Basooooarrrrr ~
Banna année à tout le monde ! ... On s'en fiche qu'on soit fin Janvier, c'est le premier chapitre de 2018, je vous souhaite la bonne année, c'est comme ça, j'ai des principes m'voyez /pan/
Je ne m'étends pas plus longtemps en vous disant simplement que c'est un gros chapitre flash back, et même si le nom du fiancé de Law n'est pas mentionné... Vous devinerez aisément qui c'est ;) Je rêvais d'écrire sur ce couple, que je trouve terriblement sexy, sexy et SEXY. ("Tu t'répètes.") Je pense même que j'irais faire un OS sur ce pairing si j'ai l'inspi ^^
Sur ce...
Bonne lecture !
POV Law
"Dégage"
Merde. Ce n'est pas... Si, c'est ce que je voulais dire. Ça ne sert à rien de nier une évidence. Les mots ne seraient pas sortis autrement. Mais je n'avais pas envie...
Qu'il réagisse comme ça. Qu'il me dévisage avec deux grands yeux noirs résignés, comme s'il était parfaitement conscient de la réaction que j'allais avoir. Sûrement parce qu'il l'est en fait.
Pas un mot, pas un geste pour rester ici. Même pas une hésitation, un arrêt en espérant que je le retienne. Persuadé qu'il n'a aucun espoir que cela se produise. Et il a raison. C'est bien pour ça que je le laisse s'en aller sans un bruit, sans réagir.
C'est tellement débile. Stupide, idiot. J'aurais tellement aimé qu'il proteste. Qu'il réagisse, qu'il s'explique, qu'il pleure, qu'il crie, qu'il hurle, peu importe. Qu'il se fiche de ce que j'ai dit, et qu'il impose sa présence comme il l'a tant fait ces dernières semaines. Mais rien de tout ça. Juste de l'acceptation. Il est tellement empêtré dans son dégoût de lui même, et moi... J'agis comme un con.
Cette partie de moi est juste... J'ai envie de me gifler. De me frapper. N'importe quoi. Je veux le rattraper, lui dire n'importe quoi pour qu'il reste, pour qu'il cesse de se regarder comme ça. Qu'il n'est pas le monstre qu'il croit être.
Mais je ne bouge pas. Ce petit bout de moi qui dit que c'est immonde, qu'il est hors de question qu'un type pareil ne s'approche de moi à nouveau... Je l'écoute. Je le laisse gagner, me vaincre. Soumettre le reste.
Comme si j'avais besoin de lui. Je me débrouillai très bien sans cet emmerdeur. Je le lui ai balancé un nombre certain de fois quand il venait d'ailleurs. Beaucoup au début, moins après. Ce n'est pas comme s'il avait écouté une seule fois en plus. Même quand je l'insultais. La plupart du temps, il se contentait de sourire, et j'abandonnais.
Bon, il gueulait aussi parfois. A un niveau sonore plus qu'incroyable d'ailleurs. Alors je gueulais aussi et, au bout d'un certain temps, on finissait par se calmer. Plus ou moins. Il partait jamais quand on était fâchés de toute façon. Ce con.
"Pas besoin de lui tu dis ? Permets moi d'en douter." Lance une voix railleuse dans mon esprit.
Oh, qu'est ce que je déteste quand ma conscience me fait des reproches. Encore plus quand c'est avec TA putain de voix. Parce que comme toujours, je sais que c'est entièrement la vérité. C'est un des trucs qui m'agaçait le plus chez toi. Enfin, je dis ça... Je mens totalement. J'ai toujours tout aimé de toi.
Je viens attraper l'anneau autour de mon annulaire pour le faire rouler entre mes doigts, un air rêveur sur le visage. Mon emmerdeur préféré... Le seul dont j'ai toujours eu besoin...
"Law, tu penses pas que t'as assez bu pour ce soir?"
Je ne peux pas m'empêcher d'esquisser un sourire en coin en entendant cette voix taquine que je commence à bien connaître. Je lève mes yeux vers lui, venant délibérément boire une longue gorgée de ma boisson, juste pour le provoquer. J'ai déjà une grosse tendance à le faire en temps normal, alors avec un peu trop d'alcool dans le sang... J'suis pire que jamais.
"T'es pas ma mère." Rétorqué-je, le nez dans mon verre.
Réplique terriblement intelligente et réfléchie, je sais. Enfin, je pense qu'il commence à avoir l'habitude.
"Encore heureux tiens. Ricane-t-il en enlevant le verre de mes mains, ses doigts s'attardant un peu trop longtemps sur les miens pour que ce soit accidentel. Mais c'est MA baraque, et j'aimerais la retrouver en état, vois tu.
- Mec, t'as laissé ton chien se faire teindre en rose, et tu m'parles de retrouver ton appart' en état ? Tu me pardonneras, mais j'suis un peu sceptique là."
Son rire résonne dans la cuisine, et je ne peux pas m'empêcher d'en faire de même, savourant toute la joie que je peux lire dans son unique oeil bleu.
Ça m'avait surpris quand Penguin me l'avait présenté, mis un peu mal à l'aise même pour être tout à fait honnête... Pour qu'au final, je me retrouve à trouver son regard bicolore plus qu'attirant.
"Ahah, démasqué. Sourit-il. Devrais-je révéler mes véritables intentions dans ce cas ?"
Oh, pas comme si c'était réellement nécessaire. Je les connais déjà. J'ai les mêmes depuis un bon moment maintenant. Mais bon, j'ai quand même envie de l'entendre.
"Dis toujours. Soufflé-je en me rapprochant de lui.
- J'ai envie que tu sois assez sobre pour apprécier tout ce qu'on va fairece soir..." Susurre-t-il contre ma bouche, avant d'y coller la sienne avec force.
Bien sûr que c'était prévisible. On se tourne autour depuis que notre ami commun nous a présenté l'un à l'autre, il y a quelques mois maintenant. Mais, emploi du temps d'étudiants en médecine oblige, pas moyen de se trouver un moment pour... Approfondir notre relation dira-t-on. Pour enfin se lier plus intimement.
J'éloigne bien vite ses pensées superflues pour me concentrer que ce qui importe vraiment, mes mains tatouées se glissant directement dans ses mèches blondes. Elles sont tellement douces, tellement soyeuses... Comme les lèvres qui s'activent contre les miennes avec ferveur. C'est dingue ce qu'il embrasse bien... Me rend fou de pas pouvoir en profiter plus souvent...
Une langue taquine joue sur ma bouche, la caresse, et je ne peux pas m'empêcher de gémir quand elle insiste, lui cédant l'accès à ce qu'elle désire tant sans opposer la moindre résistance. Hmmm... Il m'embrasse, je l'embrasse, mes mains quittant ses cheveux pour venir attaquer les boutons de sa chemise. Je sursaute quand il se crispe, lâchant à regret sa bouche pour souffler, d'une voix légèrement inquiète :
"Quelque chose ne va pas ?
- Rien... C'est juste que... Pas ici. Je veux pas qu'on voit..."
Voir quoi ? Ma question doit se lire dans mon regard puisqu'il souffle un simple "Plus tard", attrapant mon bras pour m'entraîner vers sa chambre, la seule pièce interdite d'accès à quiconque d'autre que luice soir. Et moi apparemment.
Je viens doucement le pousser sur le lit à coups de baisers, prenant place au dessus de lui, histoire de pouvoir le contempler à ma guise. Son regard brillant, ses joues rouges... Ses lèvres gonflées, que je ne peux pas m'empêcher de reprendre entre les miennes, encore... Sa bouche est sucrée, et je ne parle même pas des gémissements qui s'en échappent, bien plus excitants que tout ce que j'ai pu entendre auparavant. Faut croire qu'il me plait vraiment...
Mes mains finissent par retourner sur son torse, j'ai plus qu'envie de le toucher, de le voir, alors que je demande, essayant d'être un minimum précautionneux :
"Je peux ?
- Ouais, t'inquiète... Chuchote-t-il, enlevant lui même les boutons de sa chemise, les mains un peu tremblantes. C'est juste que je n'ai pas envie de voir le regard d'inconnus sur... Tout ça."
Merde. Je comprends mieux. La cicatrice sur son oeil, celle qui explique la perte partielle de sa vision...
Elle fait partie de quelque chose de beaucoup plus grand. D'une immense brûlure qui recouvre la peau crémeuse de son torse, étendant ses ramifications sur ses épaules, le dessous de ses bras, son ventre... Allant même jusqu'à disparaître sous son jean.
Je m'en doutais, je sentais bien que quelque chose était différent sur sa peau, les rares fois où l'on arrivait à avoir assez d'intimité pour que nos mains se perdent sous nos blouses. Mais de là à l'observer sous ses yeux, entièrement... Il y a tout un monde.
... Comment ? C'est la question qui me parvient à l'esprit, celle qui apparait automatiquement quand on découvre tout ça je suppose. Mais je sais aussi que c'est celle à ne pas poser en voyant la peur dans ses yeux. Pas maintenant. Jamais sûrement.
Alors je me contente simplement de poser un baiser sur la peau abimée de son sternum, soufflant avec douceur :
"Tu es tellement beau..."
Je ne peux pas m'empêcher de sourire quand je sens son corps se détendre d'un seul coup, alors que son visage affiche à nouveau cette expression pleine de malice que j'aime tellement chez lui. Mon sourire s'agrandit quand je sens ses mains tirer sur mon haut, et je cède à sa demande sans protester. Avec grand plaisir même.
Il cligne un peu des yeux en voyant mon torse, alors que je ne peux pas m'empêcher de frémir quand ses doigts retracent l'immense tatouage en forme de coeur sur ma poitrine.
"Ah ouais, quand même... Quand tu parlais d'ce tatouage, j'm'attendais pas à ça.
- Qu'est ce que tu imaginais alors ? L'interrogé-je, ma main caressant distraitement sa hanche.
- Franchement Law, un coeur... Tu veux pas te faire tatouer un "I love mom" sur l'épaule tant qu'on y est ?" Se moque-t-il.
Putain, je le savais. C'est une des choses qui me plait vraiment chez sa petite personne. Les gens ont tendance à penser qu'une gueule d'ange pareille est un concentré de douceur et de gentillesse. Mon cul. Bien sûr qu'il l'est, gentil et doux... Mais ça ne l'empêche pas d'avoir tout une collection de répliques acides et de sarcasmes sous son joli sourire. Ce qui le rend pire que moi en soit, parce qu'on ne se méfie jamais de ce qui a l'air inoffensif, n'est ce pas ?
"Casse toi." Grondé-je, plus amusé qu'autre chose.
Il se marre bruyamment, et je ne peux pas empêcher mes lèvres de s'étirer en un sourire amusé. Mais quel idiot...
Idiot duquel je me venge en fondant sur lui, histoire de lui faire comprendre de la meilleure des manières qu'on ne se moque pas de moi ainsi sans conséquences.
"Hey, Law..."
Je ne réagis pas tout de suite à ses paroles, bien trop occupé à savourer les douces caresses qu'il m'offre et les rayons du soleil sur ma peau nue. C'est pourquoi je gronde quand il cesse ses attouchements, le faisant rire.
"Désolé, mais j'ai besoin d'ton attention. Et t'es carrément distrait quand j'te touche, donc...
- C'est bon, j'suis attentif, reprends c'que tu faisais."
Il rigole à nouveau, et je ne cherche même pas à m'offusquer ou à le rabrouer. Je suis bien trop dans les vapes le matin pour aller contre mes envies. Je soupire de plaisir quand sa main vient doucement effleurer la peau de ma hanche, souriant quand il pose un petit baiser dans mon cou.
"Mon cul. Chuchote-t-il, amusé.
- Quoi, tu veux encore que j'aille dedans ?"
Ah, peut être pas tellement dans les vapes finalement. Je sens son visage s'enfouir dans mon cou alors qu'il soupire, son souffle chaud contre ma peau me faisant frissonner.
"Je note, impossible d'avoir une discussion un minimum sérieuse avec toi le matin." Marmonne-t-il, un tantinet exaspéré.
Je souris encore plus, venant ensuite doucement le serrer contre moi, mes mains posées sur son dos.
"Je t'écoute. Et vraiment cette fois."
Il me rend mon sourire, avant de détourner légèrement le regard, les joues légèrement rosies. C'est dingue comme il peut avoir l'air mignon parfois...
«P'tain, j'me sens con à demander ça... Bougonne-t-il, d'une façon que je juge adorable. Mais genre, toi et moi... C'plus que du sexe, n'est ce pas ? »
Mon regard s'illumine quand je l'entends, je ne m'attendais vraiment pas à ça, surtout venant de la part d'un mec loin d'être prude comme lui, et je viens doucement attraper son menton pour orienter son visage vers moi. Il rougit encore plus, alors que je viens doucement poser mes lèvres sur les siennes.
« Evidemment que oui, crétin. Je pensais que tu l'avais deviné.
- Je m'en doutais dira-t-on. Mais j'avais besoin de l'entendre de ta bouche. Avoue-t-il, un peu plus détendu.
- Alors je te le dis. Tu me plais vraiment, beaucoup, et il est absolument hors de question que je te laisses t'échapper après tout le temps que j'ai mis à t'avoir.
-Et l'argent aussi. Glousse-t-il, nouant ses doigts aux miens. Tu laisses toujours ta monnaie dans le distributeur à sucreries quand j'oublie mon portefeuille. Et dieu sait que je l'oublie souvent.
- Tu avais remarqué ? »
Le baiser passionné qu'il vient me donner me donne ma réponse et bien plus encore.
Vraiment, je n'ai besoin que de lui... Je lui disais souvent, et c'est quelque chose qui l'agaçait pas mal. Il venait gentiment me rabrouer en me mettant une petite tape sur la tête, en disant qu'il n'était pas le seul, que c'était important que je ne lâche pas tout pour rester à ses côtés. Qu'il était très flatté, mais qu'il refusait que je ne dépende que de lui. Je ne compte pas le nombre de fois où il m'a poussé vers ma famille, mes amis, les siens aussi... Et il avait parfaitement raison.
Je devrais aller les voir. Cesser de me complaire seul dans mon chagrin. Ils m'accueilleraient à bras ouverts, seraient heureux de me voir, je le sais, mais... Ils ne sont pas toi. Et cette constatation me fait toujours aussi mal à chaque fois que j'y pense. Alors je fuis.
… Ace aussi me l'a dit. De pas rester seul. C'est un sujet terriblement sensible chez lui, sur lequel il s'énerve facilement. Une fois, alors que j'avais tout fait pour le mettre hors de lui, il avait explosé. Il m'a balancé que j'étais juste un gros con, un pauvre type incapable de voir la chance qu'il a d'avoir des amis et une famille pareille.
Il lui ressemble. Cette pensée assaille mon esprit avec la violence d'un coup de poing, et je me demande comment j'ai fait pour ne pas m'en rendre compte plus tôt. De cette similitude entre eux. Pas physique, là c'est le jour et la nuit, mais dans leur manière d'être. Oh, bien sûr, ils sont loin d'être identiques, Ace est beaucoup plus expansif, moins doux, plus agressif, moins calme, plus vulgaire, mais... Tout aussi gentil et plein de malice.
C'est sûrement pour ça que je me suis attaché à lui aussi vite. Que j'ai eu assez confiance en lui pour pleurer en sa présence. C'est pas un substitut ou quoi que ce soit, vraiment... Plus comme un doudou en fait. Rassurant. Apaisant. Toujours présent contre les larmes, le noir et la solitude.
… Il me tuerait si je disais l'avoir comparé à un bout de tissu qui pue.
J'me sens encore plus con que tout à l'heure. Ace n'a rien fait de mal... Je ne comprends pas ses sentiments, je ne les comprendrais sans doute jamais, mais je n'ai aucune raison de le jeter comme je l'ai fait. Le monstre ici, c'est moi, pas lui. Surtout qu'il semble suffisamment avoir payé cet amour, vu le profond dégoût qu'il ressent pour lui même à ce sujet. Qui suis je pour le juger ? Personne.
Je ne sais pas comment m'excuser auprès de lui. Pas maintenant en tout cas. Ni comment l'aborder. Je suis seulement conscient du fait que je ne veux pas laisser la situation comme elle est.
Je sors de chez moi en vitesse, allant directement frapper à la porte de mon voisin préféré. Pas prendre le temps de me dégonfler. La porte s'ouvre après un certain temps, et j'ai l'impression que les mots se bloquent dans ma gorge quand je vois son visage. Il a l'air tellement mal... Au bord du gouffre. Ses yeux noirs brillent de surprise quand il me reconnaît, et il semble incapable de savoir comment réagir.
Et moi aussi.
... ("T'as coupé le lemon. - Ouais, je sais, mais ça cassait le rythme, puis le rating... - DEPUIS QUAND TU COUPES UN LEMON, BORDEL ?")
Bon, ensuite, plus sérieusement. Je cours pas après les reviews et j'ai plus que conscience que les gens n'ont pas toujours le temps d'en laisser, moi la première. Maintenant, si la fic vous plait (ou ne vous plait pas d'ailleurs), ce serait vraiment sympa de laisser un petit message, un petit avis. Juste pour voir comment je peux améliorer ce que j'écris et avoir votre avis :) ... Ou me pointer les énormes fautes d'orthographe que j'aurais laissé passer (Et je sais qu'il y en a, je m'horrifie moi même xD)
Voilà, je m'arrête là dans mon blabla xD En espérant que le chapitre vous ait plu ^^
