Hello tout le monde !
C'est bon j'ai internet !
hihi!
Alors tout d'abord MERCI pour tout vos messages sur le chapitre précédent ! Je développe ici la relation père-fille, mais également la passion de Logan :D
J'hâte d'avoir vos impressions ! N'hésitez pas à me laisser un petit mot à la fin!
Bonne lecture !
Wanda regardait Charles, comme un laborantin analyserait une expérience de croisement entre un chiwawa et un canard. Elle n'arrivait pas à se forger un avis sur ce type de taille moyenne, brun avec des mèches assez longues pour un homme, des yeux bleus trop intenses et un sourire calme fixé à son putain de visage à tout moment. Voilà trois heures qu'elle était en compagnie de son géniteur et de son mec et… autant pour Erik elle avait su presque tout de suite que « oui », ils allaient s'entendre, autant pour Charles… Elle n'était vraiment pas convaincue. Il portait une chemise saumon, un pantalon droit et des sortes de mocassins que Wanda trouvait profondément laids. Elle était tiraillé entre le fait de le trouver bien trop banal pour son père et clairement louche à toujours sourire et rester positif. Et puis ce prénom : « Charles »… Elle n'aimait pas du tout… c'était le prénom d'un mec qui avait eu une éducation de Richard, qui devait être blindé de fric et qui n'avait jamais souffert dans sa vie. Le genre de type qui avait tout eut et qui ne connaissait pas la vraie valeur de l'argent ou de la vie. « Charles »… Et pourquoi pas « Jean-Eude » ou « Nicomède » ?
Wanda savait qu'il était télépathe et si ça se trouve en ce moment même, il écoutait ses pensées acerbes, eh bah, tant pis, elle assumerait tout haut ce qu'elle pensait tout bas. Ce n'était pas ce gosse de riche, à l'air un peu simplet qui allait la faire rougir. Elle se demanda ce que son père foutait avec lui ?!
Ok, Erik aimait les mecs, après tout, il y avait pas mal de personnes qui se révélaient homosexuelle, des années, bien après leur mariage hétéro, ou leur premières expériences sexuelles… Oui, Erik gay, pas de soucis. Mais Erik avec Charles ?! Charles ? Ce type devait manipuler mentalement son père, ou alors… il était un putain de bon coup au lit. Oui, ça se voyait, son père était un coureur, il aimait le sexe, tout son corps était un temple dédié à cet art, Wanda n'était pas stupide, elle le voyait. Elle avait vu comment les femmes se tournaient vers lui pour l'épier durant leur repas, aussi bien les serveuses, que les clientes… Son père était un appel au viol permanent… Mais Charles, il faisait office de gentil garçon un peu niais, alors s'il n'usait pas de son pouvoir télépathique, il devait avoir d'autre qualité… Qualité qui ne devait s'exprimer qu'au lit.
Wanda usa la fin de son banana split pour s'imaginer ce que Charles pouvait faire, sexuellement parlant, d'incroyable pour maintenir Erik putain de Magnéto, avec lui ! La jeune femme se figura que Charles devait avoir une bonne bouche de suceur et elle ne douta pas une seconde de qui était actif et qui était passif dans ce « couple ».
Plus Wanda réfléchissait, moins elle trouvait de qualité à Charles. Elle ne dit rien cependant, elle venait de rencontrer son géniteur, elle n'allait pas se le mettre à dos pour son toy-boy. Si c'était le prix à payer pour être officiellement affilier à Magnéto, alors, elle se tairait et ferait semblant d'apprécier Charles. Après tout, elle supportait Peter depuis des années !
- Ça te convient Wanda ? demanda Erik une fois la note réglée.
- De ?
- Une ballade au centre-ville pour digérer.
- Si tu veux.
Wanda se leva, replaçant sa masse de cheveux rouges dans son dos. Peter fit un aller-retour éclair aux toilettes et revînt après avoir laissé ses coordonnés à une jolie serveuse asiatique. Charles et Erik suivirent leurs jeunes dehors. Le vent soufflait, mais rien de violent. Erik enfonça ses poings dans les poches de son jeans. Ils marchèrent pendant un moment en silence, un exploit pour Peter ! Et puis la conversation se décoinça peu à peu. Ils discutèrent de tout, de rien tout en flânant entre les boutiques. Après une bonne heure de déambulation sans but, ils se quittèrent. Wanda et Peter rentrèrent chez eux. Peter fou de joie que tout se passe « si bien » et Wanda se projetant déjà au côté de son père despotique dominant les humains…
- Je crois que ça se passe bien, dit Erik une fois rentré de leur journée.
- Ta fille te ressemble à beaucoup de niveau, concéda Charles en retirant ses souliers.
- Je trouve également.
- Et Peter aussi, à sa façon.
- Mouais…
- Tu comptes inviter Wanda à venir vivre au manoir ?
Dans cette phrase Charles dissimula : « Tu reviendras vivre avec moi à l'institut ? », Erik décrypta sans mal.
- Je ne sais pas si elle y a sa place.
- Ah…
- Elle contrôle déjà bien ses pouvoirs et n'a pas l'air de chercher un sanctuaire Mutants, elle est indépendante.
- Comme toi quoi…
- Charles.
- Oui ?
Erik l'embrassa doucement, le genre de baiser qui met du baume sur les plaies douloureuse.
- Charles, ma place est d'être avec toi désormais.
Le brun sourit doucement, même s'il le savait plus ou moins, c'était toujours agréable de l'entendre.
- Je ne pourrais plus me passer de mon mec, ajouta Erik en donnant une grande claque sur les fesses de Charles.
- Eh !
- Tu as aimé.
- … Oui, mais…
- Pas de « mais », tu aimes les fessées, assumes.
- Données par toi, uniquement.
- Je ne vois pas qui d'autre oserait fesser le « Professeur X » !
Erik mordit la peau délicate du cou de Charles.
- Tu veux m'appeler « Professeur » pendant que l'on…
- Que l'on quoi ? feinta Erik en enroulant ses bras autour de la taille de Charles.
- Pendant que l'on fait l'amour, dit le brun dans un sourire.
- Pourquoi pas…
Le téléphone sonna, retentissant comme la fin de préliminaires onctueux. Cette fois-ci c'est Erik qui décrocha le combiné. Il écouta le réceptionniste et répondit par un grognement positif. Il reçut la communication.
- Oui, et ?
La voix à l'autre bout sembla s'étonner.
- En effet, ce n'est pas Xavier, quelle perspicacité le Fauve.
Erik leva les yeux au ciel, puis se pinça l'arête du nez, signe évident d'agacement.
- Qu'est-ce qu'il veut ? demanda Charles en déboutonnant sa chemise saumon.
- Hank si c'est pour l'ennuyer avec de telles inepties… Mais si je prends ça au sérieux… Non, là il est occupé… Comment ça : « à quoi ? » ?! Il est occupé, voilà tout !
Charles retira sa chemise et s'approcha d'Erik cherchant à épier ce que se disaient les deux hommes.
- Je lui passerais le message… Tu ne me fais pas confiance… Quelle audace ! Tu oses me dire cela alors que l'on est à plusieurs centaines de kilomètres. Je ne suis pas persuadé que tu… Bah voyons… Non, je ne te spoile pas ta place ! … Tu agis comme un enfant gâté. Non je ne suis pas psy' !
Erik commençait nettement à perdre patience, Charles tendit la main pour récupérer le téléphone, mais le blond s'entêta et lui fit signe que non.
- Écoutes McCoy, Charles est occupé, il te rappellera pour tes histoires de lumières clignotantes un peu plus tard ! … Oui, si tu veux je suis un connard !
Erik reposa le combiné sur le socle d'un geste sec, espérant de tout cœur que le claquement sonore ait dérangé l'oreille délicate du Fauve.
- Alors ? interrogea Charles.
- Alors le Cerebro clignote et il refuse de le débrancher car je cite : « Le reformater me prendrais trop de temps ». Je te passe ses digressions ennuyeuses, mais en gros McCoy est perdu sans toi.
- Tu ne l'as jamais trop aimé.
- Ce n'est pas un secret. J'estime son pouvoir, mais je ne supporte pas son attitude fuyante et sa tentative de devenir « normal » m'a beaucoup déçu…
- Il ne savait pas comment gérer sa différence, mais maintenant il l'accepte mieux.
- Alors pourquoi il n'est pas bleu et plein de poils ?
Erik marquait un point, néanmoins Charles ne se permettait pas de juger le choix de Hank quant à maintenir une image corporelle plus commune. C'était un homme qui avait peur du jugement et du regard des autres, il acceptait sa différences, mais de là à l'afficher, il ne fallait pas trop en demander. Il était encore loin de cet exploit, pas comme Raven qui passait le plus clair de son temps en écaille bleu et nue si possible ! Charles lui-même ne savait pas s'il pourrait assumer une telle image si son pouvoir le lui imposait. Sa télépathie était invisible, tout comme le don d'Erik, leur physique n'était pas marqué par une différence flagrante. Charles ne doutait pas qu'Erik jouerait de cela comme un atout, pourtant pour ce qui était de son cas personnel, il n'en était pas certain, après tout lorsqu'il était devenu entièrement imberbe après Apocalypse, il avait craint de ne jamais retrouver sa chevelure ou sa toison…
- Cela demande beaucoup d'entretient une telle fourrure, ça tient chaud, il préfère la fraîcheur…
- Ne lui cherche pas d'excuse Charles, tu es trop tendre.
- Et toi trop sévère.
- Nous sommes faits pour être ensemble alors et nous accorder. Toi tu me tempères et moi je te stimule.
Charles sauta sur la perche tendue par Erik pour revenir à des sujets nettement plus frivole.
- « Stimule » ?
- Oui. On ne parlait pas de fessées tout à l'heure ?
- C'est possible…
- Et tu t'es mis torse nu déjà…
- J'ai chaud.
- La belle excuse.
Les deux hommes se tenaient droit face à face sans se toucher, mais suffisamment proche pour que leur peaux s'effleurent.
- Et si on usait de nos pouvoirs pour faire l'amour ? suggéra Erik en levant un sourcil provocateur.
- L'idée est séduisante, mais tu risques de détruire une bonne partie de l'hôtel.
- Risque probable en effet…
Erik se pencha sur Charles et l'embrassa férocement. Presque aussitôt les barreaux du lit s'élevèrent dans les airs, tels des serpents de métal pour happer Charles vers le matelas. La boucle de ceinture du brun sauta dans la paume d'Erik qui le regarda se faire déshabiller par les barreaux du lit sans bouger d'un centimètre. Charles plaqué sans force sur le lit, se laissait faire par le métal qui frissonnait sur sa peau. Il se retrouva rapidement nu et exposé sans pouvoir bouger nullement.
- A mon tour, susurra le brun.
Erik n'était plus maître de son corps, les gestes qu'ils enchaînaient étaient exécutés par la volonté de Charles. Il se déshabilla avec lenteur et commença à se caresser de façon obscène face au brun avant de s'approcher. Le télépathe relâcha son emprise une fois qu'Erik se tenait entre ses cuisses.
- Vilain garçon, grogna Erik.
- J'aurais pu retourner tes jouets contre toi, fit remarquer Charles qui se tenait docilement allongé les genoux relevé de façon à ce que son intimité soit clairement exposé.
- Mais tu as préféré resté comme ça…
- J'ai préféré te laissais guider.
Erik regarda Charles avec avidité, soudain les serpents de métal se retirèrent et reprirent leurs formes initiales. Erik fondit sur la bouche de Charles et l'embrassa encore plus fougueusement qu'auparavant.
- Je t'aime ! grogna-t-il à nouveau et guidant son sexe en lui.
- Doucement, demanda le brun.
- C'est encore douloureux ?
- Un peu…
- Attends…
Erik fit voler à lui le tube de lubrifiant qui ne le quittait plus désormais et s'enduisit largement le sexe, ainsi que l'entrée rose et distendue de Charles.
- Je ne voulais pas te faire mal l'autre soir.
- Je sais…
- Je t'aime.
- Je t'aime.
Erik prit possession avec douceur et respect de son amant, s'assurant de ne pas le blesser, ni aller trop vite. Il lui laissa le temps d'apprécier sa taille avant de tenter quoi que ce soit, le berçant de baiser, de mots tendres et de caresses sensuelles. Il lui fit l'amour avec tout l'amour et la tendresse dont il était capable, tout en s'assurant de faire passer le plaisir de Charles avant le sien, l'observant gémir et rougir sous ses assauts. Et lorsqu'ils jouirent ce fut sans cris, mais à force de baiser et de regard tendre.
- Déjà deux semaines qu'il est parti et j'ai l'impression que ça fait des années ! se lamenta Hank le nez dans sa tasse de café.
- Arrêtes de geindre ! dit Logan en lui administrant une grande tape dans le dos. Il n'est pas mort, il va revenir !
- …
- Fais pas cette tête !
Hank bu lentement une gorgée, le regard fuyant la mine basse.
- Je suis inquiet c'est tout… Il nous a appelés pour la dernière fois il y a deux jours.
- Et ?
- C'est beaucoup !
- Je vais vraiment finir par croire que tu en pince pour le dirlo !
- N'importe quoi ! s'exclama Hank en se redressant d'un seul coup les joues rouges.
- Ah ?
- Rien à voir du tout ! Ce n'est pas parce que j'ai le plus grand respect pour lui, la plus haute estime que fatalement je veux coucher avec lui ! Pour moi il est au-dessus de ses considérations !
- Si tu veux mon avis, en règle générale, il est plutôt en-dessous, susurra Logan dans un sourire mielleux.
- Arrêtes avec tes… Inepties !
- Et toi cesse de chouiner parce que ton guide spirituel n'est plus là ! Tu peux vivres sans lui !
- …
- Ce que tu es lugubre McCoy !
- Parce que toi quand tu es ivres au beau milieu de la nuit et que tu retournes ta chambre sans raison tu ne l'es pas ?!
Logan perdit immédiatement son sourire goguenard, ses yeux lancèrent des éclairs.
- Tu m'espionnes maintenant ? gronda sa voix rauque.
- Pas du tout ! se défendit Hank en faisant tourner le liquide noir dans sa tasse. Mais tu fais un tel boucan qu'il est difficile de passer outre !
- … J'ai le sommeil agité.
- Si tu le dis…
- Ne t'avises pas de me juger, préviens Logan en serrant les dents.
- Et toi cesse de juger mon comportement avec le Professeur !
Logan à bout de nerf se leva de la table de la cuisine, il avait besoin de s'oxygéner les poumons, de laisser cet abruti tout seul. Oui, il lui fallait un bon cigare ! Il quitta sa compagnie lugubre sans un mot, prit le chemin de la terrasse en gravillon qui donnait sur l'arrière et les jardins. Une fois dehors, il sortit un cigare entamé l'avant-veille et l'alluma avec une allumette qui se consuma entre ses doigts. Il tira une longue bouffée avant d'entendre quelque chose qui attira son attention. Les élèves étaient encore au lit, probablement au vu de l'heure trop matinale. Il faut dire que Logan d'ordinaire ne se levait pas avant dix heures, mais cette nuit le sommeil l'avait quitté. Donc dès six heures il était allé chercher de quoi se remettre d'aplomb. Bref, un son attira son regard vers la façade Ouest : les dortoirs des élèves.
Logan se cacha dans la légère ombre dispensée par un large séquoia planté non loin de là. Il tira une nouvelle bouffée et riva son regard vers la fenêtre qui s'ouvrait « sans bruit ». Il découvrit Scott en caleçon… Jusque-là rien d'improbable à l'affaire, mais un Scott qui entreprenait de descendre la façade pour rejoindre l'étage de dessous. Logan pensa encore à un défi débile lancé par sa clique de copains dégénérés, avant d'apercevoir une longue mèche rousse qui dépassait de la fenêtre. Du haut. Jean interpellait à voix basse Scott, qui venait de quitter sa chambre au point du jour. Le sang de Logan se mit brutalement à bouillir. Scott avait passé la nuit dans la chambre de Jean ? Et pour ne pas se faire prendre il avait décidé d'escalader l'école au lieu de fureter dans les couloirs ?!
Un rythme guerrier battait aux tempes de Logan. Scott… son regard s'assombrit dangereusement. Il eut la furieuse envie de sortir ses griffes, de bondir et de planter ce petit merdeux arrogant… Mais il regarda la douce Jean qui souriait avec tendresse vers son amant en périlleuse situation. Elle lui disait des mots doux et ce petit con répondait avec bêtise. Logan ne tînt plus ! Il ne pouvait supporter ce mauvais Roméo et Juliette, encore moins lorsque les rôles principaux étaient tenus par lui et par Elle ! Non, pas Elle !
- Alors l'acrobate, il n'est pas un peu tôt pour faire de la gym ? demanda sous couvert d'humour Logan en quittant l'ombre de l'arbre pour s'avancer dans le soleil levant.
Scott manqua de tomber sous l'effet de la trouille éprouvée, tandis que Jean pâlit dangereusement.
- Tous les deux, dans mon bureau !
Les deux jeunes se retrouvèrent en quelques instants funestes dans le petit bureau encombré, désordonné et enfumé de Logan. Le mobilier était soigné, mais caché par des monticules de papiers, de cartes, de cendriers débordant, de copies oubliées et de magazines à peine ouvert. Les rideaux étaient noués et laissé filtrer une lumière douce, qui traversait une pellicule de poussière accumulée sur les vitres. Logan n'aimait pas le ménage et refusait que quiconque s'en occupe. C'était sa pièce et il entendait la diriger comme bon lui semblait. Charles respectait cela, il respectait à peu près tout avec tout le monde, c'était sans doute ceux pourquoi Logan l'aimait tant…
Scott était toujours dans son caleçon ridiculement petit et Jean en nuisette outrageusement échancrée pour une adolescente de dix-sept ans. Tous les deux étaient pieds nus, rouges de hontes, le regard fuyant et les bras croisés de telle manière à cacher une parcelle de peau trop exposée. Logan les regarda longuement et essaya de choisir ses mots.
- Vous avez une explication farfelue à me donner ou vous ne me ferez pas l'affront de me mentir ?
- Eh bien, Jean avait besoin d'aide pour un truc et…
- Bien Monsieur Scott… Vous optez pour le mensonge, je le note.
- On a passé la nuit ensemble, avoua Jean rouge tomate sans oser lever son regard de biche vers Logan.
Le vieux baroudeur sentit une partie de son âme flancher à cette annonce. Il n'arrivait pas à détacher ses yeux de la naissance de la poitrine de la jeune fille. Il refusait d'imaginer Scott Summers posant ses mains mal dégrossie sur cette fleur délicate !
- Je suppose que ce n'était pas pour réviser ? demanda Logan d'un ton lourd et menaçant.
- … Non, en effet, continua Jean décidée à assumer ses actes.
- C'est de ma faute ! s'écria précipitamment Scott. C'est moi qui l'ai forcé à…
- Forcé à quoi ? coupa tranchant comme un scalpel la voix de Logan.
- Forcé à m'ouvrir sa fenêtre.
- J'espère que c'est la seule chose que vous avez forcé avec Mademoiselle Grey…
- Oui, répondirent en chœur les deux jeunes gens.
Logan tira une bouffée de son cigare laissant ensuite la fumée envahir un peu plus son bureau. D'ordinaire il aurait ri, ou fermé les yeux, voir, donné des conseils pour amener à plus de discrétion, après tout, ces deux gamins allaient bientôt être majeur, ils savaient ce qu'ils faisaient, mais en l'occurrence, il ne s'agissait pas de n'importe qui… Jean Grey…
- Pensez-vous que le Professeur Xavier tolère que son école devienne un baisodrome ?
Il commença sur un ton presque neutre mais la fin de sa question devint lourde de menaces.
- Croyez-vous que l'on va laisser passer cet incident sans rien dire à vos parents ?
Jean était déconfite au plus haut point, elle se dandinait d'un pied à l'autre. Logan ne regardait qu'elle. Elle l'avait fait souffrir en se donnant à cet abrutit, mais il ne voulait pas qu'elle soit trop sévèrement punie, par contre… Scott… il pouvait bien se vider de son sang devant Logan, ça lui était bien égal !
- Et quelle image vous donnez aux autres étudiants ici ?
Le silence s'installa Scott fini par se racler la gorge et demanda :
- On va se faire virer ?
- C'est le Professeur Xavier qui prendra la décision, en attendant son retour et son avis, vous êtes punis l'un et l'autre ! Scott après chaque cours et jusqu'à nouvel ordre tu passeras tes après-midi à t'occuper du jardin et à faire tous les menus travaux de la propriété ! Et pour toi Jean tu viendras ici avec moi et tu m'aideras à ranger mon bureau… Et bien entendu il vous ait formellement interdit de recommencer, mais également de passer du temps entre vous ! Non, pas de « mais » ! Maintenant sortez d'ici !
Les adolescents quittèrent le bureau au pas de course, la porte se referma et Logan, qui contenait ses pensées depuis tout à l'heure laissa éclater son flot de rage et de désir.
Wanda gagnait du terrain, petit à petit elle attirait son père vers elle, vers sa vision, vers Leur vision commune du monde : un monde gouverné par les mutants. Elle en était persuadée, il allait bientôt quitter ce crapaud de Charles, qu'elle honnissait de plus en plus avec ses beaux discours sur la tolérance et le respect d'autrui. Elle le trouvait lâche, sans attrait et efféminée avec ses grands yeux bleus, sa bouche rouge et ses cheveux trop long pour un homme ! Oui, il fallait qu'elle fasse rompre le contact entre son père et Charles ! Car, elle, elle voyait loin, très loin. Elle voyait Magnéto resurgir de ses cendres et elle serait son bras droit pour assouvir l'humanité ! Mais tant que Charles était là, il agissait comme un poids mort. Il retenait son père, qui n'aspirait qu'à s'élever au-dessus de la masse, tel un guide vers la lumière. Wanda devait remettre son père sur la bonne voie : celle du pouvoir !
Aussi elle profita d'une après-midi entre son père et elle pour aborder des thèmes plus ombrageux en présence de Charles. Elle l'incita doucement à reconsidérer les choses et le trouva un peu réceptif, mais fuyant. Elle le relança, encore et encore jusqu'à ce qu'il finisse par lui dire qu'il ne voulait plus de cette vie, de ce combat. Il avait trouvé l'apaisement avec Charles et il ne voulait plus le quitter… Des foutaises aux oreilles de Wanda qui décida de ne plus lâcher l'affaire, tel un requin ayant planté ses dents dans sa proie, elle comptait bien obtenir justice pour sa cause. C'était son père, c'était sa chance et elle ne se laisserait pas spoiler par Charles !
- Est-ce qu'on ne se ferait pas un voyage rien que nous deux ? suggéra Wanda sur un ton innocent alors qu'ils étaient seuls à la table d'un restaurant.
- Tu aimerais ?
- Oui. J'y ai pensé et je me suis dit que rien que nous deux, ça pourrait être sympa.
- Un week-end à la montagne ?
- Non, un vrai voyage, pas juste deux jours, pour mieux apprendre à se connaitre.
- C'est déjà ce que l'on fait là non ?
- Oui, mais il y a Peter qui est là et Charles et moi je voudrais vraiment que nous deux…
- Ton frère t'insupporte à ce point ?
- Pas toi ?
Erik esquissa un sourire, il préféra éluder la question.
- Et Charles te dérange également ? souligna le père d'un sourcil appuyé.
Wanda devait habillement manier sa barque en ces eaux troubles. Elle avait pu voir combien son père était attaché à sa chose, il fallait l'en délier petit à petit.
- Non, mais, comme il est là, toujours avec nous, j'ai l'impression qu'il… qu'il ralentit notre relation, il est entre nous, ce n'est pas méchant, néanmoins, je voudrais que les liens entre nous se resserrent plus vite. Charles n'est pas mon père, il ne peut pas comprendre ce que nous vivons toi et moi…
Étrangement Erik sourit. Wanda sourit également, elle était sûre d'avoir marqué des points. Elle venait de semer l'arbre de la discorde entre Erik et Charles. Et d'ici peu, elle serait avec son père au sommet du monde !
- Tu avais raison Charles, commença Erik en sortant de sa douche.
Charles était assis bien sagement sur la cuvette des toilettes fermé. Il avait pris un livre à lire durant la douche de son amant, mais il n'avait pas réussi à ouvrir une seule page tant le spectacle l'avait absorbé. Il sortit de sa torpeur aux mots d'Erik. Il avait le visage sombre et des rides se creusaient entre ses sourcils.
- A quel sujet ?
- Wanda a de l'ambition.
- Pas besoin d'être télépathe pour le savoir, souri Charles avec douceur observant Erik se sécher.
- Elle me pose des questions de plus en plus ciblée autour de la suprématie mutante et je vois bien qu'elle aspire à suivre la même voie que moi. Je lis en elle tous les mêmes signaux que j'ai éprouvés à son âge.
- Qu'est-ce que tu peux en conclure ? interrogea le brun redevenu professeur le temps de cette question.
- Qu'elle est doué pour la manipulation, mais que malheureusement pour elle, je suis son père et je ne me laisserais pas duper aussi facilement.
- A quel niveau ?
- Eh bien, elle me suggère un voyage rien qu'elle et moi, sans toi, sans Peter – ce qui serait un soulagement pour lui -, elle ne cesse de m'évoquer mes gloires passées et m'encourage à garder ma flamme intacte… Cette petite n'a pas compris que je ne suis plus cet homme. Oui, mes croyances restent les mêmes, mais je suis las de cette guerre vaine. J'ai choisi ta voie, je t'ai choisi toi et ce n'est pas une gamine qui va me détourner de toi, même si c'est ma fille.
Charles se leva, laissant son livre à sa place et embrassa Erik. Ses lèvres étaient douces sur la bouche humide du blond. Il avait besoin de réconfort, car s'apercevoir que sa fille voulait vous replonger dans vos travers au risques de tout vous faire perdre, n'avait rien de très enthousiasmant.
- Que comptes-tu faire ?
- Je crois, Charles, qu'il est temps de rentrer chez nous.
Aucune phrase n'aurait pu faire plus plaisir à Charles, son sourire illumina son visage, la pièce, la ville entière ! Erik perdit son humeur sombre et enlaça le brun avec délice, il le couvrit de baisers et se régala de son parfum.
Oui, il était temps pour Erik de comprendre que sa place n'était plus à courir les routes en quête de suprématie ou de pouvoir absolu, mais de vivre avec Charles. De ne plus le perdre, comme il avait pu le faire tant de fois par le passé… Il savait dans quel dédale son absence avait plongé le professeur : la drogue, l'alcool… Il ne voulait plus ce destin pour cet homme qu'il aimait tant, il ne voulait plus lui infliger les lourdes cicatrices de l'absence, ni lire la déception dans son regard azur. Erik voulait avant tout protéger Charles, il voulait l'aimer et le mettre avant toute autre priorité. Il avait mis du temps pour le comprendre, plus que de raison, désormais il comprenait que son bonheur ne résidait pas dans la domination des humains, mais dans les bras de cet homme qu'il chérissait plus que tout. Sa vie était nouvellement tracée : vivre avec Charles.
Dites-moi tout ! :D
A très vite !
