Salut, tout le monde ! Désolée pour la lenteur de publication, ce chapitre a eu du mal à sortir, et pour vous dire, le résultat me laisse encore mi-figue mi-raisin.

Vos avis m'aideront à me faire une idée !

D'ailleurs, j'en profite pour faire des gros bisous à Azumi et Camille qui m'ont laissé de gentils commentaires. Je suis ravie que mon Hermione te plaise Azumi, voyons ce que tu penses de Tom ? Camille, merci :)

Bonne lecture :)


Chapitre 2 : Le Jeu de Dupes

Durant l'aimable plaisanterie que fut ma vie dans les années quarante, j'ai vendu mon âme au diable et mon cœur à Tom, ce qui revient un peu au même. Quand j'y repense, j'ai honte à ce que j'ai dû faire.

Ma seule fierté dans cette histoire, c'est d'avoir été pire que le pire parmi les pires.

J'ai appris au vieux singe à faire la grimace.


Dortoir des Serpentards

– Hermione, que penses-tu de cette robe, pour le bal de Noël ?

Hermione plissa les yeux en direction de ladite robe, que lui montrait Desdémone Yaxley. Une petite robe bustier, au-dessus du genoux.

– Un peu dénudée, tenta-t-elle, souriant quand même à sa colocataire.

– Ah tu trouves ? Etrange ! ironisa Valériane Parkinson.

Hermione s'esclaffa, tandis que Desdémone haussait les épaules, l'air de leur dire d'aller voir si elle y était. Cela faisait trois semaines qu'elle était en 1944, et elle devait avouer qu'elle appréciait ses deux colocataires. Desdémone était fantasque comme personne, tandis que Valériane était d'un calme olympien et d'une douceur presqu'effrayante.

Hermione en avait également profité pour se lier d'amitié avec de nombreux autres Serpentards : Abraxas Malefoy, Alphard Black, Ernie Goyle…

Mais pour l'instant, celui qu'elle avait dans le viseur n'était pas un Serpentard… mais un Potter. Le jeune August Potter.

– Au fait, Potter te court après comme un dératé, dit Desdémone. Qu'est-ce que tu vas faire de ce nullard de Gryffondor ?

Hermione garda son sourire pour elle, et répondit :

– Je le connais à peine, je ne sais pas si c'est un nullard.

– Ne dis pas ça, je le connais, moi. Et c'est un naze.

Hermione rit.

– Tu dis ça uniquement parce qu'il est de Gryffondor.

– Et c'est pas une bonne raison ?

Hermione secoua la tête, soupirant. Elle avait bien l'intention de se laisser courtiser par Potter. Elle en était tout à fait satisfaite, et remerciait ce nouveau corps qu'elle avait : avec le physique qu'elle avait, il lui avait suffi de battre des cils en direction de sa cible. Elle avait d'ailleurs plusieurs soupirants, et elle comptait bien les utiliser à bon escient.

– Je dois aller à ma séance de psychomagie, annonça Hermione.

Depuis son arrivée, Dippet avait tenu à ce qu'Hermione fût suivie par un psychomage, à raison d'une séance par semaine.

Elle prit son sac en bandoulière et le passa autour de l'épaule. Elle descendit au rez-de chaussée, où la concierge, Leopoldina Clearborne, était censée la rejoindre pour l'emmener. Mais étrangement, elle trouva uniquement Tom Riddle, au lieu de rendez-vous.

– Bonjour, Dippet, dit-il. La pauvre madame Clearborne est souffrante, aussi la remplacerai-je, en tant que Préfet-en-chef, pour t'accompagner à Ste-Mangouste.

Hermione hocha la tête.

Il mijotait quelque chose.

Elle le suivit jusqu'à la sortie de Poudlard, où il les fit transplaner jusqu'à Ste-Mangouste.

– Bonne chance, dit-il en s'asseyant dans la salle d'attente.

Alors qu'elle se dirigeait vers le bureau de Mme Amanda Wilkes, Tom fit mine de prendre un livre. Lorsqu'elle fut entrée, il murmura en fourchelangue. Une minuscule couleuvre sortit de son sac d'école, ondulant jusqu'à son avant-bras. Sans utiliser sa baguette, il lança un sort de désillusion informulé. Le serpent devint bientôt d'une invisibilité parfaite.

Consumo Spiritus, murmura-t-il.

Son âme pénétra littéralement le corps du serpent, qu'il se mit à contrôler comme le sien-même. Armé de ce nouveau corps, il put aisément se glisser dans le couloir, puis sous la porte du bureau. Il prit la conversation en cours :

Amanda : … n'écarte pas toutes les possibilités d'une amnésie magique, mais rien ne confirme cette hypothèse. Honnêtement, mon intuition me dit que c'est plutôt non magique, mais il faut creuser le sujet.

Hermione : Vous allez faire des… tests ? Des expérimentations magiques ?

A : Non, jeune fille. Votre amnésie est sévère et ce genre d'expérimentations pourrait annihiler totalement votre intellect c'est bien trop dangereux. J'en suis désolée, mais il va falloir être plus patiente. Dites-moi, avez-vous des sensations familières, parfois ? A défaut de souvenirs, n'avez-vous pas des sentiments qui vous « disent quelque chose » ?

H : Si. En fait, c'est un sentiment étrange et diffus. Un sentiment de « trop tard ». Parfois, à des moments tout à fait incongrus, je suis prise d'une terrible angoisse. J'ai l'impression qu'il est trop tard, je ne sais dire pourquoi, mais je suis en retard pour quelque chose de crucial. J'ai toujours l'impression que quelqu'un m'attend, et que je ne suis pas arrivée à temps. Et je vous avouerais que je n'ai presque pas envie de me rappeler, tant j'ai peur de ce que cela pourrait être. Comme vous savez, je me suis réveillée à Poudlard blessée, et je me dis constamment que ce ne peut être lié qu'à des événements funestes.

A : C'est en effet plausible, malheureusement.

H : Il y a aussi ce rêve, entêtant, qui revient me visiter tous les soirs. Je suis dans un endroit sombre, dans une sorte de ténèbres opaques, on ne voit rien, vraiment rien. C'est le néant. Je ressens une peur diffuse, et c'est alors que se met à gicler du sang de nulle part. Le sentiment de ne pas savoir d'où provient ce sang m'angoisse terriblement. Et je ne sais pas non plus il se dépose, puisque c'est le noir total. Mais il est là, partout, brillant… je…C'est un rêve horrible.

A : Vous êtes toute pâle, ma chère. Changeons de sujet pour le moment. Comment se passe la vie à Poudlard ?

H : Normalement. Les élèves m'ont plutôt bien accueillie.

A : Bonne nouvelle. Mon conseil pour gérer au mieux ce problème, c'est de le prendre à contre-pied. Vivez votre vie, sortez, séchez un cours et ayez une retenue, parlez chiffons et garçons avec vos am… Vous rougissez ? Il y a donc un garçon…

H : Oh, à vous, je peux le dire. Il y en a bien un qui me plaît. Mais je ne crois pas que cela soit réciproque.

A : Oh, vous savez ! Les garçons, ce n'est pas très farouche. Ils voient qu'il y a une occasion, ils la prennent. Jolie comme vous êtes ! Mais, comment est-il ? Dites-moi tout !

H : Il est… d'une beauté à damner une sainte. Brun, avec les yeux sombres. Et il est si… homme. Je veux dire, à cet âge-là, on trouve des garçons, mais lui, c'est un homme. Il dégage tant de charisme… Et puis, son odeur musquée… Enfin, c'est un sorcier accompli, le meilleur de notre école.

A : Eh bien, eh bien… En voilà, un jeune homme ! Alors, courez jeunesse ! Provoquez-le, attirez-le, ignorez-le… séduisez-le !

H : Euh… je ne préfère pas. Même si mon cœur bat la chamade quand il est là, je ne veux pas mélanger les études et les amours. Et puis, je suis bien trop occupée avec mon amnésie.

A : Je comprends. Dommage. L'heure est passée. Je vous revois la semaine prochaine, d'ici là, essayez d'oublier votre amnésie.

Tom se dépêcha de revenir dans la salle d'attente, et de libérer le serpent, qui s'en alla librement dans l'hôpital. Hermione réapparut.

– Ma pauvre, souffla Tom. Tu as l'air vraiment secouée.

– Ce n'est rien, sourit-elle faiblement.

– Peut-être veux-tu prendre un remontant avant de retourner à l'école ? Ils comprendront.

Elle hocha vivement la tête.

Tom la mena au salon de thé de Ste-Mangouste. Alors qu'elle demanda une biéraubeurre, il se contenta d'un café noir.

– Alors, tu avances ? demanda-t-il.

Comme si tu ne le savais pas.

Hermione ne croyait pas aux coïncidences, du moins pas quand elles impliquaient Tom Riddle.

– Je ne sais pas trop. Je n'ai pas vraiment de recul par rapport à tout ça.

Tu m'étonnes, songea Tom, avec une psychomage qui prescrit le batifolage pour guérir d'une amnésie.

– J'espère que ça ira, dit-il avec une voix douce.

Hermione sourit, puis elle remarqua un livre dépasser du sac de Tom. C'était Le Meilleur des Mondes.

– De la littérature moldue ? s'étonna Hermione.

Il sembla un peu troublé, puis haussa les sourcils.

– Et alors ? J'ai grandi dans le monde moldu et j'apprécie de nombreux auteurs moldus, dont Aldous Huxley qui est mon préféré.

Elle tressaillit : quelle imbécile ! Comme s'il allait tomber dans le piège et lui dire tout de go qu'il prévoyait un vaste programme de domination sur les moldus.

– Je ne sais pas, leur vie est tellement différente.

– Leur littérature est extrêmement intéressante.

Hermione était d'accord, mais se garda bien de le dire.

– Tu es drôlement pensive, constata-t-il.

Elle ne sut quoi répondre.

– Nous devrions rentrer, dit-elle, mal à l'aise.

– Détends-toi, Hermione.

Hermione. Pas Dippet.

– Je suis parfaitement détendue.

Un rire chaud et profond fut la seule réaction à ce mensonge. Il se leva furtivement, passant derrière elle.

– Là, comme tu es crispée, murmura-t-il contre son oreille, posant ses mains sur ses épaules tendues.

Il se mit à les masser lentement, caressant de ses lèvres le lobe de son oreille.

– Je ne vais pas te manger.

Hermione tressaillit en se disant que cela y ressemblait, en tout cas. Ses mains. Ses lèvres. Sa voix.

Elle mit une soudaine fin à cette discussion en se levant un peu gauchement.

– Nous ne devrions pas…

– Nous devrions pas quoi ?

Comme si tu l'ignorais.

– Il faut rentrer.

Il la mena hors de l'hôpital et les fit transplaner.


Bibliothèque de Poudlard, une semaine plus tard

Hermione sourit à Potter avant de baisser à nouveau les yeux sur son livre. Il rougit. Elle soupira intérieurement : mais qu'est-ce que c'était que ce garçon ? Il avait peur de son ombre ! Soudainement, il se leva et l'approcha.

N'osant parler à haute voix dans la bibliothèque jalousement gardée, il écrivit à la plume sur le parchemin d'Hermione : « Tu as un cavalier pour le bal de Noël ? ».

En plein mois d'octobre, la question était un peu précipitée, mais Hermione s'en réjouit : « Non », écrivit-elle. Il lui sourit avant de réécrire : « Est-ce que j'ai mes chances ? ». Elle se contenta d'hocher la tête en souriant.

« Marre de parler à la plume, on sort un peu ? ».

Il hocha la tête, l'invitant à le suivre en se disant que la vie lui faisait une fleur. Il ne perdit pas de temps à se demander pourquoi : après tout, ce n'était pas tous les jours qu'une fille d'une telle beauté – Vélane, nom d'un Cracmol ! – lui faisait les yeux doux.

Une fois sortis à l'extérieur du bâtiment, ils furent dans la cour. Ils s'assirent sur l'herbe.

– Tu penses que… commença August.

Impero.

Le garçon s'interrompit. Hermione n'était pas sûre que son sort eût marché : c'était la seconde fois seulement qu'elle exécutait un tel sort. Cela semblait être le cas : il avait l'œil vitreux et hagard. Mais pas moyen d'en savoir plus.

– Tu es un Potter, donc tu as la cape d'invisibilité, je me trompe ?

– Non, je l'ai, répondit le jeune homme. Elle me vient de mon père, qui la tient du sien.

Elle hocha la tête. C'était bien ce qu'elle pensait : Rogue lui avait dit que la cape d'invisibilité était un objet ayant appartenu à la famille Potter. Bonne nouvelle pour elle.

– Dis-moi où elle est.

– Dans ma chambre.

– Tu t'en es déjà servi ?

– Non. J'ai trop peur qu'on m'attrape avec.

Elle éclata de rire décidément la paix engourdissait les adolescents.

– Bien.

Elle lui tendit son petit sac, cadeau d'Armando.

– Ce sac est ensorcelé : extension indétectable, j'espère que tu connais. Tu vas aller dans ta chambre, mettre la cape dedans, et revenir. Surtout, ne parle de moi à personne, et si on te demande ce que tu fais, reste évasif. Et ne fouille pas dans le sac tu ne l'ouvriras que pour y glisser la cape.

Il obéit immédiatement. Le temps qu'il était parti, elle ne put s'empêcher d'angoisser : et s'il avait fait semblant pour aller la dénoncer ? Au moins, en restant dans la cour, cela lui laissait le temps de penser à quelque chose, mais tout de même…

Elle s'arrêta de réfléchir, car elle le vit revenir, muni de son précieux sac.

– Voilà.

Elle fouilla rapidement dans le sac, constatant que la cape y était.

– C'est parfait. Finite Incantatem. Oubliettes.

Il parut légèrement déboussolé.

– Tu vas bien ? demanda-t-elle.

– Euh… ouais. Je… un moment d'absence…

– Oui, tu te sentais mal dans la bibliothèque, alors je t'ai dit que tu devrais prendre l'air.

– Ah oui, fit mine de se rappeler Potter. Au fait… je voulais te demander… tu as un cavalier pour le bal ?

Hermione fit mine d'avoir mal à l'aise, avant de répondre :

– Oui.

– Ah je vois, répondit-il avec un sourire timide.

– J'ai un devoir d'Histoire à terminer, s'excusa-t-elle. On se revoit plus tard !


Salle Commune des Serpentards, le lendemain

Tom était assis, un livre de potions ouvert devant lui. La page était noircie d'annotations.

– Salut, Riddle.

– Ah, Abraxas.

Tom adorait discuter avec Abraxas, ces temps-ci. Non seulement parce qu'il était, avec Alphard, son plus fidèle agent, mais aussi parce qu'il était entiché de la sublime Hermione Dippet, laquelle était à ses pieds. C'était probablement puéril, mais il adorait se dire que la chose qui inspirât le plus de désir se pâmait de désir pour lui, Tom.

– J'ai entendu dire qu'il y avait un truc entre toi et Dippet.

C'était en quelque sorte vrai. Sans avoir aucunement l'intention d'aller plus loin, Tom s'était mis à jouer avec les nerfs d'Hermione. Il la regardait longuement, la voyait rougir, en rajoutait, lui souriait, puis faisait subitement comme si de rien n'était. Ce n'était pas bien méchant, mais c'était une façon pas trop chronophage ni épuisante de la faire penser à lui constamment. Il n'en voyait pas l'utilité, mais c'était un plaisir d'orgueil qu'il ne se refusait pas. Il se surprit même à être agréablement surpris par la ténacité de la fille, qui ne s'était pas jetée à ses pieds, seins nus, le suppliant de la prendre sur le champ.

C'était généralement ce qui arrivait avec les filles, et Tom avait parfois l'immense bonté de les exaucer. Parfois, elles n'étaient pas assez agréables à regarder, ou simplement trop agaçantes.

– Et tu es venu m'avertir du danger qui menace ma vertu ? interrogea sèchement Tom.

– Non, absolument pas, assura Abraxas d'un air d'excuse. Je venais simplement t'informer que j'avais l'intention de demander à Hermione de venir avec moi au bal de Noël… Si ça ne te dérange pas, bien sûr !

Tom haussa un sourcil agacé et amusé à la fois.

– Abraxas… Abraxas… Me prendrais-tu pour une jeune pucelle ? Si tu veux inviter Dippet, invite-la, et plus si affinités, peu m'importe. Quand une chose m'appartient, c'est de notoriété publique.

Abraxas déglutit.

– Alors je me lance.

– Bonne chance, dit Tom avec une indifférence marquée.

Il sourit en le voyant s'éloigner pour rejoindre la petite Dippet.

Cette dernière était concentrée sur un devoir d'Histoire qui lui donnait des cheveux blancs. Elle n'avait pas l'habitude de mémoriser autant de choses, et surtout, elle n'en avait pas envie. Elle devait sauver le monde du chaos, que lui importaient les guerres et autres complots qui avaient plus de cent ans ? C'était intéressant, en soi, mais elle n'avait pas le temps. Elle devait pourtant le faire, car elle ne souhaitait pas être renvoyée, ou même rétrogradée dans une année antérieure : elle avait Voldemort.

Parlant de lui, c'était vraiment une plaie : il avait initié avec elle un jeu de flirt absolument flagrant avec elle. Il la regardait sans cesse, et elle était obligée de faire la timide, rougissante de plaisir et gêne mêlés.

Le vrai problème n'était cependant pas qu'elle devait jouer la comédie, mais qu'elle n'en avait plus besoin. Dieu qu'elle détestait ses regards et ses sourires suggestifs... et sa propre réaction.

– Hermione ?

La jeune fille soupira intérieurement. Ce n'était pas comme si elle n'était pas assez distraite par cet enfoiré de Riddle.

– Abraxas ! constata-t-elle.

Elle détestait l'idée de faire ami-ami avec un Malefoy, la famille qu'elle avait servi du temps de son époque, mais elle s'y était faite : rien qu'à songer à Bellatrix, elle trouvait les Malefoy beaucoup moins terribles. Et si Lucius était un sadique notoire, et sa femme une roulure, leur fils, bien qu'incroyablement con et arrogant, s'était parfois montré gentil avec elle, enfant. Il lui avait par exemple donné les restes de son repas, un soir qu'elle crevait de faim et lorgnait l'assiette à peine entamée. Elle n'avait jamais compris vraiment la raison de son geste, mais ce qui était sûr, c'est qu'elle avait léché l'assiette à tel point qu'elle semblait n'avoir pas servi.

Et puis, de toute façon, elle n'avait pas le choix.

– Je te dérange, peut-être ?

– Non, non, vas-y. Je peux t'aider ?

– Euh… je voulais savoir : tu as un cavalier pour le bal de Noël ?

Hermione soupira intérieurement : qu'avaient-ils tous à lui demander de la même façon ? On eût dit qu'ils s'étaient passé le mot.

– Non, pas encore.

Pour l'encourager, elle sourit.

– J'aimerais être ton cavalier !

– Cela me plairait, répondit Hermione avec un sourire.

Contrairement à Potter, Malefoy l'intéressait vraiment. En tant que proche du seigneur des Ténèbres, il constituait un bon moyen de s'en approcher. D'autant qu'il pouvait servir à rendre jaloux Tom. Elle savait qu'elle était incapable de séduire cet homme froid et cruel, mais elle espérait qu'après la séance de psy à laquelle il avait assisté – et qu'il avait espionnée –, il se sentirait jaloux. Elle avait un peu peur des conséquences, mais elle devait tenter le coup.

C'est tout sourires qu'Abraxas retourna sur le canapé où se trouvait Tom. Ce dernier demeurait impassible d'apparence, mais bouillonnait de l'intérieur.

Quel genre de garce prétendait aimer un garçon pour se laisser inviter par un autre la semaine d'après ? Elle s'enfuyait quand il posait ses mains sur elle et opinait à la moindre occasion de coller ses fesses contre un autre garçon lors d'un bal stupide !

Hermione avait raison de craindre son mouvement stratégiquement discutable : elle venait de mettre Voldemort furieux.


Deux jours plus tard, Grande Salle

Les élèves étaient amassés dans la Grande Salle, en face de toute l'équipe pédagogique. L'air grave, Armando Dippet prit la parole.

– Chers élèves, si je vous ai réunis, c'est pour vous annoncer une funeste nouvelle. Certains d'entre vous sont déjà au courant, mais je tenais à vous l'annoncer solennellement : votre camarade, la regrettée Felicity Weasley s'est donné la mort hier soir.

Pendant qu'Armando commençait un discours sur le drame que cela représentait, Hermione tressaillit : la rouquine discrète de cinquième année qui semblait si pétillante. Elle lui rappelait Ginny par bien des égards. La jeune fille sentit des larmes indues lui monter aux yeux : c'était stupide. Felicity n'était pas Ginny… et pourtant, tout comme elle, elle ne la reverrait jamais.

Elle eut une œillade subreptice vers Tom : elle ignorait pourquoi, mais elle était sûre qu'il avait quelque chose à voir là-dedans.

Là où Tom passe, la félicité trépasse.


Alors qu'en avez-vous pensé ? Bisous virtuels pour tous ceux qui reviewent :3

Prochain chapitre : Hermione se munit d'une gabardine et d'une loupe pour enquêter sur le suicide de Felicity...