Chapitre 11

Vous ne vous êtes jamais demandé si votre médiocre existence sans aucun avenir avait un semblant de sens ? Non bien entendu vous êtes trop stupides !

Personnellement, même si mon existence est bénie par toutes les divinités qui peuvent régir les différents univers, je me pause souvent la question car pour le moment, mis à part manger et être assis sur un trône je ne fais rien de la journée…

Bon, il est vrai que je fomente quelques plans capillotractés pour devenir le maître incontesté de tous les mondes existants, j'ai aussi un bon soumis dans mon lit et une bande de sous-fifres à ma botte, mais je ne fais rien d'autre qu'avoir mon cul vissé sur un trône !

Le seul point positif en ce qui concerne ce trône, c'est que quand je suis dessus je n'ai absolument aucunes raisons de craindre l'autre…

Je le hais, je le maudit, je l'exècre ! Lui est sa perfection… il m'a humilié devant tous les…

Tu vas voir, quand je le pourrais je te prendrai tout ! Je te ferais ramper à mes pieds et tu me demanderas de t'épargner mais non, car moi… je te tuerai ! Après avoir joué un peu avec toi bien entendu…

Tu m'entends Ichigo ? Je te ferais payer pour ce que tu as fait.


- Et voila, c'est les seules informations que nous avons depuis qu'il a commencé à envoyer ses serviteurs enlever de plus en plus d'âmes et d'holows.

- Il enlève aussi des holows ce Berdan ? Mais pour en faire quoi ? Des soldats ?

- Ho non, il les mange !

- Il les mange.

- Oui.

- Très bien. Si je peux me permettre, ils sont où Renji et Rukia ?

- Enlevés par Berdan.

- Berdan les a enlevés ?

- En effet.

Devant le manque de réaction de son fils, Ishiin décida de ne pas insister. Il savait que Ichigo était proche des deux shinigamis, alors lui faire savoir que ses deux amis avaient fini transformés en petites pierres noires pour se faire manger par un type sortit de nul par n'était pas vraiment fait avec tact mais avait le mérite d'être clair.

Avec un peu de chance il aurait gagné de la hargne pour combattre leur ennemi, s'il ne tombait pas dans une profonde dépression.

De son côté, Ichigo se concentrait sur toutes les énergies qui l'entourait pour se fixer sur une bien particulière qui se faisait bien discrète au point que personne avant n'y avait fait attention, mais pour lui c'était comme replonger en enfance et dans le vortex du temps.

Il attendit que son père sorte pour relever la tête du sol pour fixer ses yeux dans ceux si semblables aux siens de la personne en face de lui, sa mère.

- Ils sont morts maman.

- Non mon fils. Ils sont en vie mais en très mauvais état. Tu peux encore les sauver. J'espère...

- Ils sont en vie ?

Le sourire sur son visage lui permit de comprendre qu'en effet, ils étaient en vie, mais que s'il ne se dépêchait pas, alors ils ne tiendraient plus très longtemps. Il devait se mettre en route pour commencer sa mission. Observer, récolter, infiltrer et tuer.

Plus déterminé il décida de se mettre en route. Sans se faire voir, il sortit de la grande pièce qu'était le sous-sol et sortit du magasin pour se fondre dans la masse de gens dans la rue. Il se débrouilla pour rejoindre la cache où sa tenue d'Assassin l'attendait.

Quand Ishiin redescendit pour apporter de quoi manger à son fils, il tomba sur une grande pièce vide. Son garçon avait encore disparu. Cependant, il y avait quelque chose sur le sol, à la place occupée peu avant par le jeune homme.

Se penchant pour ramasser l'objet, il remarqua la présence de particules spirituelles. C'est une fois l'objet ramassé, une bague rouge, qu'il remarqua la femme en face de lui.

- Masaki ?

Elle disparue comme elle était venue en souriant doucement.


Le regard fixe mais vide, le corps blessé couvert de plaies diverses, certaines encore saignante, les poignets entravés, les larmes taries, les traces sur ses joues et le sang qui macule le drap blanc il sombre lentement mais surement dans la folie.

Tout est blanc, trop blanc pour lui. Le rouge qui coule lentement de ses plaies lui permet de rester dans le monde réel mais quand le rouge quittera son univers blanc alors il commencera l'ascension du mont de la folie. La douleur lui permet de garder les pieds sur terre. Les chaines et le collier de fer sont une sorte de sécurité pour ne pas sombrer.

Pourtant la douleur s'en va et le rouge disparait. Le collier et les chaines disparaissent et le blanc commence à tout envahir. L'espoir même minime qu'il avait au début commence lentement à disparaitre.

Le nom qu'il chuchotait dans la solitude commence à s'effacer de sa mémoire


La solitude que ressent le reste de l'âme de la jeune fille aux cheveux noir augmente sensiblement à mesure que le temps passe. Les heures, les minutes et les secondes s'enchaines…

Le temps.

La douleur.

La solitude.

La folie.

L'ivresse.

La mort.

Elle ne l'avait pas supportée plus longtemps. Sa raison avait disparut. A chaque goutes d'eaux qui s'échouaient au sol depuis le plafond, un gong résonnait derrière son crane, chaque battements de son cœur lui déchirait la poitrine.

Et le temps passe et s'enlace…

Ses yeux se fermes. Que se passera-t-il demain ?


La femme lève les yeux vers le ciel. Elle l'a sentie, la jeune femme est perdue mais il reste le jeune homme aux cheveux rouge.

De tristesse elle laisse une unique larme couler de ses yeux. Pauvre enfant qui disparaît dans le néant. On se souviendra de toi.

Ils feront en sorte que l'on se souvienne de toi.


Il regarde vers le ciel en sachant que bientôt il va se passer quelque chose. Quoi ? Il ne le sait pas. Mais ce qu'il sait, c'est que c'est pour bientôt. Le vent est plus froid que d'habitude et la terre s'assèche. Que la divine providence ait pitié d'eux.

Même s'il sait que c'est illusoire de penser ça.

Se détournant du ciel de plus en plus menaçant, l'estropié retourne chez lui avec un regard des plus déterminé. A son unique bras, on remarque un étrange brassard de cuir et d'acier.

Il se savait prêt !


Cette sensation ne le quittait pas. Elle s'enroule autour de lui au point de ne faire plus qu'un avec son être. Elle a pénétrée son corps pour caresser ses entrailles, courir le long de ses os et étreindre son cœur avec une étrange main griffu. Il les sent les griffes acérés. Elles le blessent. Elles s'acharnent. Il souffre sans vraiment le savoir.

La sensation est là. Elle rit. Elle s'acharne encore. Cette sensation qui possède un si doux nom…

Cette sensation qui est étrange car ce n'est pas pour lui-même…

Cette sensation qui commence à glisser une de ses mains griffues vers sa gorge pour l'étouffer tout en gardant son cœur dans un étau puissant… Cette sensation c'est…

La douleur.


Douce et mortelle, la souffrance est éphémère. Comme l'amour elle laisse l'inachevé la remplacer. C'est le cœur en peine et pourtant plein d'espoir qu'il s'arme. Il ne le sait pas encore mais ce combat se fera dans le silence puis dans l'incompréhension que transmet toujours le champ de bataille. La haine va se mêler à l'amour. L'espoir va sombrer et la mort va rire de la déconvenue des plus idiots.

Le vent de la vengeance commence à souffler.

La soif de sang de l'assassin se réveille insatiable.

Tremblez mortels, car la plus sanglante guerre de l'ombre va s'épanouir dans le sang des vaincus.

Le vainqueur en ressortira plus fort.

La haine se réjouit.

L'amour tremble et pleure.

L'innocence s'en va.

Les sentiments tremblent.

La mort dance.

La colère le submergera.

La fleur rouge ternit par l'ennemi réussira-t-elle à le ramener à la raison ?

Une petite brise qui transporte les voix du passé et de l'avenir me susurre que…


Bonjour ou bonsoir à tous c'est Horas en direct du salon de l'un de ses babysitting... j'en profite que l'inspiration me vienne tout en berçant une môme de 16 mois pour terminer mon chapitre 11 et commencer le 12.

Pardon pour l'attente je ne savais pas comment finir ce chapitre. Vous remarquerez sans doute le clin d'oeil à la fin. Merci de me suivre.

C'était Horas en direct avec un bébé qui bave sur son épaule. ;)