Bajuuuur ~
Pour le coup, le chapitre était près depuis quelques jours, mais la box internet a elle aussi décidé (oui oui, rien ne marche jamais avec moi, la routine xD) que non, je ne pourrais pas poster de suite. Je pense que c'est un complot visant à m'empêcher de répandre mes bêtises n.n
Sinon SINON. J'aborde un sujet du style "glissant" dans ce chapitre. Il est sous entendu pour le moment, mais j'approfondirais sûrement plus tard. Donc voilà, c'est dit, et si des gens trouvent des choses à redire... Et bien la jolie petite croix (qui n'est plus rouge maintenant, des traditions qui se perdent ;; ) en haut à droite fonctionne super bien :D Pour les autres, je vous souhaite une bonne lecture !
POV Ace
"Aaaaaace ! J'suis là !"
Je me tourne en souriant vers la gamine qui me fait de grands signes de mains, m'approchant d'elle en tendant les bras. Elle se jette immédiatement dedans, alors que je la serre fort contre moi. On reste un moment ainsi, avant que je ne la relâche pour ébouriffer ses cheveux.
"Arrête ! Ils sont déjà assez en bordel sans que tu t'y mettes en plus !" Proteste-t-elle.
Je me marre, j'adore faire ça, venant ensuite m'excuser d'une bise sur sa joue. Comme toujours ça lui suffit, et elle me tend sa petite main avec un sourire radieux. Je la regarde un moment, avant de demander, taquin :
"T'es pas un peu grande pour ça Robin ?"
Elle roule des yeux, je lui pose la question à chaque fois, venant directement lover sa main dans la mienne, sourire aux lèvres. Je frissonne sous la chaleur que je ressens, marchant ensuite à son rythme, chantant avec elle une chanson de son animé préféré. Celle que chante un squelette pirate vivant dans un manga m'a-t-elle expliqué la première fois que je l'ai entendue la chanter. Un vrai délire... Fin, je dis ça, mais j'ai toute la collection à la maison.
Les gens la regardent un peu bizarrement, sa main encore plus, mais elle ne lâche pas la mienne avant qu'on arrive chez elle. Ce qui me fait bien plus plaisir que je ne veux me l'avouer. J'adore cette gamine... Peut-être parce qu'elle a le même sourire que lui...
Je balaye mes réflexions quand je la vois engloutir un énorme sandwich d'une seule bouchée, et je viens lui foutre une petite pichenette pour la réprimander :
"Hey, mange un peu correctement, tu veux bien ?
- Mais papa il mange comme ça lui ! Réplique-t-elle, la bouche pleine.
- Ton père est loin, trèèèèèès loin d'être une référence en matière de tenue à table." Soupiré-je.
Robin veut répliquer, mais les gros yeux que je lui fais lui font bien comprendre que je ne cèderai pas. Elle pousse un long soupir, venant ensuite grignoter son repas plus proprement. Bien. Pas déconner non plus. Je n'ai rien pu faire concernant les manières de son père, alors qu'au moins, j'arrive à empêcher qu'elle mange comme un porc. Dieu merci, elle a eu la chance d'hériter du cerveau de sa mère, c'est toujours ça de gagné.
"Ace, tu peux m'aider pour mes maths ? J'y comprends que dalle !"
Ok, j'ai peut-être parlé un peu vite.
"Parce que tu crois que je comprends mieux moi peut-être ?
- Des maths de niveau CM2 ? J'espère bien tiens, c'est inquiétant sinon !"
Je gronde pour le principe, venant la plaquer sur le canapé pour la chatouiller, histoire de lui montrer qu'on ne se moque pas de moi impunément. Elle se tortille en riant, les larmes aux yeux, et je me crispe quand, l'espace d'un instant, c'est quelqu'un d'autre que j'imagine à sa place. Putain, mais qu'est ce que j'ai aujurd'hui ? Je suis pas aussi sentimental d'habitude... Ça doit être la fatigue...
Ou alors ce tout nouveau cadre photo qui trône sur la commode, juste à côté de la télé. Je m'en approche sans m'en rendre compte, ma main effleurant presque le verre qui recouvre le papier glacé sur lequel est immortalisé un moment que je ne connais que trop bien.
"On est allé chez papy aujourd'hui... Il a retrouvé ça au grenier et papa voulait absolument le prendre..."
J'écoute à peine, mes yeux rivés sur le souvenir que ce cliché provoque en moi. Mon frère en train de me sourire, un immense paquet cadeau dans les bras. Je me souviens parfaitement... Ce Noël là... Est ce que je l'aimais déjà ? … Je sais plus... Sûrement... Mon cœur se serre, encore plus quand je me rends compte que je suis incapable de pleurer comme je le voudrais.
"Tu lui manques tu sais..."
"Tu m'dégoûtes Ace, tu m'dégoûtes ! Me touche plus ! J'veux plus te voir, t'es juste... T'approche pas ! Dégage, dégage !"
Non, je ne lui manque pas. J'peux pas lui manquer, pas après qu'il m'ait parlé avec autant de dégoût et de colère. Et je le comprends tout à fait. C'est tellement immonde de ma part de ressentir des sentiments pareils.. J'ai essayé, tout essayé... Mais j'pouvais pas... J'ai jamais pu... J'ai tellement honte...
"Tonton... Tu pleures...
- J'pleure pas ! Protesté-je vivement.
- Tes yeux pleurent eux..."
Elle en sait toujours beaucoup trop cette gamine ! Y a aucune larme, et elle arrive à deviner à quel point je suis au bout du rouleau. Que si je pouvais, je m'arracherais la peau pour amoindrir quelque peu la douleur de mon cœur. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi ça fait toujours aussi mal, même après toutes ces années...
"Je... Vais rentrer..."
Robin acquiesce simplement, toujours aussi compréhensive, tirant mon col pour venir poser un petit baiser sur ma joue. Me fait avoir un pauvre sourire, et je lui en pose un sur le front. Heureusement qu'elle est là... Je ne sais pas ce que je ferais sans ce réconfort dans ma vie...
Enfin, vie, c'est un bien grand mot.
C'est d'une humeur juste massacrante que j'arrive dans mon immeuble... Et je ne suis pas le seul apparemment, vu comment la porte de mon nouveau voisin vient de claquer avec force, sous le nez des deux hommes juste devant.
« Law, ouvre bon sang ! » Hurle celui avec une casquette en tapant contre le bois.
Seul le silence lui répond, et je devine qu'ils peuvent toujours crever pour rentrer. Je me demande bien qui ils sont, mais je n'ai pas la force de venir leur parler. Et encore moins l'envie à y réfléchir. Qu'est ce que je pourrais bien leur dire de toute façon ? « Hey, bonjour, je suis le voisin de Law, celui avec qui il va chasser les fantômes, et vous ? » … Plutôt crever. J'ai juste pas envie de faire le con actuellement.
Ils tentent leur chance encore un moment à coup de hurlements et de frappes sur la porte, avant de finir par lâcher l'affaire et de quitter l'immeuble. Voilà, le silence, c'est exactement ce qu'il me faut. Être seul avec moi même... C'est ce que je sais faire de mieux désormais. Et pourtant, je n'arrive pas à lutter contre cette envie que j'ai d'aller voir Law.
Pov Law
Pourquoi ne veulent-ils pas comprendre ? Je n'ai pas envie de parler avec eux ! Plus que ça, j'en ai marre de voir autant de compassion et de pitié dans leurs yeux. Je refuse qu'ils me regardent ainsi, ils n'en ont pas le droit ! Ils ne peuvent pas comprendre... Avoir pitié de moi... C'est pire que tout, pour moi qui culpabilise d'être encore en vie.
Je sursaute quand je sens une présence à côté de moi, retournant ensuite à mes pensées sans même un regard. Avec un peu de chance, c'est un tueur en série qui me donnera enfin le plaisir de mourir.
« Perdu. » Lâche une voix que je reconnais tout de suite, même en l'ayant peu entendu.
Merde. Si je parle à haute voix en plus... Enfin, ce n'est pas comme si quelqu'un était censé se trouver chez moi non plus. Comment il fait pour rentrer comme ça, sans déconner ? Il démonte et remonte ma porte à chaque fois ?
« Encore raté. » Pouffe-t-il.
J'dois parler tout seul bien plus souvent que je ne le pense apparemment... Je m'en inquièterai presque si je n'étais pas aussi fatigué. Je tourne ma tête vers mon invité imposé, soufflant :
« Sérieusement, comment tu fais ? Même mes amis, et dieu sait ce qu'ils sont bornés, n'ont jamais réussis à rentrer sans mon accord.
- Un magicien ne révèle jamais ses secrets. » Répond il, malicieux.
Je ne peux empêcher le coin de mes lèvres de se relever, juste un peu, avant de lever les yeux au ciel. C'dingue ça, il ne s'arrête jamais de dire des conneries ? … Sûrement que oui, vu la tête qu'il tire. La même que la mienne en ce moment.
« Ace ?
- Si je te dis que j'ai autant envie que toi de me faire achever par un tueur en série qui débarquerait à l'improviste dans mon salon, te répond ? »
J'hoche simplement la tête, mon regard posé sur lui, alors qu'il se laisse tomber à mes côtés. On reste un moment silencieux, perdus dans nos pensées, avant que les mots qui me brulent les lèvres depuis des jours ne sortent de ma bouche :
« T'es pas venu me voir.
- Je te l'avais promis, non ? » Souffle-t-il, ses yeux dans les miens.
Ouais, effectivement. Mais je sais pas, je pensais que, borné comme il est... Il serait venu. Qu'il aurait trouvé un prétexte à la con pour m'arracher à ma morosité permanente. Et, sans que je ne comprenne vraiment pourquoi, une infime part de moi en avait terriblement envie. De le voir.
«Tu voulais que je vienne ? Demande-t-il, une réelle curiosité dans la voix.
-Non. Bon ok, j'en sais rien... Peut-être un peu. Rectifié-je. T'es chiant, vraiment chiant... Mais j'ai passé un bon moment avec toi la dernière fois, malgré ça. T'es pas comme les gens autour de moi, tu me regardes pas comme si j'étais une pauvre créature fragile à prendre en pitié.
-J'ai aucune raison de le faire. Lâche-t-il en haussant les épaules. Déjà parce que j'ai aucune idée de ce qui te pousse à te murer ainsi dans ta douleur, ensuite... Parce que, aussi horrible que ça semble l'être... Je ne ressens aucune pitié ou aucune compassion envers toi actuellement. Si je veux qu'tu te bouges, c'est purement égoïste.
-Je t'avoue que c'est la première fois qu'on me la fait celle là. Souris-je. Me dire ce genre de choses sans rien savoir... C'est peut-être pour ça que je me sens bien avec toi. »
Il passe un moment à me dévisager, avant d'afficher un grand sourire, les yeux pétillants de malice :
« Je peux prendre ça comme une invitation à revenir chez toi ?
- … Ouais.
- Tu m'dis ça pour que j'te foutes la paix comme la dernière fois, ou tu le penses vraiment ? »
Je ne peux retenir le grand sourire malicieux qui se dessine sur mon visage à sa réplique, il a bien compris comment je fonctionne, lâchant simplement :
« A toi de deviner Portgas. »
("MEUF. Tout le monde a deviné qui est le père de Robin. Alors POURQUOI tu fais exprès de pas donner le nom hein ? - Parce que ça fait mystérieux quand même ? :D - Tu m'désespères")
En espérant que ce chapitre vous plaise. Et faut pas hésitez à laisser un petit message si l'envie vous en prend, que ce soit pour spéculer sur nos deux beaux gosses, ou juste me faire remarquer une faute à la con ^^
