Salut les amis !

Alors, si vous avez lu le titre de ce chapitre, je tiens à vous rassurer, ce n'est pas une fable de La Fontaine. Hi hi hi, je sais elle est naze celle là, mais je ne pouvais pas ne pas la faire. J'espère que ce passage vous réchauffera le cœur et ailleurs ! Bisous les Loulous.

PS : RAR en bas !


Le Loup et le Renard

― J'aurais préféré qu'on fasse un autre type de sport, se plaignit Stiles qui s'arrêta et se pencha en posant ses mains sur ses cuisses pour reprendre sa respiration. Et tu ne me ménages même pas, renchérit-il, défait.

Dans la lumière matinale, rougis par l'effort, il dégoulinait de sueur, son maillot et son short plaqués humidement contre sa peau. Le jeune prit le temps de décoller ses vêtements pour s'éventer et ainsi retrouver une sensation de fraîcheur apaisante. Derek vint vers lui, son accoutrement tout aussi détrempé que celui de son compagnon. Le plus âgé faisait néanmoins montre d'une plus grande maîtrise de son endurance pulmonaire. Il posa une main compassionnel sur l'épaule du cadet et lui dédia un sourire qu'il ne vit pas compte tenu du fait qu'il était pratiquement plié en deux.

― Je t'avais prévenu, c'est toi qui as voulu venir avec moi courir autour du lac, dit-il d'une voix moqueuse en mettant la gourde devant les yeux de l'essoufflé afin qu'il s'en saisisse.

Le jeune se jeta dessus tel un nomade qui venait de traverser le désert. Il but de grandes gorgées avant d'expirer bruyamment son soulagement et tendre le récipient à son homme pour qui cette course folle s'apparentait à une simple routine. Derek avait une expression moqueuse au coin des lèvres et, alors qu'il s'apprêtait à boire, il fit un clin d'œil à l'ado.

― Je voulais te voir tout transpirant, répondit Stiles qui retrouvait peu à peu, une sensation d'apaisement physique. Putain, t'es trop sexy comme ça, je vois tes poils sous ton maillot, tout es collé. Et quand tu prends le goulot en bouche… humm, laissa-t-il planer d'une voix suggestive. Tu devrais laisser l'eau couler sur ton menton barbu, beau gosse, c'est des trucs qui rendent encore plus... oh purée, t'apprend super trop vite, tu m'as même pas laissé le temps de m'y préparer, ajouta-t-il en se rapprochant pour sentir l'odeur qui planait autour de son amant.

Derek sembla pourtant se gêner du comportement désinhibé qu'adoptait son amoureux et lorsqu'il referma la petite bouteille, le sourire qu'il émit fut teinté d'un embarras qui atteignit immédiatement l'adolescent. S'il se troubla de voir son loup ainsi, il lui déposa tout de même un léger baiser sur la bouche et se recula pour l'observer avec des yeux scrutateurs. L'homme fit comme si de rien n'était et rangea la gourde dans le petit sac à dos dont il s'était munit pour pourvoir aux besoins que suscitait la pratique de la course en pleine nature.

― Qu'est-ce qu'il y a ? osa demander l'adolescent, qui tenta de se recoiffer les cheveux en arrière à l'aide de ses doigts. Derek commença à marcher sur le chemin de terre et l'enjoignit silencieusement de le suivre, ce que Stiles fit sans se faire prier.

― Rien, répondit l'aîné du couple qui lui jetait des coups d'œil furtifs sur le côté. Le jeune s'arrêta de progresser et son visage devint immédiatement soucieux.

― Drek, je sais voir quand quelque chose ne tourne pas rond, et là, je ne comprends pas pourquoi, mais j'ai l'impression qu'il y a un malaise entre nous, déclara-t-il sans prendre de détours. Est-ce que c'est à cause de mon idée de mariage précoce ? On en a déjà parlé, tu connais ma position sur le sujet, tu m'as dit que ça t'allait, non ? s'empressa-t-il de développer tandis que le ténébreux athlète, revenait vers lui, le fantôme d'un soupir contrit imprégnant ses traits.

― Ce n'est pas ça, souffla-t-il. Ça n'a rien à voir même, répondit-il avant d'enlacer son chéri qui restait dans cette position de crainte mal gérée alors que le soleil filtré par les frondaisons alentours éclairait son minois.

― J'aime que tu fasses preuve d'initiatives Stiles, je ne sais juste pas comment exprimer ce que je souhaite de mon côté, murmura l'homme qui rompit l'embrassade et kidnappa la main de son compagnon pour l'enfermer dans la sienne, l'obligeant à reprendre leur marche.

― Et qu'est-ce que tu souhaites, demanda timidement le jeune, dont le palpitant ne se calmait pas, même si cela faisait cinq bonnes minutes qu'ils ne courraient plus.

― Je me suis entraîné tu sais, lâcha Derek dont le regard devint énigmatique, comme s'il s'attendait à ce que son renardeau devine tout ce qui se cachait derrière ces quelques mots. Le jeune lui lança un regard perplexe, pour l'encourager à développer davantage, mais son homme parut rougir de son idée avec une plus grande efficacité que durant les cinq kilomètres de trajet qui les séparait du chalet de leur enfance.

― Je n'arrive pas à le dire… je sais pas pourquoi mais… mais j'ai l'impression d'être nul, lâcha le vingtenaire qui détourna ses prunelles pour les fixer hasardeusement sur le chemin devant eux.

― Tu n'es pas nul Drek, jamais. Tu dis que tu t'es exercé, à quoi ? questionna affectueusement Stiles dans l'intention de l'aider à exprimer le fond de ces pensées. Je sais qu'à la course, t'es déjà entrainé, donc tu ne parles pas de ça, sourit-il. Peut-être que Derek avait seulement besoin d'être débloqué par des mots légers.

― Disons que c'est… c'est un peu gênant pour moi, avoua Derek qui continuait de s'empourprer devant son amant. Celui-ci s'arrêta de nouveau pour qu'ils puissent se faire face.

― Il ne doit pas y avoir de ça entre nous mon amour. Tu as tout vu de moi, tout goûté, je n'ai honte de rien quand je suis avec toi, lâcha-t-il sérieusement. Tu es la personne qui me connait le mieux sur cette terre, et tu seras certainement la seule. J'aimerais que l'inverse soit vrai, alors dis-moi, je peux tout entendre et accepter de toi. Tout, conclu-t-il avec une conviction qui fit vibrer l'homme qu'il aimait. Derek devint fébrile et posa des doigts tremblants sur la peau humide de son fiancé.

― Quand… la première fois qu'on l'a fait, tu… tu m'as demandé si je m'étais entrainé à te recevoir et… et je t'ai répondu que non, expira-t-il comme si son cœur suivait un rythme éreintant. Alors voilà, je… je me suis exploré, entraîné et maintenant, ben… je crois que je suis prêt, murmura-t-il comme si le dire tout haut était une épreuve qu'il n'assumait pas totalement. Il ferma les yeux et soupira avant de reprendre son souffle laissé court par sa déclaration.

― Tu veux… tu veux que je te prenne ? demanda Stiles dont les yeux s'écarquillaient pour offrir tout l'éclat pétillant de ses iris d'ambre. Oui, renchérit-il avec un enjouement empressé qui le poussa à se coller contre le corps suant de son amant. J'ai cru que je te contrariais à toujours parler de sexe mais en fait, tu me désirais, s'expliqua-t-il tout haut tandis que Derek l'enlaçait, ses yeux clos.

― J'ai toujours envie de toi, je ne sais même pas si ça pourra se calmer un jour, intervint Derek qui bandait déjà de sa proximité avec son compagnon. Le jeune gloussa de satisfaction et pris l'initiative d'un tendre baiser, échangé en plein milieu des bois qui entouraient le lac. Quand leurs bouches se séparèrent, Derek posa sont front humide contre celui de Stiles et parla tout bas.

― Je veux t'avoir en moi, savoir ce que ça fait d'être possédé par ton sexe, dit-il en vibrant littéralement de part en part. Quand tu me regardes comme tout à l'heure… je… ça me… je sais pas, bégaya le plus âgé. C'est comme un pic de désir qui me traverse et j'ai envie de… de m'ouvrir, pour que tu viennes en moi, dit-il, la fièvre dans ces mots dont la mélodie lui paraissait étrange entre ses lèvres.

C'était Stiles qui savait dire des choses cochonnes pour les exciter, l'inverse n'avait pratiquement jamais été expérimenté. Le jeune plaqua sa bandaison contre celle de son complice avant de se reculer pour l'admirer, une voluptueuse avidité dans la mimique détendue qu'il lui destina. Un vent léger fit bruire les feuillus alentours, et le temps sembla se distendre dans leur contemplation muette. Il y avait tant de convoitises entre eux qu'il leur semblait impossible de les satisfaire toutes, qu'une vie ne suffirait pas pour les combler où même tout expérimenter.

― Je t'emmène à la cabane des chasseurs, celle où on a inventé notre jeu du loup et du bébé renard, quand t'avais six ans. Je veux me donner à toi là-bas, dit-il en se rapprochant lentement de Stiles pour le saisir par la taille. Je veux te vivre mon amour, je veux te sentir gouverner mon corps, je veux savoir tout ce que tu ressens quand nos rôles sont inversés, m'extasier comme… comme une chienne en chaleur qui en redemande, susurra-t-il avant de mordiller le cou de son amant.

― Ouah… je crois que je vais éjaculer, trembla Stiles qui commençait déjà à se contorsionner de plaisir.

― Non, commanda l'aîné qui empêcha son amant d'onduler contre lui. Tu vas tout garder pour moi, pour m'honorer, parce que je le mérite, chuchota-t-il avec une malice qu'il ne se connaissait pas. Stiles acquiesça et s'émerveilla de voir son homme qui prenait peu à peu confiance en son droit de choisir pour eux.

― Oui, tout ce que tu voudras Drek, tout, souffla-t-il à son tour, lui dévoilant la captivité de ses désirs.

― Bien, inspira gauchement l'homme, allons-y alors, conclut-il avant de se détacher à regret de son fervent compagnon.

Ils reprirent leur marche, se touchant à peine pour ne pas se stimuler plus qu'ils ne l'étaient déjà, sinon ils n'arriveraient jamais à destination et s'abandonneraient l'un à l'autre en plein milieu du chemin de terre. Stiles replaça plusieurs fois son sexe dans son short, il ne débandait pas, au contraire. L'impatience s'infusait en lui pour électriser ses membres et il ressentait une frénésie qui focalisait son esprit sur des pensées plus que sensuelles. Sentir l'odeur de sueur de son loup flotter dans ses environs l'amenait presque à la sur-ventilation. La tête lui tournait, tant ce qui se préparait le mettait dans un incontrôlable état d'ivresse.

Derek tentait quant à lui de calmer les trémulations de son cœur qui tambourinait jusqu'à ses oreilles pour y maintenir la chaleur de son envie. Pourtant, il ne pouvait pas s'empêcher de contempler le jeune lorsque celui-ci mettait la main dans son sous-vêtement pour pouvoir marcher correctement. L'homme humidifiait instinctivement sa lippe à cette vision qui envoyait des ondes d'excitation dans ses reins, dans sa verge, jusque dans ses fondements avides d'être investis. Ces sensations l'amenèrent à imiter Stiles dans la foulée afin d'empêcher sa turgescence de devenir un handicape à la fluidité de ses enjambées.

Le trajet fut bercé par les sons de la nature, mais ni l'un ni l'autre ne parla, se contentant d'entretenir cet état de sourde effervescence qui les maintenait dans un désir croissant. Quand ils arrivèrent à bon port, ils surent que tout se passerais comme Derek l'avait voulu. La cabane avait été entretenue au court des ans et même si son aspect paraissait miteux, elle n'avait pas changée. Personne ne l'occupait aujourd'hui et ce fut l'aîné qui entra le premier à l'intérieur. L'odeur de renfermé qui planait-là n'empêcha pas Stiles d'apprécier les lieux, pour constater que l'unique pièce était toujours autant négligée dans son apparence. Une Table, quelques sièges de récupération et une poubelle débordant de canettes de bière. Ça ressemblait à ses souvenirs de gamin.

― Normalement, on peut verrouiller la porte, intervint Derek qui posa son sac à dos et retira son maillot de corps pour le poser sur le dossier de l'une des assises.

Stiles le mira dévoiler son torse bombé et assombrit de poils. Cette seule vision suffit à le faire haleter et béat, il se retrouva à deux doigt de baver quand il vit son loup abaisser son short et son caleçon d'un geste sûr, pour ne conserver que ses baskets de course. Comme Derek était bien fait, comme tout son corps était harmonieux, viril et beau. Son sexe avait retrouvé une certaine mollesse, mais même dans cet état de semi bandaison, il était massif d'autant que sa paire de bourses était proportionnelle à sa taille appréciable de sa verge. L'homme redirigea son attention sur son amant et lui sourit tendrement avant de ronger sa lippe.

― Tu n'as pas fermé la porte, dit-il timidement alors que Stiles semblait revenir à lui.

Le cadet s'exécuta le plus rapidement possible et après plusieurs tentatives empressées, il parvint à clore la pièce dans laquelle son Drek allait s'offrir à lui. Cette seule pensée contribuait à revivifier toute la frénésie de son désir et il dû prendre de grandes inspirations calmantes pour ne pas s'enflammer trop rapidement. Quand il se retourna vers la table, l'homme s'appuyait contre elle et attendait manifestement que son complice se déshabille. Stiles retira son maillot comme un fou furieux et réussit à s'emmêler la tête et les bras dedans, récoltant ainsi un rire mélodieux de Derek. Alors qu'il tentait de se dépatouiller, l'adolescent entendit que son amant venait à sa rescousse et lorsque qu'il fut délivré de son linge, il s'empressa de capturer les lèvres de son merveilleux compagnon.

Le baiser fut passionné, et Stiles ne parvint pas à rester maître de lui. Il dévorait la bouche de son complice, mordillait sa lippe, harcelait sa langue avec une imprécision qui dévoilait toute la violence de sa passion pour son loup. Ce dernier se laissait faire et quand Stiles agrippa ses cheveux, l'homme émit un son de gorge très aguicheur. Il avait plaqué le corps de son chéri contre le sien et ses mains malaxaient ses fesses rebondies, contraignant ainsi le contact de leurs hanches, de leurs sexes gonflés d'impatience.

― Tu portes encore trop de tissus, se plaignit Derek qui rompit l'échange pour s'accroupir et faire glisser les protections du sportif en herbe. Humm, tu sens tellement bon, dit-il de façon appétissante alors qu'il se saisissait du membre tendu de Stiles d'une main possessive.

Le jeune geint plaisamment et lorsque son amant le goba, il dût se retenir à ses épaules pour ne pas flancher tant la sensation qui l'investit sabota son équilibre. Derek fit glisser le gland qu'il avait suçoté dans les poils de sa barbe, l'irritant légèrement pour mieux le cajoler ensuite et avaler toute la longueur de sa queue dans la foulée. C'est ainsi qu'il offrit à son fougueux compagnon, ce qu'il nommerait plus tard, la pipe du siècle. Le jeune dû tirer fort sur la masse de cheveux noirs de l'homme, pour l'empêcher de le faire jouir avec sa langue. Contrarié, Derek releva la tête vers son aimé et leurs regard fiévreux s'appelèrent avec un tel fanatisme qu'ils se retrouvèrent bientôt à retirer prestement les guenilles au chevilles de Stiles, pour s'embrasser tels des affamés.

― Putain Derek, je vais pas tenir longtemps, soupira le jeune qui subissait plaisamment les stimulations que son homme imposait désormais à ses tétons tout en le branlant. L'aîné se redressa pour le fixer et calma subitement tout mouvement, ne laissant que sa respiration détraquée rythmer les trépidations de sa chair. Stiles était bouleversé d'admiration et se figea ainsi, dans une attente magique. Derek garda la raideur de son amant dans sa pogne et la tira pour l'obliger à le suivre. Il marcha à reculons pour continuer de river ses yeux dans ceux de son dévoué complice. Lorsqu'il sentit le plateau de la table compresser le haut de son fessier, il lâcha Stiles pour s'assoir, écarter ses jambes, saliver dans sa main, appliquer rapidement l'humidité récoltée sur sa fente et travailler discrètement à son ouverture. Il s'allongea ensuite, essoufflé par la tyrannie de ses besoins.

― Grand renard, vient couvrir ton loup, tu es le seul qui a le droit, le seul, murmura Derek tout en relevant la tête pour observer le jeune. Prend-moi Stiles, même si ça ne dure pas longtemps, je veux vivre ta jouissance, lâcha-t-il d'une voix rauque tandis que ses iris s'assombrissaient de volonté.

Le jeune n'était plus à même de formuler aucun mot. Il n'était que sensuelle électricité, indomptable engouement, cœur battant une chamade qui le faisait durcir comme jamais. La vision de son Drek dans cet état le subjuguait littéralement. Sa queue raide qui épousait le galbe de ses abdos, ses bourses lourdes qui retombaient avec grâce, et ces poils noirs à son entrejambe, sur son fondement palpitant. Il voulait posséder ce corps de sa virilité, devenir l'homme que son loup attendait depuis si longtemps. Il s'avança précautionneusement, posa les mains sur les jambes de son vibrant amant, et s'abaissa pour fourrer son nez entre les cuisses musclées de son passif partenaire.

Derek ne compris pas tout de suite ce qui se passait, mais lorsqu'il sentit la respiration avide de Stiles entre ses fesses, quelque chose de nouveau se diffusa en lui, une sensation d'impatience qui fit frissonner tout son être. Et puis, vint ce moment où les lèvres de son amant épousèrent son orifice offert tandis que sa langue tentait d'y pénétrer. Il s'empêcha de sursauter sous la décharge de tendresse qui l'investit, se tordant sous cet inédit plaisir, teinté de honte et d'espoir, sous cette ivresse dans laquelle tous les interdits se délitaient. Quand il pensa que c'était Stiles qui était en train de lui faire vivre ça, sa bite devint capricieuse et les frémissements de sa chair se muèrent en pure exultation. Il n'y a avait plus de cesse, son instinct lui réclamait à grand cri, il fallait que son corps soit pénétré et comblé. Il commença à râler anarchiquement ses envies alors qu'il s'agrippait à la table pour encaisser les merveilleuses tentatives de son compagnon.

― Viens Mieczyslaw, s'il te plait, met-moi ta bite, supplia-t-il tendrement, d'une façon qu'il ne se connaissait pas.

L'adolescent s'arrêta presqu'immédiatement. Entendre son véritable prénom transformé en prière l'avait une nouvelle fois surpris d'espérance. Il expira lentement et se redressa. Il observa sa bite qu'il branlait mécaniquement, et pour la première fois, il se sentit frêle alors que Derek se consumait pour lui. Il allait investir son corps et quelque chose de fabuleux se répandit en lui à cette pensée, le métissage impossible entre l'appréhension et l'irrépressible besoin d'être là. Il expira bruyamment alors que son homme relevait la tête pour l'implorer silencieusement et il se plaça. Tout était à la bonne hauteur, rien ne détonnait si ce n'était son cœur rendu fou d'excitation.

Il lubrifia son sexe, entra le bout de son doigt en Derek qui se tendit autour tandis qu'il se rapprocha. Il fallut plusieurs tentatives avant qu'il ne parvienne à éprouver la chaleur de Derek sur son gland, mais lorsque cela arriva, toutes les frustrations s'envolèrent et l'entendre grogner sa satisfaction l'enflamma spontanément. C'était comme si tout ce qu'il ressentait était drainé à l'intérieur de Derek qui le forçait à entrer totalement en lui et l'y contraignait à l'aide de ses jambes. L'étonnement se dessina sur le faciès de Stiles, quand une douleur retenue se peignit sur celui de son homme. Le plus jeune ne bougea plus et attendit de voir l'apaisement reprendre ses droits les traits de son loup. Il l'obtint rapidement étant donné qu'il s'était emparé de sa grosse bite pour y imprimer un doux mouvement de va et vient.

― Oh Stiles, j'y crois pas, c'est tellement mieux que des doigts, souffla Derek qui laissa sa tête retombée sur le plateau de la table, pâmant sous l'empire des sensations qu'il découvrait.

Le jeune ne pouvait plus parler, il avait l'impression qu'il allait exploser d'une minute à l'autre, sans qu'il ne se soit rien passé de plus. Quand son amant commença à onduler pour qu'il bouge, Stiles se sentit fondre et il ne fallait pas non, il ne devait pas, pas maintenant. Il claqua les deux cuises de Derek pour l'immobiliser, sans comprendre d'où lui venait cette réaction étrange, et lorsqu'il l'entendit geindre sa hâte, il commença à hocher lentement du bassin. Il se sentait maladroit, mais il avait trop envie et son loup le voulait tellement qu'il acceptait tout comme si c'était un cadeau.

Ça ne fut pas long, mais suffisamment pour que leurs intensités s'épousent, pour qu'ils apprennent à se caler sur le rythme parfois désynchroniser de leur pulsions respectives. Stiles se retrouva à soulever les lourdes jambes de Derek pour se perdre dans sa chaleur, avec une frénésie qui faisait manifestement écho à celle de son mâle. Ce dernier grogna ses satisfactions presque sauvagement, encaissant les coups de butoir de son amant avec toute l'ouverture dont il était capable. C'était tellement bon d'inverser les rôles, d'être assiégé, de subir la turbulence des envies d'un jeune fougueux qui devenait autre en lui. Et Stiles partit, il cria, se sentit atomiser d'avidité, réduit à un fluide qui se répandait en son loup pour le contaminer d'extase. Quand il rouvrit les yeux, il vit Derek défait et suant, réclamant que tout ça continue. Il le branla alors qu'il s'attardait en lui et recommença à hocher jusqu'à ce que l'homme l'emprisonne en ses tréfonds et éjacule comme jamais cela ne lui était arrivé avant.

Stiles était essoufflé comme un dératé, mais lorsqu'il vit le sperme de son homme s'agglutiner dans ses poils, il ne se retint pas et sortit de son corps pour s'autoriser la folie de le lécher, d'en apprendre le goût, le déglutir avec délectation. Derek était parcouru de tremblements qui ne cessèrent pas, même lorsque Stiles lui grimpas dessus pour s'appesantir entre ses bras. Ils étaient trempés de sueur et l'odeur qui régnait autour d'eux les enveloppait dans la bulle de leur complémentarité aboutie. Ils s'enlacèrent, s'embrassèrent tendrement, se calmant mutuellement pour apprendre à respirer normalement. Il fallut un certain temps avant que l'un d'eux n'ose bouger, ne choisisse de vivre autre chose que le ressassement de ce qui venait de se produire.

― Mon renard, mon fabuleux renard, susurra Derek qui bécotait Stiles, le cajolait avec une douceur toute masculine. Tu me fais tellement de bien, renchérit-il sur le même ton embrumé. Le jeune caressait ses poils avec adoration et se laissait partir vers les sensations planantes de l'après.

― C'était… je sais pas… ouah… et t'étais tellement chaud, répondit Stiles qui décida de se remettre sur ses pieds. Il descendit, se frotta le ventre et tendit une main charitable à son compagnon qui se redressa également et parut revenir à la réalité à un rythme plus lent.

― Je crois que t'avoir eu en moi va me débrider complet, j'ai envie d'écrire un livre sur ta queue Stiles, répondit Derek alors que son amant le retournait avec prévenance pour lui épousseter le dos.

― Ne dis pas de bêtises, je suis pas aussi bien bâti que toi, en tout point, ricana le jeune alors que son homme l'emprisonnait dans ses bras pour appliquer de légers baisers sur la fine peau de son cou.

― Moi je te trouve beau, si beau... t'es bien fait de ta personne et j'adore ta peau de craie, tes grains de beauté, tes yeux de miel, ta frimousse malicieuse, ta bouche... En plus t'es fort et ta bite est faite pour moi, sa taille est tout ce dont j'ai besoin pour perdre la tête. Alors je ne dis pas de bêtises, je te dis ce que je ressens quand je suis avec toi, se justifia Derek qui paraissait être ivre de désirs. Il força Stiles à le regarder et lui baisa la bouche avec dévotion.


RAR :

Julie-deolivera : Tes mots ont su me rassurer Jolie Julie. Merci pour toute ta délicatesse et ta fidélité sur cette histoire. J'espère que cette suite t'a plu. J'ai toujours un peu d'appréhension quand j'écris des scènes érotiques d'autant que la situation est l'inverse de celle qu'on lit majoritairement partout entre Stiles et Derek. Je t'envoie plein de bonnes pensées agrémentées de bisous tous doux.

Micky54 : Je suis désolé parce que comme tu as pu le constater, ce chapitre n'est pas la suite directe du précédant. Je n'avais pas prévu d'explorer plus avant ce diné presque parfait, et j'espère vraiment que tu ne seras pas trop déçu. En tous cas, je te remercie pour la fréquence de tes commentaires et les avis que tu me laisses. Bonne continuation et bien à toi !

Neiko-san-sei : Merci pour tes diverses interventions ici. J'attends tes appréciations sur les dernier chapitre et surtout, je m'impatiente de lire la suite de "Jusqu'à Jamais". Je t'embrasse et check mon P'tit pote.