Chapitre 2 Partie 2
Assit en hauteur, Ichigo regardait la ville de Jérusalem se réveiller. Cela faisait maintenant 5 ans qu'il était arrivé et qu'il apprenait sous la tutelle de Malik. Celui-ci lui avait dit qu'il n'aurait aucune pitié et en effet, Ichigo apprit bien vite que Malik pouvait être un des pires tortionnaires qui existe, mais jamais il ne s'en plaignit.
Il apprit à espionner, écouter, se cacher aux yeux du monde autour de lui, à se déplacer sur les toits, observer son environnement, manier les couteaux de lancer, sortir les lames secrètes sans se couper un doigt. Avec des Assassins de passage il apprit des vieilles techniques de combats, parfois rien qu'en les observant de loin. Le maniement de l'épée ne fut pas long à lui rentrer dans la tête, il possédait déjà les bases, néanmoins, il y avait bien une chose qu'il exécrait plus que le reste : le tir à l'arc. Il n'était pas mauvais, mais cela avait demandé beaucoup de patience et de temps. Cela lui avait pris 3 ans pour apprendre et surtout comprendre ce que voulait dire être un Assassin.
Cela étant dit, Ichigo regardait la ville se réveiller avec le soleil. Pour passer inaperçu il avait teint ses cheveux, sa peau déjà naturellement bronzé avait encore plus brunit sous le soleil de Jérusalem. Nettoyant ses couteaux de lancé après avoir tué deux gardes qui s'amusaient à violer les jeunes filles de la ville, il attendait patiemment le faucon que Malik attendait de recevoir avec impatience. Avisant l'une de ses mèches noires qui commençait à redevenir rousse, il se dit que peut-être il serait temps de se reteindre les cheveux dans les jours à venir, même si la dernière teinte revenait à maintenant 2 mois.
Alors qu'il laissait son esprit vagabonder vers son « passé », le cri d'un faucon se fit entendre. Il pourrait enfin retourner voir Malik et lui parler de son problème de cheveux. Le foutu piaf bien callé et caché dans sa besace, il partit par les toits, rejoindre le repère des Assassins, là où son maître l'attendait.
L'arrivé du faucon (« amoureusement » nommé Kenpachi par Ichigo et qui ne répond plus que par ce nom) fit que du jour au lendemain, Ichigo se retrouva sur son cheval avec ses maigres possessions (des armes, une tenue de rechange, une guitare gagné lors d'un voyage et de quoi dessiner) faisant route vers Massiaf avec son maitre.
Jamais il ne crus que le temps pouvait passer aussi lentement, ni que Massiaf possédait certains Novices qui étaient des crétins fini, comme celui qui vint lui « demander » de se mettre à genoux devant lui car il avait le grand Altaïr comme maitre. Ainsi débuta l'histoire d'amour torride entre Jafar et un puits.
Seulement quelques heures après leur arrivé (et l'épisode Jafar), Malik traina Ichigo devant une porte immense.
Ichigo, dans cette salle il faut que tu sois l'apprenti assassin modèle, le Novice de rêve ! Compris ?
Heu…
C'est très important ! Et surtout ne répond pas à ses provocations, de toutes manières, je me chargerais moi-même de lui fermer son clapet à la deuxième qu'il te sortira…
Ichigo eu droit à divers règles sur comment réagir en présence d'un abruti fini, ce à quoi il rappela à son maitre que l'on venait voir le grand-maître et pas un abruti. Même les gardes qui se foutaient de sa gueule retinrent leur souffle quand Malik lui offrit un sourire sadique et un magnifique :
Si jeune et tellement naïf enfant.
Et les gardes ne réussirent pas à se retenir de rire devant la mine plus que terrifié d'Ichigo. Néanmoins il eu le temps de se faire un visage neutre et de cacher son visage sous sa capuche avant que Malik n'ouvre la porte et qu'ils se retrouvent devant deux hommes, dont un de la même tranche d'âge que son maitre. L'autre homme, plus petit que lui niveau taille devait être son Novice. Au vus de sa tenue il n'avait pas encore gagné ses couteaux de lancé ou alors ne les utilisaient pas. Jafar, car c'était lui le regarda avec un regard terrifié avant de poser les yeux sur Malik et de sourire sadiquement en avisant le bras manquant de Malik. Ça commençait bien !
Malik ! Paix et sérénité mon frère, j'étais surpris d'apprendre que tu avais pris un Novice.
Paix et sérénité Altaïr, je te présente Ichigo. Mon Novice depuis maintenant 5 ans. Il attend la mission qui va finaliser son entrainement pour devenir un Assassin.
En seulement 5 ans ? C'est un peu… court !
Seul un fin sourire sadique lui répondit. Derrière Malik, les yeux cachés dans l'ombre de sa capuche, Ichigo ne quittait pas des yeux Jafar qui n'attendait que le bon moment pour rappeler à tous le bras manquant de Malik.
Laisse-moi te présenter Jafar, mon Novice.
Oui, nous nous somme rencontré à l'entré de Massiaf. Tu as réussit à sortir du puits seul ou quelqu'un t'es venu en aide ?
Vus la tête du Grand-Maître Assassin Altaïr, celui-ci ne devait pas être au courant que son Novice avait rencontré son ami d'enfance et son Novice.
Non maître Malik, je suis sortit seul du puits.
Le nœud d'Ichigo n'a pas dû être simple à enlever, il a un don pour rendre chaque chose simple d'une complexité étonnante…
Comparé à vous maître Malik j'ai deux bras pour…
Les couteaux partirent tous seuls se planter dans le mur derrière Jafar, lui laissant une profonde coupure sur chaque joue, laissant couler suffisamment de sang pour tacher abondamment le tapis sous leurs bottes. Rien ne montrait que quiconque dans le bureau n'avait jeté ces couteaux. Rien mis à par la voix froide de Malik qui trancha tel un sabre le silence pesant.
Reprend tes lames de jet Ichigo et retourne auprès des chevaux. Une fois arrivé envois-moi Kenpachi, j'ai un message à envoyer après cet entrevue.
Sans répondre, Ichigo se déplaça sans faire de bruit, de manière à avoir Jafar et Altaïr toujours dans son champ de vision, quoique le plus dangereux était Altaïr, Jafar étant complètement bloqué, droit comme un piquet, les yeux révulsés, des larmes de pur terreur se mêlant à son sang. Décrochant ses deux lames du mur, il les rangea dans leurs attaches sur la courroie retenant son carquois pleins de flèches.
Arrivé à la fenêtre, il s'arrêta le temps d'observer s'il pouvait sortir par ici, voyant plusieurs prises pouvant le mener au toit de l'écurie où se trouvaient les chevaux et le faucon qui ne voulait plus le quitter, il décida de passer par là, mais avant de se jeter dans le vide et d'attraper la première prise se trouvant à moins d'un mètre de lui, il se tourna, et bloquant son regard dans celui de son mentor il s'excusa :
Pardonnez ma conduite maître, je ne recommencerais plus.
Vas Ichigo, nous en reparlerons plus tard.
Et il sauta. Seulement quelques instants plus tard, un faucon tenant dans une de ses serres deux pages de parchemins vierge et une plume, arriva. Entre temps, Altaïr avait viré son Novice sous le regard froid de Malik.
Qui est Kenpachi ?
Le faucon.
Je ne te demande pas de pardonner à Jafar car ce qu'il a fait est impardonnable. C'est un idiot.
Je sais.
Tu te souviens de ce Novice qui a saccagé ton bureau à Jérusalem ?
Oui. Je ne l'ai plus jamais revu. Qu'est-il devenu ?
Il est mort dans une embuscade il y a maintenant 5 ans en revenant de Jérusalem. Son maître à dû partir dans une autre ville à la moitié du chemin entre Jérusalem et Massiaf. Il s'est retrouvé seul face à une bande de Templier.
C'est regrettable.
A l'époque j'avais déjà un Novice depuis 3 ans qui est maintenant un Assassin depuis 2 ans.
Beau travail.
Jafar était le petit frère du Novice qui s'est fait tuer par les Templiers. Mon ancien Novice ne voulait pas laisser un enfant seul et il m'a convaincu d'en faire un Novice.
Il n'est pas fait pour être Assassin.
Pendant que Malik terminait d'écrire, Altaïr se laissa tomber sur un tas de coussin près du bureau. Abaissant sa capuche sur son visage, il prit avantage au fait que Malik ne le vois pas pour l'observer plus en détail. Cela faisait 5 ans qu'ils ne s'étaient pas vus.
Comment va Maria ?
Très bien, elle m'a offert un fils !
Je suis heureux pour toi…
Oui…
Le silence repris ses droits, uniquement brisé par le bruit de la plume frottant contre le parchemin. Même s'il ne le voyait pas, Malik savait que le nouveau grand Maître des Assassins le fixait, le détaillait. Cela faisait quand même 5 ans. Quand il posa la plume sur le bureau, Kenpachi s'envola de son perchoir de fortune qu'était une armoire pour atterrir sur le bureau et tendre l'une de ses pattes pour que le maître de son maître lui attache solidement le courrier qu'il devait transmettre.
A Azher, Jérusalem. Vite !
Sans demander son reste Kenpachi s'envola pour sa destination. De son emplacement, Altaïr fixait la fenêtre par où le faucon était partit, avant de tourner vivement la tête quand il sentit plus qu'il ne vit Malik se poser sur les coussins près de lui.
Malik… il faut qu'on parle !
Après Altaïr… après… j'ai besoin de me reposer.
Ton novice restera avec les chevaux jusqu'à ce que tu aille le chercher ?
Il passera la nuit avec les chevaux pour m'avoir désobéit !
J'ai fait pire et Jafar le méritait.
Altaïr ? C'est mon novice et il doit apprendre à ne pas laisser les sentiments personnels prendre le dessus sur la raison.
Il est doué.
Très !
Et Malik s'endormit la tête posé sur l'épaule d'Altaïr qui le surveillait du coin de l'œil avant de suivre son ami dans un sommeil réparateur, lui aussi était fatigué avec toute la paperasse.
De son côté, Ichigo nettoyait les chevaux. Un écuyer avait bien proposé de le faire mais il lui avait dit d'aller faire autre chose, quelqu'un devait bien avoir besoin de ses services ailleurs. Dans le silence des écuries, il déchargea le cheval de Malik, lui mit de quoi se restaurer dans la mangeoire et armé d'une brosse commença à le dépoussiérer. La poussière volait autour de lui mais il s'en fichait, il se laverait quand il aurait fini de s'occuper des deux chevaux. Après la brosse il le lava, il s'occupa de ses sabots, le sécha avec une serviette pour finir par le brosser une nouvelle fois. Sa tache fini il s'occupa de son propre cheval, recommençant le même rituel. Le soleil déclinait à l'horizon quand il eut fini sa tache. L'absence de Malik le conforta dans le fait qu'il était puni et devait dormir avec les chevaux et non pas dans un lit cette nuit encore. Se créant une couche avec de la paille il avisa sa guitare dans ses affaire et repensa à une chanson en français qu'il avait apprit au lycée. En troisième langue il avait pris Français. Il hésitait à prendre des cours d'Italien…
Lentement il se leva et pris sa guitare. Comment s'appelait le chanteur déjà ? Francis quelque chose. Accordant sa guitare il repensa aux paroles et à leur sens. C'était le point de vus d'un taureau lors d'une corrida. D'ailleurs la chanson s'appelait : La corrida.
Alors que la nuit tombait lentement sur Masyaf, les premières notes s'élevèrent dans la nuit, berçant les enfants qui ne comprenaient pas ce langage.
Depuis le temps que je patiente
Dans cette chambre noire
J'entends qu'on s'amuse et qu'on chante
Au bout du couloir ;
Quelqu'un a touché le verrou
Et j'ai plongé vers le grand jour
J'ai vu les fanfares, les barrières
Et les gens autour
Le rythme lent pris de la vitesse pour offrir un tempo plus soutenu aux oreilles indiscrètes qui se penchaient aux fenêtres.
Dans les premiers moments j'ai cru
Qu'il fallait seulement se défendre
Mais cette place est sans issue
Je commence à comprendre
Ils ont refermé derrière moi
Ils ont eu peur que je recule
Je vais bien finir par l'avoir
Cette danseuse ridicule...
Il avait dit la dernière phrase un sourire aux lèvres, se représentant un torero dans la tête, vêtu de son habit coloré.
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Andalousie je me souviens
Les prairies bordées de cactus
Je ne vais pas trembler devant
Ce pantin, ce minus !
Je vais l'attraper, lui et son chapeau
Les faire tourner comme un soleil
Ce soir la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Et sa voix pris de l'ampleur, devenant plus forte, plus agressive, comme s'il était lui-même le taureau enfermé dans cette arène…
J'en ai poursuivi des fantômes
Presque touché leurs ballerines
Ils ont frappé fort dans mon cou
Pour que je m'incline
Ils sortent d'où ces acrobates
Avec leurs costumes de papier ?
J'ai jamais appris à me battre
Contre des poupées
Un temps de calme avant de reprendre doucement.
Sentir le sable sous ma tête
C'est fou comme ça peut faire du bien
J'ai prié pour que tout s'arrête
Andalousie je me souviens
Je les entends rire comme je râle
Je les vois danser comme je succombe
Je n' pensais pas qu'on puisse autant
S'amuser autour d'une tombe
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Il quitta le français pour finir sa chanson en Espagnole… la mort du taureau se faisait sur un tempo qui prenait aux tripes et donnait envi de danser !
Si, si hombre, hombre
Baila, baila
Hay que bailar de nuevo
Y mataremos otros
Otras vidas, otros toros
Y mataremos otros
Venga, venga a bailar...
Y mataremos otros
Est-ce que le monde est sérieux ?
Il continua sa mélodie entrainante allant de plus en plus doucement, faisant fit des adultes qui dansaient dans la rue sur sa musique, mais qui se trouveraient un autre musicien quand il rangerait sa guitare pour dormir.
Lentement il s'endormit.
