Coucou les amis,
Merci pour vos commentaires inspirant et les mises en fav. Je suis content que cette histoire plaisent à certains, et après une semaine de vacances, cela me donne l'envie de vous offrir un nouveau chapitre imprévu. Attention, citron dans cet écrit et il faut bien justifier la raiting lol.
Je n'en fais pas plus long, bisous baveux !
PS : RAR à la fin.
Une pensée particulière pour ma découverte du mois, Neiko-san-sei, qui m'a gentiment proposé de réaliser la couv de cette histoire. J'adore, merci ! Aller le lire, ça vaut le détour.
Peau lisse et soie verte
― T'aime bien ? demanda Derek, qui se montra comme s'il voulait faire un défilé de mode.
Dans l'entrée, Stiles exprima sa surprise, et alors qu'il posait son sachet de commissions sur le meuble à chaussure pour retirer ses baskets, ses yeux s'écarquillèrent imperceptiblement. Son cœur s'emballa immédiatement, et, dès qu'il eut rangé ses chausses, il prit le temps de contempler son petit ami qui attendait, incertain. L'adolescent marcha lentement vers lui, faisant exprès de ralentir son allure pour étirer l'instant du verdict. Quand il fut à quelques centimètres, il tendit la main pour caresser les joues lisses de son compagnon, sa mâchoire et son menton désormais glabres.
― T'es beau et tu… tu parais plus jeune, dit-il sans plus d'emphase. Derek recula d'un pas et pinça sa bouche dans une expression contrariée.
― Tu n'aimes pas, affirma-t-il gravement, avant de se détourner pour aller dans le salon.
―Si ! se justifia Stiles qui lui courut après. C'est juste que je me suis tellement habitué à toucher ta barbe de trois jours, j'adore son contact sur ma peau, ça me fait des frissons d'amour partout, avoua-t-il en prenant son air le plus craquant, ses cils papillonnants comme s'il s'était soudainement transformé en irrésistible petit chaton. T'es beau sans barbe, mais avec, t'es tellement sexy. Elle va me manquer, tu comprends ? Attends…, lâcha-t-il, une tonalité d'alarme dans sa voix. Il s'approcha vivement de Derek et commença à sortir sa chemise en soie verte de son jeans noir, avec un empressement des plus incompréhensibles.
― Qu'est-ce que tu fais ? demanda l'homme qui se laissait déshabiller sans saisir ce qui se passait.
― Je vérifie que t'as pas enlevé mes poils préférés. Je te préviens, je ne te le pardonnerais pas, l'accusa Stiles qui releva la tête pour lui destiner des ambres sévères, tandis que ses doigts habiles continuaient de défaire les boutons à l'aveugle. Oh, merci, tu as gardé ta magnifique toison de Loup des bois, soupira-t-il, soulagé. Dès qu'il eut entièrement ouvert la chemise, il passa ses mains sur le torse velu de Derek et prit un plaisir certain à sentir le contact de sa pilosité sur ses paumes. L'homme leva les yeux aux ciels, un tantinet embarrassé par l'impudeur de son amoureux.
― Tu peux pas savoir comme je suis accro à la douceur de ton pelage, à son odeur, sa brillance qui te confère une virilité dépassant tous mes fantasmes. Quand tes poils ont commencé à pousser ça m'a rendu toute chose, je te jure et j'avais pourtant que onze ans. Tu peux enlever ceux de ton visage, Derek Nathaniel Hale, c'est pas grave, mais je t'en conjure, ne te rase pas le torse, jamais, lui ordonna-t-il, un sourire aux coins des lèvres.
― T'es bête, rit l'aîné, qui tenta de refermer sa chemise, mais rencontra la main de Stiles qui l'en détourna.
― Je t'aime tel que la nature t'as fait, c'est pas bête, c'est mignon. Non ?
― C'est très mignon, craqua Derek qui s'illumina d'un sourire charmeur. Je me suis rasé parce que je voulais vraiment paraître plus jeune, je… c'est… c'est un jour important, dit-il, une réserve inédite s'invitant dans toute son attitude.
― Oui ! cria Stiles d'une voix suraiguë tandis qu'il entamait une danse désarticulée avant de se lancer dans les bras de Derek pour l'enlacer tendrement et susurrer à son oreille : Joyeux Anniversaire mon ténébreux compagnon.
Derek fondit littéralement et étreignit passionnément son jeune fou d'amoureux. Il caressa son dos alors que l'adolescent cherchait sa bouche et lorsque leurs lèvres se joignirent, la magie opéra de nouveau, avec la même efficacité que toute les fois où ils s'autorisaient ce contact. Le plus âgé ne savait pas comment s'y prenait Stiles pour lui faire ressentir ce vertige de sensations, mais c'était toujours immédiat, tout son corps s'enflammait pour s'égarer dans une fébrilité des plus grisantes. Leurs langues se trouvèrent instinctivement, se mêlèrent agréablement pour s'apprivoiser dans un balai désormais familier et pourtant, sans cesse vivifié d'inédit. Ils restèrent ainsi quelques secondes à se cajoler avant que l'adolescent ne rompe l'échange pour retourner en sautillant près de la porte d'entrée. Il se saisit du sachet qu'il avait posé un peu plus tôt et le montra à son chéri, son minois éclairé de tendresse.
― J'ai pris des croissants au beurre dans la boulangerie en bas de la rue, on va se faire un petit déjeuner de riches, dit-il en revenant avec la même gaieté.
― J'avais cru comprendre et au cas où tu l'aurais oublié, on est véritablement riche, répondit Derek, un air faussement blasé plaqué sur le visage. Il fallait dire qu'il se sentait frustré, il ne souhaitait pas que leur baiser s'achève.
― Ouais, mais on ne déjeune pas des croissants français tous les matins. J'aurais pas dû dire « français », ça me rappelle l'autre pétasse de Kate et du coup, ces merveilleuses viennoiseries viennent de perdre tout leur attrait. Bref, ne parlons pas d'elle, c'est un jour de fête, palabra Stiles qui paraissait excité comme une puce. Il se calma néanmoins soudainement et revint suspicieusement vers son chéri.
― Pourquoi tu voulais paraître plus jeune mon amoureux préféré de la vie entière ? demanda-t-il en plissant son regard souriant. Derek parut s'ébranler dans l'instant et contre toute attente, il se rembrunit.
― Parce que notre différence d'âge me pèse Stiles. Parfois j'aimerais que l'on ait que deux ans d'écart, confessa-t-il tout en baissant ses beaux yeux d'émeraude en direction du plancher.
Le jeune se contraria aussitôt et partit rageusement vers la cuisine inondée par la clarté matinale, pour jeter violemment ses commissions sur le plan de travail. Penaud, Derek le suivit tout en réajustant sa chemise ouverte. Stiles l'observa et la déception dont il fit preuve devint une flèche dans le palpitant de son chéri qui détourna de nouveau le regard. Incapable de lui en vouloir ou de rester dans cet état de nervosité, l'adolescent prit cependant sur lui et se rapprocha de son bien-aimé. Il passa sa main sous son menton pour le contraindre à relever la tête et le fixer, sans se défiler.
― Encore et toujours cette histoire d'âges, on y revient constamment, soupira Stiles qui était redevenu très sérieux. Dis-toi que quand j'aurais ton âge, six ans d'écart ça paraîtra rien du tout, ajouta-t-il, certain de ce qu'il affirmait. Moi j'aime que tu sois plus vieux, que tu saches faire plus de choses que moi, que tu sois un modèle qui m'apprennes la vie. J'ai toujours aimé ça Drek, chuchota-t-il pour rassurer son aîné.
― Je sais, mais… ça met un frein à ce que je désire partager avec toi, parce que je porte la responsabilité de ce qu'on peut ou ne peut pas faire, avoua Derek qui se défit de l'emprise de Stiles pour partir vers le canapé. Il se laissa choir dedans et soupira son découragement. Préoccupé, l'adolescent se mordilla la lippe et rejoignit l'adulte pour s'assoir à ses côtés et commencer à caresser langoureusement son biceps.
― Je me pose mille questions et j'en conclus toujours que je n'ai pas le droit parce que… parce que tu es trop jeune, se livra l'homme qui fermait les yeux comme si cela serait suffisant pour contraindre ses états d'âme.
― Tu parles de sexe ? l'interrogea Stiles qui semblait désormais marcher sur des œufs.
― Entre autres, répondit Derek qui tourna furtivement la tête vers lui. Le jeune le contraignit dès lors à le regarder et se mit à sourire devant l'expression troublée que son amoureux tentait de murer dans l'invisible.
― Je vais avoir seize ans dans un peu moins de trois mois Drek, je ne pense qu'au sexe, j'ai une bite à la place du cerveau, déclara Stiles qui prenait un plaisir évident à dire ça tout haut. S'il te plait, arrête de te faire du mal en pensant que je suis trop jeune, parce que je suis assez vieux pour fantasmer, me branler trois fois par jour, désirer que la chose se fasse entre nous. On vivrait dans une tribu, je serais déjà passé à la casserole depuis deux ans. Je te désire comme un dingue. Quand on se réveille et que je sens ton érection matinale entre mes fesses, je mets des heures à me remettre de l'excitation que ça engendre dans mon corps bourré d'hormones, pour de vrai. Et si je dois être totalement sincère, j'essaie toujours de me réveiller un peu avant toi pour être certain que j'aurais la bonne position pour la sentir et me frotter tout contre, susurra-t-il, délivrant ce secret avec une effronterie qui fit rougir son interlocuteur.
― Est-ce que tu sais que ça me gêne ? l'interrogea Derek qui avait des difficultés à rester insensible aux propos de Stiles.
― Oui et ta pruderie devient de plus en plus blessante, lui confia Stiles qui tira sur sa chemise pour que son amoureux cesse de tenter de s'esquiver. Je te veux tellement Derek, j'en peu plus de ne penser qu'à ça toute la journée, de te fantasmer alors que je suis dans tes bras et que tu ne nous permets rien, ajouta-t-il sans dissimuler l'impuissance qu'il éprouvait. Je sais plus quoi faire pour te faire céder. Tu ne réponds à aucune de mes subtiles caresses, tu fais semblant de ne pas voir ma nudité quand je laisse exprès la porte de la salle de bain ouverte, t'es tellement borné que j'en suis venu à me demander si t'étais pas frigide, renchérit-il sans se démonter. Laisse-moi t'offrir mon corps pour ton anniversaire, autorise-nous à faire l'amour, laisse-toi aller. Tu vois, rien que d'en parler je bande à mort, susurra-t-il avant de prendre la main de Derek pour l'appuyer ostensiblement sur son entre jambes.
― Stiles…, expira le jeune homme qui rougit jusqu'à la racine des cheveux tout en reprenant le contrôle de sa paluche.
― Bébé renard veut grandir, il veut voir le loup, il souhaite perdre sa prétendue innocence, insista le jeune dévergondé.
Ce faisant, il poussa Derek dans le fond du canapé pour mieux grimper sur son corps et se retrouver à califourchon au-dessus de lui. La victime de son sensuel assaut retint son souffle et posa spontanément ses mains sur ses cuisses, incapable de le repousser. L'adolescent contempla les iris verdoyants qui l'admiraient sans recul et il se pencha alors tendrement pour baiser les lèvres de son amoureux qui était figé dans l'anticipation. Les frissons qui parcoururent les membres de Derek se répercutèrent en Stiles et ils gémirent ensemble de ce que leur proximité déclenchait en eux. Leurs sexes gonflés s'écrasaient l'un l'autre à travers leurs vêtements et un mouvement instinctif vint enrichir leur échange qui devint de plus en plus brûlant. Stiles rompit le commerce de leurs salives et se blottit contre un Derek frémissant de la tête aux pieds.
― Si tu désires paraître plus jeune mon amour, c'est pour t'autoriser le droit de t'assouvir avec moi. Alors, fais-le, je t'en supplie fais-le, je n'attends que ça, implora Stiles, murmurant ces mots au creux de l'oreille de son désiré. Je t'appartiens, je suis tien, rien qu'à toi, renchérit-il en lui mordillant affectueusement le cou. Je veux ton sexe dans mon corps, dit-il tout bas, tandis que ses mains voyageaient sur les pectoraux dévoilés de son Apollon. Je veux que tu éjacules en moi, continua-t-il sur le même ton vibrant.
Il changea légèrement de position pour emprisonner l'un des tétons de Derek entre ses lèvres sulfureuses. L'homme retint un hoquet de plaisir et fit en sorte que Stiles revienne vers son visage. Il lui vola un nouveau baiser et plaqua son bassin contre le sien jusqu'à sentir leurs sexes contrits se heurter dans l'excitation. Leurs respirations se saccadèrent de besoin, mais Stiles continua son petit jeu et se redressa légèrement pour narguer son compagnon à l'aide d'un regard aguicheur.
― Je veux tes mains partout sur ma peau, dit-il sur un ton suggestif. Je veux que tu me laisses devenir indécent, prendre ta queue dans ma bouche, sentir ton odeur partout… partout, susurra-t-il avant de se laisser langoureusement retomber sur le torse de son chéri pour mordiller voluptueusement le lobe de son oreille. Je veux apprendre à te donner du plaisir, même si j'ai peur d'être nul et que mon cœur bat à cent-mille à l'heure rien qu'à l'idée de toucher ta grosse bite, souffla-t-il, conscient d'exciter son partenaire comme jamais. Dis-moi oui, commanda Stiles qui se dévoilait plus libidineux que tout que l'homme avait pu imaginer. Derek prit son visage en coupe et lui dédia un regard dont l'ivresse faillit faire jouir son complice dans l'instant.
― Oui, lâcha rauquement l'homme. Il était à bout de résistance, il n'en pouvait plus d'être à ce point stimulé, il ne pouvait décemment plus maintenir les barrières d'une éthique si fragile face à l'intensité érotique de Stiles.
C'est ainsi que Derek prit les rênes de l'échange, faisant basculer son partenaire pour inverser leurs positions et venir mettre tous son poids d'athlète sur lui. Il lui bloqua les mains et baisa sa bouche avec une avidité qui éteignait toute réserve pour ne dévoiler qu'un désir aussi brutal que saisissant. Ils s'embrassèrent comme des fous furieux, se cherchèrent comme s'ils étaient à des kilomètres l'un de l'autre alors qu'ils s'enlaçaient éperdument. Leurs cœurs n'étaient plus que des métronomes forcenés par la passion chaotique que Derek leur imposait sans vergogne. Stiles ne savait plus où il était, il ne savait plus ce qu'il faisait, il avait l'impression de s'être liquéfié pour accueillir la présence tyrannique de son amoureux sur son corps affamé de caresses.
Leurs gémissements s'accompagnaient dans une mélodie aussi folle que leurs gestuelles imprécises. Il fallait qu'ils se touchent, qu'ils se dévêtissent, qu'ils n'aient plus que de la peau à caresser, à lécher à goûter. Essoufflé, Derek se redressa légèrement pour observer son Stiles défait d'excitation. Il le força à se relever et constata que le jeune n'était que docilité et soumission consentie. Il s'abandonnait totalement à la volonté absolue qu'il lui imposait, ne lui montrait qu'une fiévreuse réceptivité. Drogué d'adrénaline, le cœur de l'homme s'emballa davantage et il prit son chéri dans ses bras, le porta tout en lui mordillant le cou. Le jeune crocheta d'instinct ses jambes autour de sa taille. Il geignait plaisamment à son oreille, s'égarait dans le délice de lui appartenir.
― Je suis en train de perdre la raison, grogna Derek, affaibli de dévotion. Allons dans la chambre, ajouta-t-il, la voix moins embrumée. Il cherchait à revenir à la réalité pour ne pas les fourvoyer dans une jouissance trop rapide, il voulait prendre son temps pour son ange, lui faire l'amour avec son âme.
― D'accord, susurra Stiles qui profita allégrement du fait de ne pas avoir à marcher pour y aller. Son homme prit soin de lui et alors qu'il le transportait, il continua de le caresser, de laisser d'évanescents baisers sur la peau de son cou afin de stimuler ses voluptueuses vocalises.
Arrivé dans la chambre, Derek le déposa obligeamment sur le lit, vint au-dessus de lui pour lui dédier un tendre sourire tandis que ses yeux pétillaient du besoin d'exprimer tout l'amour qu'il ressentait à son endroit. Il l'embrassa avec suavité, délicatesse, puis releva la tête pour contempler son complice de toujours. L'adolescent inspira fébrilement, totalement envoûté par les irrésistibles expressions que son bien-aimé lui réservait alors qu'il caressait tendrement son visage.
Derek l'admirait comme s'il avait à faire à la dernière merveille que le monde venait d'enfanter. Il avait trouvé en lui le moyen de contenir toute la passion qui consumait son cœur pour n'en dispenser que la plus précieuse des tendresses. Il cajola son amoureux, pris le temps de le dévêtir respectueusement tout en bécotant sa peau de lait constellé de grain de beauté. Il respirait profondément pour garder la maîtrise de ses vertigineuses envies qu'il calmait en déposant de doux baisers partout sur le torse glabre de son jeune compagnon. L'homme prenait un plaisir évident à retrouver cette conscience de l'instant pour la distendre dans la langueur, l'affection, la douceur subtile d'attouchements légers et frissonnants.
― Derek, geint agréablement Stiles. Je… je veux ta peau contre la mienne, je veux ton corps sur le mien, réclama-t-il tandis qu'il se laissait porter par les doucereuses intentions de l'être tant désiré.
― Laisse-moi t'enlever ton pantalon d'abord, répondit rauquement l'homme dont les mains baladeuses s'attardèrent sur l'entrejambe de son partenaire. Celui-ci acquiesça sourdement, ne se sentant plus guidé par autre chose que la volonté de Derek qui embrasait son corps.
Stiles se laissa faire, réagissant au moindre touché de son seul maître. Qu'il était beau dans sa passion, dans l'épreuve de ses douceurs, dans ces gestes fervents et toutes les retenues qu'il s'imposait pour prendre le temps de savourer l'instant. L'adolescent se laissait effeuiller et vibrait de se sentir désiré avec autant de délicatesse, quand le pulsionnel bouillait en eux dans l'excitation la plus insensée qui soit. Derek fit glisser ses jambières lentement, découvrant le sexe de l'adonis avec une envie si puissante, qu'il avait l'impression qu'elle réduisait sa vision à sa seule expression. Il tremblait d'impatience, il voulait tant découvrir son compagnon, le goûter. Et pourtant, il étirait son plaisir dans les sensuelles caresses qui guidaient ses mains sur les cuisses de ce magnifique éphèbe se vouant à lui.
Derek vit bientôt le corps de Stiles dans toute sa véracité et il se leva en jetant négligemment le dernier linge qu'il avait porté. Il le contempla comme un rêve qui se réalise et apprécia sans recul les contorsions que son aimé inventait afin d'appeler l'expression de sa virilité. Il déglutit son plaisir, assoiffé d'existence, et laissa tomber sa chemise, son pantalon, avec une efficacité merveilleuse. Le jeune n'en pouvait plus, voir Derek révéler ainsi sa si puissante masculinité détraquait en lui tout rythme cohérent. Son cœur bafouillait ce que sa peau hérissait dans le caprice des caresses qu'elle se préparait à ressentir. Il fallait que son homme vienne sur lui, qu'il écarte ses cuisses et appose sa chaleur contre la sienne. Il fallait qu'il sente le contact de son sexe sur le sien, c'était impératif, exigent, désespéré.
Et son loup ne se fit pas prier, il vint vers lui et s'échoua sur son corps au moment même où Stiles gémissait son impatience. L'adolescent l'accueillit entre ses cuisses et le contact fut électrique, assommant d'excitation. Ils se voulaient tellement qu'ils ne savaient plus quoi faire pour contrôler leurs envies. Ils n'étaient plus que baiser fougueux et sexes humides se caressant dans le chaos du reste. Ils n'étaient plus qu'une paire de jambes enserrant un fessier, des mains piégées les unes dans les autres, des peaux frémissantes se collant partout où le contact était possible. Ils n'étaient plus que salives mélangées, nez humant les effluves délivrés, mouvements bercés par la plus savoureuse des concupiscences. Ils n'étaient plus que vertiges et frissons, respirations saccadées et râles profonds, caresses olfactives et échos satisfaits se perdant dans la fièvre d'un désir ardent. Ils n'étaient plus que deux énergies qui souhaitaient se perdre l'une en l'autre, s'éprouver dans ce qu'elles possédaient de plus secret.
― Oh Derek, susurra Stiles, à bout de souffle.
Puis, il replongea sa langue dans la bouche de son amant. Leurs lèvres se soudèrent une nouvelle fois pour mieux se détacher dans la foulée et partir à la recherche de toutes ces autres succulences qu'elles pouvaient explorer. Clavicules, épaules, mâchoires, joues, tout ce qui tombait sous leurs langues était lécher, savourer et de nouveau leurs lippes insatiables qui finissaient par se trouver quelles que soient les dérives de leurs explorations. Derek mordilla le creux du cou de son désiré, fit remonter sa bouche jusqu'au lobe de son oreille tout en continuant de frotter son sexe contre celui de son partenaire.
― Mon ange, lâcha-t-il, s'égarant dans le plaisir conquérant instillé en lui par l'entremise des jambes de Stiles, qui contraignaient son corps à bouger entre ses cuisses si chaudes.
― Je… Je vais pas tenir, bafouilla le plus jeune dont les paupières mi-closes vibraient à la fréquence que l'homme imposait à leur simulation de missionnaire.
― Laisse-toi aller bébé, exigea Derek qui augmenta dès lors le rythme de ses mouvements de bassin, frottant leurs sexes plus rapidement, éperdument.
Il accula son complice contre le matelas, astreignit ses bras au-dessus de sa tête et continua de hocher sur lui de tout son poids, son membre viril glissant contre celui de son minet. Stiles gémissait les faiblesses de son corps, les soubresauts de son incontrôlable plaisir, la gourmandise de son être qui s'empêtrait peu à peu dans la perte d'esprit.
― Non, oh, t'es trop bon Drek, geint Stiles qui ne pouvait plus rien retenir.
Il eut la sensation que ses muscles se tendaient de part en part pour enfin exploser contre ceux de son maître chéri. Il n'était plus qu'enthousiasme incandescent, il se consumait dans les ondes du contentement qui irradiait sa chair jusqu'à l'amener à l'extase fusionnelle. L'orgasme fut ravageur, ne laissant plus que des trépidations de jouissance et de jubilatoires onomatopées commander sa perception du monde. Stiles éjacula puissamment entre leurs deux corps entremêlés et s'échoua dans l'oreiller de Derek qui maintenait son ascendant sur son plaisir.
Ils s'embrassèrent de nouveau, plus tendrement, mais même après cela, le jeune ne se sentait pas rassasier. Il voulait sentir son mâle se perdre en lui et seul ce désir galvanisait son cœur en berne. Quand leurs langues s'abandonnèrent, Stiles tenta de se relever et son amant suivit son mouvement, l'aidant à se mettre assis dans leur lit. Le jeune récupéra tout ce qu'il put de sa semence et commença à l'étaler sur son fondement devant un Derek qui tentait de reprendre sa respiration.
― Qu'est-ce que tu fais ? l'interrogea-t-il d'une voix obscurcit d'ivresse.
― Ça ne se voit pas ? répondit Stiles qui continua son manège en tremblotant. Je me sers de mon sperme pour lubrifier mon petit trou, expliqua-t-il en insérant un de ses doigts en lui.
― Je ne vais pas te prendre, je… je voulais que ce soit l'inverse, s'opposa l'homme qui ne pouvait s'empêcher d'écarquiller ses grands yeux, pour mieux profiter de la vision indécente de Stiles qui se préparait doucement à le recevoir en lui.
― Tu t'es entraîné pour ce moment ? demanda l'éphèbe, ses prunelles se voilant de mystère.
― Non, répondit Derek qui branlait son sexe palpitant sans s'en rendre compte.
― Moi, oui. J'arrête tellement pas d'y penser, que ça fait un moment que je m'exerce pour pouvoir t'accueillir en moi, dit Stiles qui laissa son dos retomber sur le matelas et écarta les jambes pour exciter davantage son complice. Aller, viens supplia-t-il levant son bassin pour dévoiler l'humidité qu'il avait appliquée sur son orifice avide d'être comblé.
Derek vibra intégralement avant de cracher dans sa main pour lubrifier sa lourde bite. Il vint se caler entre les fesses de Stiles et tenta une première incursion qui dérapa dans la maladresse. La frustration les prit tous deux et ils calmèrent instinctivement leurs respirations pour tenter de retrouver la régularité de leurs cœurs battants à tout rompre. L'homme s'aida alors de sa main pour forcer son sexe à entrer dans le corps de son amant et quand le gland fut entièrement gobé, il se permit d'expirer sa fébrilité. Le jeune se crispa et ses mains agrippèrent instinctivement les flancs de son assaillant qui continuait de l'investir progressivement.
― Ça va ? demanda rauquement Derek qui était arrivé à la garde et s'immobilisa pour observer son tendre amoureux sont le visage exprimait des tourments qu'il ne connaissait pas.
― T'es plus large que je ne le pensais, souffla Stiles pour faire passer la douleur qui le faisait suer à grosses gouttes. T'inquiète, ça va le faire, juste le temps de m'habituer, renchérit-il en constatant la peur s'injecter dans les iris printaniers de son fantasme sur patte. Non, reste, ajouta-t-il quand il comprit que Derek allait se désengager.
Il l'emprisonna entre ses cuisses et réclama silencieusement un baiser qu'il reçut dans la foulée. Il avait tant rêvé de cet instant qu'il ne pouvait pas accepter que son tiraillement intérieur domine ses envies. Sentir la queue de son mâle en ses tréfonds était son rêve, ça ne pouvait pas être une sensation insupportable. Le simple fait d'imaginer que Derek le possédait suffit à faire refluer le désagréable pour le transformer en un plaisir qui se traduisit par des caresses d'encouragement. Et le doux bercement commença, se faisant dans des allers-retours précautionneux. Le jeune flattait le dos de son amant qui pâmait de se retrouver contraint dans son corps. Le rythme s'intensifia et Stiles omit tout pour ne se vouer qu'à son maître, qui allait et venait en lui avec une exigence de plus en plus intense tandis que ses bécots se faisaient dévoreurs.
― Oh, mon ange, je… je vais partir, murmura Derek qui n'en pouvait plus de toutes ces pulsions qui s'agriffaient à sa chair pour s'évanouir et renaître ensuite, plus fortes, plus puissantes que jamais.
― Oui viens mon amour, viens en moi, je t'appartiens, l'encouragea l'éphèbe qui n'était que suppliques. Oui, comme ça, renchérit-il alors que le rythme des hochements de Derek s'intensifia au point de faire claquer leurs peaux l'une contre l'autre.
L'homme eu un râle primal qui fit frémir Stiles de tout son long et alors qu'il s'échinait dans leurs collisions, le jeune gémit allègrement. Et vint se moment où Derek ne savait plus rien, où tout s'illumina autour de lui et où il se libéra dans ce corps fait pour contenir toute la vigueur et la démesure de son désir. La félicité s'empara de tout son être et il jouit sans fin à l'intérieur de son compagnon, s'y déversant dans un monumental retentissement d'amour. Quand il eut la sensation d'être vidé de substance, il se laissa affectueusement choir sur le corps vibrant de son jeune amant qui continua de caresser son dos, le réconforter de son retour dans la réalité ambiante.
― Je t'ai pas fait trop mal ? murmura l'homme qui avait l'impression de flotter dans l'ivresse qui venait de le foudroyer.
― Un peu, mais je trouve que c'était une première fois géniale, chuchota Stiles avec déférence. Quand je pense que j'ai ton sperme en moi, ça… je sais pas, je jouis mentalement et à répétition depuis. Et toi, t'a aimé ? ajouta-t-il alors que son mâle était encore en lui, soumis à des soubresauts de plaisir qui éternisaient leur connexion sexuelle. Derek se redressa légèrement et apposa ses épaisses mains sur les pommettes de son amoureux.
― T'es magnifique et généreux Stiles, bien sûr que j'ai adoré, souffla-t-il avec ferveur. T'es le meilleur cadeau que la vie m'ait offert, c'est mon plus bel anniversaire, murmura-t-il en se relaissant tomber sur le torse de son merveilleux complice.
― Dire que t'as failli t'en priver gros bêta, le taquina le jeune qui partait dans l'endormissement tandis qu'il se concentrait sur la présence prolongée de la bite de Derek dans son corps.
RAR :
Lucie : Merci pour tes mots. Ils m'encouragent et me donnent envie d'écrire encore.
Julie-deolivera : Oh c'est trop mignon ! Pour ce qui est de la réaction de Mélissa, j'ai connu des femmes qui pourraient prendre les choses ainsi. C'est le contexte dans lequel il s'épanouit qui rend l'amour de Derek et Stiles admissible à ses yeux. Enfin, j'espère que ce nouveau chapitre le sera aux tiens. Bisous!
Bayruna : Je croise les doigts pour que tu continues d'apprécier cette histoire. Merci d'avoir exprimé tes impressions, ça me motive.
Neko-san-sei : Et là Stiles t'as manqué hihihi ! Merci ptit pote pour tes encouragements qui me vont droit au cœur. Prend soin de toi !
