Amis du soir, bonsoir ! Amis de la nuit, b... ("STOP. On s'arrête là, merci.)
Nous voici parti pour la suite de cette histoire, qui j'espère vous plait toujours autant ^^ Toujours et encore merci pour les mises en follow et en favoris, fait toujours plaisir, avec un remerciements spécial pour MayAsuna (que j'avais pas remercié au chapitre d'avant, honte sur moi et sur ma vache !), ainsi qu'à Lunar't, (toujours fidèle au poste !) pour leurs reviews :3 Je n'en dis pas plus, en vous souhaitant une bonne lecture !
Gloire au panda !
POV Ace
Je ne peux retenir le frisson qui m'agite quand je sens sur la mienne, bien que j'essaye de le cacher le plus possible. C'pas ma faute... Elle est terriblement grande et surtout, elle est chaude, vraiment chaude... J'aime tellement cette sensation...
Je finis quand même par me concentrer à nouveau sur la réalité quand je vois le regard insistant, bien que doux, que pose Law sur moi.
Je sais que je devrais lui répondre, mais... J'ai peur. Est ce qu'il va comprendre ? Il est loin, très loin d'être bête, et même si je cache plutôt bien ce que je refuse de lui avouer... Il devinera. Pas forcément maintenant, mais un jour ou l'autre... Je ne pourrais plus lui cacher.
Est ce moi qui lui avouerait sous le coup de la colère ou de la tristesse ? Ou lui qui me l'assènera au moment où je m'y attendrai le moins ? J'en sais rien... Je m'en fiche un peu. Tout ce que je veux... C'est qu'il ne me laisse pas... Je veux plus... Etre tout seul... Qu'on me rejette, encore...
« Portgas ?
- Désolé, j'étais en train de... Réfléchir.
- Parce que tu sais faire ça ? Première nouvelle. » Lâche-t-il d'un ton moqueur.
Je me contente simplement de tirer la langue, tout le monde me l'a déjà faite celle là, alors que j'essaye de mettre mes idées en place. Par où commencer ? C'est un sujet tellemet vaste, qui me touche bien plus qu'il ne le croit, et réussir à expliquer ça correctement... C'est compliqué.
« Et bien, pour commencer... Pars du principe que, de base, un fantôme est immatériel et invisible. Enfin, sauf pour les gens comme toi et moi bien sûr, on en serait pas là sinon. »
Je m'interromps un instant pour chercher mes mots, assez heureux que mon interlocuteur ne profite pas de ma confusion pour m'asséner une raillerie comme il sait si bien les faire. J'ai vraiment du mal à organiser mes idées, à lui donner suffisamment d'éléments pour lui faire comprendre ce que j'ai affirmé tout à l'heure. Tout ça est tellement important pour moi...
« Si tu dis de base... C'est que ce n'est pas toujours le cas, n'est ce pas ?
- Bien deviné. Souris-je. Plus un fantôme est là depuis longtemps, plus il développe de capacités. Dont, par exemple, la possibilité de se rendre visible aux yeux d'humains lambdas, de changer d'apparence et de rendre son corps matériel. Evidemment, tout ceci demande énormément d'énergie, et c'est pour ça que peu d'entre eux s'amusent à faire ça.
- De l'énergie ? Techniquement, vu leur état, ça me paraît assez abstrait comme concept.
- Mais ça ne l'est pas. Ils ne peuvent créer la leur... Alors ils la volent aux humains. Qu'ils le veuillent ou non d'ailleurs. Certains le contrôle plus ou moins d'après ce que j'ai compris, mais un esprit pompe de l' énergie en permanence aux humains près de lui, même si c'est de manière infime. »
Certains le font même exprès. Ceux qui n'ont aucun scrupule, ceux qui veulent se venger de la personne en question... Mais souvent, c'est ce qui provoque leur perte. Parce que les humains, qu'ils soient conscients ou non de l'existence des fantômes, finissent par ressentir ces choses là. Par paniquer en sentant la vie s'échapper peu à peu de leur corps, en ressentant cette ambiance froide et morte qui se crée autour d'eux. Et, rationnel ou non, ils en arrivent souvent à des méhodes loin d'être agréables.
« Tu sais s'ils peuvent tuer ainsi ?
- Oui. Même si ça reste extrêmement rare, il y a des méthodes plus radicales et simples pour un fantôme d'arriver à ses fins. Beaucoup plus drôles aussi, surtout que... Qu'ils ont pas mal tendance à s'ennuyer. »
Je cligne des yeux quand je vois que Law me fixe intensément de son regard acier, inspirant une grande goulée d'air par réflexe. A quoi est-ce qu'il pense ? Pas à ce que je redoute j'espère... Il peut pas savoir... Pas juste avec ça...
«Je n'ai pas l'impression que c'est si terrible que ça, à t'entendre... Souffle-t-il, ses yeux toujours dans les miens.
- Tu comprends pas, j'te l'ai dit... Imagine, juste un peu. Voir les gens que tu aimes plus que tout au monde pleurer ta mort... Encore, encore... Etre là, tout près d'eux... Et ne rien pouvoir leur dire... Ou juste... Plus de respiration, plus de sang qui coule, plus de cœur qui bat... Et plus que tout... Cette solitude, qui ronge petit à petit le peu d'humanité qu'il reste en toi... C'pour ça que je dis que la mort... C'est plus enviable... »
Pov Law
Sa voix est comme remplie de sanglots, ses yeux brillants de douleur et de chagrin, et pourtant, pas une larme ne roule sur ses joues. Sa souffrance est immense, irradiant de tout son être et moi, être égoïste que je suis, tout ce que je trouve à faire...
C'est me demander pourquoi je ne t'ai pas à mes côtés de cette manière. Si tu étais là, tu n'aurais pas été seul... Je serais là pour t'aimer, encore, encore... On aurait été bien... Quand tu te serais senti mal, je t'aurais consolé, chéri, sans jamais cesser... Comme je l'ai toujours fait...
« Est ce qu'on choisit ? Lâché-je, une fascination à la limite du morbide dans la voix.
- Choisir quoi ? Demande-t-il, surpris par ma question.
- De revenir. »
Ace semble chercher ses mots, ses doigts repartant triturer le tissu de son pantalon. J'arrive pas à cibler précisément à quoi correspond ce qui me semble bien être un tic. De la nervosité oui, forcément... Mais il y a autre chose. De la peur ? De la colère ? Ou quelque chose que je ne peux pas saisir ?
« Non. »
Pas d'hésitation dans sa voix quand il lâche le mot. Ce n'est pas une hypothèse, mais une affirmation. Comment peut-il être aussi sûr de ce qu'il avance ? Comme pour répondre à ma question, il explique, le regard un peu lointain :
« Y a pas de choix. On ne revient pas simplement si l'envie nous prend de rester plus longtemps ici, de s'amuser encore un peu dans le monde des vivants. Il faut des sentiments assez puissants pour rester ici... Des regrets ancrés au plus profond de son être, une haine qui circule partout à travers le corps, un désir ardent d'accomplir quelque chose... Bon, il y a quelques exceptions, comme le type de la dernière fois, mais ça reste vraiment extrêmement rare. C'est eux qui rendent la chasse aux fantômes amusante d'ailleurs. Bref, pour te dire qu'on ne choisit pas... Et qu'une fois qu'on est là, on y reste jusqu'à avoir accompli ce qu'on a à faire. Et c'est loin d'être quelque chose de simple en général. Ce qui... Law, tu m'écoutes ? »
Oui. C'est bien le problème. Qu'il arrête de parler, ça me fait mal. Il n'a pas regretté ? Il ne voulait pas me voir ? Il est parti, sans se retourner en arrière, alors qu'on s'aimait si fort ? … Est ce qu'il se moquait de moi ? Il devrait être là, il m'aime, il me l'a toujours dit... Ses sentiments n'étaient pas assez forts pour le retenir ici, juste un peu ? Me dire au revoir... Juste ça... Un dernier baiser...
Ce n'est que quand ma vision se brouille que je comprends que je pleure. Quand les doigts d'Ace viennent doucement se promener sur mes joues pour essuyer quelques peu les larmes qui y perlent. J'le connais à peine et je le laisse faire ça ? Je dois vraiment être au fond du trou... Pleurer devant lui... Me faire consoler ainsi...
« T'es froid... Réussis-je à articuler.
- Désolé pour ça... Répond-il avec un pauvre sourire. Tu veux que j'arrête ?
- J'aurais voulu que tu ne demandes pas.
- Pourquoi ?
- Parce que ça m'oblige à dire à haute voix que je ne veux pas que tu cesses. Ridiculement mièvre et humiliant, tu en conviendras.
Il pouffe doucement alors que mes larmes se tarissent peu à peu en entendant ce son. C'est bizarre... Sûrement parce que je me suis terriblement isolé ces derniers temps... Mais je me suis attaché à lui, peu importe à quel point il peut être chiant parfois. Sa présence me fait vraiment du bien...
« J'en conviens. Renifle-t-il, amusé. Mais t'en fais pas, je suis terriblement corruptible, il ne t'en faudra pas beaucoup pour acheter mon silence. »
Genre il marchande ? Je viens lui mettre une légère tape sur le front qui le fait avoir un petit rire, très efficace comme punition, avant de m'affaler un peu plus au fond du fauteuil. J'ai envie de dormir... C'est dingue comme pleurer peut-être épuisant... Surtout dans l'état dans lequel je suis en ce moment...
Mon invité plus ou moins indésirable semble comprendre mon besoin, se levant pour se diriger vers la porte. Même s'il se stoppe un instant, posant un regard terriblement hésitant sur moi.
« J'peux revenir demain ?
- A ton avis crétin ? »
Il m'offre un majeur levé en guise de réponse, et je ricane doucement, ne pouvant m'empêcher de noter le fait qu'il est totalement prévisible. Enfin, sur ce point là tout du moins, parce que pour le reste... Je ne serais pas contre un guide d'instructions. Comprendre Portgas D Ace pour les nuls, un truc du genre.
… Pour sûr que l'idée le ferait marrer tiens. A moins qu'il ne hurle au scandale, c'est au choix. Il est tellement vivant comme type, quand il est pas occupé à déprimer... J'aimerais être comme lui... Mais dès que je commence à me sentir mieux... Il y a cette impression de vide en moi qui revient, se rappelant sans cesse à mon esprit. C'est pour ça que j'aime quand il est là, dans mon salon dans lequel il rentre sans jamais demander... Le vide est toujours là... Mais je le sens moins. J'ai même un peu plus chaud.
Et c'est sur cette pensée que je me glisse dans mon lit, apaisé comme je ne l'avais pas été depuis un long moment.
Pov Ace
« Ace... C'est quoi cette tenue sérieusement ? Demande-t-il, sourcil haussé.
- Ben quoi ? Elle est pas super cool ? Réponds-je en tirant fièrement sur son haut.
- Je vais reformuler. Lâche-t-il en soupirant. Pourquoi une tenue de Ghostbusters ?
- Parce que ta formation de terminer il est temps, jeune padawan ! »
Je ne peux pas effacer le sourire qui se dessine sur mes lèvres quand je le vois lever les yeux au ciel, bien conscient que ma présence ne le dérange pas autant qu'il veut bien le laisser croire. Fait plus d'un mois que je viens l'embêter quotidiennement, et à part quelques grosses disputes sur certains sujets... Il n'a jamais eu l'air spécialement contre mes visites. J'irais même jusqu'à dire qu'il les appréciait. Encore plus quand je prenais la peine de lui faire la cuisine, fait suffisamment rare chez moi pour le noter.
« Allez, rentre. Lâche-t-il en me faisant signe d'entrer.
- Nope ! C'toi qui sort cette fois !
- On en a déjà parlé Portgas. Si t'es venu dans le but de me faire retourner au travail ou de voir mes amis... Tu dégages. De suite. »
Ah, retour à l'appellation par mon nom de famille. Pas bon pour moi donc. Surtout que je ne suis absolument pas venu dans ce but pour le coup. J'ai essayé ces derniers jours, encore plus quand j'ai appris via ses amis qu'il était médecin, et je m'en suis pris plein la tronche comme jamais. J'suis pas maso au point de recommencer dans un délai de temps aussi court. Pas déconner. Surtout qu'il a un répertoire d'insultes plus que fourni quand il s'y met.
«Law... soufflé-je, doucement. Je te jure que ça n'a pas rapport.
- Vraiment ? M'interroge-t-il, suspicieux.
- Vraiment. Rien du tout, promis. Juste mes activités stupides de chasse aux fantômes.
Mon interlocuteur se détend d'un seul coup, me permettant de me rendre compte de la tension qui nouait ses muscles, alors que je souris en entendant ce qu'il lâche.
« Je t'ai déjà dit que j'étais désolé à propos de ce que j'ai dis.
- Je sais bien... Je voulais juste alléger un peu la tension. Avoué-je.
- Et bien tu as encore des progrès à faire. »
Je n'en doute pas un instant. C'pas trop mon truc de réfléchir quand je parle, j'suis plus du genre à suivre mon instinct sans vraiment anticiper ce que ça va donner. Rarement du très bon, je l'avoue, même si j'arrive souvent à limiter la casse... Fin, j'espère.
« Allez, on y va Traff'. » Déclaré-je en attrapant son poignet pour l'entrainer dans les escaliers, ne lui laissant pas le temps de s'indigner pour le surnom.
Il me suit en grognant, pestant contre ma personne, mais je n'en tiens absolument pas compte. Il passe son temps à grogner de toute façon. Ça fait parti de son charme en fait, quand on comprend qu'il ne pense pas réellement ce qu'il dit. Enfin, en général. J'suis sûr que les « crétins » allant régulièrement à mon encontre viennent du plus profond de son cœur.
On arrive au rez de chaussée assez vite, et j'appuie comme un malade sur la sonette, essyant plus ou moins de reproduire l'air d'une chanson. Moins plutôt que plus, vu la tête de tire Law.
« Ace, je t'ai déjà dit d'arrêter de faire ça, yoi. Me réprimande la tête blonde à travers l'ouverture de la porte.
- Mais c'est marraaaaant ! » Gémis-je comme un gamin avant d'entrer.
Pour moi en tout cas.
Pov Law
Sans déconner, comment il peut passer des moments où il semble sur le point de se tailler les veines à... Ça ? A cette sorte de teletubbies fluo bourré de bonne humeur ? Me rend complètement dingue.
Et il semble que ce soit pareil pour la personne qui nous accueille chez lui. Il l'a pas encore foutu dehors avec interdiction définitive de revenir le faire chier ?
… Enfin, je dis ça, mais je fais pareil. Et l'excuse « Il rentrera sans mon autorisation de toute façon » ne suffit plus désormais. Je l'apprécie, je ne peux pas le nier, et il le sait.
« Nous n'avons pas été présenté il me semble.
- Marco, je te présente mon nouveau partenaire, Law ! Law, je te présente l'exorciste qui m'a appris la plupart des choses que je sais !
- Il t'a forcé, n'est ce pas ? Questionne-il en se tournant vers moi.
- Plus ou moins. Lâché-je, un sourire en coin sur le visage.
- C'pas vrai ! »
Ace se met à bouder en croisant les bras, faussement vexé. C'est trop facile... J'adore le taquiner, il réagit tellement bien... Et même si j'aurais pu avoir des scrupules... Le fait que la réciproque soit totalement vraie efface totalement cette possibilité.
Il cesse immédiatement ses bouderies quand je viens ébouriffer ses cheveux, un de mes loisirs favoris ces derniers temps, le regardant se concentrer sur Marco, qui lui demande :
« Alors, qu'est ce que tu me veux yoi ? Je t'ai déjà tout dit de ce que je savais, tu as juste à lui répéter.
- Ouais, mais tu racontes mieux que moi. Sourit-il. Puis j'avais envie de passer te voir.
- Tu me désespères... Rassure moi, la leçon basique « fantômes immatériels, froid, invisibles, tout ça », c'est déjà fait ?
- Yep ! J'lui ai parlé d'un peu d'autres trucs, mais c'mieux que tu réexpliques. »
Le blond se tourne alors vers moi, et je suis impressionné de le voir aussi détendu avec un Ace surexcité dans les parages. Il a à peine protesté à ses bêtises, alors que moi, dans la même situation... J'envisageais le meurtre. Etant assez patient de base, j'admire vraiment le calme de cet homme.
« Définitivement prêt à rentrer dans toutes ces histoires ? »
Absolument pas.
Voilà, voilà ~ J'espère que mes explications "fantomateuses" (bonjour, j'invente des mots :D) ne sont pas trop embrouillées... Faut me le dire que je corrige, sinon ça va mal finir au prochain chapitre xD En espérant que vous avez aimé ^^
Poutous sur vous !
