Première étape de mon plan : prouver à Daryl que je ne suis plus une enfant.
Je ne sais pas encore exactement je vais faire ça, et je n'ai pas non plus de deuxième étape, mais je vais trouver une solution.
Je pose mon sac à côté du lit, à la même place que d'habitude. M'assois sur le bord du lit, saisis mon peigne et commence à me brosser les cheveux. Après ça, je retire mes chaussures, mes chaussettes, mon pantalon et ma veste. Je m'installe dans le lit, les couettes ne recouvrent que mes jambes, et s'arrêtent au milieu de mes cuisses. Comme hier.
La fatigue commence déjà à me submerger et je ne tarde pas à sombrer dans le sommeil.
…...
Quelques temps plus tard, il me semble que je sens Daryl s'installer dans le lit, mais me rendors sans vraiment lui prêter attention.
…...
Je me réveille enfin alors que le jour n'est pas encore levé. Je n'ai aucune idée de l'heure qu'il est.
Je suis encore fatiguée mais n'arrive pas à me rendormir. Il le faut pourtant, sinon je vais être épuisée toute la journée. Et puis il faut que je profite de ces quelques jours de répits pour me reposer le plus possible. On ne sait jamais quand il faudra reprendre la route.
Je me tourne vers Daryl, qui est profondément endormi à côté de moi, sur le dos. Même en dormant, il est toujours en alerte, prêt à sauter sur ses pieds, pour nous protéger de toute menace éventuelle. Il paraît à la fois tellement paisible, et tellement concentré.
Je le regarde respirer, lentement. C'est comme écouter la mer. C'est ressourçant et relaxant.
Je pose une main sur son torse pour sentir son cœur battre. Je me concentre longuement sur les battements et respire profondément son odeur. Il sent si bon, c'est incroyable.
Je me rapproche et me blottis contre lui, à sa gauche. Son bras droit est le long de son corps et son bras gauche est derrière moi. Je suis allongée entre son torse et son bras, la tête sur son épaule.
Toujours endormi, il passe son bras gauche autour de moi et me serre fort. Je fonds de plaisir. Je me sens tellement bien, contre lui, dans ses bras. C'est tellement agréable que je voudrais rester dans cette position pour toujours.
Je dépose un baiser sur sa joue puis ferme les yeux pour me rendormir aussitôt.
…...
Je me réveille, les premières lueurs de l'aube éclairant la chambre. Je baisse les yeux et vois Beth blottie dans mes bras. J'ai d'abord un mouvement de recul, puis me détends, et apprécie la situation. J'aime l'avoir près de moi comme ça. Elle est tellement forte et fragile à la fois.
Je ne suis pas habitué à tout ça... aux câlins, bisous, etc... Mais avec elle cela semble tellement naturel. Un peu trop même. Je sais pourtant, que je ne dois pas m'y habituer.
Je n'ai pas le droit. Elle est encore tellement jeune. Moi j'ai déjà vécu une partie de ma vie, alors qu'elle elle commence tout juste à vivre la sienne.
Pourtant je voudrais pouvoir être avec elle, je le veux tellement fort... mais je n'ai pas le droit. Et puis qu'est-ce qu'en penserait Hershel ? Lui qui me faisait confiance. Je suis sensé la protéger, pas la désirer. Et pourtant, qu'est-ce que je la désire.
Je m'en veux, je me dégoûte de la vouloir de cette façon, de penser à elle de cette manière. Je sais qu'elle aussi le veut. Elle me le fait comprendre à longueur de journée. Cela devient de plus en plus dur de résister. Et je vois bien qu'elle est déterminée à me faire céder. Mais elle ne sait pas à quoi elle s'engage en allant sur cette voie.
Elle n'a aucune idée de ce que j'ai vraiment envie de lui faire, de ce qui me traverse la tête quand je la vois.
En plus de ça, je ne pourrai jamais être le compagnon dont elle a besoin. Elle a besoin d'un homme qui pourra lui dire qu'il l'aime, qui voudra l'épouser, et lui donner des enfants. Je ne pourrai jamais lui donner tout ça.
J'essaie de m'éloigner doucement d'elle mais elle resserre sa prise autour de moi. J'attrape délicatement le bras accroché à ma taille et la fait basculer sur le dos. Une fois libéré je me relève et sors du lit. Je mets mes chaussures et décide qu'aujourd'hui nous allons partir en mission de ravitaillement. Hier, j'ai aperçu une ferme à quelques kilomètres, alors que je chassais. C'est une mission de cinq ou six heures maximum.
- « Allez ! On se réveille ! » dis-je fortement à Beth, en lui donnant un petit coup sur l'épaule.
- « Mhmmh Daryl ! » me répond-t-elle de surprise encore à moitié endormie.
- « Pas de ''Daryl'' qui tienne ! On se lève ! Et plus vite que ça. » lui dis-je et prenant un faux air méchant.
Elle me regarde quelques secondes puis se met à rire. Est-elle en train de se moquer de moi ?
- « Tu ressembles à un chiot qui essaie de jouer au grand méchant loup ! » me dit-elle entre deux éclats de rire. « Oh, pardonne moi. Est-ce que je viens de blesser ton ego ? » reprend-t-elle avec un air faussement inquiet. Elle est seulement trahie par le sourire qui ne veut pas décrocher ses lèvres. J'aime la voir sourire. L'entendre rire est la chose la plus belle au monde.
- « Il m'en faut plus que ça. Allez, grouille-toi maintenant. »
- « Pourquoi ? Qu'est ce qu'on doit faire de si important aujourd'hui ? » me demande-t-elle avec de grands yeux.
- « Mission de ravitaillement. Si on veut pouvoir laisser une part des réserves aux propriétaires de la maison, il va falloir nous trouver autre chose à manger. »
Je vois son sourire disparaître instantanément, et une lueur d'inquiétude brille dans son regard. Qu'est ce que j'ai dit ?
- « Mais tu es sûr ? On ne peut pas attendre encore quelques jours ? » m'interroge-t-elle avec une petite voix.
- « J'ai repéré une ferme à quelques kilomètres d'ici, on sera rentré dans l'après-midi, si c'est ça qui t'inquiète. » je tente de la rassurer un peu.
- « D'accord, allons-y. » soupire-t-elle. Elle semble un peu soulagée.
Elle se lève, et je vacille un peu. J'avais oublié qu'elle était en culotte et qu'elle n'avait qu'un débardeur pour la couvrir.
Elle n'a absolument pas l'air gênée de se dévoiler autant devant moi, elle ne me demande même pas de me retourner.
Je me force à le faire quand même car si je la regarde plus longtemps, il n'y aucune chance que je la laisse sortir de cette chambre dans l'heure qui suit.
Je l'entends s'approcher derrière mon dos. Elle pose une main sur mon épaule et me dit, a voix basse:
- « Tu peux me regarder. J'aime quand tu me regardes... »
Elle arrive à dire ça avec tellement d'innocence que j'en viens à me demander si elle comprend réellement ce qu'elle est en train de me dire.
Je me retourne et plonge mon regard dans le sien. Oh oui, elle comprend très bien. Je peux voir cette étincelle dans son regard.
C'est trop. Il faut que je sorte.
- « Je t'attends en bas. » Je lui lance en tournant les talons.
Je descends les escaliers, rassemble mes armes et m'adosse contre la porte pour l'attendre. J'en profite pour reprendre mes esprits et me calmer.
Elle va me rendre fou.
Elle est tellement belle et fragile à la fois, j'ai parfois l'impression que je pourrais la briser sans m'en rendre compte.
Je sais qu'au fond, elle est forte, mais pas suffisamment.
Je refuse de prendre le risque de lui faire du mal. Elle est beaucoup trop précieuse.
- « T'as bientôt fini gamine ? » lui crie-je du rez-de-chaussée.
Elle sort de la chambre en pantalon et soutien-gorge. J'écarquille grand les yeux, pas sûr de bien voir ce que j'ai devant les yeux.
Je vois un sourire satisfait presque imperceptible sur ses lèvres. Ses magnifiques lèvres.
Ce n'est pas une hallucination, elle est bien en sous-vêtements, en haut des escaliers devant moi.
- « Dis, tu ne saurais pas où est ma veste par hasard ? Je l'ai cherchée partout dans la chambre. » me demande-t-elle innocemment.
- « Euh... Je crois que j'l'ai vue dans la cuisine. » lui dis-je, incapable de détourner les yeux de son corps.
Elle descend les marches et me regardant dans les yeux, un air de défi dans le regard. J'ai encore l'impression d'imaginer la scène. Elle est tellement parfaite. Et c'est moi qu'elle veut. Je ne comprends pas comment, une fille aussi jolie qu'elle, pourrait vouloir être avec moi.
Elle arrive en bas de l'escalier et ralenti en arrivant à ma hauteur, puis enfile le t-shirt qu'elle avait à la main.
Elle dépose un léger baiser sur ma joue. Son odeur m'enveloppe immédiatement. Elle sent si bon. Cela ressemble à un mélange de fleurs et de sucrerie.
Je mobilise toute ma force pour ne pas réagir, pendant qu'elle se dirige vers la cuisine.
Je secoue la tête et elle passe sa veste autour de ses épaules. Elle récupère son sac et ses armes puis s'approche de la porte.
- « Bah qu'est-ce que tu attends ? On y va ! » me taquine-t-elle.
Nous sortons tous les deux, et partons dans la même direction qu'hier. Beth a fait beaucoup de progrès depuis le premier jour, celui où nous nous somme enfuis. Maintenant elle arrive à marcher silencieusement, et rapidement. Elle reste en alerte et se concentre sur les bruits qui l'entourent. Elle se bat bien mieux et ne reste plus paralysée par la peur. J'ai toujours du mal à croire qu'elle ait réussi à tuer cinq rôdeurs à elle toute seule.
Sur le chemin nous croisons deux rôdeurs, j'en tue un d'une flèche et Beth tue l'autre d'un coup de couteau précis, dans l'œil.
Nous marchons pendant une bonne heure en silence puis Beth prend la parole :
- « Tu sais ce qui me manque le plus de notre ancienne vie ? Se promener par plaisir, juste quand on en a envie, sans avoir peur de tomber sur un cadavre venu pour nous tuer. » me dit-elle avec un peu de nostalgie dans la voix.
Je ne sais pas quoi lui répondre, je n'ai jamais fait ça, juste me promener parce que je le voulais.
Comme je ne lui réponds rien, elle reprend :
- « Et toi ? Qu'est ce qui te manque le plus ? »
- « J'sais pas, j'réfléchis pas vraiment à ça. »
- « Allez... Fais un effort. Pour me faire plaisir. » me dit-elle avec un grand sourire et ses grands yeux bleus.
- « Bon... l'eau chaude. Avant, on avait juste à ouvrir le robinet et l'eau chaude coulait, tout simplement. Et ça, ça me manque. » lui dis-je de manière pensive.
- « Ça me manque aussi... Les téléphones ! Tu te souviens du moment où on avait juste à appuyer sur quelques boutons pour parler à des amis ? Pour savoir comment ils allaient ? »
- « C'est clair, c'était pratique. »
La conversation s'arrête et ni elle ni moi n'essayons de la prolonger. Nous pensons tous les deux au groupe, et au fait que nous n'avons aucune idée de comment ils vont.
Nous tombons sur un nouveau rôdeur et Beth, ne me laissant pas le temps de viser, se jette sur lui et lui troue la tête au sommet du crâne, grâce à son couteau.
J'ai l'impression qu'elle commence à aimer ça.
Pour l'instant, elle ne se met pas en danger. C'est tout ce que je veux. Si elle va trop loin j'interviendrai.
Au bout de deux heures, nous arrivons à la ferme pour laquelle nous sommes venus. C'est une petite ferme, avec une maison, et une grange une trentaine de mètres plus loin. Il y a quelques enclos, tous vides et deux rôdeurs qui déambulent sans nous voir près de l'enclos le plus éloignés.
Ils ne sont pas une menace, alors je décide de les ignorer.
Nous nous dirigeons vers la maison, qui ressemble un peu à la nôtre, mais en plus délabrée. Nous montons les quelques marches menant au perron, et je frappe contre la porte pour attirer les rôdeurs vers l'entrée.
Au bout de quelques secondes, j'entends du bruit. J'ouvre lentement la porte et vois trois rôdeurs à l'intérieur.
- « Trois rôdeurs, tu prends le deuxième, moi les deux autres. Ok? » dis-je rapidement à la petite blonde à mes côtés.
- « Ok. » me répond-t-elle avec un regard complice.
J'ouvre la porte en grand, et vise aussitôt la tête du plus proche. La flèche l'atteint en pleine tête. Beth rentre aussitôt à l'intérieur de la maison et plante son couteau dans la tête du deuxième rôdeur. Celui s'effondre et je les dépasse tous les deux pour planter une flèche à main nue dans l'œil du dernier rôdeur.
Nous avons réussi, les trois rôdeurs sont à terre. Beth arbore un sourire de victoire sur son visage.
- « On fait une bonne équipe non ? » me dit-elle joyeuse.
- « Ouais... » je lui réponds simplement pas trop d'humeur à rire.
Mais je vois que ma réponse n'entache absolument pas sa bonne humeur.
- « Faut qu'on récupère tout ce qu'on peut trouver. » je la rappelle à l'ordre.
- « Oui Monsieur Dixon ! » me dit-elle en faisant semblant de se soumettre à mon autorité. Je ne lui avais jamais dit, et ne lui dirai probablement jamais, mais j'aime quand elle m'appelle comme ça.
Nous partons explorer la maison, et restons sur nos gardes. Nous pouvons toujours tomber sur un rôdeur.
Nous ne trouvons pas grand chose au rez-de-chaussée. Alors nous décidons d'aller voir l'étage supérieur. Je reste devant Beth, pour pouvoir la protéger, si quelque chose sort de derrière une porte.
Il y a deux chambres et deux salle de bains. Mais rien d'intéressants à l'intérieur.
Nous avons juste trouvé un couteau de chasse dans la plus grande chambre. Je pense que le père de famille était chasseur.
N'ayant pas trouvé grand chose, nous partons dans la cave, c'est souvent là que sont cachées les réserves.
La cave est vraiment très grande, mais très sombre. Je vois que Beth n'est pas rassurée dans ce type d'endroit.
Dans notre maison, le sous-sol est aménagé et très lumineux. Mais ici on pourrait tourner un film d'horreur.
Il y a des étagères remplie d'objets divers. J'aperçois quelques lampes torches, je les prends toute pour les mettre dans mon sac mais en donne une à Beth. Peut-être qu'elle se sentira mieux avec plus de lumière.
Elle la prend et me remercie silencieusement. Elle éclaire la pièce et aperçois un placard dans le fond, s'y dirige. Je la suis, refusant de la perdre de mon champ de vision. Elle ouvre les portes du placard et nous sommes ébahis par ce qui se trouve à l'intérieur. Des dizaines de boîtes de conserve, plusieurs packs d'eau, des boîtes de céréales, de riz, de pâtes... De quoi manger pour plusieurs semaines.
Nous commençons à ranger tout ça dans nos sacs mais nous nous rendons vite compte qu'on ne pourra pas tout prendre. Il faudra revenir faire un ou deux voyages.
- « Daryl ? On n'a peut-être pas besoin de prendre l'eau. On peut faire bouillir celle qu'on a à la maison, et la mettre après en bouteille. » me dit Beth doucement.
C'est logique, elle a raison.
- « Ok on laisse l'eau mais on prend le reste. »
Beth s'exécute et je fais de même.
Après ça, nous décidons de rentrer à la maison. De toute façon nous reviendrons quand nous en aurons besoin.
Marcher avec le poids de nos sacs, nous ralenti considérablement. Il nous faudra sûrement une heure de plus pour rentrer.
Et puis il faudra aussi faire une pause rapide pour manger. Beth et moi n'avons rien mangé depuis hier soir, et autant en profiter tant que nous avons de la nourriture.
- « Dans une heure, on s'arrête et on mange. » je lui lance.
- « Oui, Monsieur Dixon. » me taquine-t-elle.
- « Tu s'rais pas en train de te moquer par hasard ? »
- « Moi ? Jamais je ne ferais ça, vous me connaissez Monsieur Dixon. » me répond-t-elle en rigolant.
- « Bien sûr.. » je sens un sourire se dessiner sur mes lèvres.
Au bout d'une heure nous nous arrêtons, et nous installons derrière un talus et commençons à manger une boîte de fruits. Nous nous la passons, et prenons un morceau chacun notre tour, grâce à un couteau. Au bout de quelques minutes, nous terminons la boîte, et Beth ouvre un paquet de biscuits.
- « Le fromage me manque, et puis le pain aussi... Oh et la glace ! Mon dieu, la glace... » me dit-elle pensive.
- « Le pain me manque aussi, et les hamburgers... J'arrive à peine à me souvenir du goût mais je sais que j'adorais ça. » je lui dis, mais laissant prendre au jeu.
- « Le monde d'avant était peut-être pas doué pour grand chose, mais la nourriture était délicieuse. » me dit-elle avec un large sourire
- « J'suis d'accord. »
Nous nous remettons rapidement en route, et nous marchons côte à côte, sans bruit. Juste de la savoir à mes côtés me suffit pour me sentir bien.
Au bout d'une nouvelle heure, un rôdeur s'approche de nous. Beth le tue d'un rapide coup de couteau.
Un deuxième sort de derrière les arbres, puis un deuxième, un troisième et un quatrième.
Je tire une flèche dans la tête de celui qui approche Beth de trop près. Elle en tue un autre, et je sors mon couteau pour tuer le quatrième.
Je pense que nous en avons fini, mais au moins cinq nouveaux nous ont repérés et arrivent dans notre direction. Deux autres arrivent derrière nous.
Nous sommes entourés de sept rôdeurs. Enfin non, huit. Neuf... Dix ! Ils ne cessent d'arriver !
Je n'arrive pas à croire que je ne les ai pas entendus.
Il n'y qu'une solution pour sauver Beth. J'en tue deux, en fais tomber un sur Beth. Elle bascule et s'effondre sous le poids du rôdeur. Bien. Je frappe dans mes mains pour faire du bruit, attirant ainsi le groupe, et commence à courir. Je jette un coup d'œil rapide derrière moi. Tous les rôdeurs me suivent, ils ne font plus attention à Beth.
Je m'arrête et tue le plus proche avec mon couteau.
- « Non Daryl ! » je l'entends me hurler.
- « Beth ! Reste où tu es ! Ne bouge pas ! » je lui ordonne, ne voulant pas risquer de la perdre.
De nouveaux rôdeurs s'approchent de moi. Il y en a trop. Au moins quinze. Je me bat de toute mes forces, mais à chaque fois que j'en tue un, un autre apparaît.
Du coin de l'œil je vois Beth courir dans ma direction. Non Beth...
Elle tue tous les rôdeurs sur son chemin, essayant de se frayer un chemin vers moi.
A deux, nous arrivons petit à petit à prendre le dessus, mais les cadavres qui s'amoncellent à nos pieds ne nous facilitent pas la tâches. Il ne reste que deux ou trois rôdeurs quand soudain...
- « Beeeth ! » un rôdeur l'attrape par l'épaule tandis qu'elle essaie de se débattre.
Oubliant mes attaquants je me jette sur le rôdeur qui a osé la toucher et me déchaîne sur lui. Il lâche Beth et je le frappe à coup de poings, tellement qu'il arrête peu à peu de bouger. J'ai réussi à le tuer en utilisant seulement mes poings. Pendant ce temps Beth me regarde les yeux écarquillés. Puis détourne rapidement le regard, et se déplace brusquement, pour se mettre entre moi et le rôdeur qui était sur le point de m'attraper.
Elle lui donne un coup de couteau sous la mâchoire, avec un force telle que la pointe du couteau atteint son cerveau. Je me relève et tue l'avant dernier rôdeur à l'aide d'une flèche, que je plante dans sa tempe. Beth tue le dernier avec rage.
Je me retourne prêt à affronter une nouvelle menace mais je constate que nous somme venus à bout de tous nos attaquants. Le silence remplit à nouveau la forêt et le calme revient.
Je me tourne vers Beth et elle se jette dans mes bras. Je la serre fort, plus fort que jamais. Son visage est enfoui contre mon torse mais elle relève lentement la tête, je vois un profond soulagement dans son regard.
- « J'ai cru que j'allais te perdre ! Ne me refais plus jamais ça ! »Me dit-elle.
Je me surprends à l'embrasser sur le front, doucement, comme si j'avais peur de lui faire mal.
Quand je m'écarte légèrement je vois le feu dans son regard. Je crois qu'on en a tous les deux envie, et j'ai essayé trop longtemps de résister.
Nous nous approchons l'un de l'autre, en même temps. J'hésite encore un instant, puis dis merde à mes convictions.
Nos lèvres se rencontrent d'abord tendrement, puis passionnément. Comme si nous en avions besoin. Comme si nous l'avions toujours voulu...
...
Petite note: J'ai fait une petite exception en écrivant du point de vue de Daryl. Je commençais à manquer d'inspiration, et je me suis dit que ce serait intéressant pour l'histoire de savoir ce que Daryl pense de tout ça. En plus, cela me permet de faire avancer un peu le récit, car je restais un peu ''bloquée''.
