Navrée du retard!
J'ai déménagé et je n'ai toujours pas récupéré internet ! Rahhh la galèèèère !
Du coup je vous poste un tout beau tout long chapitre ! :D
Bonne lecture !
Charles se mordit les lèvres de façon sensuelle tout en dévoilant le sous-vêtement d'Erik, la bosse qui était dissimulée par le tissu promettait déjà beaucoup. Cependant les yeux bleus de Charles captèrent un mouvement face à lui : la fenêtre qui donnait sur le petit sentier de terre. Le visage de Peter lui faisait face et cet idiot aux cheveux gris lui souriait d'un air enthousiaste. Charles poussa un juron tout en se laissant tomber en sol pour cacher sa nudité et son excitation des yeux du garçon.
- Charles ? s'inquiéta Erik en se redressant pour regarder son amant affalé au sol.
- Peter !
- Hein ?
- Il nous regarde par la fenêtre !
- Quoi ?!
Erik tourna sa tête vers la petite ouverture à croisillon, qui donnait effectivement face au visage rayonnant de Peter. Erik passa de l'excitation à la colère en quelques secondes. Ilse remit sur pied, ferma son pantalon d'un geste sec, ainsi que les rideaux en mauvais états sans y toucher avant de marcher d'un pied ferme vers la porte d'entrée du cabanon.
- Bordel Peter tu m'expliques ce que tu fais ?! rugit Erik en ouvrant à la volée la porte.
Le jeune homme sursauta sous la violence du ton employé par son père.
- Je heu… j'ai…
- QUOI ?!
Peter recula, il ne c'était pas attendu à autant de virulence de la part d'Erik.
- J'ai pas de brosse à dents…
- C'est pour ça que tu nous mate ?!
- Non, je mate pas, je…
- Bordel Peter !
- Mais en quoi je dérange ?!
- Charles était nu !
- Pourquoi ?!
- …
- Oh… ah… vous… alliez baiser !
- PETER !
- Quoi ?! Je suis pas con ! Je vois bien que tu ban…
- TAIS-TOI !
- …
- Ta brosse à dent je m'en fou ! Retourne dans ta chambre et n'en sors plus avant demain !
- Sinon ? demanda penaud Peter.
- Sinon je me ferai un plaisir de te montrer l'étendue de mes pouvoirs !
- Ah ouais quand même…
- Ouais, répondit sur le même ton stupide Erik.
- … J'ai pas vu que Charles était à poils.
- C'est ta façon de dire « pardon » ?
- Si j'avais vu que vous alliez baiser…
- Faire l'amour, coupa Erik.
- Ouais, vous envoyer en l'air, bah j'aurais pas fait « coucou » !
- Rentres dans ta chambre, dit Erik en articulant chaque syllabe.
- … T'es fâché ? T'as l'air fâché. Tu restes longtemps fâché ?
- PETER !
- Quoi ?... c'est bon je pars… si j'ai des soucis bucco-dentaire, il faudra pas te plaindre après ! Surtout quand on voit le prix des dentistes maintenant !
- Peter ! répéta d'une voix pleine de menace Erik.
- Tu es pressé ? Vous allez continuer ? Vous allez…
- PETER ! s'emporta pour de bon Erik en usant de son pouvoir pour le repousser sans ménagement vers son cabanon.
- Hey !
Peter se retrouva projeté dans sa chambre, la porte lui claquant au nez et se verrouillant sous la volonté d'Erik.
- Maintenant tu vas être un bon garçon et te tenir tranquille jusqu'à demain ! s'écria Erik de l'autre côté du linteau.
- Mais… papa, tenta d'une voix encore plus penaude un Peter encore sur son séant.
Erik se pinça les lèvres pour en pas répondre une salve de jurons. Il essayait de juguler sa colère. Il recula et retourna jusqu'à sa chambre d'une nuit. Charles était séché désormais et en pyjama dans le lit. Erik claqua la porte dans son dos, il fulminait, Charles le voyait bien. Il sentait tout son être crépiter d'une envie de décaniller la tête de Peter, comme un bouchon de champagne. Erik arracha de son dos ses habits, il jeta sans ménagement son pantalon, chaussures et sous-vêtement dans un coin, et marcha d'un pas lourd vers la salle de bain. Charles ne dis rien, bien qu'il ait largement maté le corps nu de son amant, il ne dit rien. Il connaissait suffisamment Erik pour savoir quand se taire et quand argumenter. Là, rien ne servait d'user de paroles. La douche coula quelques courtes minutes. De la salle d'eau sortit un blond, à la carrure impressionnante, la peau fumante, le regard sombre et tendu vers le lit. Charles lui adressa un sourire tendre, compréhensif… Il sut que c'était peine perdue à la seconde où son regard entra en contact avec l'impressionnante érection qui se dressait entre les cuisses d'Erik. Charles frissonna d'anticipation. Il sut également qu'Erik ne serait pas tendre avec lui cette nuit et que ce n'était pas de l'amour dont il était en quête, mais un exutoire à sa colère… Et Charles était tout à fait disposé à jouer ce rôle !
Les draps furent jetés à bas du lit sans ménagement, ainsi que le pyjama de Charles, qui se retrouva sans protester, ni un baiser, sur le ventre. Le sexe gonflé d'Erik se pressa contre son entrée, Charles mordit son oreiller. Avec de la salive le membre entra sans plus attendre dans le brun qui étouffa un gémissement dans les plumes synthétiques de l'oreiller. Erik, d'ordinaire prenait le temps, laissait le corps de Charles s'habituer à cette intrusion, mais pas cette nuit, il enchaîna directement avec de rapide mouvements de va et vient. Une main sur la nuque de Charles, l'autre sur ses fesses et il accéléra encore. C'était brûlant, impétueux et puissant. Le brun sentit son corps subir ses assauts et réagir avec délices à cette brutalité soudaine. Son sexe se tendit contre son ventre, se frottant au drap avec les pulsations violentes imposées par le blond qui gagnait en vitesse. Charles ne gémissait plus, il poussait des sons entre les cris de plaisir et des borborygmes incontrôlés. Erik accentua la pression de sa main droite sur sa nuque et lui agrippa les cheveux pour assurer sa prise. Il suait, il respirait fort par le nez, mais ne laissait rien passer d'autre. Il avait besoin de ce contact charnelle totalement impersonnel, il avait besoin de se vider complètement d'évacuer toute cette frustration. Il savait que Charles comprenait et même si ce n'était pas le cas, en cet instant, il s'en foutait ! Il fallait qu'il assouvisse cette pulsion.
Le lit sous ses coups grinçait bien plus fort que celui de l'institut et donnait des coups violents dans le mur du cabanon. La vibration était si forte qu'un tableau avec un cadre en bois, représentant une scène de chasse se décocha. Il se fracasse au sol en plusieurs morceaux. Ni Erik, ni Charles, n'y prêtèrent la moindre attention.
L'esprit d'Erik dégageait de telles ondes, que Charles était terrassé par ce plaisir bestial. Il en ressentait tous les aspects et les aspérités. C'était comme une grosse boule de chaleur qui l'écrasait et le labourait avec vigueur. Erik était en feu, son corps ne répondait plus qu'au sexe et il palpait la fesse gauche de Charles, le pétrissant comme un boulanger travaillerait son pain. Les doigts d'Erik s'affermirent sur sa nuque et tirèrent un coup sec pour remonter le visage de Charles vers lui. Le brun se cambra au maximum pour répondre à la demande. La bouche impétueuse d'Erik s'écrasa sur celle de Charles, aspirant sa langue, mordant ses lèvres, ravageant tout sur son passage destructeur.
Erik en voulait plus, toujours plus, il saisit Charles par les hanches et le releva à quatre pattes. Tout en le prenant avec encore plus de force et un angle nouveau, sa main droite quitta la nuque de Charles pour le branler. Le brun poussa un hurlement tandis qu'il chercha un appui contre le mur en rondin de bois. Serrant sa poigne jusqu'à en faire blanchir ses jointures et se moquant bien des échardes. Le plaisir était si intense, si fulgurant, rien d'autre ne comptait !
Le sexe d'Erik était entré dans une cadence folle, obligeant les deux hommes à haleter de façon dissonante, tandis que leurs corps se heurtaient en pleine vitesse, remplissant la pièce de sons équivoque. Charles ne tînt plus, entre les assauts d'Erik et la masturbation effrénée qu'il lui donnait, l'orgasme arriva. Son sperme se répandant dans une giclé clair et gluante sur le lit. Il fut la proie de spasmes violents, resserrant involontairement sa chair autour du membre arrogant d'Erik. Mais, celui-ci n'en avait pas encore fini avec Charles. Le fourreau brûlant qu'était devenu le brun, continuait d'assouvir le désir fiévreux d'Erik. Il frappait encore et encore, son front perlé de sueur, ses yeux rivés sur le dos de Charles, ses mains enserrant ses hanches. Il ne tarda pas à trouver l'apaisement fulgurant et salvateur. Son corps se tendit et il s'autorisa enfin à exprimer un son grave et rauque, tandis qu'il jouissait dans son amant. Charles, les fesses toujours tendues, attendit qu'Erik se retire pour s'affaler sur sa propre semence, trop épuisé pour s'en éloigner.
Erik sortit du lit, le cœur cognant comme un beau diable dans sa poitrine, ses jambes chancelantes et la peau ruisselante. Il regardait son œuvre : Charles la peau si pâle, marbrée de rouge, dans une position qui ne laissait pas de place à l'imagination sur ce qui venait de se passer et le liquide translucide qui s'écoulait déjà hors de lui. Oui, il n'avait pas été tendre et oui, il en avait éprouvé beaucoup de plaisir, mais : et Charles ?
Comme pour répondre à cette inquiétude sourde, qui venait de naître en lui, le brun fit rouler son visage dans le drap et lui adressa un sourire repus, les paupières lourdes. Ce sourire, cette pose, cette odeur de sexe dans l'air… Tout remit le feu aux poudres. Erik en voulait encore… mais plus tendre, comme pour réparer sa brutalité. Il s'approcha de Charles et l'embrassa langoureusement, laissa sa main droite caresser son torse, explorer ses bras, jouer avec le duvet de poils sombre qui dansaient au bas de son ventre.
Charles pivota sur le flan pour permettre à Erik de s'allonger contre lui, leurs bouches s'unissant doucement, avant d'être plus avides. Le message était on ne peut plus clair et Charles su, que le repos ne serait pas pour tout de suite. Son amant le réclamait encore et qui était-il pour s'y refuser ? Oui, il était rompu, mais non, il ne voulait pas passer à côté d'une nuit d'amour !
Doucement cette fois, Erik entra en Charles et les yeux dans les yeux ils firent l'amour avec lenteur et langueur. La volupté qui émanait de leurs corps en action était telle que le cerveau de Charles rayonnait de bonheur à un kilomètre à la ronde, faisant afficher des sourires stupides sur les visages de tous ceux qui captaient, sans s'en apercevoir, son signal.
Et quand enfin ils jouirent à nouveaux, après de longues minutes de plaisir lancinant, cette fois-ci ils s'en dormirent blottit l'un contre l'autre, nu et sans drap pour les protéger de la fraîcheur de la nuit.
Peter était réveillé depuis deux bonnes heures et maintenant que le soleil était levé et que ses émissions matinales préférées étaient terminées, il n'avait qu'une idée en tête : manger ! Cependant, il devait attendre son père et son directeur pour avoir le droit d'aller déjeuner… Il était bientôt neuf heures et toujours aucun signe de vie de semblait émaner du cabanon voisin. Peter avait bien lu dehors hier soir que le petit déjeuner ne serait servi dans la salle d'accueil que jusqu'à neuf heure trente ! Il hésita encore un peu, puis quitta sa chambre, le verrou se laissa manipuler, Peter put quitter le cabanon et remonter le sentier vers celui de son père. Des nuages couvaient et il faisait plus frais que la veille. Peter s'arrêta devant la fenêtre, mais le rideau était toujours tiré. Il déglutit, encore un peu anxieux par rapport à la veille, mais il avait si faim, qu'il oublia cette appréhension et toqua au bois de la porte. Rien ne se produisit, alors il répéta à deux reprises l'opération.
Du bruit émana de l'intérieur, le lit qui grince, soulagé d'un poids et des pas approchant. La porte s'ouvrit. Erik, la tête d'un homme qui venait de se faire tirer du lit et totalement nu cligna des yeux devant la lumière opaque du jour.
- Oui, Peter ? demanda-t-il d'une voix rauque.
- J'ai faim.
Peter essaya de ne pas baisser les yeux vers l'entre-jambe de son père, mais c'était peine perdu, l'engin était si imposant, qu'il était difficile de passer à côté !
- Quelle heure est-il ? fini par demander Erik pas gêné par sa nudité.
- Neuf heures.
- Hum… déjà… bon, je vais réveiller Charles, on arrive.
Peter fit oui de la tête et attendit que son père referma la porte pour faire les gros yeux et pousser un juron entre ses dents.
- Bordel de merde ! Pourquoi il a un tel matos et pas moi ?!
Une fois les clés rendues, le petit déjeuner engloutit et la Mustang sur la route, Peter enclencha son walk-man et commença sa sieste matinale. Erik roulait toujours aussi vite, mais avec souplesse, sans nervosité. Charles, assit de biais sur son siège, essayait de ne pas montrer qu'il souffrait à chaque aspérité de la route. Il avait pas mal enduré durant la nuit et ce matin, son postérieur se faisait sentir, ainsi que ses reins. Erik capta cette drôle de position et sourit un peu coupable.
- Je ne suis plus si jeune, répondit Charles avec malice.
- Même jeune, je ne t'aurais pas laissé indemne.
- Vantard.
- Petite nature.
Ils se sourirent et l'autoroute dévoila son étendue à travers un vallon verdoyant. La route n'était plus si longue jusqu'à la ville natale de Peter. Le plus ardu fut de se repérer au travers des petits quartiers résidentiels de banlieue, car Erik insista pour se débrouiller sans réveiller le babillant Peter. Lorsqu'enfin ils arrivèrent dans la rue dites, Erik coupa le moteur bien en amont de la maison beige. Erik fit glisser ses mains du volant à ses cuisses, son regard rivé au porche de la maisonnette. Peter s'étira doucement derrière, la voiture ne vibrant plus, il s'éveillait tandis que le ronronnement de son walkman emplissait le véhicule.
- Ouha ! Trop cool ! On est arrivé !
Avant qu'Erik ou Charles aient put protester, le garçon s'élançait à pleine vitesse hors de la Mustang et rentrait chez lui dans un coup de vent phénoménal.
- Ce gosse me tue, soupira Erik.
- Tu es prêt ?
- Je pense qu'on ne l'est jamais vraiment.
La seconde qui suivis, Peter était devant la maison et faisait de grands signes de la main avec enthousiasme. Erik se frotta le visage et quitta l'habitacle d'un air décidé, Charles sur ses talons. Ils firent les quelques pas qui les séparaient de Peter. Le soleil jouait encore à cache-cache mais il faisait chaud, une chaleur oppressante et moite.
- Elle est là ! s'écria Peter avec un large sourire qu'Erik qualifia « d'avorton ».
- Et ta mère ? demanda Erik en fixant un peu tendu la bâtisse qui avait besoin d'un bon coup de pinceau.
- Nan… Elle doit être au taff' !
- Au travail !
- Ouais, enfin elle est pas là !
- Peter, as-tu averti Wanda que nous étions là ? questionna Charles d'un ton apaisant.
- Nan, mais elle m'a senti rentrer c'est certain.
A cet instant la porte de la maison s'entrouvrit doucement. Un visage se découpa dans l'entrebâillement et l'espace d'un instant Erik cru voir un fantôme. Le visage de cette jeune femme, était le portrait de ce que Nina aurait pu devenir si… Oui, Wanda ressemblait à sa fille morte, oui Wanda lui évoquait sa mère et ses origines. Cette expression farouche, ses yeux, la forme de son visage, la délicatesse de ses traits. Erik était pétrifié. Il ne c'était pas attendu à vivre un tel choc. Après tout Peter lui ressemblait autant qu'un palmier à un sapin, mais Wanda…
- Pete' c'est qui ? demanda d'une voix claire et haute Wanda sans sortir de la maison dévoilant uniquement son visage aux inconnus face à elle.
Peter sourit de toutes ses dents.
- C'est papa ! rugit-il de plaisir en courant vers elle avant de l'attirer au dehors.
Wanda les yeux ronds comme des soucoupes se laissa traîner dehors. Erik eut le souffle coupé, elle avait le physique de sa mère… sa mère à lui ! Fine, les bras longs, la silhouette nette… Mais la comparaison s'arrêtait là. La jeune femme avait les cheveux rouges incandescent, la peau pâle comme la lune et des mains un peu plus petites que la moyenne. Erik resta quelques secondes comme suspendu entre le passé et le présent.
- Qu'est-ce que tu racontes encore comme connerie Pete' ?
- Je déconne pas ! C'est notre père ! s'écria en souriant Peter tout feu tout flamme.
La jeune fille toisa les deux inconnus devant elle, la mine fermée, l'esprit sombre, les sourcils froncés. Charles dû reconnaître qu'elle ressemblait terriblement à Erik avec ce drôle d'air.
- Le gringalet là ? demanda Wanda en perçant du regard Charles.
Le brun esquissa un sourire et s'amusa à lui répondre dans son esprit histoire de calmer la liste de surnom qu'elle était en train de lui trouver en pensée.
Non, ce n'est pas moi, mais l'autre.
Wanda ouvrit grand la bouche avant de la refermer aussi sec, elle ne voulait pas montrer qu'elle était déstabilisée. Elle reporta son attention sur le plus grand des deux hommes. Elle le trouva impressionnant, non seulement par sa stature, mais aussi par son aura. Il émanait de lui une forme de puissance et de force que Wanda reconnu presque comme la sienne.
Peter avait vraiment réussi à retrouver leur père ? Ce beau salaud qui c'était tiré avant qu'ils ne naissent ? C'était ce mec-là ?! Leur mère les avait toujours avertis que c'était une sorte de grand malade, manipulateur et connard fini… Wanda observa Erik plus méfiante que jamais.
- C'est lui ! Jt'e jure, c'est lui !
Erik fut tiré de sa léthargie par Peter, il fit un pas en avant.
- Bonjour Wanda, je m'appelle Erik Lehnsherr.
La jeune femme se décomposa.
- Oh putain, c'est le grand malade qui a voulu buter le président y a plus de dix ans !
Erik fit la moue.
- Ça ne s'est pas déroulé exactement comme ça…
- Magnéto hein ? reprit Wanda les bras croisé sous sa poitrine.
- Oui, assuma Erik en avançant un peu plus vers elle.
Peter sur le côté les regardait, les yeux pleins d'étoiles. Il s'imaginait déjà fêter Noël en famille, ou des vacances à la plage tous ensemble ! Il vivait un rêve ! Charles un peu en retrait analysait la situation, il ne voulait pas intervenir, ni interféré.
- Ah bah si je m'attendais à ça, soupira Wanda en retournant vers la maison sa tignasse ondulant dans son dos.
- Wanda…
- Venez à l'intérieur ! coupa-t-elle en rentrant dans le hall.
Peter s'engagea à sa suite. Charles resta sur place.
- Je peux attendre dehors si tu préfères…
- Je ne sais pas…
- J'ai besoin de me dégourdir les jambes, je suis resté assit un peu trop longtemps, sourit Charles comprenant qu'Erik devait y aller seul.
Le blond déposa un regard tendre à Charles et rentra à son tour dans la maison. Charles fit quelques pas. Il coupa sa connexion mentale avec Erik et décida de marcher un peu dans le quartier, histoire de récupérer de la nuit passée. Il se balada ainsi pendant une bonne heure avant de revenir à la Mustang, de s'allonger sur la banquette arrière et de s'endormir assommé par la chaleur.
Erik avait commencé par de petites phrases. Il avait dit à mi mot le passé qu'il avait eu avec leur mère et ensuite, les jumeaux l'avaient bombardé de questions. Il y avait répondu, à toutes, sans exceptions, sans rougir, sans honte. Même lorsqu'elles étaient affreusement personnelles, il avait expliqué la mort de sa femme, de sa fille. Il avait essayé de justifier son crime avec Apocalypse, il avait également évoqué son passé dans les camps et le reste de sa famille. Il réalisa avec douleur que ces deux enfants étaient tout ce qui lui restait de son sang. Ils étaient son avenir, sa trace tangible sur cette terre. Soudain la conversation perdit de sa gravité et Peter lança joyeusement :
- En plus devine quoi il est devenu Gay !
Si Erik avait reçu dix dollars à chaque fois qu'il avait entendu Peter dire une aberration, ou qu'il c'était retenu de l'étrangler, il pourrait s'offrir une île déserte et y vivre pour toujours en paix !
- Il est en couple même !
- Peter…
- Ouais et c'est le…
- PETER !
Le garçon s'étrangla de peur alors qu'Erik venait de frapper du plat de la main sur la table de la cuisine en bois vernis écaillé.
- Je pense que c'est exactement le genre de chose, dont tu ne dois pas te mêler. Que ce n'est pas à toi d'en faire étalage, mais à moi d'en parler si je juge que c'est le bon moment !
Peter se remit à respirer encore un peu sous le choc. Wanda, le regard plus perçant que jamais fixait Erik avec toute son attention.
- Alors comme ça, t'es avec un mec maintenant ?
- Oui.
- Ça ne me regarde pas et je ne juge pas les gens sur ça, dit Wanda en haussant les épaules. Chacun fait ce qu'il veut de son cul.
Erik sourit tranquillement, décidément cette petite lui plaisait beaucoup.
- C'est le télépathe qui t'accompagne je suppose ?
- Charles, annonça Erik.
- Charles, répéta-t-elle comme pour goûter le prénom.
- Et comment sais-tu qu'il est télépathe ?
- Il m'a parlé tout à l'heure dans l'allée.
- C'est bien son genre, reconnu Erik en se demandant où était Charles à cet instant.
- Tu es un mutant vraiment puissant, embraya Wanda sur un autre chemin.
Erik observa sa réaction avant de répondre.
- On peut dire ça.
- Ton pouvoir a grandi naturellement, avec l'âge, ou tu l'as fait grandir par entrainement.
- Un peu des deux, je dirais…
- Et le coup de pouce d'Apocalypse n'est pas étranger à tout ça non plus.
Erik sourit, cette petite n'avait pas froid aux yeux et elle en voulait, son sourire s'accentua.
- Effectivement. Tu es une mutante aussi…
- Oui, je te dois ça, je suppose ?
- On dirait que tous mes enfants en ont hérité en tout cas.
- Moi je ne suis pas comme les autres.
- Je vois ça…
Ils se regardèrent l'un et l'autre sur la même tonalité de jugement et de tension.
- J'aime que l'on m'appelle la Sorcière Rouge.
- Sorcière ?
- Oui…Mes pouvoirs sont assez singuliers. Rien à voir avec la super vitesse de mon idiot de frangin.
- Hey ! riposta Peter.
- Quels sont-ils ? demanda Erik sans plus attendre.
- Je peux léviter… Comme toi, j'ai aussi le don de télékinésie, je peux aussi modifier la perception de la réalité pour un ou quelques personnes sur de courts instants, mais surtout je pratique la magie.
- Ah, d'où le « Sorcière ». Moi qui pensais que la magie était pour les contes de fées.
- Tout dépend du conte, sourit Wanda énigmatique.
- Bref elle fait chier en faisant voler un tas de conneries, et me donnant l'illusion que je prends feu ou en me filant des démangeaisons monstrueuses ! Elle n'a rien à voir avec une gentille sorcière comme la mère de Tabata dans « ma Sorcière bien aimée » !
Peter bougonnait. Certes son père et Wanda c'étaient retrouvés grâce à lui, mas tout se passait un peu trop bien à son goût et on l'oubliait un peu vite !
- Ne soit pas jaloux parce que tu es limité Pete'.
- Je suis pas jaloux ! Je dis juste que tu n'es pas un ange !
- Je ne l'ai jamais prétendue !
- Tu me rends dingue et tu fais de nos vies des enfers !
- Parce que Monsieur le Cleptomane peut me faire la leçon ?
- J'ai sans doute plus de moral qu'une fille qui a couché pour la première fois à douze ans !
- Arrêtes de pleurnicher le puceau !
- Ta gueule catin !
- Petite enfoiré !
En quelques secondes la cuisine perdit son attrait charmant et devint un champ de bataille. Les jumeaux se battaient maintenant usant l'un et l'autre de leur pouvoir. Erik recula et décida d'intervenir. En un quart de seconde, par la force des champs magnétiques qu'il contrôlait sans mal, il colla chacun de ses enfants sur leur siège respectif.
- Calmez-vous, depuis quand vous acharnez l'un contre l'autre a donné quelque chose de productif ?
Erik s'entendit parler, mais en vérité, il reconnut les mots de Charles. Il sourit, oui, finalement Charles avait raison, la violence n'était pas la seule solution, quoi que parfois ça défoulait bien. Ses jumeaux étaient le portrait craché d'Erik : impétueux, quoique Wanda lui ressemblait réellement du point de vue psychologique. D'un seul coup, aussi étrange que cela puisse paraître, alors que Peter et Wanda se maudissaient du regard, Erik se sentir plus père que jamais ! Il avait envie de connaître ces « petits » et d'en prendre une part de responsabilité. Après tout, une nuit de sexe avec leur mère les avaient engendré, il avait fait cinquante pour cent du travaille cette nuit-là… il se devait d'être présent pour eux.
- Peter si ta sœur a eu des relations sexuelles tôt ce n'est pas ton affaire, Wanda ne dénigres pas Peter parce que tu le trouve inférieur à toi. Chaque mutant à le droit au respect, nous sommes l'exception, la race en émergence et nous devons tous nous soutenir contre les humains.
Le discours d'Erik chemina dans leurs esprits et Erik relâcha la pression sur leur corps.
- Bien, maintenant que l'on s'est retrouvé, j'ai faim. Je suppose que votre mère ne va pas tarder à revenir manger, au vu de l'heure et pour être honnête je n'ai pas envie de tomber nez à nez avec elle, Avec Charles on va se trouver un hôtel pour la semaine. Wanda, je serais heureux de te revoir ces prochains jours, si tu es d'accord ? Et non, Peter, tu ne vas pas venir à l'hôtel avec nous, tu as ta chambre ici, non ? On se dit demain midi comme rendez-vous ?
- Où ? demandèrent d'une même voix les jumeaux tandis qu'Erik se levait de sa chaise.
- Un restaurant, celui que vous voulez.
- Chez Dino ! clama Peter.
- Wanda ça te convient ?
- Ouais…
- Demain midi chez Dino.
Erik quitta la maison. En fermant la porte il respira profondément l'air un peu plus tiède de la fin d'après-midi. Ils avaient beaucoup discutés, le temps avait filé à toute allure et Charles était resté dehors plus de cinq heures. Erik se sentait soulagé et heureux… il garda cette sensation jusqu'à la Mustang, où il retrouva un Charles assoupit à l'arrière de la voiture. Ce sentiment s'accentua en observant cet homme allongé, sans défense. Oui, il éprouvait de la plénitude. Il ouvrit la portière avant sans bruit et s'assit derrière le volant. Il ne mit pas le contact, mais se tourna vers Charles. Il sourit. En le voyant ainsi, sans soucis, sans sourcils froncés, ou sans expression, il avait l'impression de le revoir vingt ans en arrière. Ce jeune et beau brun qui lui avait dit en préambule à leur histoire : « Mettez votre esprit en paix. ». Là il avait l'air aussi serein d'un bambin après un bon repas.
Charles ouvrit ses paupières d'un air calme, ses cils battirent doucement et il sourit en retrouvant Erik auprès de lui.
- Désolé pour le temps…
- Tu n'as pas à t'excuser. Moi j'ai pu rattraper la nuit dernière !
- Tu seras donc d'attaque pour une nouvelle nuit agitée ?
Charles se redressa sur son séant et la partie basse de son corps lui fit clairement comprendre que si sexe il y avait ce soir, rien ne passerait par là.
- On verra, répondit-il de façon énigmatique.
- Je vote pour nous trouver un bon hôtel et un bon restaurant.
Charles synthétisa dans son esprit l'attitude d'Erik : positive, ouverte, disponible. La rencontre père-fille avait dû bien se dérouler.
- Volontiers et sur le chemin tu me raconteras tes impressions, quant à ta nouvelle paternité.
Charles passa de l'arrière à l'avant en enjambant le siège. Erik fit vrombir le moteur et la Mustang quitta sa place de stationnement.
Ils avaient bu une bonne bouteille de vin, une production des vignes Californiennes, mangé un turbo cuit en sauce avec des légumes, savouré un flan maison et goûté un digestif de la région. Ils étaient repus et un peu éméchés lorsqu'ils regagnèrent leur chambre d'hôtel. Une fois à la réception, on leur tendit leur clef et Charles demanda à ce qu'on leur fasse monter une bonne bouteille de Brandy. L'établissement était chic et propre, il comprenait de nombreux étages et à cette heure tardive, il y régnait un silence paisible. Erik et Charles entrèrent dans leur chambre à l'aide d'une grosse clé. La clim était enclenchée et il faisait vraiment bon dans la pièce. Erik fut le premier à se débarrasser de son haut. Son torse impeccable se pencha vers la télécommande de la chambre et il actionna la radio. Un vieux standard de jazz les accueillit. Charles s'assit sur le lit et fit valser ses chaussures de villes sans scrupule.
- Tu te souviens… de cette nuit passé à Tulsa ?
- C'était pas Tucson ? réfléchit Erik en ajustant le niveau sonore.
- Non… Tulsa.
- Je me souviens surtout du vent que l'on a pris par ce mutant que nous avions absolument cherché à rencontrer…
- On a fini dans un bar à hôtesses, sourit Charles en se rappelant de l'anecdote.
- Vraiment ? Moi je croyais qu'elles étaient juste très accueillantes…
- Quand elles nous ont mis le grappin dessus et qu'on l'on a bu jusqu'à plus soif avec ces filles…
- L'une d'elle ne s'appelait pas « Bijou » ?
- Si… Si et l'autre « Chance »…
- Pourquoi tu te souviens de ça maintenant ?
- Parce que c'était l'un des morceaux de musique que l'on a écouté ce soir-là.
A cet instant le groom de l'hôtel frappa à la porte. Charles, pieds nu, trottina jusqu'à la porte et ouvrit avec un sourire destiné aussi bien au serveur qui attendait son pourboire, qu'à la bouteille de Brandy qu'on lui tendait. Erik sortit deux verres d'une tablette et attendit devant la baie vitrée que Charles referme la porte. Une fois seuls à nouveau les deux hommes se servirent largement du liquide ambré et burent sans ciller. Le standard de jazz laissa place à un nouveau.
- Et celui-ci t'évoque quoi ? demanda Erik en leur servant une nouvelle rasade.
- Un baiser, sourit Charles.
- Avec qui ?
- Avec toi.
- Quand ça ?
- Maintenant.
Le brun déposa son verre sur un petit meuble en verre qui servait de desserte. Il enroula ses bras autour du coup d'Erik et l'embrassa. Ils avaient l'un et l'autre le parfum du repas sur la langue, ainsi que leurs boissons. Charles adorait que la langue d'Erik envahisse sa bouche et lui fasse perdre la tête.
- Tu vois, cette musique pour moi maintenant, c'est ce baiser.
- J'ai hâte d'entendre la suite du programme.
- Eh bien… il consistera sans nul doute à être nu dans un lit…
- Tu as toute mon attention.
- … et je ne crois pas que nous ayons déjà essayé de…
Charles laissa sa phrase en suspens, il se contenta d'allumer du regard Erik avant de lui envoyer une image osée de eux en pleine double fellation. Le sourire carnassier d'Erik fendit son visage en deux.
- Je n'en ai pas ce souvenir, encore, pour le moment, répondit le blond en posant ses lèvres sur celles de Charles.
- Mais avant toute chose… Vous me devez un strip-tease Monsieur Lehnsherr ! décréta Charles en récupérant son verre pour s'assoir sur le lit tel un pacha.
- En quel honneur ? questionna Erik en terminant son verre d'un trait.
- En l'honneur que j'ai demandé le premier.
Erik lâcha un petit rire et décida d'accéder à sa requête.
- Dans ce cas…
Le blond, augmenta la musique et se prit au jeu de l'effeuillage de ce qui lui restait sur le corps. Charles le détaillait avec avidité et retînt son souffle lorsqu'Erik abaissa sa dernière « carte ». Le grand blond rampa ensuite vers le lit et sans défaire la boucle de ceinture de Charles, il ouvrit sa braguette et libéra son sexe pour le mettre en bouche, offrant son propre corps aux bons soins de son amant.
Charles la tête encore un peu vaseuse, décrocha le combiné téléphonique, dont la sonnerie lui vrillait les tympan.
- Oui, marmonna-t-il tandis qu'Erik se redressait les yeux encore fatigués.
- Un certain Hank McCoy cherche à vous joindre.
- Oui, passez-moi la conversation.
Charles en arrivant à l'hôtel hier, avait téléphoné au manoir pour donner leur adresse et téléphone de l'établissement en cas de soucis. Au moins, Hank n'avait pas traîné pour le tirer du lit !
- Hank ?
- Oui, Professeur…
- Hank, non mais tu as vu l'heure ?!
- Oui, je sais, navré, je…
- … Oui ? … Hank ?!
- Navré, Raven essayait de me faire raccrocher !
Charles se passa une main sur le visage et fit une grimace évocatrice à Erik, tandis qu'il entendait maintenant clairement sa sœur houspiller Hank.
- Je voulais savoir dans combien de temps vous seriez là ?
- Non, Charles, il déconne ! Tout va bien ici, il est juste un peu nerveux, parce que sa machine bipe… Hank, lâches ça !
- Sa machine ? répéta Charles.
- Le Cerebro, je voulais en parler avant votre « voyage », mais je n'en ai pas eu l'occasion.
- Et maintenant qu'il est en vacances tu l'appelles à sept heures pour le baratiner avec ta machine !
- Le Cerebro va bien ? coupa Charles.
- Oui, mais il…
- Il va bien ! répondit Raven en arrachant pour le bon le téléphone des mains de Hank. En t'attendant notre cher Fauve, va le débrancher et attendre ton retour pour continuer ses bidouillages !
- Je préférerais qu'il rentre vite, dit Hank sans se départir.
- Bah voyons ! s'écria Raven et puis quoi encore ! Bon Charles chéri, on va te laisser, tout se passe bien et j'espère que pour vous c'est la même chose ! Bisous !
La tonalité de fin de conversation retentit et Charles raccrocha. Hank avait le chic pour débarquer au moment le moins opportun !
Erik c'était levé pour se soulager, Charles entendit le bruit de la chasse d'eau, ainsi que celui de l'écoulement du lavabo. Il réapparut quelques secondes après. Nu, superbe et fatigué.
- C'est ce genre de matin, qui me fait dire que je ne suis plus si jeune, fit Erik en se glissant à nouveau sous les draps.
Charles se blottit contre lui.
- Qu'est-ce qu'il voulait ?
- Le Cerebro ferait des siennes.
- Rien de grave ?
- D'après Raven non, rien de grave.
- On peut se rendormir tranquillement comme deux vieux ?
- Je crois bien que oui. De toute façon on a rendez-vous avec tes enfants que dans quelques heures.
- Exact.
Erik embrassa son front tendrement et referma ses bras autour de lui. Ils leur restaient de belles heures de sommeil jusqu'au moment du repas familial, aussi ils comptaient bien l'un et l'autre en profiter pleinement.
Alors dites-moi ce que vous avez pensé de ce chapitre :D
Wanda? et le Cerebro qui commence de plus en plus à déconner... Dites-moi touuut!
A très vite !
