Note: Dans le dernier chapitre j'ai fait un petit saut dans le temps, parce que mon but n'est pas de réecrire des épisode de Walking Dead. Et puis je pense que nous savons tous ce qu'il se passe durant ces deux fameux épisodes. C'est la toute première fois que je décide d'écrire de moi même et je n'avais pas envie d'en faire quelque chose de compliqué. J'écris vite alors il peut m'arriver de faire des fautes, et je m'en excuse. J'espère que ce chapitre vous plaira. N'hésitez surtout pas à mettre un commentaire pour me dire ce que vous en pensez, afin que je m'améliore. J'accepte toutes les critiques constructives.
Bonne lecture à tous.

Dislcaimer: L'univers The Walking Dead n'appartient qu'aux créateurs des bandes dessinées et de la série. Je ne prétends, en aucun cas, que les personnages m'appartiennent.

Une fois en haut, on s'ignore légèrement, tous les deux gênés. En ouvrant un énième placard on trouve plein de boissons et de nourriture en boîte, j'ai envie de sauter de joie ! Daryl inspecte le placard.

« Il n'y a pas de poussière, ça a dû être installé ici récemment. » lance-t-il sans vraiment s'adresser à moi.

- « Les gens qui vivent ici vont peut-être revenir. » Je lui dis en le scrutant du regard.

- « Ok. On en prend une partie et on laisse le reste. » Me dit-il, comprenant où je voulais en venir.

- « Tu vois qu'il reste des gens biens. » Je lui fais un grand sourire, puis détourne le regard. C'est encore un peu trop tôt après ce qu'il s'est passé dans le sous sol. Mais lui, à mon grand étonnement, garde les yeux fixés sur moi quelques secondes de plus.

Il décide ensuite de revendiquer certaines boîtes de conserve et je le laisse faire en rigolant. On se met à table et mangeons un peu, jusqu'à ce qu'on entende du bruit dehors. Daryl se tend immédiatement, attrape son arbalète et me dit de rester dans la cuisine, tandis qu'il s'avance vers la porte. Il l'ouvre doucement et me lance :

"- « C'est rien, c'est juste un chien. » me crie-t-il.

Je me précipite vers la porte, mais ai juste le temps de voir le bout de la queue du chien avant qu'il ne disparaisse. Daryl referme la porte et se retourne, on se retrouve face à face. Il me regard avec dureté.

- « Je t'avais dit de rester là-bas. » me dit-il fermement.

Au départ, son air de méchant aurait peut-être pu m'intimider, mais maintenant, je le connais trop pour ça.

- « Je sais mais Daryl, tu as dit qu'il y avait un chien. » lui dis-je avec un sourire timide.

Je le vois se radoucir et l'entends marmonner quelque chose. Nous terminons de manger et partons chacun de notre côté pour examiner les étages supérieurs. Je monte les escaliers et long couloir avec quatre porte. A gauche, il y une petite salle de bain avec lavabo et miroir, douche, toilettes et une petite baignoire. La pièce est mignonne, les murs sont recouverts de papier peints beige. C'est assez doux et bien décoré. En face des escaliers, il y une chambre, et une deuxième à droite. Elles sont assez jolies. Je sais que dans notre monde, ces détails peuvent paraître incroyablement futiles, mais je continue à me concentrer sur ce genre de chose. Les matelas ont l'air confortables et juste à côté de la deuxièmes chambre, tout au fond du couloir, il y a une pièce remplie de portant avec des vêtements de toutes tailles accrochés. Le paradis pour une fille insouciante, comme je l'étais avant l'apocalypse. Peut être que ce serait drôle de le redevenir pour quelques heures... Je mets cette idée dans un coin de ma tête et repart explorer la maison.

Une heure après, j'ai terminé de faire le tour. Je décide donc de m'approcher de la seule chose qui avait capté mon attention dès notre arrivée : le piano... Daryl est sûrement dehors en train de perfectionner notre systèmes d'alarme et d'installer des pièges. Je n'ai pas spécialement envie de jouer devant lui étant donné qu'il m'a clairement fait comprendre qu'il trouvait le fait que je chante ridicule. J'allume quelques bougies trouvées dans un placard, la nuit commence à tomber.

Je m'assois et commence à jouer quelques notes, puis me mets à chanter, comme je le faisais si souvent dans mon ancienne vie.

- « It's unclear now, what we intend. We are alone in our own world.
And you don't wanna be my boyfriend, and I don't wanna be your girl.
And that.. That's a relief. We'll drink up our grief and pine for summer.
And we'll buy a beer to shotgun, and we'll lay in the lawn
And we'll be good... »

Mais avant que je puisse continuer j'entends quelqu'un se racler la gorge derrière moi. Je me retourne assez vite et Daryl évite mon regard.

- « J'ai sécurisé chaque accès de la maison, on est en sécurité. » Me dit-il, avant de poser son arbalète sur le canapé et de sauter dans le cercueil ouvert, pour s'y allonger.

- « Qu'est ce que tu fais ? » je lui demande un peu intriguée.

- « C'est le lit le plus confortable dans lequel j'ai été depuis des années ! »

- « T'es sérieux ? » Je lui demande en rigolant.

- « Mmhmh. » me lance-t-il en guise de réponse en fermant les yeux.

Je le regarde, il a l'air si paisible.. Et tellement beau. Je ne sais pas à quel moment j'ai commencé à ressentir quelque chose pour lui, mais j'en ai honte. Il faut que j'oublie tout ça et que j'arrête de penser à lui de cette façon. Ce n'est pas bien, et puis lui ne ressent rien pour moi à part de l'amitié. C'est sûrement à cause des hormones tout ça! Je suis une fille et lui un garçon. Pas besoin d'être très intelligent pour comprendre ce que ça implique.
J'ai détourné le regard si bien que je ne me suis pas rendue compte que Daryl avait rouvert les yeux, et qu'il me regardait avec ce regard intense qui me fait littéralement fondre de l'intérieur. Je rougis quand je me rends compte qu'il me regarde certainement depuis que j'ai commencé à penser à ça...

- « Vas-y. Joue. Continues de chanter. » me dit-il avec tendresse.

- « Je croyais que ça t'embêtais quand je chantais. » je le taquine, en faisant référence à cette journée dans la cabane.

- « Et bien il n'y a pas de juke-box, alors... » me répond-t-il de manière faussement désinvolte, avec une voix plus grave que d'habitude.
Je lui souris légèrement et recommence à chanter.

- « And we'll buy a beer to shotgun, and we'll lay in the lawn.
And we'll be good. Now I'm laughing at my boredom. At my string of failed attempts... »

Je termine doucement ma chanson et enchaîne avec trois autres. Je m'arrête quand je pense que Daryl s'est endormi. Je reste assise et je réfléchis pendant une minute ou deux, à tout et rien, à ma vie d'avant, et à celle d'aujourd'hui, à Daryl, à ma famille, au groupe. Trop de choses se bousculent dans ma tête et une larme, que je ne parviens pas à retenir, coule le long de ma joue.

- « Pourquoi t'as arrêté de jouer ? » Me dit-il avec une voix douce.

Je ne m'y attendais pas et sursaute légèrement, j'essuie rapidement ma joue, honteuse de pleurer comme ça.

- « Désolée... je croyais que tu dormais » Je chuchote presque et je ne sais même pas pourquoi.

Je l'entends se lever mais ne me tourne toujours pas vers lui pour pas qu'il voit mon visage et mes yeux rouges. C'est un signe de faiblesse et je ne veux plus jamais être faible, malheureusement, j'ai encore des progrès à faire.
Il est juste derrière moi, je sens sa présence. Il pose sa main sur mon épaule, et nous restons comme ça quelque seconde. Il retire finalement sa main et laisse un vide en moi.

- « Viens, on va manger quelque chose. »