Hi guys !
Chapitre d'amorce pour la suite, les choses sérieuses commencent : premier duel, première discussion... et premières très mauvaises résolutions !
Merci à Azumi et notre mystérieuse Guest pour avoir reviewé, c'est vraiment ce qui motive les auteurs à publier rapidement, qui n'attendent que ça. Merci également à celles qui ont followé.
Bonne lecture !
Chapitre 1 : La plus grande menteuse de tous les temps
Aujourd'hui encore, alors que l'eau a coulé sous les ponts, charriant avec elles les cadavres de ma jeunesse, traçant des sillons creux sur ma peau, ton prénom suffit à faire trembler ce cœur gelé qui bat encore dans ma poitrine. Trois misérables lettres, et pourtant elles suffisent à me brûler l'épiderme, dans cette atroce caresse qui rappelle le Doloris. Tu sais comment on appelle ça, Tom ? La mémoire de la peau, cette peau sur laquelle tu as écrit ton nom à l'encre de mon sang. La mémoire de la peau, cette peau que j'embrasse quand ton souvenir me fait trop mal.
Poudlard, Ecole de Magie – 7 septembre 1944
– C'est elle, dit Armando Dippet, catégorique. Son portrait craché. Impossible qu'elle ne soit pas la descendante de ma petite Pollensalta.
Albus Dumbledore soupira discrètement : il aimait vraiment beaucoup son ami Armando, mais ce dernier se montrait vraiment trop sentimental.
– Je sais que c'est tentant, Armando, mais il faut entendre raison.
– Albus ! Elle a exactement le même visage, et elle porte le pendentif des Ayana. Tu sais comme moi que ce pendentif ne peut être porté que par celles qui portent en elles le sang des Ayana. Les Vélanes ont cette particularité.
Armando Dippet avait eu une longue – très longue – vie de respectabilité, uniquement entachée par un incident, qui avait eu lieu plus de deux siècles plus tôt. Il s'était entiché de Vera, une Vélane de la dynastie des Ayana, avec qui il avait commis l'adultère, s'attirant l'opprobre général et un divorce scandaleux. L'union du sorcier et de la sublime Vélane avait donné naissance à une petite fille nommée Pollensalta. Aussitôt le divorce prononcé, Vera s'était rendu compte qu'elle n'aimait pas tant que cela Armando à force de le désirer, elle l'avait eu, il n'y avait donc plus rien à désirer. Elle était donc partie, abandonnant son mari et sa fille, pour vivre des amours troubles avec un mage noir de l'époque, qui n'eut pas, à l'instar de Grindelwald, le bonheur de percer.
Armando, le cœur déchiré par cette perte, ne s'en démonta pas pour autant. Il éleva sa fille avec tout l'amour possible, mais malheureusement, on n'élevait pas une Vélane comme une humaine. L'enfance de Pollensalta fut pleine d'incompréhensions, et son adolescence pleine d'une intense souffrance : chez les Vélanes, le rôle du père était négligeable, et les mères avaient un lien fusionnel avec leurs filles. Amputée de cette relation spéciale, Pollensalta devint rapidement un individu dépressif, et fit même plusieurs tentatives de suicide, jusqu'au jour de ses dix-neuf ans, où elle s'enfuit avec un sorcier de sang-pur, de la maison Serpentard et de l'illustre famille Malefoy, qui écopa par conséquent du surnom d'Anturus le Scandaleux.
Cette affaire avait fait souffert le pauvre Armando Dippet durant de longues années pas étonnant qu'il fût aujourd'hui déterminé à accueillir cette descendante égarée.
– Admettons, dit posément Dumbledore. Que comptes-tu faire de cette arrière-arrière-arrière-j'ignore-combien-de-fois-petite-fille ?
– Elle fera ce que les jeunes filles de son âges sont censées faire : étudier.
Dumbledore fronça légèrement les sourcils.
– N'est-ce pas un peu précipité ?
– Albus, jusqu'à preuve du contraire, je suis directeur de cette école, et je crois encore savoir ce que je fais.
Dumbledore pesta intérieurement : ce que ce vieil hibou de Dippet pouvait être tête de pioche, parfois !
– Alors, faisons ceci, proposa Dumbledore. Laisse-moi lui faire un peu de légilimencie, et si je ne trouve rien, tout va pour le mieux.
Dippet sembla hésiter quelques instants puis céda.
– Bien, Albus. Mais fais vite et ne la mets pas en danger. Après ça, je ne veux plus jamais rien entendre à ce sujet.
Hermione se réveilla fourbue, mais fit violence à ses muscles endoloris pour vérifier si elle avait bien sa baguette sur elle. Elle constata avec soulagement que oui. Sa mémoire revint brutalement : elle était poursuivie par des Mangemorts. Elle se redressa dans un sursaut. Elle était dans une pièce pleine de lits, aux murs blancs, dans une pénombre à peine éclairée par les éclats de lune qui passaient par la fenêtre. Une infirmerie ? Mais pourquoi les Mangemorts l'auraient-ils emmenée dans une infirmerie ? Et pourquoi n'avaient-il pas confisqué sa baguette.
Sentant la douleur pulser aux tempes, elle porta la main à son crâne ankylosé. Elle fronça les sourcils lorsqu'elle sentit le contact de cheveux soyeux et doux… Autrement dit, pas ses cheveux. L'air interloqué, elle suivit le fil de ces cheveux si différents de la joyeuse broussaille qu'elle arborait habituellement. Elle déglutit avec effarement quand la chevelure s'avéra également nettement plus longue : ces cheveux allaient jusqu'aux fesses ! Dernier point marquant : elle était blonde !
Hermione secoua la tête, incrédule. Mais que se passait-il ? Pourquoi se réveillait-elle dans cette infirmerie fleurant bon la compassion et avec cette chevelure de sirène ? Horrifiée et fascinée à la fois, elle se leva pour aller se regarder dans le miroir mural.
Le constat fut bien celui qu'elle craignait : ce n'était pas elle. Ce corps n'était pas le sien. Elle avait été métamorphosée, transformée. De plus en plus angoissée, elle porta les mains à son visage, qu'elle palpa et tâta, avant de le lâcher pour l'observer.
Ce n'était peut-être pas son visage, mais il était sublime. Magnifique. Ses traits avaient la pureté et la finesse de ceux d'une Vélane. Et ces yeux… d'un vert de forêt.
Mais qu'est-ce c'est que ce délire ?
– La séance d'auto-contemplation est-elle terminée ? demanda une voix moqueuse.
Hermione se glaça de honte. On l'avait vue. Il l'avait vue. C'était l'Ange. Celui qui l'avait trouvée.
– Je devrais partir, peut-être, suggéra le garçon. Ça devient un peu chaud entre toi et… toi.
Hemione s'esclaffa devant son air sérieux associé à sa plaisanterie absurde. Mais cela menaça rapidement de se transformer en rire nerveux : mais que diable se passait-il ? Elle était métamorphosée en sublime icône et discutait avec un Ange. Un rêve ? Quel sadisme, alors ! Quand elle se réveillerait dans une cellule de Mangemorts, le retour à la réalité serait cruel.
– Tu m'entends ? demanda alors l'Ange.
– Je… oui…
– Tu as l'air d'avoir été sévèrement sonnée, remarqua-t-il avec sollicitude. Qui es-tu ?
Le cerveau d'Hermione fonctionna à toute vitesse.
– Je… ne sais pas. Je crois que je m'appelle Hermione, dit-elle, imitant à la perfection l'hésitation d'une amnésique.
– Eh bien, eh bien...
– Où suis-je, qui êtes-vous ?
Il eut un large sourire.
– Nous sommes à Poudlard, l'Ecole de Magie. Nous sommes le 7 septembre 1944, et il est bientôt vingt-et-une heures, plaisanta l'Ange.
Hermione se figea : elle avait remonté plus de cinquante ans !
– Quant à moi, je suis Tom Jedusor, Préfet-en-Chef, en septième année dans cette école.
Si Hermione n'avait pas appris, avec la Brigade de l'Aube, à rester de marbre, elle eût probablement éclaté en sanglots. Ce n'était pas un Ange qui l'avait trouvée, loin s'en fallait.
Mais elle éprouvait une sorte de soulagement pervers : elle savait maintenant pourquoi elle était là. Elle ignorait comment, mais elle savait pourquoi.
La vie venait de lui dire « je t'aime », et lui avait fait un cadeau pour le prouver : la chance de tuer l'homme qui avait anéanti toute sa vie et tout son monde. Ou plutôt, qui allait.
– Enchantée, répondit-elle avec un sourire timide qui lui donnait la nausée, au fond d'elle-même.
Ce mensonge était le premier d'une longue liste, qu'Hermione allait devoir distiller comme un venin, pour arriver à son but.
– Je vais aller prévenir les professeurs de ton réveil, annonça gentiment Tom. Repose-toi et ne te soucie de rien.
Hermione hocha la tête docilement, notant dans un coin de son cerveau qu'en termes de mensonges, elle n'allait pas avoir affaire à un ingrat.
Quelques minutes après le départ de Tom, Hermione reçut la visite d'un vieil homme, qui lui sourit, l'air sympathique.
– Bonjour, je suis Albus Dumbledore, professeur dans cette belle école.
Hermione sentit le respect l'envahir. Dumbledore avait été l'ennemi le plus sérieux de Voldemort, et le vainqueur de Grindelwald. Dommage qu'il ne fût pas allé jusqu'au bout.
– Bonjour. Je m'appelle Hermione.
– Jedusor m'a prévenu : tu es amnésique.
L'ironie du sort voulut qu'à ce moment même, Dumbledore tenta de pénétrer l'esprit d'Hermione par la légilimencie. Mais il était mal tombé. Tout bon legilimens qu'il était, il avait affaire à une fille qui avait tellement subi cette magie qu'elle n'en avait plus rien à craindre. Rogue, meilleur occlumens de son temps, lui en avait appris tous les secrets, et la jeune fille pouvait se targuer d'avoir l'esprit impénétrable, chose plus que due quand on faisait partie de la Brigade de l'Aube.
Elle résista donc fort bien, en utilisant sa méthode habituelle : verrouiller les souvenirs sensibles tout en laissant les autres bien à découvert. En l'occurrence, elle ne laissa qu'un vide vague, entrecoupé d'images sibyllines. Elle fut soulagée lorsque Dumbledore relâcha la pression sur son esprit, car maintenir une barrière mentale contre un occlumens de cette trempe n'était pas une mince affaire.
– Ce n'est rien, reprit Dumbledore. Les souvenirs reviendront peu à peu.
Hermione hocha la tête, l'air peiné. C'est alors que la porte s'ouvrit, sur un autre vieil homme – encore plus vieux ! – et plus pâle.
– Je vais vous laisser, dit Dumbledore. Rétablis-toi bien, et bienvenue.
Il fit un signe de tête à l'autre homme et sortit.
– Bonjour, je suis Armando Dippet, directeur de l'école. J'ai entendu dire que tu étais amnésique…
Elle fit oui de la tête.
– Tu as quand même quelques souvenirs ?
Elle eut l'air perplexe, hésitant.
– Des images, des sensations, mais… c'est tout.
– Une famille ?
Elle fit non de la tête.
– Le pendentif que tu portes… tu sais d'où il vient ?
Hermione ne le savait pas : elle l'avait trouvé lors d'une balade en forêt, à l'époque moldue de sa vie - la seule période heureuse de sa vie -, et l'avait gardé depuis.
– Non, je n'ai pas la moindre idée.
– C'est le pendentif de l'illustre dynastie des Ayana, une famille de Vélanes parmi les plus anciennes.
Hermione comprit le pourquoi de cette beauté : elle avait été réincarnée dans le corps d'une Vélane. Mais si cette aubaine était inespérée, elle se demandait bien pourquoi elle l'avait.
Armando Dippet passa plusieurs heures à lui raconter l'histoire de sa famille, si bien que la jeune sorcière se sentit mal : il semblait si heureux de retrouver sa descendante qu'elle eut la nausée en pensant à la trahison qu'elle était en train de lui infliger.
Mais la fin justifiait les moyens. Il fallait abattre Voldemort, et briser le cœur de milliers de grands-pères serait fait, si c'était nécessaire. Après sa longue discussion, Dippet lui dit :
– Si tu l'acceptes… tu pourrais étudier ici… et vivre chez moi.
Hermione eut un pauvre sourire, triste, et sincère, à son grand étonnement.
– Oui… J'ai l'impression que je n'ai nulle part où aller…
Il sourit en retour.
– Une dernière chose à faire, ma jeune fille.
Il posa sur sa tête un chapeau étrange.
– Serpentard ! dit aussitôt le chapeau.
Armando rit, avant de lui expliquer le fonctionnement du Choixpeau et des maisons. Hermione s'en étonna quelque peu : à son époque, elle n'avait jamais entendu parler du Choixpeau. A Poudlard étudiaient les Sang-Pur et tout le monde était considéré comme un Serpentard. Le reste du monde n'était que raclure.
Elle sourit tout de même de l'ironie : une sang-de-bourbe à Serpentard…
Poudlard, classe de Défense Contre les Forces du Mal par le professeur Tetenjoy
A la suite de son entretien avec Dippet, il avait été convenu qu'Hermione passerait des tests pour voir si elle pouvait entrer en septième année, comme semblait le suggérer son âge. Elle avait brillamment réussi tous les tests pratiques (défense contre les forces du mal, sortilèges, potions…), et même été au-delà de ce qu'on attendait d'une septième année à Poudlard, fût-elle excellente. Pour ce qui était de la théorie, elle avait lamentablement échoué, en revanche. Il avait été convenu qu'elle entrerait quand même en septième année, et qu'elle suivrait un tutorat intense durant toute l'année, pour tenter de valider quand même un ou deux ASPIC théoriques.
Mais pour ce cours, elle ne s'inquiétait pas : se défendre contre les forces du mal était tout ce qu'elle savait faire, en réalité.
– Bien, bien, hâtez-vous. Nous avons un cours chargé, aujourd'hui. Qui veut faire le duel quotidien ?
Galatea Tetenjoy avait l'habitude d'organiser un duel court en début de chaque semaine.
– Tom Jedusor, pourquoi pas ? dit l'enseignante.
Il n'était secret pour personne que Tom Jésudor fût le chouchou du professeur Tetenjoy. Docilement, il se leva de sa chaise et vint sur la piste qui avait dégagée pour le duel.
– Alors, pas de volontaire ?
Il n'y en avait pas. Personne ne voulait se mesurer à Tom Jedusor, même dans le cadre d'un cours.
– Je peux ? demanda alors Hermione en levant sa main.
Un brouhaha de murmures entremêlés à des rires discrets s'éleva, pour s'éteindre quand Tetenjoy frappa de mains, manifestement heureuse.
– Ah, en voilà une petite qui a du cran ! Que le duel commence !
Hermione voyait en ce duel l'occasion de mesurer le talent de Tom sans trop de risques : il n'oserait jamais la tuer en plein cours. Elle espérait d'ailleurs s'en sortir contre lui : il avait seulement dix-sept ans, et elle était surentraînée.
Ils se placèrent, puis le duel commença. La première chose que fit Hermione fut de lancer un sortilège de désillusion. Ce choix audacieux réjouit Tom. Hermione lança aussitôt après un expelliarmus informulé. Tom Jedusor le para sans difficulté et presque simultanément, annula sa désillusion. Hermione suffoqua en constatant avec quelle vitesse il avait réussi à enchaîner les deux sorts.
C'était comme s'il les avait lancés en même temps.
Avoir autant de puissance magique dépassait l'entendement. Elle utilisa une botte qu'elle aimait bien : lancer un Aguamenti. C'était parfaitement inutile, mais cela avait toujours le don de surprendre l'adversaire, qui se demandait ce qu'une idiote en plein duel pouvait bien faire avec un jet d'eau. Or, le jet d'eau qu'Hermione parvenait à créer était d'une puissance incomparable, et glacé.
Vif comme l'éclair, Tom décida de l'avoir à son propre piège :
– Aguamenti, murmura-t-il, la lèvre retroussée d'amusement.
Si l'Aguamenti d'Hermione était puissant, celui de Tom était un véritable tsunami, qui l'aurait mise en danger si elle n'avait pas pu crier « Protego ! » au dernier moment.
Comme la fois précédente, il ne lui laissa pas le temps de réfléchir, et le prochain sort arriva tout de suite après, et sans formulation.
Elle fut stupéfixiée, ce qui sonna la fin du duel.
– C'est formidable ! J'ai rarement vu un duel aussi intéressant, ni quelqu'un qui tient aussi longtemps contre notre Tom !
Hermione se serait bien étranglée si elle n'était pas stupéfixiée : elle avait tenu à peine quelques minutes ! Le découragement la submergea subitement : même adolescent, il était invincible. Et le plus inquiétant : il n'avait pas utilisé de magie noire, ni même semblé mettre un effort particulier dans le duel.
Comment espérer vaincre un tel ennemi ?
– Enervatum, dit Tom.
Malgré les félicitations et les regards admiratifs de ses camarades, c'est profondément abattue qu'elle retourna s'asseoir. Elle avait été bien stupide de croire qu'elle pourrait se mesurer à Voldemort.
– Tu t'es bien battue, chuchota Tom, à côté d'elle.
– Il n'y a qu'une façon de bien se battre, selon moi : vaincre. Le reste, c'est échouer, cracha Hermione sans pouvoir dissimuler son amertume.
Tom sourit.
Cette fille n'avait aucune chance contre lui, mais elle était tout de même particulière : il avait noté dans sa façon de combattre, en plus de capacités magiques supérieures à la norme, une… expérience. C'était comme si elle s'était battue toute sa vie, elle se battait pour blesser, pas pour le sport. Tout comme lui. Et il avait senti chez elle la même frustration que lui, contre les règles encadrant les duels scolaires : on ne pouvait pas franchir les limites du dangereux.
De toute évidence, elle n'était pas n'importe qui. Et pour Tom, il n'y avait pas trente-six façons de ne pas être n'importe qui : soit on n'était pas n'importe qui pour son compte à lui, soit on n'était plus rien du tout parce qu'on mourait dans d'atroces souffrances.
Cette fille l'ignorait probablement, mais elle allait bientôt devoir faire un choix simple : lui vendre son âme, ou s'en séparer définitivement en la rendant. Du moins, il le croyait, car Hermione, pour sa part, avait bien compris une chose : elle allait devoir se soumettre à l'ennemi, si elle voulait pouvoir un jour lui planter une lame dans le dos.
Prends garde à toi, Voldemort… parce que si tu es le plus grand mage noir de tous les temps, je suis, moi, la plus grande menteuse de tous les temps…
Verdict, les ami(e)s ? Je continue ou je jette l'éponge ?
Si vous tapez 1, programme de la suite : intrigues, jalousies... et premier bain de sang.
Bisous d'amour
