Bonjour,

Avant tout, je tiens à vous prévenir qu'il se peut que vous retrouverez quelques passages qui ressemblent dans d'autres fanfictions, ou dans de vidéos, il est possible que je sois inspirée et que j'écrive inconsciemment ces parties-là.

Soyez indulgents.

Bonne lecture!

Cornett.


Les Derniers Saïyens


Chapitre 2 : Observer, s'adapter et dominer.


Planète Terre, année 756

- Papa ! Regarde ce chien ! s'écria le petit garçon devant une boutique d'animaux.

- C'est un chiot, un bébé chien, Ichigo. Il est beau, n'est-ce pas ?

- Tu crois qu'on pourrait jouer ensemble, dis papa ?

- Allez, vite, Papa, lance ! s'exclama un autre jeune garçon qui courrait dans un parc.

- Han ! lâcha le père en lançant un ballon ovale, avant de se heurter avec une autre fille. Ha !

- Ouuuuuiiiiiin ! hurla un petit garçon de deux ans, qui tendait la paume de sa main avec une plaie.

- Ça va aller mon chou, tiens un bisou magique… Tu es mieux, mon chou ?

- Mmmmoui, merci maman !

- Maman ! Regarde ce que je t'ai apporté, sautilla une petite fille en tendant un bouquet de fleurs. Je t'aime !

- Oh, ils sont beaux, ma chérie ! Je t'aime ma fifille !

Ces interactions avaient intrigué Kakarot, alors qu'il était venu en ville pour la première fois en compagnie de Krilin et de Maître Roshi. Le vieux Gohan était assigné chez lui avec Kardon, qui ensommeillait paisiblement dans sa capsule.

Une main fit sursauter le saïyen et ce dernier vit ses amis terriens, assis sur la terrasse, avec leur verre à main.

- Tu vas bien, Kakarot ? demanda Krilin, légèrement inquiet.

- Oui, oui, mais… Que font-ils, ces gens ? pointa-t-il les personnes qu'il avait aperçues plus tôt.

Sa question aurait étonné ses amis, mais en tenant compte des circonstances de l'arrivée du Saïyen. Ils avaient vite compris ce qui le gênait. Ils n'avaient jamais vu le Saïyen interagir avec son fils, il le mettait directement dans sa capsule et le cherchait seulement pour ses besoins.

Cela faisait bientôt un an que Kakarot s'était réfugié avec son fils dans la planète Terre. Krilin avait décidé de socialiser son ami extraterrestre.

- En fait, les adultes entretiennent leurs relations avec leurs enfants pour leur montrer leur amour, leur donner la confiance en soi, leur guider jusqu'à ce qu'ils deviennent à leur tour adulte, responsables et serviables, expliqua Maître Roshi. En quelques mots, ils socialisent leurs enfants.

- Entretenir une relation ? s'interrogea Kakarot. Amour ? Confiance ? Étrange… Ces mots me sont inconnus.

Ces propos surprirent les Terriens, qui se jetèrent un coup d'œil avant de voir Kakarot boire son verre.

- Est-ce que… tu n'as jamais dit : « je t'aime » à quelqu'un ? questionna nerveusement le chauve. La mère de ton fils, par exemple.

Kakarot le regarda attentivement. En fait, il ne l'a réellement pas dit à sa défunte compagne. Seul le contact physique, et surtout le partage de liens, comptaient. Un Saïyen n'était pas éduqué pour montrer leurs sentiments à autrui. Les faits importaient.

- Pas vraiment, dit-il en se détournant Krilin du regard.

Krilin hoqueta et s'apprêta à le bomber de questions, lorsqu'une main l'arrêta.

- Non, Krilin. Laisse-le tranquille, lui conseilla Maître Roshi. Quelque chose me dit qu'il était éduqué ainsi. C'est un choc culturel pour lui.

- Mais…

- Patience, mon gars. N'oublie pas qu'il a été forcé de quitter son monde pour venir ici.

Sur ces mots, Krilin acquiesça et s'excusa à son ami extraterrestre. Celui-ci apparut étonné puis son visage s'afficha doucement un sourire rassurant.

- Ne t'en fais pas… Euh… On dit : « Ne t'inquiète pas ou tinquiète » ?

- « T'inquiète », le corrigea Krilin, rassuré.

- Kakarot, écoute bien, implora Maître Roshi d'un ton sérieux. Établir une relation de confiance permet de pouvoir travailler ensemble pour un même objectif. Je suis persuadé que tu l'as déjà fait. Mais avec un enfant, tu le guides dans ses apprentissages pour qu'il devienne un adulte fort comme toi.

Kakarot observa le vieil homme chauve. Malgré son côté pervers, il reste un homme respectable avec une longévité bien supérieure aux Terriens, du fait des années de pratique des Arts Martiaux et de la maîtrise du corps et de l'esprit. Il avait entraîné des guerriers, et des ninjas avant de se réfugier sur une île, jusqu'un jour où un jeune moine venait le voir.

Le Saïyen l'avait rencontré à son arrivée sur Terre sur les conseils du moine et de Son Gohan, l'homme qui l'avait hébergé en urgence. Au premier abord, il avait l'image d'un vieil homme complètement inutile, mais dès les premiers échanges, il s'était aperçu de son esprit vif. Si Maître Roshi vivait sur la planète Végéta, il serait immédiatement éliminé, mais sur la planète Terre, ses disciples le respectaient, venaient le voir pour des conseils.

L'objectif de Kakarot était de passer incognito sur la planète Terre et de se préparer à une revanche contre Freezer. Il n'était même pas contre les nouvelles techniques terriennes pour progresser, pour gagner en puissance, même si certaines demandaient une maîtrise complète du corps et de l'esprit. Maître Roshi avait réussi à le convaincre de venir en ville de temps en temps pour observer ses nouvelles compatriotes afin de comprendre leurs motivations et enfin de se connaître. Connaître soi-même était l'étape suivant et le plus crucial. Même Krilin ne le maîtrisait pas encore. Avec la complicité du Dieu, Maître Roshi avait suggéré à Krilin d'inviter son ami extraterrestre à passer un après-midi en ville.

L'extraterrestre n'était pas du tout idiot. En entendant le discours de Maître Roshi, il se doutait bien que c'était une de ses méthodes d'apprentissage de maîtrise de soi.

Il se tourna vers les personnes qu'il avait aperçues dans un parc, face à la terrasse. Tous ces gens construisaient une relation qui pourrait leur servir dans leur futur. Tout commençait par l'intérêt envers une personne, puis son apport d'un soutien physiquement ou verbalement, et puis son accompagnement dans ses apprentissages et enfin un sentiment de sécurité vis-à-vis de quelqu'un qui s'installait. En énumérant mentalement cette liste, le Saïyen pensa inévitablement à son père et son équipe et secoua la tête, chassant l'image de son père.

- Oui, cela m'est arrivé, lâcha-t-il en posant ses yeux à ses amis, dont leurs visages s'éclaircirent.

Kakarot analysa les visages de ses amis. Ils continuaient de boire leur verre et discutaient de l'annonce de la prochaine ouverture du 23ème Tournoi d'Arts Martiaux. Il se demandait si sa réponse était ce qu'ils attendaient. Il reporta encore une fois son regard sur le parc et se dit qu'il en essayerait avec son fils.

« Au diable, l'enregistreur ! »

LDSLDSLDSLDS

Une semaine plus tard, un matin, après le petit déjeuner, Kakarot plaça son fils, pour la première fois, sur une couverture sur le sol du salon, l'observant juste pendant ses exercices.

Apparemment d'après les instructions de la planète Terre, il ne fallait pas laisser un bébé se blesser ou manger de poussières lorsqu'il y avait personne pour le surveiller. Au premier abord, le Saïyen était dubitatif, mais en voyant sa maison rempli de ses propres traces de pieds et de tâches de repas, il comprit rapidement. Après tout, sur sa planète Végéta, il n'avait pas ce problème : les robots se chargeaient du ménage en son absence. Au début, Kakarot avait rouspété à l'idée de devoir nettoyer sa maison, mais il avait pris l'habitude.

Assis, Kardon ria et agita les bras de joie en voyant son père tenir son corps par les mains et faire des pompes. C'était divertissant pour le bébé.

Kardon continuait à agiter ses bras et ses jambes, lorsqu'il se pencha sur son ventre. En l'apercevant, son père arrêta tout de suite ses pompes, la queue libre contractée.

- Qu'est-ce qui se passe, Kardon ?

Kardon luttait pour se relever avec ses bras. Il se redressa pendant quelques secondes et tomba à plat sur son visage. Le bébé gémit et se mit à pleurer. Kakarot s'assit et ramassa son fils pour le consoler, comme l'indiquait le livre.

- Ça va aller, Kardon.

Kardon s'arrêta de pleurnicher. Kakarot le chatouilla et il se mit à rire. Le père commençait à comprendre l'intérêt qu'avaient les Terriens de suivre le développement de leur enfant. Mais Kardon n'était pas un terrien, son propre développement était beaucoup plus avancé qu'un bébé terrien d'un an et demi. Alors que les enfants terriens peinaient à entrer dans la période du « non », le fils de Kakarot avait un glossaire d'une centaine de mots et tentait d'imiter son père. Celui-là ne pouvait pas s'empêcher d'être émerveillé par ses progrès. Il saisissait le sentiment admiratif qu'avaient les Terriens envers leur enfant. Chaque jour est une nouvelle découverte pour l'enfant.

Le néo-terrien cessa de chatouiller son fils en le voyant sa petite queue brune enrouler son poignet pour lui implorer d'arrêter.

- Non, Papa.

Il pinça les lèvres. Pour la première fois de sa vie, il avait entendu ces mots sortir de sa petite bouche. Il ne savait pas comment réagir exactement, mais au fond de lui, il était fier de lui. C'était sa deuxième journée à la façon terrienne depuis qu'il avait décidé d'alterner les phases d'enregistreur et les activités terriennes.

Kakarot prit son fils dans ses bras, sa petite queue toujours enroulée de son poignet.

- On va sortir, cela te ferait du bien, murmura-t-il en se levant, la queue bouger joyeusement.

Aussitôt dit, aussitôt fait, Kakarot sortit de la maison en portant Kardon et sur son épaule, il avait un sac à langer qui portait les couches, la poudre, les lingettes, les vêtements de rechange, les jouets, les biscuits et les bouteilles de lait de Kardon. Les Terriens étaient très bien organisés. Il suffisait d'avoir le matériel amovible.

Kardon regarda le monde extérieur autour de lui, émerveillé et tenta de nommer chaque objet, chaque animal. Il avait le soleil sur son visage aux oiseaux gazouillant et volant autour. Un papillon a volé autour du visage de Kardon. Il tendit la main mais le papillon s'envola. Kardon sourit et poussa un rire, ce qui remplissait le cœur de joie de son père.

C'était la première fois qu'il avait décidé d'interrompre son programme temporairement pour effectuer cette sortie en plein air. Il ne savait pas s'il l'avait réellement bien fait, mais le voir gazouiller comme un bienheureux le fait sourire…

- Cela semble être un bon endroit pour s'entraîner, décida Kakarot en voyant la cascade au regard interrogatif de son fils.

Kakarot avait pris l'habitude, lorsqu'il se levait le matin, de passer un moment allongé sur l'herbe non loin d'une cascade qui coulait du haut de la falaise pour aller alimenter la rivière en contrebas: le bruit de cette chute d'eau la détendait avec sa régularité tout en étant assez fort pour la tirer de sa torpeur.
Il lui était aussi arrivé de recueillir l'eau de cette cascade au creux de ses mains et de la boire pour humidifier sa gorge sèche, et cette eau fraiche et pure remplissait à merveille cette tâche.

C'était aussi l'endroit où il s'entraînait.

Laissant tomber le sac à langer, le père s'assit sur le gazon. Il sortit une balle du sac et la posa devant Kardon. Il concentrait son attention sur l'objet et le prit entre ses petites mains. L'enfant mordit dans la balle et la fit exploser. Kakarot l'a tout de suite retiré de sa bouche. Il avait lu dans un bouquin qu'il fallait apprendre à l'enfant à différencier ce qui est mangeable et ce qui ne l'est pas. Avec un bébé saïyen, Kakarot s'était dit que cela allait être « explosif » comme expérience.

- Non, Kardon, les balles ne sont pas faites pour être mangées, le réprimanda-t-il sévèrement en jetant les restes de la balle.

- J'ai faim.

- Tu mangeras tout à l'heure, lui dit son père d'un ton ferme. Je te montre la forêt, ajouta-t-il en voyant le visage de son fils former en un grimace.

Kakarot passa le reste de la matinée avec Kardon à montrer la forêt pour voir les différents arbres, les fleurs, la rivière qui conduisait l'eau jusqu'à leur maison et les animaux. Kardon attrapa une pomme mais Kakarot l'arrêta encore une fois. Kardon n'avait pas encore toutes ses dents et essaierait probablement de tout avaler en une fois.

Après avoir traversé la forêt, Kakarot était retourné à son terrain de prédiction et a nourri Kardon son lait, puis de biscuits. Le Saïyen était adossé contre le tronc et avait placé son fils dans ses cuisses. Il l'observait gazouiller. Sa petite queue battait agréablement dans l'air.

En se rappelant de sa journée où il avait découvert l'enthousiasme des Terriens en jouant avec leur enfant, même dès le berceau, le père reproduisit la même expérience avec son fils en mêlant à sa culture saïyenne. Il libéra sa queue et voit Kardon essayer de la rattraper. Dès que sa petite menotte s'approche de sa queue, il la fait éloigner doucement. Il voit son fils rire, ce qui lui fit sourire. Dès que son fils réussit à la rattraper, il eut peur qu'il la serre fort mais il ne ressent qu'une légère pression, il élargit son sourire. Petit à petit il se rendit compte que la petite queue avait enroulé sur la sienne. Ce geste l'étonna. C'était une preuve d'amour que son fils lui portait. Il comprit tout de suite que son fils lui faisait pleinement confiance pour le protéger.

« Aimer… Protéger…, répéta-t-il à lui-même. Papa… »

Sa mâchoire se contracta à la pensée douloureuse de sa relation avec son propre père, Bardock. Jamais il n'avait ouvertement esquissé ce mouvement, même pas en privé. Il était déjà adulte quand il travaillait et vivait avec son père. Il n'avait pas ressenti le besoin de lui montrer cette affection, cependant il avait bien remarqué que son père essayait de le protéger dans sa vie professionnelle tant que dans sa vie privée.

« Est-ce déjà une preuve d'amour qu'il a porté envers moi ? se demanda-t-il en voyant son fils s'ensommeiller doucement. »

Le jeune père constata, plus tard, que son fils avait déjà entre ses mains le bout de sa queue comme s'il tenait un doudou. Il était sur le point de dormir profondément.

Kakarot cala son enfant sur le bas de son ventre. Il sourit en voyant la main de Kardon enfermée sur sa queue. En fin de compte, il ne voulait pas le quitter pour s'entraîner ou retourner à la maison, alors il s'endormit à côté de lui.

Kardon, réveillé, lâcha la queue de son père et se mit sur ses petites jambes. Elles tremblaient. L'enfant attendit quelques minutes pour trouver l'équilibre. Il vit près de lui le même papillon de tout à l'heure. Il le suivit en tant que ses petites jambes le permettaient.

Une fois arrivé au bord de la falaise, Kardon, inconscient du danger, continua d'avancer et tomba dans le ravin. Mais sa chute fut stoppée par une main. L'enfant perdit aussitôt ses forces, sa queue était saisie.

- Tu m'as fait peur, Kardon, souffla son père, son autre main était accrochée par une pierre murale de la falaise. Qu'est-ce que tu faisais ?

Il lâcha sa main qui tenait la pierre et remonta en volant à l'endroit où il s'était endormi, Kardon dans ses bras. Sa queue relâchée, l'enfant retrouva instantanément ses forces.

- Papillon… Je suivais le papillon.

- La prochaine fois, réveille moi et fais attention à ce que tu vois, lui conseilla-t-il.

- Oui, pardon.

- Il est temps de rentrer, décida Kakarot en observant le soleil. Il devait être en début de l'après-midi avant qu'un grondement de ventre se fait entendre. Tu as faim ? lui demanda-t-il, penaud.

L'enfant rit.

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Rentrés chez eux, après avoir pris le repas, Kakarot était dans la chambre de son fils, il examina les habits d'un bébé qu'il avait récupérés auprès du vieux Gohan. Ce dernier avait fait parler ses relations et rassemblé ce dont avait besoin le Saïyen.

Assis par terre devant l'armoire, les ciseaux en main, Kakarot fit une scission sur le dos du pantalon, l'endroit de la queue de Kardon avant de déposer sur l'étagère du meuble. Concentré, il avait laissé la sienne sur ses cuisses.

Kardon jouait avec ses peluches, il eut envie de poursuivre ses jeux avec son père, il grimpa sur son dos, mais Kakarot, les sourcils foncés, le fit descendre en le basculant gentiment avec sa queue. Ce n'était pas le bon moment.

- Kardon, laisse-moi tranquille.

Mais Kardon n'était pas d'accord. Il vit la queue de son père immobile. Il la mordit à pleins dents. Kakarot retint un petit cri de douleur en faisant une grimace et se tourna immédiatement vers son fils, prêt à l'étrangler. Il ne s'y attendait pas du tout de sa part.

- KAR…

Il se tut. Il vit son fils se moquer de lui. Il se calma et il posa son fils devant lui en ramenant sa queue au niveau de ses yeux. Il l'attrapa et vit les traces de morsure de son fils sur sa queue. Il en manquait à Kardon certaines dents.

Le père reposa ses yeux vers son fils, qui souriait jusqu'aux oreilles. Mécontent, il frotta sa queue douloureuse.

- Tu ne dois pas recommencer, Kardon ! C'est douloureux.

L'enfant ne comprenait pas encore, mais il saisit la voix dure de son père. Il abaissa sa tête et murmura :

- Je voulais jouer avec toi…

Kakarot soupira et posa sa queue sur ses cuisses. Il prit son fils dans ses bras, il le berça doucement pour le rassurer. Il le vit bailler de fatigue.

- Tu es fatigué, Kardon. Ce n'est pas étonnant que tu sois debout depuis ce matin.

- Non…

- Il en est temps. Tu bailles.

Kardon se sentit piégé, bouda mais se réfugia dans les bras de son père. Ce dernier se déplaça vers une troisième chambre où se trouvait sa capsule. C'était le seule endroit où Kardon recevait des informations de l'enregistreur. Kakarot se doutait que ce serait le dernier instrument de sa race, mais il se sentit désolé pour son fils. Il avait commencé à sa naissance et il était impératif qu'il le termine.

- A demain, Kardon, dit-il à son fils lorsqu'il l'installait dans la capsule.

L'enfant ensommeilla, Kakarot mit le programme en marche et se retira de la chambre.

Kakarot se dirigea vers la salle de bain où se trouvait la pharmacie. Il en sortit un désinfectant et des cotons, il imbiba le coton de l'alcool et fit ramener sa queue sur la table à langer. Il la tint et serra les dents lorsque le coton toucha les traces de morsure. Une fois les soins terminés, sa queue se bascula comme si elle voulait s'étirer et Kakarot soupira de soulagement. C'était l'une des inconvénients d'avoir une queue mais elle était à la fois très utile et très fragile. Utile lorsqu'il s'agit d'augmenter sa puissance, fragile lorsque la queue est touchée, le détenteur la ressent immédiatement et perd des forces, mais dans les cas les plus extrêmes, il pourrait tomber dans le coma si la queue est cassée ou il perdrait la puissance si la queue est coupée.

Kakarot n'était pas très d'accord pour la queue coupée, mais c'était tabou dans sa culture. Il était éduqué pour garder sa queue et pour la prendre soin. La conserver autour de sa taille en faisait partie, mais Kakarot n'aimait pas se sentir à l'étroit. Il préférait mettre sa queue à la taille en combats ou en missions, voire en public et laisser sa queue en liberté en privé. Avec son fils à la maison, il ne voyait pas trop la raison de maintenir sa queue à la taille.

Kakarot soupira et rangea le matériel dans la boîte de pharmacie. Il retourna vers la chambre de son fils. Il se demandait s'il valait la peine de laisser la queue en liberté…

« Non. Il faut que j'apprenne à Kardon, tout ce que je sais, à fur et à mesure, se dit-il en maintenant sa queue hors de sa taille. »

LDSLDSLDSLDS

Kakarot resta à l'intérieur de sa maison. Il avait fermé toutes les fenêtres en prenant soin de ne pas regarder la lune. Les nuits précédentes, depuis qu'il était sur Terre, il avait observé sa croissance. Il savait donc que cette nuit-là, c'était la pleine lune. Il ne voulait pas poser des problèmes à ses amis terriens, et en particulier à Gohan, qui était pratiquement son voisin.

Cette nuit-là, Kakarot était censé dormir au moment où la pleine lune apparaissait, mais il était simplement allongé dans son lit, les yeux grands ouverts et pointés vers le plafond.

« C'est terrible. »

Kakarot pouvait sentir son cœur essayer d'exploser à partir de sa poitrine, son sang circulant dans ses veines, son énergie s'accumulant dans son corps. Il lui était impossible de dormir. Il ne voyait pas comment faire autrement, sinon s'habituer.

Son fils Kardon était, par chance, dans sa capsule, inconscient de ce qui se tramait à l'extérieur, il était complètement absorbé par l'enregistreur. Et puis, Kakarot voulait d'abord affronter ses pulsions dues à la pleine lune, avant de pouvoir aider son enfant.

Du moins, c'était prévu…

Puis, pour aggraver les choses, Kardon s'était réveillé et avait commencé à crier. Kakarot se leva et quitta la chambre. Il s'arrêta devant la capsule de son fils. Il n'allait pas le vérifier. Il ne pouvait pas essuyer ses pleurs, mais il ne pouvait pas accepter de tenter de le rassurer non plus. Il inspirait un gros coup avant de se calmer un peu. Il lui fallait beaucoup de volonté pour ne pas interrompre le programme qui pourrait lui coûter la vie de son fils, mais il pouvait gérer ses instincts beaucoup mieux que son fils.

Kakarot pouvait sentir d'adrénaline dans son corps, la puissance dans ses veines, ses muscles se tendre, son énergie sur le point d'exploser comme un volcan, mais il les opprimait.

- Je dois me calmer, coût que coût, et je veux m'habituer si je veux survivre sur Terre sans me transformer, s'encouragea-t-il.

Il se mit en position de tailleur devant la capsule de son fils et se médita, comme le vieux Gohan lui avait appris pour gérer l'énergie ki. Il s'était dit que cela pouvait l'aider. Il oublia les pleurs de son fils. Ils lui semblaient lointains. Il chercha à se calmer, et ensuite, à travers lui, il calmerait son fils. En allant dans une méditation profonde, il vit soudainement une image de son père, réfugié dans une sorte de grotte. Il était en compagnie d'un être à une tête ovale qui apportait ses repas dans un panier. Il l'invitait à sa manière à manger avec lui.

- Papa…murmura-t-il.

Sans prévenir, Kakarot se trouva projeté de cette méditation, il haleta, mais curieusement, il se sentit apaisé. Il remarqua que les pleurs de Kardon avaient cessé. Il fixa ensuite ses mains. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Son père était-il vivant ?

Le jeune père se décida de laisser son fils tranquille, il se rendit dans la salle à manger avec un verre d'eau. Il prenait soin de ne pas regarder la pleine lune à travers les filtres des volets. Il secoua la tête, but de l'eau et parla à son verre vide.

- S'il est réellement vivant, il cherchera à me rejoindre. Ici de là, je vais continuer mon entraînement. Les Terriens avaient raison : observer, s'adapter et dominer, conclut-il.

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Planète Plant, année 237

- Freezer !

Le jeune homme hurla ce nom en sursautant. Après s'être calmé, il se rendit compte qu'il était dans un endroit inconnu avec une couverture recouvrant la moitié inférieure de son corps.

- Est-ce que je suis réellement mort ? s'interrogea-t-il à haute voix, pleine de confusion, les poings serrés.

C'était dur pour lui de croire qu'il était encore vivant. Il se souvenait parfaitement de ses derniers instants avec ses coéquipiers, enfin s'il les considérait encore comme tels.

Un trou presque ovale dans le mur où il se trouvait dans la pièce l'attira. Il se leva de ce qui semblait être un lit, il regarda par ce cadre et remarqua le ciel rougeâtre. Cela l'inquiétait.

- Où suis-je ? Cela ressemble tellement à ma planète, mais…, murmura-t-il à lui-même.

Il s'arrêta. Derrière lui, sa queue de singe se crispait. L'image de Freezer détruisant la planète Végéta lui venait à l'esprit.

- Impossible ! se refusa-t-il de se rendre à l'évidence.

Mais, il continua à observer son nouvel environnement. Cette planète possédait des montagnes rocheuses comme chez lui, mais dans certaines montagnes semblaient être habitées à juger par des trous semblants au cadre qu'il se posait.

- Si je ne me trompe pas, je serais dans le passé, mais où sont les Tsufurs ? Je ne compr…

Il se tut en entendant des pas presque discrets derrière lui, puis une voix.

- Alors, vous êtes réveillé ? Je suis soulagé, dit simplement un étranger à l'aspect violet, accompagné d'un enfant.

- Qui êtes-vous ? Où suis-je ? Comment parlez-vous ma langue ? s'exclama l'homme à la queue de singe, qui ne se sentait pourtant pas menacé mais il n'aimait pas non plus ce qui se passait.

- Détendez-vous, je m'appelle Ipana et mon fils, Berry, se présenta son hôte.

L'enfant scrutait l'homme, apeuré, tandis que son père s'approchait du lit. Il y déposait un linge et gardait un flacon de médicaments dans sa main.

- Je dois dire que votre rétablissement a été remarquable, je n'ai rencontré personne comme vous.

En suivant le guérisseur du regard, l'homme remarqua son armure de combat, près de son lit, cette armure était abîmée par endroit, résultant de sa tentative d'attaque contre Freezer.

- Tu ne m'as toujours pas dit où je me retrouvais, dit-il d'une voix plus agitée, se moquant la politesse.

- Eh bien, vous êtes sur la planète Plant, nous sommes des Plantiens, répondit-il, légèrement surpris par le ton de la voix de son blessé. Maintenant, voyons comment va ton bras…, ajouta-t-il en tendant doucement sa main.

Le blessé se laissa faire, s'assit sur son lit à nouveau et observa son hôte verser un liquide étrange sur son bras. La blessure qu'il avait à son bras disparaissait presque instantanément. Ce liquide lui rappelait la machine médicale qui consistait à soigner les blessures et qu'il avait toujours manipulée.

« Planète Plant ? Est-ce que ce ne serait pas le nom originel de la planète Végéta ? Et ce liquide, je le reconnais… La langue… Cela s'expliquerait tout… Non, non, cela n'a aucun sens ! réfléchit-il. »

- Monsieur, comment vous appelez-vous ? intervint une petite voix, qui appartenait à l'enfant de l'hôte.

- Cela ne vous regarde pas ! cria-t-il, l'effrayant ainsi.

Ipana resta stoïque et fit un geste à son enfant de se retirer. Au même moment, une ombre passa à travers la fenêtre, ce qui poussaient Ipana et son blessé à la regarder.

Ce dernier reconnut le vaisseau.

- Impossible ! Cela ne peut…, grogna-t-il en saisissant son armure avant de quitter l'habitation d'Ipana.

Tout en enfilant son armure et en mettant sa queue à sa taille, il se dirigea vers le navire à une vitesse fulgurante et ses pensées se fustigèrent dans sa tête.

« Freezer, ici ? Si c'est vraiment le passé, mais que diable comment a-t-il… Non ! Ce n'est pas possible !... »

Durant ce temps, dans un village Plantien, deux étrangers à une armure de soldat attaquaient l'un des villageois, pour prouver leur domination.

- La planète Plant nous appartient maintenant ! déclara-t-il en langue commune. Tu obéiras à notre Maître, le Seigneur Chilled ou tu meu…

Il ne finit pas cette phrase, coupé par un coup de poing du Saïyen au ventre, lui causant une longue agonie avant de s'évanouir. Son compagnon d'armes se lança vers le blessé d'Ipana, obligeant ce dernier à esquiver son attaque avant de riposter en l'envoyant voler dans un rocher.

Incrédules par cette performance, les villageois se ruèrent vers le Saïyen et commencèrent à le remercier, mais ce n'était pas au goût de l'homme.

- Bon sang, éloignez-vous de moi ! cria-t-il en soulevant sa paume pour désintégrer les soldats avant de s'envoler.

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Trouvant de refuge dans une grotte, à l'extérieur du village, le Saïyen préféra s'isoler un moment, le temps de trouver de la logique dans cette situation dans laquelle il avait atterri. Il poussa un long soupir en s'asseyant contre le mur et tenta de se remémorer ses souvenirs.

- Si je me souviens bien de l'enregistreur, cette planète a été bien appelée Plant, mais elle était habitée par des Tsufurs. Ils ne ressemblent pas à ce que j'ai vu dans les lunettes ! se dit-il. C'est certainement dans le passé avant que les Tsufurs n'envahissent… Keuf ! Ils ne sont pas mieux, ceux-ci ! conclut-il en crachant.

En prenant une inspiration longue dans l'espoir de réfléchir calmement, il énuméra ses derniers instants avant le réveil.

- J'ai été pris dans l'attaque de Freezer. J'étais clairement fichu, je voyais les images dans ma tête, répéta-t-il à lui-même, les mains couvrant son visage. Mais… quelque chose me tirait en arrière. Puis… plus rien, finit-il, frustré, en claquant son poing dans le mur.

Il ne sut pas dire combien de temps il était assis ainsi, puisque Berry, l'enfant d'Ipana l'avait retrouvé, la corbeille entre ses mains. Il lui apportait visiblement de la nourriture. Le Saïyen lui jeta un regard noir d'agacement.

- Gamin, laisse-moi tranquille, l'intima-t-il en ignorant Berry. Si tu penses que la nourriture peut me faire changer d'avis, tu te trompes.

- Je suis désolé, monsieur,répondit l'enfant, presque effrayé. Je pensais juste que vous auriez faim, et d'ailleurs, vous avez sauvé notre village, c'est notre façon de vous remercier…

L'homme ne dit rien, il n'en eut pas besoin : son estomac le fit parler pour lui en grognant très fort, ce qui fit sourire Berry avant de se retirer.

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Durant plusieurs jours, Berry apportait de la nourriture au Saïyen par anticipation, et n'attendit pas de lui pour tenir une conversation. Son nouvel « ami », comme aimait-il le dire à ses parents, mangeait à ses côtés, même s'il lui criait dessus ou essayait de lui faire peur.

- Bardock, finit le saïyen par se présenter en attrapant l'un des fruits de la planète.

Berry sourit et se rapprocha encore un peu plus du saïyen affamé.

- Bardock, enchanté de vous rencontrer, dit-il d'un ton plus joyeux.

Le prénommé Bardock fut irrité et préféra finir plus vite possible son repas. Mais à son insu, il se construisit une relation avec lui, ce lien que Bardock trouvait encore étrange. Malgré son férocité, il comprenait qu'il pouvait être en paix, trouver une sérénité dans sa vie. C'était la première fois qu'il ressentait ainsi depuis des années. Ce semblant de paix lui rappelait sa défunte femme. C'était juste… rafraîchissant.

En plus, à chaque fois qu'il voyait Berry, il pensait à ses fils, Raditz et Kakarot. Il se demandait s'il les reverrait.

- Papa…, entendit-il l'un de ses fils l'appeler.

Bardock interrompit immédiatement son repas, et rechercha l'origine de cette voix.

- Bardock, fit Berry.

- Non, ce n'est rien, le rassura-t-il, pensant avoir rêvé. je dois être fatigué.

« Serait-il Kakarot ? se demanda-t-il. »

LDSLDSLDSLDS

Planète Terre, Printemps, année 756

Les yeux s'ouvrirent brutalement, suivis d'un bruit, puis d'un cri de douleur et l'homme haleta en se massant les coudes. Il était vêtu d'une tunique verte claire à longues manches et d'un pantalon de combat noir. Il portait des bottes de combat de sa planète Végéta. Au même moment, une porte s'ouvrit, relevant Kami.

- Tout va bien, Bardock ?

- Oui, oui, je vais bien. Je suis juste allé un peu plus loin dans la méditation.

Kami acquiesça et regarda le Saïyen se lever. Il l'avait accueilli à son arrivée, un an et demi, plus tôt, dans un état très critique. Il était tombé dans un coma pendant quelques mois avant de se réveiller à la fin de l'année dernière en pleine forme.

- Effectivement pour être déconcentré, commenta-il. Qu'avez-vous vu ?

Bardock ne répondit pas tout de suite. Il avait vu son fils le regarder en train de manger, Berry à ses côtés. Il secoua la tête, se disant que la pleine lune de la Terre avait bien fait plus d'effets qu'il ne le pensait sur les Saïyens. Il desserra sa queue de la taille.

- Kakarot, il m'a vu dans mon passé, lâcha-t-il dans un soupir.

Kami haussa les sourcils d'un air intéressé et s'interrogea brièvement des capacités de Kakarot de maîtriser au-delà de soi-même. Il vit Bardock s'étirer.

- Êtes-vous sûr de ne pas vouloir descendre le voir ?

- Non. Je ne suis pas prêt.

- Comment ? s'étonna-t-il de la réponse.

- Je ne me sens pas entier. Je récupère doucement une petite partie des souvenirs avant mon arrivée.

- D'accord, c'est vous, seul, qui jugerez le bon moment de le retrouver, comprit-il. Je vous laisse alors.

Bardock hocha la tête et entendit la porte fermer. Il retourna à la position de tailleur et referma les yeux, essayant de contrôler ses pulsions.


Explications de l'expression « Observer, s'adapter et dominer. »

« l'Art de la Guerre, à un général nommé Sun Tzu, qui aurait vécu à la fin du VIe siècle av. J.-C., et serait entré au service du roi Helu de l'état de Wu. Selon Sima Qian, Sun Tzu aurait fait lire ses Treize chapitres au roi, avant de le conseiller lors de ses campagnes contre l'état de Chu."

Sources :

wiki/L'Art_de_la_guerre#Citations.