Salut à tous,

Ça y est, c'est la fin de cette fiction. Voici la dernière scène, même si je compte rajouter un bonus quand j'en aurais le temps. Alors je n'aime pas vraiment ce chapitre parce qu'il est bizarre, il ne ressemble pas à ce que j'avais imaginé, mais c'est ainsi qu'il est né alors je fais avec. Merci à tous ceux et toutes celles qui ont suivi cette histoire et qui m'ont donné l'engouement de transformer un simple OS en un récit bien plus approfondi. Je sais que j'ai touché a pas mal de tabous avec cet écrit, mais j'en avais besoin pour avancer dans ma vie et j'espère seulement que cela vous aura permis de voyager un peu avec moi.

Bien à vous,

DbZ0

PS : RAR en bas


Entrevue avec le destin

Les rayons du soleil filtraient au travers des longs rideaux de la chambre, pour conférer aux lieux une aura spectrale. La mélodie d'un tube à la mode résonnait dans l'espace clos, restituée par les hauts parleurs grésillant d'une radio d'ancienne génération. Bien entretenue par un propriétaire soucieux de prendre soin du matériel dont il aimait se servir, l'appareil était posé sur une simple petite étagère et paraissait avoir traversé les années sans encombre. La musique cessa subitement et un commentateur intervint :

« C'était : In the torments of your love, de Sydney Colins, la nouvelle révélation de : Fall From the Sky, l'émission téléréalité qui fait un carton en ce moment sur MTV show. Vous écoutez radio L.A, il est treize heures quarante-cinq. »

Un jingle passa rapidement et plusieurs publicités suivirent. Elles étaient plus fortes et la radio semblait les vomir par ses baffles. Pourtant, dans le lit qui occupait la plus grande partie de la chambre, personne ne semblait se soucier de ce qui passait sur les ondes à cette heure de la journée. En fait, rien ne semblait perturber les deux hommes qui se caressaient avec tendresse au-dessus des draps défaits. Leurs corps dénudés se flattaient dans des gestes sûrs accompagnés de plaisants murmures. Pourtant, celui dont le dos était orné d'un tatouage en forme de triskèle se releva légèrement à l'écoute d'une annonce qui passait.

« Tout de suite, Read Culture, l'émission littéraire de Brian Preston. Il reçoit cette semaine, le jeune auteur du roman : Le châtiment des ombres, qui déclenche des passions et fait le buzz sur les réseaux sociaux. »

— Ça va être toi bébé, murmura Derek alors que Stiles s'épanouissait voluptueusement sous lui.

— Je m'en fous de l'entendre, on a enregistré hier, se plaignit le jeune homme qui se montrait avide de stimulations tandis qu'un générique passait en arrière fond sonore. Fait moi l'amour mon loup, réclama-t-il avant que son amant ne lui dédie un regard coquin.

— T'as intérêt à me trouver un replay de l'émission, je veux l'écouter, répondit rauquement le barbu aux yeux vert, qui avait dépassé la trentaine cette année.

— Embrasse-moi idiot, répliqua le plus jeune qui commençait à prendre les traits de la maturité en arborant lui aussi une barbe de trois jour brune striée de roux. Et les deux amants s'enlacèrent avec tendresse, alors que l'émission commençait.

« Bonjour à nos chers auditeurs et bienvenu pour notre numéro hebdomadaire de Read Culture. On peut dire que l'invité du jour fait une entrée fracassante dans le monde de la littérature, en nous offrant un premier roman choc qui déchaîne les critiques et polémiques sur la média sphère. Il a vingt-cinq ans, est titulaire d'un doctorat en ethnologie, accueillons dès à présent : M.N. Hale. »

Un jingle de quelques secondes se fit entendre et la voix radiophonique de Stiles raisonna dans la chambre pour saluer le présentateur. Pendant ce temps Derek engloutissait le membre viril de son époux dont les abdos crispèrent leur tonus dans une onde de plaisir difficilement contenue.

« Alors j'ai lu votre livre : Le châtiment des ombres, et je dois bien vous avouez que je l'ai littéralement dévoré. Votre style est vivant, fougueux, sombre, rebelle et pourtant il ne manque pas de remettre en question les préjugés pour interroger l'âme… »

Un gémissement profond passa au-dessus de la voix du présentateur. Stiles s'agrippait aux cheveux de son mari et se contorsionnait sous lui. Sur le gauche de ses pectoraux bombés et légèrement velu, le tatouage d'un triskèle fut effacé par l'épaisse main de son compagnon qui se posa avec avidité sur sa chair. Derek releva la tête pour constater la dévotion de son renard, inscrite si magnifiquement sur son faciès masculin. Il prit plaisir à entendre sa respiration désordonnée, à sentir sous ses doigts, ces pulsation irrégulières qui le faisaient chavirer. Stiles appela silencieusement sa bouche, son regard de miel le suppliait sensuellement, brillant de fièvre.

« … pour faire court sur le synopsis, il s'agit de l'histoire d'un jeune dont les parents ont été assassinés et qui décide, plusieurs années après la tragédie, de rencontrer dans une prison de haute sécurité, l'homme qui a fait de lui un orphelin. On comprend qu'il fait ça pour tenter de le pardonner et de se donner ainsi la force de passer à autre chose. Et c'est à partir de ce moment qu'on sombre dans les eaux d'un thriller psychologique littéralement obsédant, avec un dialogue déroutant s'étalant sur plusieurs mois, entre le meurtrier et le fils de ses victimes. Tout ça, sous fond oppressant d'univers carcéral. Le résumé vous convient-il ? » demanda Brian Preston. La voix restituée de Stiles lâcha un « oui » avant de développer un peu plus.

« Tout l'attrait de l'intrigue repose effectivement sur cette correspondance entre le tueur et la victime. Je souhaitais traiter un grand nombre de questions sur l'humain, la société et ses dérives par cet intermédiaire. Yann, le héros, va de plus en plus loin dans sa recherche de compréhension, au point où il en arrive à déstructurer le sens même de son identité, qui lui apparait alors artificielle. Je voulais qu'il soit sur le fil du rasoir, laisser planer le doute sur le fait qu'il allait réellement parvenir à pardonner John Kravitz pour le laisser à son sort de condamné, ou sombrer peu à peu dans l'admission des actes de l'assassin, alors que ceux-ci l'avaient privé... »

Sur le grand lit, hermétique à l'univers sonore qui planait dans l'atmosphère, Derek gronda la satisfaction d'être entre les cuisses de son amant. Leurs sexes accolés se caressaient érotiquement, amplifiant l'excitation qui les raidissait. Les deux hommes s'embrassèrent avec passion et Stiles gémit allégrement dans la bouche de son partenaire, caressa son dos musclé, enserra son fessier avec ses jambes pour imprimer le mouvement de va et vient qui stimulait davantage le plaisir qu'ils savaient se donner sans restriction. Ils n'écoutaient plus que le rythme de leurs cœurs pulsants, les râles qu'ils s'inspiraient sans détours, les essoufflements de leurs respirations avides et cafouilleuses.

― Mon amour…, soupira Stiles, ivre de besoin, alors que Derek lui mordillait affectueusement le lobe de l'oreille.

Ils vibrèrent à l'unisson avant que leurs bouches ne se retrouvent, que leurs langues ne s'explorent et s'attouchent dans des réflexes que les années avaient transformées en une alchimie parfaite. Ils se connaissaient par cœur et pourtant, ils ne cessaient de chercher à se redécouvrir. Dans un mouvement gracieux, Derek se laissa glisser sur le dos et Stiles se retrouva à califourchon au-dessus de lui, dévoilant sa carrure d'athlète. Le jeune adulte se déhancha quelques instants sur le corps de son amant, caressant ses poils qui affectionnait tant. Il savait que son loup voulait entrer en lui et pourtant, il ralentit son mouvement, repoussant le moment où il se saisirait de son sexe adoré pour le faire pénétrer dans son corps. Ils s'observaient amoureusement, la concupiscence rajoutant à leur échange, cette pointe de provocation qui les fit sourire simultanément. Pendant ce temps l'émission radiophonique continuait et Brian Preston tenait son rôle de présentateur avec un professionnalisme qui transparaissait dans sa voix légèrement modifiée par les baffles.

« … Le châtiment des ombres est un livre ténébreux ou plane de part en part une atmosphère délétère. Plus on avance dans la lecture, plus les ressentiments se tissent en dilemmes cornéliens. Quand on creuse un peu autour de votre propre histoire, on comprend qu'écrire cette histoire était certainement pour vous, une manière d'exorciser beaucoup de choses. »

L'affirmation qui sortait du poste fut parasitée par le caprice des ondes et les râles de Derek qui retrouvait le confort d'être dans la chaleur humide de son renard. Pourtant, ce fut la voix radiophonique de Stiles et sa réponse au journaliste qui se répercuta principalement dans la pièce.

« C'est vrai que l'on peut faire aisément le parallèle entre le passif de Yann et le mien, mais à l'inverse du personnage central, je n'étais pas seul pour affronter la tragédie de la mort de mes parents. Disons que j'ai extrêmisé ma situation en imaginant ce que ça aurait pu être si je n'avais eu personne à qui me raccrocher pour aller de l'avant. »

Contrairement à son lui présent, le Stiles de l'enregistrement prenait le temps de formuler des arguments structurés. Ici, dans la chambre, il se raccrochait incontestablement à Derek, mais tous deux n'étaient plus que sueur, tremblements, gémissements gutturaux et recherche d'intenses profondeurs, sur fond d'émission oubliée.

« … aux auditeurs que vous étiez âgé de dix ans à peine, quand vous avez perdu vos propres parents dans la tuerie de l'Excelsior Gastronomie, qui a ébranlé la Californie il y a une quinzaine d'années. » repris le chroniqueur, avant d'être effacé par un grondement avide de Derek, qui voulait aller de plus en plus loin dans les tréfonds de son complice. La voix de Brian Preston redevint toutefois dominante dans l'atmosphère.

« … fortement abolitionniste et c'est le thème du roman qui déchaîne principalement les réactions qui entourent votre œuvre. Avec le personnage de Yann, vous ravivez le discours contre la peine de mort qui est encore en vigueur dans de nombreux états de notre pays, et par la même occasion, vous remettez sur le devant de la scène médiatique, cette question d'éthique récurrente. » Dit le présentateur qui menait son entrevue de façon pertinente.

De leur côté, loup et renard se donnaient, cherchaient désespérément à se fondre l'un en l'autre, à combler les pulsions de leurs corps affamés d'amour. Leurs soufflent se régulaient sur les ondulations de leurs intimités qui se flattaient mutuellement, se complétaient avec l'aisance de l'expérience. Derek donna un coup de rein plus violent et s'enfonça prestement dans son amant qui cria sa satisfaction d'être ainsi pris en otage dans son plaisir. Le rythme de leurs ébats s'intensifia et les ressorts du matelas ne tardèrent pas à joindre leurs protestations à la joyeuse cacophonie qui régnait là. Entre les sensuelles onomatopées des deux hommes, les claquements de leurs peaux, le mouvement de leurs collisions sans cesse réitérées, les bruits mécaniques de leur lit branlant sous leurs efforts et l'émission de radio, la petite pièce avait matière à se brouiller d'échos. Le couple se calma pour ne pas partir dans une jouissance trop rapide, retrouver leur respiration en s'échangeant des baisers et la voix du Stiles qui était interviewé put reprendre le dessus.

« … sujet sensible qu'il m'apparaissait cependant important de traiter. Quand j'étais gamin, je me suis souvent demandé si je souhaitais la mort de celui qui avait fait de moi un orphelin. Le fait est qu'il m'est apparu assez rapidement qu'en désirant son éradication, je devenais un peu comme lui et c'est quelque chose qui m'est tout bonnement devenu insupportable. Si l'on punit le meurtre par le meurtre, nous ne vallons pas mieux que ceux que l'on juge. C'est une spirale de destruction sans fin. » Développa l'invité, qui exposait aisément ses points de vue.

« Je comprends bien votre position, mais ne pensez-vous pas être allez un peu loin avec le personnage de Yann ? Qu'il ne veuille pas prendre sa part d'espoir dans la mort d'un criminel, on peut le comprendre, mais vous le faites carrément militer pour empêcher l'exécution du meurtrier de sa famille. Beaucoup voient dans ce retournement de situation, une provocation malsaine. Vous mettez d'ailleurs en scène dans votre fiction, un sombre jeu de manipulations réciproques, une fascination mutuelle et limite séductrice, entre le tueur et Yann. » Rétorqua Brian dont la voix parut devenir plus pincharde à cause des baffles.

Dans le lit, le rodéo sublime reprit ses droits et Derek se montra tellement avide que Stiles ne fut bientôt plus que criante passivité alors qu'il offrait la régence de son corps au merveilleux mâle dont il était épris. L'actif gronda littéralement, cherchant à faire naître le maximum de réactions dans la chair qu'il hantait de sa virilité. Ils changèrent une nouvelle fois de position de sorte que l'aîné du couple se retrouve au-dessus pour faire peser sa puissance sur son amant. Bébé renard était de retour et ne réclamait que son loup, aveugle et sourd à tout ce qui n'était pas lui. Pourtant l'émission battait son plein et continuait avec l'intervention de l'écrivain à qui elle était dédiée.

« …créer l'ambiguïté et d'autre part, installer un complexe psychologique qui allait devenir une mise en abîme pour le héros tout autant que pour l'anti-héros. Il était important de laisser planer le doute sur le fait que Yann se laisse vampiriser par l'aura de son ennemi. Sans en passer par ce relationnel sibyllin, le châtiment des ombres n'aurait eu aucun sens… »

― Mon ange, oui comme ça, oui, lâcha fiévreusement Derek qui s'était arrêté à la garde pour subir les stimulations internes que son compagnon réinventait sur son sexe afin qu'il demeure en lui.

Stiles lui jeta un regard implorant, il souhaitait que son loup s'abîme en ses secrets et ses ondulations de bassin accompagnées de plaisants ronronnements s'intensifièrent pour lui faire perdre pied. Derek eu un nouveau râle avant de fondre sur sa bouche et le baiser tout en reprenant ses fabuleux va-et-vient. Leur soif l'un de l'autre prenait des proportions exclusives et n'importaient plus que leurs deux corps enlacés, ce hochement d'extase qui les connectait et renouvelait leurs passions. Ils suaient leurs besoins, embaumaient les draps de leurs fluides, s'agrippaient l'un à l'autre comme des naufragés. Leurs lèvres se taquinaient tandis que leurs langues mêlaient leurs salives. Leurs mains s'entrelacèrent au-dessus de la tête de Stiles, et son assaillant s'échina en lui pour lui arracher les libidineux cris de joie dont il était si friand.

― Miecsyslow, mon amour, vas-y, c'est bien, s'essouffla-t-il avant de récolter une nouvelle démonstration sonore d'appréciation, qu'il prit plaisir à bâillonner d'un baiser enflammé. Et le dialogue entre Brian Preston et M.N Hale redevint prédominant, prenant le pas sur les bruitages des deux amants. L'invité avait gardé la parole :

« … ce phénomène qui détruit le meurtrier, jusqu'à le faire espérer sa propre mort. Aussi, si le héros milite, ce n'est pas pour défendre le crime de John dont il est la première victime, mais pour que sa peine soit la plus longue et pénible possible. Il souhaite que le tueur n'ait aucun moyen d'échapper à la culpabilité qu'il lui renvoie par l'intermédiaire de l'amour qu'il parvient à lui inspirer. » Expliqua l'auteur du roman qui était présenté sur les ondes. La voix du présentateur reprit immédiatement :

« Avouez tout de même que ce n'est pas simple à saisir et que si l'on fait une lecture primaire de l'action, on se demande seulement si Yann ne sombre pas dans une folie... »

― Oh mon dieu, mon loup, tu me rends fou, expira lubriquement Stiles qui semblait chaque seconde, se débrider un peu plus sous les coups de butoir de son conquérant. Oui mon amour, prends-moi ! gémit-t-il dans un sanglot de volupté, tandis qu'il subissait une nouvelle vague de comblements successifs. Derek garda un rythme rapide encore quelques secondes, avant de revenir vers une pénétration moins sportive mais plus sensuelle, qui lui permit de se remettre de son essoufflement

― Je te veux tellement que je sais plus par quel bout te prendre, lâcha-t-il rauquement alors qu'il paraissait plus sauvage que jamais.

― Tout, fait tout ce que tu veux, répondit Stiles, perdu de désirs.

Derek sortit de son corps pour le retourner vivement. Le cadet du couple se retrouva ainsi avec le torse collé au matelas, offrant sa croupe à vue, ses fesses écartées, prêtes à amortir le bassin de son complice. Celui-ci se plaça rapidement derrière lui pour entrer son sexe sans préambule, dans son fondement suintant et palpitant. Quand il fut de nouveau obturé par la virilité de son loup, Stiles ne put retenir un souffle brisé de contentement, qui sembla aspirée par les paroles radiophoniques du chroniqueur, distinctes le temps que les amants s'habituent à leur nouvelle position.

« … question telle que celle-ci ne peut être abordée sans nuances. On comprend bien que vous nous dites que ce n'est ni tout blanc, ni tout noir, et c'est d'ailleurs l'une des prises de conscience du héros. Il se rend compte progressivement que l'homme qu'il a tant haï durant toutes ces années n'est pas qu'un monstre sanguinaire, qu'il est lui-même le résultat d'une vie complexe et déréglée... »

― C'est ça bébé, oui, miaule pour moi, râla Derek qui s'enfonçait sans contrainte, se retenant aux hanches de son compagnon pour guider sa conquête.

Il fit plusieurs violentes incursions en son renard, déclenchant des mélopées de gémissements cafouilleurs. Il lui claqua une fesse pour calmer ses halètements désespérés, alors qu'il essuyait son front luisant de sueur pour reprendre sa folle chevauchée. Stiles ne comprenait plus rien d'autre que l'agitation que lui imposait son mâle, il geignait ses caprices sans recul et bavait dans son oreiller, incapable d'espérer autre chose que cette merveilleuse bite allant et venant en lui. Quand il sentit la paluche de son loup passer sur sa taille pour glisser vers son propre sexe, il releva la tête lascivement et remis un coup de cul sur l'épaisse queue qui le dilatait déjà énergiquement. L'actif compris que son amant ne souhaitait pas qu'on s'occupe de son gland humide, et il continua de s'insinuer en lui avec toute la vigueur qu'il lui réclamait à grand renfort d'onomatopées vibrantes.

Il prit de Stiles tout ce qu'il put, s'essoufflant en lui à en perdre la raison. Leurs êtres se brusquaient d'un plaisir primal, animal, et rien ne pourrait plus venir contredire ce besoin de se mélanger avec toute la passion qui redessinait leurs intentions. Stiles tendait son cul le plus possible, cherchant aveuglément cette collision avec la bite de son loup. Ses pensées n'étaient plus qu'un imbroglio de suppliques. Il voulait tellement que son amour se fonde dans son corps, qu'il ne savait plus quoi faire pour se dilater davantage. Il adorait ce qui lui arrivait, il en voulait toujours plus, prenant plaisir à sentir les bourses de son fabuleux amant claquer sur sa peau, en même temps qu'il se laissait pénétrer par sa fougue.

Derek passa ses paumes sur le torse de son renard et vint agripper ses épaules, admirant le dos musclé de son mari. Il fit courir négligemment sa langue sur les grains de beauté qui appelaient son regard et redonna tout ce qu'il avait pour contenter son partenaire qui oubliait de respirer pour encaisser le plaisir de lui appartenir. L'aîné le ramenait sans cesse vers lui, avec une possessivité merveilleuse. Pourtant, il ne put bientôt plus maintenir cette intensité sans retenir la jouissance qu'il tentait de repousser depuis trop longtemps. Il grogna littéralement son plaisir, allant et venant jusqu'à se sentir partir en une explosion orgasmique qui ravagea son esprit. Tout son corps brûlait d'extase, alors qu'il s'échinait encore à se vider dans le fondement avide de son amant. Quand il n'eut plus la force de continuer, il s'affala lourdement sur le dos de Stiles qui encaissa son poids en ronronnant. Ce qui se jouait encore à la radio redevint clair et les propos de l'invité ne furent plus couverts par leurs ébats.

« … de constater que des groupuscules fervents de Jésus s'insurgent de mes écrits, militent fanatiquement pour la peine de mort, alors qu'elle bafoue le premier commandement de la bible si chère au développement de leur foi. Je n'ai fait mention nulles part dans mon roman, d'une quelconque forme de théologie, néanmoins, le personnage que j'ai développé est plus proche des préceptes enseignés par Jésus que tous ses adorateurs aveuglés qui m'insultent. »

― T'as joui ? s'inquiéta Derek après avoir pris le temps de reprendre son souffle.

― Oh que oui, et sans autre stimulation que ta bite qui me ramonait, répondit Stiles en extirpant sa tête de l'oreiller. C'était magnifique, expira-t-il nostalgiquement. Il va falloir changer les draps, j'en ai fait une tonne. Non, ne t'en va pas s'il te plait, se plaignit-il, un crainte dans le ton. Je veux pouvoir encore sentir ta présence en moi. Je crois qu'il y a rien de mieux sur terre, je voudrais que la vie ne soit que nous imbriqués comme ça, pour toujours, palabra-t-il d'une voix rêveuse et éteinte, tandis que son loup se réajustait pour satisfaire sa lubie.

― Je t'aime mon bébé renard, murmura-t-il avant de lui baiser l'omoplate, d'inspirer l'odeur réconfortante de sa transpiration, et de l'enserrer amoureusement alors qu'il laissait tout son corps recouvrir celui de Stiles.

― Idem mon loup, tellement idem…, grommela-t-il comme s'il se laissait aller à la somnolence post orgasmique.

Leurs respirations de nouveau sereines, la voix du présentateur radio fut bientôt la seule chose qui gouvernait l'instant. : « … peut reconnaître à vos arguments une cohérence que l'on ne trouve pas chez ceux de vos détracteurs. Ceci-dit, je me demande pourquoi ce roman et pas un récit autobiographique étant donné votre passé ? » Il y eut un blanc sur les ondes et la voix du jeune auteur se fit entendre.

« Parce que le tueur de mes parents s'est suicidé en prison et que je n'ai jamais eu l'occasion de pouvoir faire comme Yann. Il me manquait cette confrontation dans mon cheminement, pour pouvoir aller au-delà de la rancœur. Alors je l'ai inventée. Un récit autobiographique n'aurait pas traité spécifiquement du sujet dont je souhaitais m'emparer pour guérir mon passé et celui de mon compagnon, qui a vécu le même drame que moi. » Le chroniqueur rebondit immédiatement sur le dernier propos de son invité.

« Oui, je lis d'ailleurs sur mes fiches qu'il est le fils de vos parrains, morts avec vos parents dans ce restaurant de L.A. Vous avez vécu cette tragédie ensemble et vous lui dédiez d'ailleurs ce roman… »

Stiles eu un gémissement frustré quand la mollesse de la bite de Derek ne lui permis plus de forcer son intimité à la contenir. Ils tremblèrent à l'unisson et l'ainé se laissa glisser sur le côté et fit en sorte que son amant se retourne pour pouvoir l'enlacer tendrement. Il ne le disait pas, mais il adorait quand son bébé renard se blottissait contre son torse et tricotait les poils qu'il entretenait pour lui plaire. Les amants se bécotèrent paresseusement et refermèrent les yeux tandis que la réponse de l'écrivain planait dans les airs.

« … saviez ce que je lui dois, l'amour de mon époux m'a sauvé la vie. Je ne pouvais pas dédier ce roman à quelqu'un d'autre. Enfin, si vous me permettez de revenir sur votre question précédente, me mettre à nu dans un récit autobiographique n'aurait pas eu d'intérêt et je ne pouvais de toute façon pas me le permettre. Lorsque l'on écrit son histoire, on écrit celle des gens que l'on aime, et je n'avais pas le droit de prendre seul, la décision de dévoiler l'intimité de mes proches pour me raconter. » Le journaliste en profita pour répondre dans la foulée afin de diriger l'entretien où il le souhaitait.

« Vote pudeur est toute à votre honneur, même si je dois avouer que l'étude rapide de votre bio donne quand-même envie d'en savoir un plus à votre sujet. Vous permettez que j'en parle ? » Demanda-t-il avec une réserve qui le rendit immédiatement sympathique à Derek. L'homme écoutait d'une oreille distraite, trop occupé à se remettre de cette partie de jambe en l'air impromptue.

« … ses informations dont vous disposez sont disponibles sur Wikipédia. » Répondit l'invité de l'émission, dont la voix paraissait sourire.

« Alors je me lance : Orphelin à dix ans, vous êtes élevés pendant trois ans par la sœur aînée de votre compagnon actuel, avant qu'elle ne périsse à son tour dans un terrible accident. Vous entrez à l'université alors que vous êtes à peine âgé de seize ans et vous vous mariez cette même année avec l'autorisation légale de l'état… »

― Je vais éteindre cette satanée radio, se plaignit Stiles qui grogna de ne pas pouvoir se laisser aller au sommeil avec ce son qui grésillait désagréablement.

Il se releva vigoureusement et se retourna pour constater Derek qui l'observait tout en s'affalant dans l'odeur de leurs draps. Ses cheveux étaient en batail et son regard mi-clos transpirait la satisfaction. Son corps allongé évoquait le repos du guerrier, fort, protecteur, amoureux. Ils se sourirent tendrement, mais l'expression de Stiles s'affaissa dans l'agacement que continuait de lui procurer les parasitages radiophoniques.

« … une curiosité demeure, pourquoi vous être marié si jeune ? » Questionna Brian Preston qui maintenait son ascendant sur l'échange.

― Non laisse bébé, je veux t'entendre, intervint Derek alors que Stiles était à deux doigts d'éteindre le poste.

― Je te retrouverais le replay, promis le cadet avec une douceur qui rendit sa nudité magnifique.

― Laisse, c'est toi qui passe en direct, c'est maintenant la première diffusion, je veux pouvoir dire que je t'ai écouté, répondit l'homme qui en profita pour poser son dos contre la tête du lit et contempler les forme sportive de son mari. Stiles soupira niaisement mais laissa la radio allumée tout en restant debout à côté. Ce devait bientôt être la fin pour qu'il réagisse ainsi. Il regarda son loup prendre plaisir à l'entendre parler de lui à toute la côte Ouest des Etats-Unis.

« … question qui revient toujours. Mais parce que je connais l'homme que j'aime depuis que je sais marcher et que je suis amoureux de lui depuis presqu'aussi longtemps. C'est encore le cas aujourd'hui, si vous voulez savoir. C'est lui qui m'a inspiré la force d'avancer, d'aimer la vie, de dépasser le malheur. J'étais sûr depuis le début qu'il était mon âme sœur. Il a choisi d'étudier l'ethnologie et moi je voulais passer ma vie dans son giron. Il aurait choisi de devenir maçon je l'aurais suivi, c'est aussi simple que ça. Il est mon plus beau modèle d'humanisme. »

― Mieczyslow Noha Hale, souffla Derek, ému. Je t'aime tellement.

Et son âme sœur éteignit la radio pour revenir vers lui.

FIN


RAR :

Julie-deolivera : On ne saura jamais pour Kate, j'ai adhéré au partie pris de Derek, ne simplement pas s'intéresser à elle dans le futur. XD Enfin, sache que tes mots m'ont porté tout au long de l'écriture, que leur régularité a été un véritable soutien et pour ça, je te remercie chaleureusement. Sur nos présents débris, c'est un peu de toi aussi, parce que tu m'as poussé à le finir et que tes encouragements sincères m'ont faits du bien. Je ne sais pas si tu adhéreras à la bizarrerie que j'ai concocté pour clore l'histoire, mais je voulais te rendre cet hommage particulier quand même. Prend soin de toi et peut-être à bientôt pour une autre story ! ;)

Invoges : Merci du fond du cœur pour ton commentaire, il me touche énormément. Je souhaitais que Derek soit à cran parce qu'il n'y a que son bébé renard qui peut le calmer et le faire revenir vers cette craquante douceur qu'il sait développer pour lui montrer son amour. Je soupire un peu de tristesse à l'idée de quitter ces Stiles et Derek là, car même s'ils sont différents de ceux qu'on connait, j'ai vraiment adoré les raconter. Il vont me manquer... Enfin, je t'embrasse tout fort et te remercie chaleureusement pour tes mots !

Didinou : Merci pour ce mot unique mais tellement réconfortant. Je ne sais pas si je le mérite vraiment, mais il m'a transmis de la chaleur et du bienêtre. Alors pour tous ça, un Grand MERCI et un bisous timide !


Cette fois, c'est vraiment la fin de la fin... Encore merci à tous et rendez-vous pour une autre Fiction. J'en ai une sous le coude que je dois terminer. Je commencerais certainement à publier pour me donner le courage de la finir. C'est un Teen-Wolf reboot qui tourne autour d'un sulfureux Sterek.

Étincelle de Lune : La première rencontre entre Stiles et Derek, le lendemain de la morsure de Scott, est un véritable choc sensoriel pour le fils du sherif, dont le corps s'éveille alors à des pulsions inconnues. S'amorce pour l'hyperactif, une descente aux enfers qui prend les atours d'une perte d'esprit mêlée à d'irrépressibles et douloureux désirs.