Petite note : Bonjour à tous ! Alors, avant de commencer, pour ce 25e chapitre, je tiens à remercier rapidement toutes les personnes qui me soutiennent depuis le début dans l'écriture de cette fanfiction, c'est à dire : Enola (Si tu passes par là) ; June Howard (je te déteste toujours autant heiiin) et NekoSaria (pour tes conseils et ta gentillesse). Je ne sais pas si j'aurais été aussi loin sans votre aide, alors un grand merci. J'espère que ce chapitre vous plaira.
A Angelika : Heyyy ! Je ne peux pas te répondre en message privé alors je vais le faire ici. Merci infiniment pour ta si gentille review. Cela me fait énormément plaisir de voir que tu apprécies autant ma fic ! Ne t'inquiète pas, je ne vous abandonne pas hihi !
Et pour les lemons... Et bah ne t'inquiète pas, il y en aura beaucoup. Je ne compte pas m'arrêter là. J'ai même presque du mal à écrire sans en intégrer dans tous les chapitres :D
Et puis, un truc qui me chagrine en général dans les autres fics, c'est que la température baisse trop rapidement après que les personnages se soient mit ensembles, et du coup l'histoire perd un peu de sa saveur. Je refuse que ça arrive ici, alors du lemon, il va y en avoir ! Nous en voulons et nous en aurons ! Vive le lemooon !
Désolée.. je m'égare un peu XD mais bon tu comprends l'idée il me semble.
Enfin bref... J'espère que tu continueras de lire avec autant d'engouement et je te dis à bientôt !
Voilà tout le monde ! N'hésitez surtout pas à me laisser une review ou un message privé pour me dire ce que vous pensez de ma fic.
Bonne lecture.
…...
Le soleil se lève enfin. J'en ai presque les larmes aux yeux.
Nous sommes restés enfermés, les uns serrés contre les autres, pendant plus d'une dizaine d'heures.
Dehors, il y a eu une tempête. Le vent faisait bouger les fragiles murs de la cabane, et cela a attiré les quelques rôdeurs des alentours. Ils ont passés un bon moment à tourner autour de nous, sans vraiment nous repérer. Nous avons dû rester totalement immobiles et silencieux.
Je n'ai pas fermé les yeux une seule minute et je suis épuisée. Tous mes muscles me font souffrir, l'angoisse et la tension constante de cette nuit n'ont pas aidé. J'arrive à peine à me remettre de ces dernières heures.
Daryl ne le montre pas mais je sais qu'il est dans le même état que moi. Il a fait preuve de sang-froid, comme d'habitude.
En vérité, il a agit exactement comme quand nous étions restés toute une nuit dans le coffre de la voiture. Son arbalète pointée vers la porte, au cas où un rôdeur aurait réussi à la faire céder. Il n'a pas arrêté de jeter des coups d'œil dans ma direction, soit pour me rassurer, soit pour vérifier mon état.
Malgré l'angoisse dans laquelle il était plongé lui aussi, la chose la plus importante pour lui était de me rassurer. Même si je n'en avais pas vraiment besoin. Cela me donne envie de sourire.
Je suis toujours ce qu'il y a de plus important dans sa vie.
Quand mon père ou Rick cherchaient à tout prix à me protéger, cela m'énervait et me frustrait. Mais avec Daryl, c'est différent. Cela me rend heureuse.
Les autres ont eux aussi passés une mauvaise nuit. Jess est la seule a avoir réussi à dormir un peu. Deux heures, pas plus.
Jim et Mary sont restés immobiles et éveillés comme Daryl et moi. Aucun de nous n'a prononcé un mot. Nous étions beaucoup trop tendus et concentrés.
Maintenant que nous ne sommes plus en danger, la fatigue devient écrasante. Et savoir que nous n'allons pas dormir avant des heures, augmente mon appréhension concernant la journée.
Je ne sais pas encore ce qui nous attend, mais l'affronter risque d'être compliqué.
Mais vaut ne pas y penser. Je vais me concentrer sur le moment présent. Et pour l'instant, il faut qu'on sorte tous de cette cabane.
Je me lève difficilement après avoir jeté un regard entendu aux autres. Ils se lèvent à leur tour.
Nous sortons ensemble prudemment et inspectons rapidement les alentours avant de savourer le soleil et l'espace. Je souris et inspire longuement l'air frais du matin, le visage tourné vers le ciel.
J'entends des grognements suspects et me tourne directement vers l'origine du bruit, la main sur mon couteau.
Je ne vois rien entre les arbres. Je baisse les yeux, et c'est là que je les vois. Je m'approche lentement et observe les deux corps explosés sur le sol. Deux rôdeurs, qui ont apparemment affronté la tempête, sont écrasés l'un contre l'autre au pied d'un arbre. Leurs têtes sont intactes malheureusement. Mais le reste de leurs corps a fusionné, ce qui donne un dégoûtant enchevêtrement d'entrailles et d'os brisés. La violence du choc qui les a percuté les a complètement broyé ensemble, en dessous du cou.
Leurs mâchoires bougent toujours, et essaient de se refermer dans ma direction. Je retiens un haut le cœur et plante mon couteau dans leur deux têtes. Je n'étais pas obligée de le faire, ils n'étaient pas un danger pour nous. Mais si les propriétaires de ces corps pouvaient voir ce qui leur était arrivé après leur mort, ils auraient certainement priés pour que quelqu'un les tue une nouvelle fois. C'est en tout cas ce que j'aurais fait à leur place.
Daryl m'observe faire de loin. Je repars rapidement en direction du groupe et nous reprenons la route d'un pas décidé. Plus vite nous arriverons, plus vite nous pourrons nous coucher dans un lit.
Je pense qu'il nous faut encore trois heures de marche avant d'atteindre l'hôtel. Vu le positionnement du soleil dans le ciel, il doit être aux alentours de 7h du matin.
Les jours commencent doucement à raccourcir. La température est encore douce, sûrement entre 20 et 25 degrés Celsius en pleine journée.
Je sais que d'ici quelques semaines, le froid va s'installer et il deviendra difficile de nous déplacer. C'est pour ça que l'hôtel est une bonne idée. Nous aurons de quoi manger, boire et nous pourrons dormir au chaud.
Le seul problème c'est que je ne veux pas y rester indéfiniment. Je veux repartir pour retrouver notre groupe.
Mais ce serait trop dangereux. Et je ne peux pas demander à Jess, Mary et Jim de nous accompagner. Ce serait trop égoïste de leur demander de se mettre en danger pour moi.
Sans oublier que Daryl risque de ne pas être d'accord... Enfin non, Daryl sera d'accord. Il n'est pas fait pour rester en cage. Il n'est pas fait pour la petite vie parfaite que nous pourrions avoir si nous restons dans cet hôtel.
Il n'est pas non plus fait pour la vie de couple. Si nous nous installons définitivement à Forsyth, je sais qu'il ne le supportera pas. Il voudra s'échapper par tous les moyens, même si ça veut dire me quitter. En plus de ça, il a peur de tout ce qui est définitif.
Je me souviens que quand nous étions à la prison, il ne pouvait pas rester à l'intérieur plus de deux jours consécutifs. Il était en permanence parti chasser ou en mission de ravitaillement. Il fuyait les autres, il fuyait la stabilité de la vie là bas. Je refuse qu'il recommence maintenant.
Si nous nous installons ensemble, nous aurons une vie sûre et stable. Et nous serons obligés de faire le point sur notre relation, définir ce que nous sommes l'un pour l'autre. Tant que nous nous battons pour survivre, tant que nous fuyons ensemble, nous n'en avons pas besoin. Nous sommes juste deux personnes qui cherchent du soutien et du réconfort dans l'autre. Mais ce sentiment disparaîtra une fois en sécurité, et que nous restera-t-il à ce moment là ?
Une fois en sécurité, il recherchera la solitude, j'en suis sûre. C'est comme ça qu'il agissait avant. Même depuis la ferme. Sauf que je refuse de le savoir quelque part, seul, loin de moi et peut-être en danger. Je refuse de risquer de le perdre.
Je lève les yeux dans sa direction, pendant que je réfléchis à tout ça. Il marche à quelques mètres de moi, et semble lui aussi perdu dans ses pensées. Il est toujours en alerte, mais ses yeux se perdent dans le vague. Je souris quand il lève finalement les yeux vers moi. Il me fait un clin d'œil discret. Les papillons s'installent une nouvelle fois dans mon estomac.
Ses yeux sont peut-être perdus dans le vague, mais tous ses autres sens compensent largement ce léger manque d'attention.
Des fois, j'ai l'impression qu'il est doué d'une force naturelle pour détecter ce qu'il y a autour de lui.
Comme si tous ses sens étaient bien plus développés que la normale.
Je veux dire, il est un excellent traqueur, il arrive à entendre les rôdeurs plusieurs secondes avant moi, il sent les mauvaises intentions chez les autres, il a un très bon odorat, et c'est un dieu au lit... Bon ok, la dernière n'est peut-être pas très pertinente. Mais c'est quand même très important à certains moments.
Alors que je commence à rougir, j'essaie de penser à autre chose, pour que personne ne s'en rende compte.
Cela va faire deux heures que nous marchons. Nous n'avons croisé aucun autre rôdeur jusque là, à part les deux qui étaient à côtés de la cabane. Nous sommes bientôt arrivés. Jess marche un peu plus vite qu'hier. Je pense qu'elle aussi a hâte d'arriver, et puis la fatigue intense a tendance à endormir la douleur. Elle a l'air épuisée la pauvre.
Jim et Mary marchent côte à côte juste derrière moi. Ils ont aussi l'air fatigués, mais un peu moins que Jess. Ils s'échangent des sourires complices.
Ils semblent vraiment amoureux l'un de l'autre, c'est adorable.
Lorsque Mary se tourne de l'autre côté pour regarder derrière elle, Jim me lance un regard étrange qui me fait frissonner.
Je ne sais pas trop quoi en penser. Je n'arrive pas à déchiffrer son regard et de toute façon il détourne les yeux aussitôt.
Déstabilisée, je m'éloigne de lui et me rapproche rapidement de Daryl pour marcher à ses côtés. Comme d'habitude, sa présence me rassure.
Je ne dis rien et il ne dit rien. Nous marchons simplement comme ça pendant la dernière heure avant d'arriver à Forsyth.
Nous déambulons prudemment dans les rues de la ville en direction de l'hôtel et tuons quelques rôdeurs isolés. Nous n'en croisons que quatre ou cinq dans toute la ville. Soit la ville est quasiment vide, soit nous avons eu beaucoup de chance. Ces deux théories sont aussi plausibles l'une que l'autre.
Nous marchons encore un quart d'heure et arrivons à l'hôtel. J'ouvre la porte du hall d'entrée, et me précipite derrière le comptoir pour récupérer les clés restantes. Je les donnes toutes à Mary pour qu'elle s'occupe d'en choisir une pour elle, Jim et Jess.
Moi je sors la clé de ma chambre de ma poche et prend la tête du groupe pour leur indiquer notre étage. Nous montons l'escalier et je repense à ce qu'il s'est passé entre Daryl et moi ici. Je lui lance un regard un peu joueur et il y répond avec un très léger sourire en coin. Il sait à quoi je pense. Lui aussi se rappelle.
Malheureusement nous allons devoir remettre à plus tard ce que nous avions prévu. Je suis trop épuisée pour faire autre chose que dormir.
Le petit groupe décide de prendre la chambre à côté de la nôtre. Ils en chercheront une autre une fois reposés, mais en attendant ils préfèrent rester près de nous, et dans une chambre sûre.
Daryl et moi disons au revoir aux autres et rentrons dans notre chambre. Il n'est que 10h du matin, mais nous savons que nous allons tous passer la journée à dormir. Je reste quand même un peu à l'affût, juste histoire d'être sûre que le groupe n'a pas eu de mauvaise surprise dans la chambre à côté. Mais apparemment tout va bien. Ils sont peut-être déjà même en train de dormir.
Je pose mes affaires sur le petit bureau, retire mes chaussures et m'assois sur le lit. Je pense à tout ce qu'il s'est passé ces derniers jours. Mais ça y est, nous sommes en sécurité. Enfin pour l'instant. Et même si j'adorais notre maison, je me sens plus rassurée ici. Les rôdeurs ne pourront jamais atteindre cette chambre, et il n'y a aucune chance que quelqu'un tombe sur l'hôtel par hasard, y entre et choisisse de venir, par hasard, dans notre chambre, pendant que nous dormons.
Je me retourne et voit Daryl en train d'observer quelque chose par la fenêtre. Je m'approche doucement de lui, et pose une main sur son dos.
Nous ne nous sommes pas parlés ou touchés depuis hier soir. Et j'ai besoin de sentir son contact.
Je me déplace légèrement pour voir ce sur quoi il est tant concentré. Deux rôdeurs. Deux rôdeurs qui déambulent sans but de l'autre côté du parking, à une trentaine de mètres de notre chambre. Ils ne peuvent pas nous voir. Ils ne sont pas dangereux.
- « Qu'est ce qu'il y a ? » je demande à Daryl d'une voix un peu éraillée.
- « J'aime pas les savoir là. J'y vais. » il me répond sans même se tourner vers moi.
Il se retourne vivement et attrape son arbalète. Je prends quelques seconde avant de comprendre ce que cela implique.
- « Daryl ! Après tout le mal que nous avons eu pour arriver jusqu'ici, tu peux au moins te reposer quelques heures ! En plus, ils sont loin d'être dangereux. » j'essaie de le convaincre de ne pas sortir. Je ne veux pas qu'il se mette en danger inutilement.
- « J'y vais... » grogne-t-il, comme pour me dire que je n'ai pas intérêt à insister.
Il ne me lance même pas un regard et sort. Je jure intérieurement, attrape mes armes et le rattrape à l'extérieur de la chambre.
Si il veut y aller, alors il va devoir accepter le fait que je ne le quitterai pas d'une semelle.
Lorsqu'il remarque que je suis juste derrière lui, et que je ne suis pas prête de le laisser tranquille, il grogne une nouvelle fois.
Je ne réagis pas, et nous descendons rapidement les trois étages avant de sortir pour traverser le parking. Les deux rôdeurs nous ont repérés et arrivent dans notre direction.
Daryl en exécute un d'une flèche tirée avec son arbalète. Je reste en arrière pour le laisser gérer le deuxième.
Je crois qu'il a besoin de se défouler un peu, et je le comprends. Je lui lance ma hachette, qu'il attrape vivement et s'en sert pour transpercer la tête du cadavre ambulant. Le premier coup n'a pas suffit pour le tuer. Il arrache donc l'arme de sa tête et frappe une nouvelle fois. Le rôdeur s'effondre et ne bouge plus. Mais Daryl continue de frapper encore quelques fois avant de s'arrêter.
Je me suis assise sur une souche d'arbre à environ 5 mètres de lui, histoire de le laisser faire ce qu'il a à faire.
Un troisième rôdeur s'approche de nous et Daryl se jette sur lui et répète une nouvelle l'opération avec la hachette. Après un petit moment, il s'arrête essoufflé, et je reste assise pour lui donner de l'espace et l'observer de loin.
Ses muscles sont saillants et recouverts de sueur et de sang. Bizarrement, ça ne fait que le rendre encore plus sexy.
La rage et la violence dont il vient de faire preuve devrait m'effrayer, mais c'est loin d'être le cas. Il s'effondre à genou et reprend lentement sa respiration. Je n'ai aucune idée de ce qu'il vient de se passer dans sa tête, ou de ce qui vient de provoquer ce besoin de violence.
Je sais qu'il lui arrive d'avoir des moments de rage, mais je ne sais pas ce que je peux faire pour l'aider. Alors je me contente de rester à ses côtés, et de lui montrer qu'il pourra toujours compter sur moi quoi qu'il arrive. Je ne sais pas si ça change quelque chose, mais je n'ai pas d'autre idée pour l'instant.
Il lève lentement les yeux vers moi et je lui souris tendrement. Je me lève et m'approche, pour m'asseoir à côté de lui. Je passe une main dans ses cheveux et dépose un baiser sur sa joue. Il ne bouge pas. Je prends sa main et me remets sur mes jambes afin que Daryl me suive. Sans un mot, nous repartons en direction de notre chambre.
Nous ne pressons pas le pas, et pour la première fois depuis bien longtemps, nous marchons sans avoir l'impression de fuir la mort.
J'entrelace fermement mes doigts entre les siens. Il sert ma main en retour.
Je sais qu'il n'est pas du genre tactile, et ce contact doit sûrement le gêner plus qu'autre chose. J'espère juste qu'il y trouve ne serait-ce qu'un peu de réconfort avec.
Nous remontons rapidement l'escalier et longeons le couloir pour enfin rentrer à l'intérieur de notre cocon sécurisé.
J'attrape un bout de chiffon dans mon sac et le mouille avec une bouteille d'eau. Je fais signe à Daryl de s'asseoir sur le lit. Il s'exécute et je le rejoins afin de nettoyer un peu le sang qui le recouvre. Il y en a surtout sur ses bras, et il a quelques gouttes sur le visage. Il ne dit rien, et me regarde juste passer le tissu sur ses muscles. Il semble décontenancé. Il ne doit sûrement pas s'attendre à ce que je prenne soin de lui. Personne n'a jamais pris soin de lui. Il me l'a dit quand nous étions dans la première cabane, juste avant la maison funéraire.
Pourtant, m'occuper de lui semble la chose la plus naturelle du monde. Je me suis toujours occupée des autres, mais avec lui c'est particulier. Il est tout ce qu'il me reste et je l'aime.
Une fois toutes les traces disparues, je jette le chiffon vers la porte. Je lui retire doucement sa veste, puis la mienne. Il n'y a rien de sexuel, c'est juste... comme ça.
Je retire mon jean pendant que lui retire ses chaussures.
Je me glisse sous les draps et il me rejoint quelques secondes après. Je me colle immédiatement contre lui. Comme un aimant. Je passe un bras sur son ventre et pose ma main sur son torse. Je caresse doucement sa peau au dessus de sa chemise. Il passe un bras autour de ma taille et caresse une bande de peau dénudée, entre mon t-shirt et ma culotte, avec son pouce.
- « Daryl ? »
- « Mhmm ? »
- « On ne peut pas rester ici très longtemps. Je veux repartir pour chercher le groupe. » je lui solennellement.
- « Je sais. On ira les retrouver. » me dit il les yeux fermés.
Je ferme les yeux à mon tour et savoure quelques minutes la situation avant de m'enfoncer dans un sommeil très profond.
