Voici le deuxième chapitre de l'histoire.
Encore une fois, les personnages et l'univers de KHR ne m'appartiennent pas.
Bonne lecture.
02 : ÊTRE : BYAKURAN
Les immeubles s'élevaient, hautes tourelles aux mille yeux de verre projetant des ombres menaçantes sur les étroites ruelles les séparant. Dans l'une de ces rues sombres et sales, un groupe d'indigents furieux donnait des coups de pieds à une forme humaine qui riait maniaquement. Sur le visage de l'homme lynché, un sourire sadique s'étendait. Ces pauvres mortels l'ignoraient mais ils étaient condamnés. S'en prendre à un Dieu ainsi... Tss ! Tss ! Quelle piètre idée ! L'homme ne put empêcher un nouveau rire de râper sa gorge sèche en pensant à tout ce qu'il leur ferait subir quand le monde serait sous son emprise. Ce n'était qu'une question de temps, il le savait : les univers parallèles avaient déjà succombé à son pouvoir. Des souvenirs qui ne lui appartenaient pas envahirent soudain son esprit, le remplissant d'image de terres désolées, ravagées, et d'humains s'entre tuant tandis qu'il observait le tout depuis le ciel, porté par des ailes de flammes. Amusé, il se vit lâcher des dragons de feu, anéantissant tout sur son passage. La faune périssait, la flore pliait sous la force de sa présence...
Un mauvais coup à la tête lui fit retrouver sa raison. Ennuyé, il cessa de rire et se concentra. Il n'était pas un Dieu. Il n'était pas ces autres dont les mémoires le submergeaient sans cesse. Il était lui-même, un jeune homme renié et déshérité par de riches parents, abandonné à son triste sort dans les rues d'une ville malfamée. Il aimait l'art, les fanfictions et les mangas. Il était Byakuran. Il était-
Un second coup à la tempe, plus puissant, interrompit sa réflexion.
_Alors, on se marre moins maintenant, hein l'albinos ?! Cracha l'un de ses assaillants. Voyons voir si t'aimes te dandiner au bout de mon pieu autant que tu aimes voler les honnêtes gens !
Des mains crasseuses tentèrent de déchirer ses vêtements mais il se débattit comme un diable, les en empêchant. Il sentit des poignes d'acier lui bloquer les jambes et les bras. Il ne pouvait plus bouger. Des sueurs froides inondèrent son dos à la pensée de ce que ces êtres abjectes allaient lui faire. Ses sourcils se froncèrent dans une grimace hargneuse : il se vengerait. Il les tuerait. Il les tuerait tous autant qu'ils étaient ! Et ce ne serait ni doux ni rapide, ce serait une mort lente et douloureuse, il se le jurait.
Il eut soudain mal à la tête, sentant les autres s'agiter violemment dans son esprit.
_Hey, vous là ! Relâchez cet homme immédiatement ! Sinon... Intervint quelqu'un.
Il s'agissait d'un jeune homme en fin d'adolescence au cheveux châtains ébouriffés sur son crâne et aux grands yeux de brebis emplis de la colère du juste. Comme il était petit et mince, tel un bouton de fleur au printemps, les misérables agresseurs se gaussèrent de ses menaces sous-entendues.
_Sinon quoi, Bouton D'Or, tu vas le rapporter à ta môman ? Questionna l'un d'eux avec une voix de petite fille d'une troublante exactitude.
Ce qui suivit fut la pire raclée que l'homme à terre ait vu quelqu'un donner au cours des multiples univers dont il avait fait l'expérience. De penser que des coups aussi puissants et vicieux pouvaient venir d'un corps aussi frêle était bouleversant et drôlement inquiétant.
Une fois les assaillants à ses pieds gémissants de douleur, le jeune homme s'approcha et lui tendit une main salvatrice.
_Vous allez bien ?
C'est alors qu'il le reconnut. Il avait déjà vu ce visage dans les souvenirs des autres.
_Tsunayoshi... ?
_On se connaît ? Plus important vous avez besoin d'aller à l'hôpital ? Demanda ce dernier d'une voix soucieuse. Monsieur ? Monsieur ?!
Il s'était évanoui.
Quelques temps plus tard, il fêtait ses vingt-cinq ans avec son sauveur et nouvel ami, dans un appartement bon marché au pavillon Vongola. Il avait trouvé, après de longs mois de recherche, un travail de nuit dans un magasin de quartier ouvert 24h/24. Ça ne payait pas grand chose mais c'était de l'argent qu'il gagnait honnêtement, à la sueur de son front, et il en était fier.
Si ce soir-là le journaliste annonça au pays entier la mort cruelle et sordide de quelques indigents... Eh bien... Nul ne pouvait prouver qu'il était coupable.
Lexique du chapitre :
Vongola : Palourde.
Hum... Maintenant que je le relis, le résumé ne me plaît guère... Je risque de le changer quand je mettrais un prochain chapitre.
Désolée s'il y a des fautes (n'hésitez pas à m'en faire part par review ou PM) mais j'ai tendance à ne pas les voir.
Aussi, je mets des traductions des mots ou expressions en italien à la fin de chaque chapitre mais en fait je ne parle pas du tout ce langage là. Sachez que chaque mot traduit (sauf ceux qui existaient déjà dans KHR) a été pensé en français, recherché en anglais sur WordReference pour finalement être traduit en italien. ^^' Donc ça risque d'être très très aproximatif. Désolée si ça fait mal aux yeux de ceux qui s'y connaissent. (Là encore n'hésitez pas à me faire part des fautes par review ou PM s'il vous plaît, ça me permettrait de les corriger).
Que les sucettes au piment soient avec vous,
Plew A.E
