignes-toi de l'institut ! Cela te fera le plus grand bien !
- … Tu crois ? fit perplexe Charles.
- Evidemment ! Tiens, depuis quand n'as-tu pas pris de vraies vacances ? Sans compter les sorties scolaire ou les balades à la plage avec les mutants ?
- Heu… Eh bien…
Charles ne se souvenait plus tellement, cela devait dater quelque peu. Et sûrement cela ne devait pas être fameux, sinon, il s'en souviendrait, non ?
- Bon tu pars quand ?
- Demain matin, dit Charles encore étonné de la réaction positive de Raven.
Décidément, elle ne cessait de le surprendre, dans le bon sens du terme !
- Super, je suppose que tu laisses l'école à Hank !
- Non, à toi.
- Hein ?! s'exclama Raven tandis que ses écailles bleutées ondulaient sur sa peau.
- Oui, je voudrais que toi et Logan vous…
- Sérieusement ? Logan ? Logan et moi ?!
- Oui, j'ai une totale confiance en vous.
- … Tu n'es pas sérieux Charles. Lui et moi on s'entend, certes, mais de là à diriger l'institut à ta place !
- Je suis certain qu'avec vos expériences complémentaires, vous saurez faire face à toutes sortes d'incidents… Et de toute façon qu'est-ce qui peut bien se produire en si peu de temps ?
- … Je ne sais pas… Un nouvel Apocalypse ?
- Dans ce cas je reviendrais aussi vite que possible.
Raven sauta à bas de son promontoire et caressa quelques mèches folles qui encadraient maladroitement le visage de Charles.
- Comme tu changes, il était temps…
Elle déposa un baiser sur sa tempe, récupéra son livre et fila dans la bâtisse. Charles pensait que le plus dur était passé, il c'était imaginé sa sœur, lui hurlant dessus, qu'il était irresponsable de laisser son établissement, que jamais il ne pourrait s'en sortir sans lui, mais, comme souvent, il se trompait. Il suivit le fils des pensées sombres de Logan et le retrouva assit au grenier, sur une grosse poutre en bois sombre, le regard tourné vers l'œil de bœuf éclairant le sol.
- Oui ? demanda Logan le dos rond sans bouger d'un millimètre.
- A qui tu penses ?
- Personne, grogna Logan fermant aussi sec ses pensées.
- … Tu peux tout me dire…
- Prof' il est des trucs que je veux garder que pour moi…Donc qu'est-ce que vous faites-là ?
Charles s'approcha, il lui avait clairement semblé que Logan pensait à une femme, mais il préféra respecter l'intimité de son ami et ne pas insister. Il s'assit à son tour sur la grosse poutre, priant pour qu'elle ne cède pas d'un seul coup sous leur poids combiné.
- Je voudrais te confier une tâche, assez lourde, qui d'ordinaire m'incombe.
- Venez-en au fait.
- Voudrais-tu, s'il te plait, t'occuper de l'institut, avec Raven, le temps qu'Erik et moi allions chercher sa fille ?
Logan poussa un grognement, ou alors un rire grave. Il ne savait pas ce qui l'agaçait le plus, ou le flattait. Garder l'école pour Xavier, c'était un honneur, mais pour le laisser aller folâtrer avec ce bellâtre, cela l'enchantait nettement moins.
- Depuis quand il a une gamine en vie lui ?
- Il vient de l'apprendre…
- Vous voulez vraiment d'un mec qui sème ses mômes à travers le monde, comme on sème un champ de blé ? Il va peut-être vous dégoter une flopée de lorgnons…
- Logan, avertit Charles sentant que Logan risquait d'aller un peu loin dans ses propos.
- Bah, quoi ?! A ce qu'on m'a dit, c'est un sacré quetard…
- Logan !
- Quoi ?! Même Raven est passée dessus !
Charles les joues rouges, essaya de ne pas se figurer Erik et Raven au lit.
- Logan, acceptes-tu de me remplacer le temps de mon voyage ? préféra reprendre Charles.
- Ça vous rendrez service ?
- Grandement.
- Boule de poils ne peut pas s'en charger.
- Je te le demande à toi, pas à Hank.
- C'est comme une sorte de promotion ? interrogea Logan en gonflant le torse.
- Si on veut…
- D'accord Prof', mais si les gamins font n'importe quoi, je ne suis pas du genre à papoter tranquille assit derrière un bureau.
- Je sais, c'est pour ça que tu géreras l'école avec Raven…
- Ah oui…
Logan se rembrunit un peu, Charles épousseta son pantalon.
- Je peux compter sur toi ?
- Oui, évidemment Prof'… Et vous le saviez avant même de demander.
- On est jamais sûr de rien.
- Vous partez quand ?
- Demain matin.
- Ah ben… c'est du jolie…
Charles n'écouta pas la suite des grommellements de Logan et le laissa seul. Il redescendit dans son bureau, il devait mettre au clair deux trois paperasses avant de filer. Il voulait que tout soit en ordre avant de partir, car il le savait, quand il reviendrait, ce serait un véritable chantier !
N'hésitez pas à me laisser vos commentaires ! :D
A très vite !
