Coucou! Les personnages et l'univers de KHR ne m'appartiennent toujours pas (pas plus que les extraits de chansons se trouvant dès à présent au début des chapitres) . Et je tiens à rajouter que je ne parle pas du tout l'italien, du coup il est fort probable qu'il y est une faute dans le titre même du chapitre. Désolée pour ça, vraiment. ^^'


« There is a house in New Orleans,
They call the rising sun.
And it's been the ruin of many a poor Boy,
And God I know I'm one. »

House of the rising sun, The Animals

06 : CAPITOLO : INCONTRO (rencontre)

La lune éclairait les toitures, les yeux des chats brillaient sous les étoiles tandis que les oiseaux inconscients dormaient tranquillement dans les branches des arbres bordant la route. Les nuages flottaient dans une langueur comateuse et, au rez de chaussée d'une vieille résidence de trois étages, un homme porta le goulot de sa bouteille jusqu'à ses lèvres, brisant le silence paisible de la nuit d'un bruit de déglutition expert. Sa télévision muette, repassait en boucle les images d'un policier suranné, l'abrutissant de couleurs invasives.

Depuis une semaine qu'il vivait là, il n'arrivait toujours pas à sortir son esprit vacant de la dépression dans laquelle il s'enfonçait. Il jeta sa bouteille à présent vide par dessus son épaule et -faute d'avoir soif- sortit une flasque de whisky de sa poche. Subitement le téléphone se mit à sonner, faisant sursauter l'homme qui se retrouva -sans trop savoir comment- caché derrière le buffet. Le cœur battant rapidement, les mains moites et la respiration s'accélérant et décélérant sans cesse, il sentait monter la crise de panique. Des pensées telles que « Impossible ! » et « Comment m'a-t-il retrouvé ?! » défilaient dans son cerveau.

Le répondeur, ignorant ses déboires, se déclencha :

_Xanxus, comment vas-tu Fiston ? Juste pour te dire que tout se passe bien pour moi...

L'homme laissa la voix joyeuse de son père l'envahir, apaisant peu à peu son affolement et sa frayeur. Retrouvant enfin une respiration normale, il grommela, dégoûté par ses propres réactions.

Se dégageant de son refuge, il fit quelques pas pour reprendre contenance, appréciant la douceur de l'épais tapis sous ses pieds, avant de glisser sur la flasque qui se vidait par terre.

_Merda ! Râla-t-il, les orteils trempés.

Il lança un regard mauvais à l'alcool ruisselant, ramassa la flasque et se laissa retomber sur le canapé, bien décidé à dormir. Il nettoierait demain.

Alors qu'il somnolait, perdu dans quelques terreurs nocturnes, un puissant cri perça la nuit et ses tympans.

« VOOOIIIIIIIIII ! D'OU TU ME FRAPPES, CONNARD ?! »

Auquel répondirent quelques mots au volume sonore inadmissible.

« TA GUEULE ! T'AVAIS PAS A M'INSULTER ! »

Ah, ces charmants voisins du dessus et leurs discussions animées...

Xanxus supporta le boucan durant une longue, très longue demi-heure, avant de se lever brusquement et de sortir de l'appartement en claquant la porte.

Il avait perdu son job, sa maison et sa copine aux mains d'un patron sordide, il venait de passer une semaine de merde dans un minuscule T2 qui puait le vieux et la lavande ce n'était pas pour laisser les déchets du dessus lui gâcher une désagréable nuit de cauchemars !

Il monta les marches de l'escalier quatre à quatre, d'un pas déterminé. Il s'arrêta au second étage et sonna à la porte du numéro quatre. Cinq minutes plus tard, comme ça ne répondait pas, il cogna trois grands coups sur le battant.

_J'arrive ! J'arrive ! Pas la peine d'être aussi agressif !

Un jeune homme d'environ vingt-cinq ans lui ouvrit, vêtu d'une simple serviette mauve nouée autour de sa taille. Il avait des cheveux blancs ébouriffés et un regard violet calculateur. Alors que Xanxus allait lui faire part de son raz le bol, il fut interrompu d'un geste de la main :

_Si c'est pour les cris, c'est à côté qu'il faut s'adresser.

Xanxus lâcha un grondement d'excuse en comprenant qu'il s'était trompé d'appartement.

_Vous êtes le fils du propriétaire, n'est-ce pas ? Reprit l'inconnu. Bienvenue au pavillon Vongola, je suis Byakuran.

_Xanxus, se présenta-t-il dans un grognement.

Il se serrèrent la main quand résonna un énorme « BOUM ! » qui fit trembler l'immeuble.

_Oh non, pas encore ! Fit une voix gémissante un peu plus loin.

Les deux hommes tournèrent la tête vers la source et virent la silhouette recroquevillée d'un rouquin en caleçon qui se bouchait les esgourdes à l'aide du paillasson en grommelant :

_C'est le troisième canapé qu'ils foutent en l'air !

_Et voilà Enma, introduisit Byakuran en mâchonnant un marshmallow, colocataire des deux abrutis qui nous cassent les oreilles.

_Ah, vous êtes tous là ? Demanda un garçon à peine sortit de l'adolescence en descendant du troisième étage.

Il avait de grands yeux de faon à l'éclat orangé.

_Il manque Dino. Répondit Enma.

_Tsunayoshi ! S'exclama gaiement Byakuran en se jetant au cou du nouvel arrivant, sans se préoccuper de sa serviette qui chuta au sol.

_Hiii ! Mets au moins des vêtements ! S'insurgea Tsunayoshi en tentant sans grand succès de s'extirper de l'emprise de son voisin, sous le regard perplexe de Xanxus et celui désabusé d'Enma.

Une porte s'ouvrit violemment au bout du couloir.

_Ah, Dino arrive. Fit le rouquin, monotone.

Un grand blond sortit du numéro six en trombe, bouillant de colère. Mais quand il les vit, il s'arrêta en soupirant :

_Je vais chercher la vodka...

Allongés à la romaine sur la moquette du couloir, verres d'alcool à la main, les cinq hommes discutèrent la nuit durant, commentant les hurlements et les insultes qui sortaient de l'appartement numéro cinq.

Le lendemain matin les trouva endormis les uns sur les autres, superposés dans un espèce de câlin approximatif. Ils se levèrent au chant de Squalo sous la douche et, grognant et titubant, repartirent sans un mot chacun de leurs côtés.


Lexique du chapitre :

Capitolo : Chapitre.

Incontro : Rencontre.

Merda : Merde !


Demain c'est l'anniversaire de ma Maman, donc j'en profite pour la remercier pour tout ce qu'elle a fait pour moi (prendre soin de moi, me supporter, corriger les fautes de français dans ce texte, etc...). Bref: Merci Manman!

Que le grand ballet de la vie danse pour vous,

Plew A.E