Merci mille fois à June Howard pour ses reviews et son soutien.
…...
J'ouvre les yeux en sentant le soleil sur ma peau.
Le jour passe à travers les stores et caresse doucement nos deux corps.
Je lève les yeux vers l'homme contre moi. Il est réveillé et me souris.
- « Bien dormi ? » me demande-t-il en déposant un baiser sur mon front.
- « Je n'ai jamais dormi aussi bien de ma vie. Et toi ? » je lui demande à mon tour.
- « Mmhmm. » murmure-t-il simplement.
Je le serre dans mes bras et savoure la sensation de sa peau contre la mienne avant de sortir du lit et de m'habiller.
Il reste allongé et me regarde faire avec attention.
- « Dis, tu comptes sortir du lit aujourd'hui ? » je lui demande en gloussant légèrement.
- « Ça dépend. »
- « De quoi ? »
- « De si tu comptes y rester avec moi. » me dit-il avec un petit sourire coquin au coin des lèvres.
Je m'avance vers le lit en rigolant, m'assois à côté de lui et l'embrasse avec tendresse.
Il caresse doucement mon bras.
- « Je voudrais pouvoir rester toute la journée sous les draps, avec toi, mais il faut qu'on sorte. » je soupire.
Il fait une mine un peu déçue mais s'en remet vite.
- « Pour chercher des provisions ? » me demande-t-il en connaissant déjà la réponse.
- « Ouais, je préfère aller explorer la ville avant d'en manquer. » lui dis-je.
Je marque un temps d'hésitation, et lui demande avec une petite voix :
- « Qu'est ce qu'on fait maintenant ? Je veux dire, est ce qu'on retourne à la maison funéraire ? Est-ce qu'on reste ici ? Est-ce qu'on s'en va ailleurs ? »
- « Je ne sais pas Beth... Mais même si on décide de ne pas y rester on doit retourner à la maison funéraire. J'ai dit au groupe qu'on allait pas tarder à rentrer. Ils doivent nous attendre, et il faut au moins qu'on les prévienne. Et puis on a beaucoup de réserves là-bas, on pourrait tenir un bon moment avec. » me dit-il pensif.
Je suis contente de voir qu'il pense à Jess, Mary et Jim. Je sais qu'il ne fait pas partie des hommes les plus chaleureux et attentionnés du monde, mais il se préoccupe quand même d'eux.
- « Oui, tu as raison. On doit y retourner. Mais peut-être qu'on peut revenir s'installer ici, pour quelques jours, après. On peut même proposer aux autres de venir avec nous. Ici on un hôtel entier pour nous, et je suis sûre qu'on peut trouver plein de choses dans les maisons aux alentours. On pourrait même nettoyer un peu la ville pour être plus en sécurité. »
- « Oui ça me va. » acquiesce-t-il.
- « On devrait peut-être y aller aujourd'hui. Si on part maintenant, on sera revenu avant ce soir. Et on aura un grand stock de nourriture. En plus il faut que je récupère mes vêtements et le reste de mes armes. » je lui propose.
- « Ok, allons-y. » me dit-il en soupirant.
Je vois bien que je contrarie ses plans pour la journée, mais quand nous aurons fait ce que nous avons à faire, nous serons tranquilles tous les deux. Nous pourrons passer des journées entières enfermées dans cette chambre d'hôtel.
Cette nuit n'était que ma première fois, mais je me fais violence pour ne pas lui sauter dessus et recommencer.
Être aussi proche de lui m'a comblée plus que je n'aurais pu l'imaginer.
En repensant à cette nuit, je ressens à nouveau une chaleur intense en moi.
Daryl est en train de s'habiller, et il doit voir une lueur de luxure dans mon regard, car il relève la tête et me lance un sourire en coin.
- « Tu changes d'avis finalement ? » me dit-il avec un clin d'œil.
Non je n'ai pas changé d'avis mais j'en suis pas loin.
- « T'aimerais bien hein ? » je le taquine en souriant. Je détourne le regard pour essayer d'éloigner la tentation.
- « Vu comment tu gémissais mon nom hier soir, je suis sûre que toi aussi tu aimerais. »
- « Bon d'accord. Mais ce soir. Quand nous serons rentrés. Et après on ne sort plus jamais de ce lit. »
Il s'approche de moi, passe une main sur ma joue, puis dans mes cheveux, et m'embrasse finalement avec passion.
La tension qui règne dans la pièce commence à être difficile à supporter.
Il s'éloigne et sourit.
- « C'est promis ? »
- « Promis. »
Il m'embrasse une dernière fois et se retourne pour terminer de s'habiller.
…...
20 minutes plus tard nous sommes dehors, et nous courrons vers la forêt.
Un rôdeur se trouve sur notre route, Daryl lui tire une flèche dans la tête, puis la récupère et nous continuons sans nous arrêter.
Vers 13h, nous nous arrêtons quelques minutes pour manger et boire.
On est assis l'un à côté de l'autre, et j'essaie de me faire à cette nouvelle complicité entre nous. Je sais que nous étions proches avant, mais ce n'est plus pareil. On est liés, et nous sommes ensembles.
Enfin... sommes-nous vraiment ensembles ? On est de très proches amis, qui s'apprécient beaucoup, qui s'embrassent et qui peuvent coucher ensembles, mais je ne sais pas si je peux nous qualifier de ''couple''.
- « A quoi tu penses ? » me demande-t-il.
Je rougis et lève les yeux vers lui, avant de les baisser. Est-ce que je lui dis la vérité ? Non.
Je sais qu'il a peur de tout ça. Alors si je lui demande de rendre notre relation ''officielle'', ça risque de mal se finir. Et puis, pour l'instant, nous ne sommes que tous les deux, il n'y a pas de raison de précipiter les choses.
En plus, moi aussi je crois que j'ai un peu peur de tout ça. J'ai peur que ça devienne trop réel. Je veux dire, j'aime Daryl, de toutes mes forces, j'aime être avec lui, mais j'ai peur que ça aille trop vite. Je n'ai que 18 ans, et c'est effrayant de me dire que je suis en train de m'engager dans une relation sérieuse avec un homme plus âgé.
Pour l'instant je n'ai pas avoir peur qu'il aille voir ailleurs ou qu'on s'éloigne l'un de l'autre, alors pourquoi aurais-je besoin de mettre un mot sur notre relation ?
On a qu'à dire que nous sommes deux amis, qui passons du bon temps ensembles. On verra plus tard pour le reste.
- « C'est une belle journée, tu ne trouves pas ? » je lui demande, en levant les yeux vers le ciel, histoire de changer de sujet.
- « Oui, mais l'hiver ne devrait pas tarder à arriver. Les températures baisseront bientôt. » me dit-il pensif.
- « C'est pas grave, on se réchauffera mutuellement. » je lui dis avec un petit sourire en coin.
Surpris par ma réponse, il lève les yeux et commence doucement à sourire en retour.
Je crois qu'il a encore du mal à se faire à l'idée que la petite Beth, la fille de Hershel Greene, puisse le draguer aussi ouvertement.
Et puis n'oublions pas que notre première relation sexuelle ne date que d'hier soir.
Mais tout a changé entre nous.
Et je veux en profiter, avant que la vie ne trouve une autre raison de m'en empêcher.
Je m'approche de lui et l'embrasse tendrement. Il me rend mon baiser, et passe une main dans mes cheveux. Je me colle encore plus à lui, et enroule mes bras autour de ses épaules.
Sa langue joue avec la mienne, et je ne peux m'empêcher de remarquer à quel point ses lèvres sont douces.
Mes mains descendent le long de son torse, se glissent sous sa chemise et caresse doucement sa peau toute chaude.
Lentement il bascule vers l'arrière et se retrouve couché dans l'herbe. Je suis au dessus de lui et je continue à l'embrasser, avec de plus en plus de fougue.
Il caresse mon dos, sous mon t-shirt, et sentir ses mains puissantes et rugueuses sur ma peau me donne des frissons.
Je me relève et suis assise à califourchon sur lui, mes mains posées sur son torse musclé.
Je le regarde dans les yeux, et me perds dans le bleu de son regard. J'ai l'impression de fondre quand il me regarde avec ces yeux là. Je me penche à nouveau au-dessus de lui et recommence à l'embrasser fougueusement.
Je passe les doigts dans ses cheveux. Il remonte lentement mon t-shirt, je le fais passer au-dessus de ma tête et le laisse tomber à côté de nous.
Ses lèvres parcourt la peau entre ma bouche et mon cou, et je laisse un petit soupir m'échapper.
Je sens que ça fait plaisir à Daryl.
Il nous fait basculer afin de se mettre au-dessus de moi.
Ses yeux me scrutent une nouvelle fois avec une telle intensité que j'ai l'impression de sentir des brûlures sur ma peau.
Nous nous regardons dans les yeux quelques secondes, et j'y vois toute la tendresse qu'il éprouve à mon égard.
J'espère qu'il voit la même chose dans le mien.
Il réduit une dernière fois la distance entre nous et ses lèvres se posent sur les miennes avec passion.
Je retire sa chemise entre deux baisers, et l'embrasse avec une avidité que je n'avais encore jamais ressentie. C'est comme si chaque seconde passée sans lui contre moi, était une seconde de souffrance. Comme si l'embrasser pouvait me libérer.
Mes mains parcourent la totalité de sa peau dénudée.
Je sens ses doigts descendre le long de mon corps, et caresser l'intérieure de mes cuisses.
Après quelques secondes, il s'occupe de faire sauter le bouton de mon jean.
Mais d'un seul coup Daryl se fige, arrête de m'embrasser, s'éloigne de quelques centimètres, et me regarde sans vraiment me voir.
- « Et merde ! » lance-t-il avant de se relever brusquement.
Je ne comprends pas ce qu'il se passe, et je le vois se jeter sur son arbalète pour viser quelque chose que je ne vois pas.
Je me relève à mon tour, attrape mon couteau et me mets en position défensive.
Je ne tarde pas à voir ce qui a alerté Daryl : deux rôdeurs qui se baladent à quelques mètres de nous, et qui sortent de derrière les arbres.
Daryl tire une flèche dans la tête du premier. Je m'élance vers le deuxième et le tue d'un coup précis au sommet du crâne.
J'y vais peut-être un peu plus fort que nécessaire mais je suis extrêmement frustrée d'avoir été interrompue à un moment comme celui-là.
Soudain j'en vois trois autres s'approcher de nous. Mais d'où sortent-t-ils ?
Nous les éliminons rapidement, j'en tue un avec mon couteau et Daryl tue les deux autres avec son arbalète.
Je ne peux m'empêcher de le trouver incroyablement sexy, torse nu avec ses bras musclés et son arbalète. Il semble approcher la perfection.
Il lève les yeux dans ma direction.
- « Beth ! Derrière toi ! » me hurle-t-il avant d'être assailli par un autre rôdeur.
Je me retourne vivement.
Trop occupée à l'observer tirer, je n'ai pas fait attention aux cadavres ambulants approchant derrière mon dos.
Ils sont deux et je donne un puissant coup de pied dans le ventre du premier. Il tombe sur le deuxième, et avant qu'ils ne puissent se relever, je leur saute dessus.
Je transperce le crâne du premier, et profite du fait que le deuxième soit coincé en dessous pour lui exploser la tête.
Je lève les yeux et évalue rapidement le danger autour de moi.
Il n'y a plus de rôdeurs autour de moi, mais Daryl est entouré par trois des ces monstres.
Je me lance dans sa direction, et le temps que j'arrive à sa hauteur, il a eu le temps d'en tuer un.
J'en attrape un par la nuque, et repousse le sentiment de dégoût qui me saisit lorsque sa peau se décolle et reste dans ma main.
Avant qu'il n'ait le temps de se rapprocher de Daryl, je lui plante mon couteau dans la nuque, la lame dirigée vers le haut, pour être sûre de toucher le cerveau.
Il s'effondre. Pendant ce temps, Daryl défonce le crâne du dernier avec son arbalète.
Une fois tous les rôdeurs à terre, je lève les yeux vers l'homme que j'aime et lui souris.
- « On fait une bonne équipe, hein ? » je lui fais remarquer.
- « Mhmmh. » me répond-t-il avec un grognement.
J'ai l'impression que lui aussi est frustré de la tournure des événements. Je ne peux pas lui en vouloir. Ce n'est qu'un rappel que nous ne serons jamais tranquilles, quoi qu'il arrive.
Je m'approche de lui et le prends doucement dans mes bras, en faisant abstraction du fait que je sois en soutien-gorge, et lui torse nu.
Je m'accroche à sa nuque et enfouis mon visage dans son cou. Lentement, ses bras me serrent aussi autour de lui.
Je relève la tête et lui chuchote à l'oreille :
- « Ce soir, d'accord ? »
- « Ce soir. » me confirme-t-il, avant de s'éloigner pour faire le tour des cadavres et récupérer ses flèches .
J'ai le temps de voir ses cicatrices, et j'essaie de ne pas trop m'y intéresser. C'est dur, mais je sais que Daryl en est très gêné. Je ne veux pas aggraver la situation. Il passe devant moi et je vois aussi ses deux tatouage. Je n'ai jamais eu l'occasion de les voir en détail.
Je détourne le regard à la seconde où Daryl lève les yeux vers moi. Il les baisse immédiatement en rougissant et je me maudis intérieurement, tandis qu'il part se rhabiller.
Je me rhabille également, et nous rassemblons toutes nos affaires, avant de reprendre notre route.
