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Bonne lecture.
Cornett.
Les Derniers Saïyens
Chapitre 5 : Souvenirs goutte à goutte.
Planète Végéta, année 740
Un bruit surgit dans l'obscurité, suivi d'un grincement métallique d'une porte laissant place à une silhouette impressionnante. Cette dernière s'approcha d'une rangée des lits-capsules dans lequel se trouvaient les enfants en bas-âge.
Des robots s'occupaient de chaque bébé. Seulement deux s'activaient. L'un mettait un casque et des lunettes à un petit garçon en lui projetant des images et des informations complexes dans un bruit inquiétant et l'autre, d'une pince, secouait une petite fille par le pied, et, d'une autre pince, il installait un système visant à faire masser les muscles.
La silhouette les ignora et marcha automatiquement vers le fond de la salle prolongé dans le noir. Elle s'arrêta à un endroit précis : elle était en face à une apparence dont la morphologie ressemble plus à un enfant de trois ans qu'à un bébé.
Un robot qui s'occupait de lui s'approcha à une silhouette et lui annonça d'une voix neutre :
- Le programme de l'enfant est terminé, Majesté. Je vous apporte ses habits.
- Très bien, comprit une silhouette relevant, par une faible lueur de lumière, le Roi Végéta.
Le Roi Végéta avait une fine barbe et des fines moustaches autour de la bouche et des cheveux bruns redressés étrangement et il portait une armure très colorée, un justaucorps et cape bleus pour se distinguer des autres personnes.
Il regarda l'enfant froidement, même si celui-ci le rappela quelqu'un de son enfance. C'était son cousin Bardock dont l'enfant avait hérité ses traits. Le Roi tira un petit sourire mélancolique, mais rapidement, son visage se durcit dès que l'enfant ouvrit ses yeux pour le regarder innocemment.
Le Roi Végéta ne voulait absolument pas montrer à personne qu'il avait des sentiments. Mais malheureusement pour lui, l'enfant l'avait vu et lui souriait. Végéta grimaça et se détourna des yeux de l'enfant pour s'adresser au robot avec une voix plus durcie que tout à l'heure :
- Alors, les habits, ça avance ?
- Oui…, oui, les voici, Majesté, céda t-il en tendant les habits. Un justaucorps noir, une armure et les bottes blanches.
Sans dire un mot, le Roi Végéta prit les habits d'une main et l'enfant d'une autre main par le pied et se dirigea précipitamment la sortie.
En pénétrant dans une salle plus lumineuse, le Roi Végéta lança d'abord l'enfant, puis les habits. L'enfant, choqué par la brutalité de la part de l'adulte, commença à pleurer, ce qui mit le Roi dans un passage de colère. Ce dernier tapa du pied faisant sursauter l'enfant, surpris de sa force, avant de lui crier dessus :
- Ne pleure jamais ! C'est une affaire de mauviettes ! Tu m'entends Kakarot ?
Kakarot, apeuré par la brutalité du Roi, essaya tant que mal à retenir ses larmes et n'arriva qu'à hocher la tête pour lui montrer qu'il avait compris.
Végéta vit l'approbation de l'enfant et sourit dans un coin de sa bouche, avant de lui ordonner dans une voix calme, mais dure :
- Très bien… Habille-toi maintenant, et je te dirai tout.
L'enfant acquiesça sans dire un mot et parvint à s'habiller après essais erreurs, ce qui provoqua un ricanement léger de la part du Roi quand Kakarot se trompait.
Une fois la première étape atteinte, le Roi Végéta s'approcha du petit saïyen et mit sa main sur la petite tête dont les cheveux étaient en bataille. Kakarot crut un moment qu'il recevait un câlin, mais il se trompa lorsqu'il sentit le sol lui frapper : il était allongé par terre, loin de Végéta, qui marcha calmement vers lui. Ce dernier, ne comprenant rien à son comportement qui était à la fois doux et brutal, se mit debout en gardant l'œil sur l'adulte.
Le Roi sourit, satisfait de son action, s'immobilisa à quelques mètres du jeune garçon et lui annonça en applaudissant :
- Tu as passé le premier test avec succès, Kakarot. Tu es le fils digne de ton père Bardock et même de ton arrière-grand-père Végéta I.
L'enfant cligna ses yeux. Quel test a-t-il réussi ? Être debout ? Il leva sa tête pour scruter l'adulte qui se trouva à présent près de lui. Celui-ci continua :
- Ecoute-moi bien et je ne répèterai plus. Tu viens d'une famille royale et la plus puissante de tout le peuple saïyen. Tu entends ça, Kakarot ? La plus puissante ! Grâce à ton arrière-grand-père qui a été le premier Roi de cette planète après avoir massacré les Tsufurs !
Sur ce, le Roi Végéta ricana méchamment et se tut immédiatement en observant Kakarot qui était tétanisé à l'image des Tsufurs massacrés. En effet, durant la première phase de son éducation dans une salle obscure, l'enfant, muni d'une casque et des lunettes, avait appris l'histoire de la planète Végéta en se mémorisant les images. Il était dégoûté et malade en les voyant, mais il était forcé de les connaître par cœur. Il était encore plus surpris en apprenant que Végéta qui les massacrait était son arrière-grand-père !
En l'examinant, le Roi Végéta sut qu'il n'adhéra pas facilement aux principes d'un guerrier saïyen et il poussa aussitôt un ricanement, avant de poursuivre :
- Tu es bien difficile, toi ! Aussi difficile que mon fils Végéta ! J'ai bien fait de choisir un programme spécifique…
Kakarot sentit sa queue se redresser et prit peur aussitôt qu'il entendit les termes « programme spécifique ». Est-ce qu'il ne suivra donc pas le même programme que les autres enfants de son âge ? Est-ce parce qu'il avait un caractère plus difficile par rapport aux autres ?
Anxieux, il vit le Roi Végéta sortir un index et il l'écouta parler :
- Primo, tu auras une garde personnelle qui se chargera de ton éducation et de ton entraînement. Secundo, dit-il calmement en faisant sortir un majeur, tu suivras ton père et ta garde sans un mot une fois ton niveau atteint. Tertio, tu auras une mission quand je jugerai le bon moment de te la confier. Compris, Kakarot ?finit-il en secouant les trois doigts devant lui dans un ton d'un maître.
- Ou…, oui, se plia-t-il difficilement au programme que le Roi Végéta lui imposait.
Soudain, il reçut un coup de pied en pleine figure, ce qui lui fait projeter plus loin. Il se redressa péniblement en entendant son cri :
- OUI QUI ?
Kakarot comprit sa première erreur, et se corrigea aussitôt dès qu'il se mit de nouveau sur ses pieds :
- Oui, Majesté.
- PLUS FORT ! hurla son interlocuteur, satisfait. Il avait bien entendu la première réponse, mais il voulait le faire clamer haut et fort.
- OUI, MAJESTE ! rugit l'enfant, avec toute la force qui lui restait.
- Bien. Je constate avec joie que tu as parfaitement compris qui je suis, conclut le Roi Végéta, l'air amusé, en faisant croiser ses bras contre son poitrine.
Ce dernier s'avança vers le petit garçon et se présenta en insistant à la fin :
- Je suis ton Roi Végéta III et non le cousin de ton père. Ne l'oublie jamais, Kakarot.
Tout à coup, Kakarot fut distrait par un bruit métallique qui laissait place au grand guerrier dont l'uniforme est totalement différent du Roi Végéta. Son armure est de deux couleurs, l'une blanche et l'autre noire. Il portait un justaucorps noir dont les extrémités s'arrêtaient sur les premiers membres, des protèges poignets, des bottes noires et un détecteur.
Il s'avançait vers les seuls occupants de la salle et s'arrêtait lorsque le Roi Végéta annonça au petit garçon en le fixant :
- Anas est ta garde. Il fait partie des meilleurs guerriers du groupe de ton père. Je vous laisse.
Kakarot regarda le Roi Végéta s'éloigner et comprit que son véritable apprentissage va commencer, mais à sa surprise, le Majesté se tourna vivement et lança à Kakarot :
- Un conseil : dépasse-le et tu reverras ton père ! Enfin, si tu vis encore…
Puis, il ricana en franchissant le seuil de la porte pour disparaître derrière la porte métallique, laissant Kakarot et Anas seuls.
Ce dernier fit craquer ses doigts en souriant dans un coin de sa bouche et adopta le même ton que son supérieur :
- Tu as entendu le Majesté ? C'est moi qui te ferai vivre l'enfer de ta vie. On verra si tu arriveras à me dépasser…
Sur ce, Anas se mit en garde et se lança dans un élan vers Kakarot abasourdi par la vitesse de son garde. Plus Anas s'approchait de lui, plus Kakarot entendait des cris du bébé qui lui perçaient ses tympans.
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Planète Terre, Mont Paozu, Hiver, année 757
A ce moment-là, Goku ouvrit ses yeux en sursautant, réveillé par les cris du bébé qui n'était autre que son propre fils Gohan. Il se soulagea rapidement en se souvenant de son installation sur Terre avec lui. Ils étaient parfaitement en sécurité.
Goku sortit alors du lit en direction de la chambre de son fils, guidé par ses pleurs incessants. Il aurait fait un cauchemar. Il se doutait bien que c'était lié à l'enregistreur, mais Gohan devait s'y plier.
« Je suppose que c'est dû au passage de l'invasion de la planète par des Saïyens, et de la massacre des Tsufurs, grimaça-t-il de dégoût. Quelle idée répugnante d'avoir ajouté ces images à l'Histoire ! »
Avant de pénétrer dans la chambre de son fils, Goku alluma une lampe de la commode, installée sur le couloir et poussa la porte entrouverte, qui le menait directement à son fils. Ses yeux posèrent sur l'oreiller du lit, l'endroit où son fils était censé poser sa tête dessus, mais il ne le retrouva pas immédiatement. Seuls les cris de son enfant le guidèrent à l'autre extrémité du lit. Goku le retrouva assis, en pleurs, au bord de son lit, près du mur. Le saïyen soupira et s'approcha de lui, en s'asseyant à ses côtés.
- Gohan…, fit-il en tendant sa main vers son fils.
Encore dans le cauchemar, l'enfant bandit un poing et frappa son père. Mais celui-ci le vit et l'arrêta.
- Gohan ! l'appela-t-il d'une voix un peu plus ferme.
« Qu… Quelle force ! se tétanisa Goku avant de se prendre. A peine deux ans passés… »
Le poing bloqué dans la main de son père, l'enfant ne l'entendit pas, il se débattit, ce qui mettait le plus âgé en difficulté pour le calmer.
- Kardon ! C'est ton papa !
Gohan cilla les yeux en reconnaissant la voix dure de son père, il se frotta les yeux pour mieux voir la silhouette de Goku. En l'apercevant, il se rua dans ses bras.
- Papa…, sanglota-t-il en saïyen.
Goku l'enlaça avec ses bras musclés et se balança instinctivement de droite à gauche en lui frottant son dos jusqu'à l'entrée de sa queue.
- Chut, Gohan… Tout ira bien… Papa est là…, lui chuchota-t-il doucement en langue commune.
Goku avait compris que son fils venait de lui parler en saïyen mais il voulait lui prouver qu'il était parfaitement en sécurité avec lui, sur Terre, en lui répondant en japonais. Cela ne pouvait que signifier que son cauchemar était probablement dû à l'enregistreur. Il était de coutume que chaque enfant à peine né sur la planète Végéta subisse une série de tests dont la puissance brute et l'intelligence et que si leurs scores entraient dans les normes standards, les nouveaux-nés soient mis dans la chambre commune où les robots s'occupaient d'eux. A ce moment, chaque bébé recevait un enseignement complet, sauf exceptions sur le décret du premier Roi et sur l'ordre du dernier Roi.
Le Saïyen avait lui-même vécu cette expérience douloureuse et était profondément désolé pour son fils. Il était né plusieurs mois avant la disparition de la planète Végéta, le Roi Végéta III avait décrété qu'il recevrait le même programme spécifique que son propre père et son grand-père avec des mises à jour. Gohan l'avait déjà commencé et il était impensable pour Goku de l'arrêter. C'était son dernier héritage saïyen, développé par la technologique tsufurienne. Il aurait besoin de lui, un jour, pour combattre Freezer. Avoir des petits renseignements le concernant ainsi que son sous-disant « organisation interplanétaire commerciale » serait la bienvenue pour établir une stratégie.
Malgré cette idée de revanche, Goku avait tenu à adopter les coutumes terriennes et à vivre comme un Terrien. Peu après le 23ème tournoi d'Arts Martiaux, il avait fait les papiers pour être enregistré sous le nom de famille « Son », en honneur du vieil homme qui l'avait accueilli. Le père et le fils vivaient toujours dans la maison que le Saïyen avait construite à son arrivée sur Terre et elle se situe derrière l'abri du vieux Gohan.
La maison des Saïyens disposait d'une espace assez grande afin de prévoir trois chambres, l'une pour le père, l'autre pour le fils et le troisième sert de chambre secrète pour stocker ses anciens biens de mercenaire. Goku n'avait franchement pas envie de la faire découvrir aux Terriens, mais son instinct lui dictait de les conserver en cas de danger majeur. Il avait un pressentiment qu'un jour, il devait affronter ses anciens compatriotes.
Mais pas immédiatement.
Sur le bord du lit de son fils, Goku sentit les secousses de son fils diminuer doucement et choisit de lui poser une question, tout en continuant de le consoler :
- Qu'as-tu rêvé ?
Goku patienta. Il entendit les reniflements, suivis d'une respiration encore entrecoupée, il serra son fils pour l'encourager à se calmer.
- Des… Des Tsufurs ont réduit les Saïyens en esclavage, alors qu'ils sont venus… pour… pour cohabiter. C'est à se demander pourquoi les Saïyens se révoltaient…
Goku ferma les yeux. Il l'aurait parié. Gohan a dû ressentir ces émotions, en direct, surtout la peur et la haine. Depuis quelques temps, il le trouvait plus sensible que lui, il se demandait si ce n'était pas l'éducation terrienne qu'il lui avait donnée. Quand Gohan se mettait en contact avec les animaux, il était beaucoup plus épanoui et communiquait avec eux. Récemment, Goku l'avait retrouvé en train de pleurer pour un oiseau blessé, une Caille. Elle avait des ailes brisées. Gohan l'avait recueillie et soignée à la maison. Il l'avait même nommée…
« Caillou dort dans son coin…, nota Goku en apercevant une boîte sur la commode de Gohan. Bon, elle n'est pas gênée par ses cris. »
- Je… Je me suis vu… battu… par des fouets... électriques… Je protégeais une… femme… Nasia…, continua Gohan, en essayant d'essuyer ses larmes.
A l'évocation de Nasia, Goku se figea. Si ses souvenirs étaient bons, Bardock lui avait brièvement parlé d'elle, elle était un élément déclencheur de la révolte des saïyens. Le Roi Végéta III l'avait citée, une fois. Elle était l'une des compagnes de son grand-père, mais apparemment cette relation avait été écourtée de façon brutale.
Ainsi, Gohan était à l'époque de l'esclavage des Saïyens.
- J'ai… crié, été frappé…
Goku attendit encore une fois et tout ce qu'il recevait était une nouvelle foulée de pleurs. Il reprit les choses en mains :
- Gohan, c'est fini… Tu es à la maison avec ton père… Tu es sur Terre. Ce sont des personnes du passé que tu as vues, d'accord ? le rassura-t-il d'une voix ferme dans la langue commune.
L'enfant pleurnicha encore un peu et petit à petit il se calma, laissant ses larmes couler sur ses joues. Goku les essuya avec son pouce droit.
- Tu ne vas pas vivre l'enfer de ta vie, je te le promets.
- Papa ?
- Oui ?
- Tu m'apprendras à me battre ?
Cette demande remplit le cœur de Goku de joie. Le père embrouillât ses cheveux d'un geste affectueux.
- Mais bien sûr que oui !
Ses yeux se posèrent sur la table de chevet de son fils, un cadre photographique du vieux Gohan, ainsi qu'une photo de Son Goku en compagnie de Ten Shin Han à l'occasion de 23ème Tournoi d'Arts Martiaux, le Tenkaichi Budokai. Il étira un sourire. Gohan suivit son regard et lui sourit.
- Encore trois ans et ce sera le 24ème Tournoi…, tu pourrais peut-être assister, Gohan, souffla-t-il, en embrassant son fils.
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Planète Terre, Palais, Hiver, année 757
Benkei se réveilla en sursaut, prêt à se défendre. Il se rendit compte immédiatement qu'il était sur son lit au palais. Il soupira de soulagement en retombant sur son oreiller.
« Qu'est ce qui m'est arrivée, cette fois-ci ? se demanda-t-il, la main sur son front, puis ses yeux. J'ai rêvé de Nasia et de l'époque de l'esclavage… Ça me disait quelque chose… »
- Oh… L'enregistreur…, comprit-il. Mais alors… Kakarot a pris son fils.
Benkei enleva sa main de ses yeux, se leva et s'approcha de la fenêtre de sa chambre. Il pouvait voir les nuages gris clairs et une nappe blanche sur le terrain du palais, Kami lui avait parlé de la neige. Aucun risque de voir la pleine lune.
Le Saïyen posa sa main sur le mur, près de fenêtre pour s'appuyer. Normalement, il devait se sentir rassuré de savoir que son fils l'avait écouté, mais il ne l'était pas. Il ne comprenait pas pourquoi il s'était mis à rêver ces scènes depuis les yeux de son petit-fils. S'il souvenait bien des enseignements des Kanassiens, il n'était pas censé vivre ce souvenir à travers…
« Comment s'appelle-t-il ? Cébia me l'a dit une fois ! se maudit-il, une fois de plus, pour ne pas avoir été attentif concernant sa famille. Ka… Ka… »
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Planète Végéta, fin de l'année 754
- Mais qu'est ce qui est arrivé à votre équipe, Messire Bardock ? s'exclama le guérisseur en forme d'oiseau-dinosaure.
Bardock grimaça à ce titre. Il n'était pas censé se faire reconnaître par son sang royal, mais le monde médical était obligé de l'identifier afin de pouvoir le soigner rapidement. Le saïyen usa légèrement de ce titre pour faire soigner ses coéquipiers qu'il les considérait comme ses compagnons de combat.
Il était arrivé à l'infirmière, avec Pumbukin blessé, et derrière lui, se trouvait Tôma avec Selipa sur ses bras. Bardock jeta aux pieds du médecin son coéquipier.
Sa dernière mission avait été difficile : il avait dû conquérir la planète Konfi en nombre inférieur. Son fils Kakarot et sa belle-fille Cébia étaient abonnés absents.
- Guérisseur, soigne-les, ordonna-t-il sans plus de cérémonie. Ils ont tous les deux dû épuiser leurs forces.
- Bien sûr, Messire Bardock, ils seront remis sur pieds sous peu, s'empressa-t-il de répondre avant de se tourner à Tôma. Pouvez-vous les mettre dans ces machines-là ?
Bardock se désintéressa du Guérisseur et s'approcha du lit régénérateur. Il pouvait voir son fils Kakarot. Il jeta discrètement un coup d'œil sur l'écran médical.
- Il est encore en état stationnaire mais hier, ses signes viraux sont très encourageants. Ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'il ne se réveille, expliqua une voix, faisant sursauter le leader.
- Cébia, soupira-t-il, en l'apercevant, assise au coin de la salle.
Elle surveilla son fils, ce qui le rassura le saïyen. Elle se leva et s'approcha de Bardock.
- Je suis désolée de ne pas avoir été là pour cette mission…
- Ce n'est rien, le coupa-t-il. Nous sommes là, c'est le principal.
Elle lui sourit timidement avant d'afficher un masque neutre. Bardock devina immédiatement que derrière lui, Tôma ou le guérisseur les observait. Personne ne devait sourire à un quelqu'un de sang royal en public, même si elle était la compagne de son fils. Elle passa au niveau de son beau-père et lui chuchota d'un ton doux :
- Notre Kardon est écarté.
Bardock hocha de la tête et Cébia n'eut pas besoin de lever ses yeux pour qu'il comprenne le sens de cette phrase. C'était un des codes que le Roi Végéta avait établi avec lui en période de crise de rébellion. Les rapports entre le souverain et le peuple étaient plus ou moins tendus avec l'alliance de Freezer, mais Bardock s'en moqua. Il avait enfin le prénom de son petit-fils et savait qu'il avait commencé le programme spécifique. Il ne pouvait que signifier que ce Kardon avait une puissance assez importante à sa naissance. Cébia était fière et elle le lui faisait bien savoir.
Bardock l'entendit quitter l'infirmière, il baissa ses yeux vers son fils et se permit un sourire fier.
« Kardon… Kakarot, Cébia, vous avez fait du bon travail. »
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Planète Terre, Palais, Hiver, année 757
Benkei secoua la tête, ravi d'avoir retrouvé le prénom de son petit-fils et rigola doucement à la dernière pensée qu'il avait dans son souvenir avant de prendre un air sérieux.
- Reprenons… Je n'étais pas censé vivre ce souvenir à travers Kardon. Par contre, Tôran m'avait dit une fois que je pourrais voir le passé. Que veut-il me montrer, mon cher petit-fils ?
« Sois plus attentif, fit une voix intérieure. »
Le saïyen déteste cette intrusion dans sa tête, il sera les dents et forma sa main appuyée en un poing. Il se retenait de frapper le mur. Il savait que c'était inutile. Tôran l'avait prévenu : il aura les réponses en temps voulu.
Benkei essaya de se calmer, mais il sentit sa queue hérisser et claquer l'air. Il prit une inspiration longue en poussant un léger gémissement comme l'avait appris pour méditer. Il s'assit par terre en croisant ses jambes, sa queue relâchée.
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Planète Terre, Mont Paozu, Hiver, année 757
Goku remonta délicatement la couverture de son lit sur son fils endormi. Il s'était, plus tôt, accroupi dans ses bras. Il lui avait proposé de venir dormir avec lui, exceptionnellement et Gohan en fut ravi.
Installés sur son lit, son bras autour de son fils, Goku lui racontait ses aventures sur Terre et l'autre main tenait un cadre dans lequel se trouvait le Vieux Gohan lorsqu'il était plus jeune. Il tenait dans sa main un Dragon Ball à quatre étoiles.
Plusieurs mois qui ont suivi son arrivée sur Terre, Goku avait eu le loisir de découvrir sa planète d'adoption. Plus il volait au-dessus des mers, des montagnes, des plaines et des forêts, plus il la trouvait belle et pleine de ressources. Cela ne faisait que renforcer sa volonté de la protéger. Jamais, il ne la souhaite connaître le même sort que sa propre planète Végéta. C'est pourquoi il prenait le temps de s'entraîner aux côtés des Terriens et du Namek et d'apprendre leurs techniques.
Son fils Gohan continuait de grandir tranquillement. A deux ans passés, il alternait son éducation saïyenne et les rituels terriens, pour se supposer au rythme de la planète bleue. Si tout va bien, Gohan aura dépassé la moitié de la totalité de l'enregistreur, d'ici quelques mois. Goku avait pris la responsabilité de diminuer l'enregistreur en voyant un jour un père et un fils jouer dans un parc en ville. Cette décision n'était, pas du tout, irréfléchie, il avait voulu voir si son fils pouvait supporter l'alternance des enseignements et puis il avait également envie de faire quelque chose avec son fils.
En discutant avec ses amis à propos de ce lien père-fils, le Saïyen avait encore du mal à concevoir ce besoin de construire cette relation. Son éducation saïyenne ne lui avait pas permis d'en créer une. Il n'avait jamais rencontré son père avant l'âge adulte. Le terme adolescence n'avait même pas sa place dans son éducation.
Dès qu'un saïyen quitte la période de nouveaux-nés, il est vite considéré comme un jeune adulte et il ne devient officiellement adulte qu'après avoir tué une personne. Souvent la première mort est un symbole pour inaugurer l'entrée dans l'âge adulte. Goku avait tué pour la première fois alors qu'il n'avait qu'à peine sept ans. Quatre ans après sa première rencontre avec le Roi Végéta. C'était à partir de cet âge qu'il a définitivement perdu l'innocence.
Voir des Terriens père et fils se tisser des liens avait fait prendre conscience à Goku de ce qu'il avait manqué avec son propre père Bardock. Bien que ce dernier ait tenté de se comporter avec lui en tant que père lorsqu'il le prenait dans son équipe, le protocole saïyen les rattrapait. Se refusant de reproduire le même schéma sur Terre, Goku mettait toute sa volonté pour construire sa relation avec son fils unique, malgré la programmation de l'enregistreur.
Enfin, la mort du vieux Gohan, affaibili par l'un des commandants de l'Armée Ruban Rouge, Silver, avait déclenché en Goku un besoin profond de protéger son fils et la Terre entière. En effet, sa séparation avec son fils avait été traduite, selon lui, par « une déchirure la plus longue de sa vie ». Sa traque envers l'Armée Ruban Rouge avait duré plusieurs semaines, mais des semaines riches de rencontres avec des autres habitants de la Terre. Elle avait terminé par un Tenkaichi Budokai auquel il avait remporté.
Goku reposa le cadre sur sa table de chevet et se cala près de son fils.
- Tu t'es battu jusqu'au dernier souffle… Repose-toi en paix, chuchota-t-il dans une voix presque inaudible pour ne pas réveiller son enfant.
Goku secoua la tête, et se laissa remémorer ses derniers instants avec le vieux Gohan en contemplant son fils dormir paisiblement. Il remonta sa couverture et attira son fils avec son bras libre, l'autre bras sous sa tête. D'instinct, sa queue vint entourer la taille de son fils.
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Planète Terre, Mont Paozu, Eté, année 756
Goku, encore Kakarot, n'était arrivé que trop tard : le vieux Gohan venait de s'effondrer après avoir tué le commandant Silver en légitime défense. En le sachant très affaibli et déjà mourant, Kakarot l'avait pris dans ses bras. A son contact, le vieux Gohan avait pris conscience de sa présence et prononcé presqu'inaudiblement des mots :
- La… L'Armée… Rouge… Ruban… des Dragons Balls. J'en ai un… exaucer un… vœu.
Malgré son ouïe fine, Kakarot n'avait pas compris le sens de ces paroles, et voulu l'interroger mais le vieux Gohan venait de décéder. Frustré, le voyageur intergalactique avait levé ses yeux vers le commandant. Il l'avait désintégré d'une boule énergique. Il ne voudrait pas qu'on retrouverait son corps ou son fils et lui seraient en danger.
Après s'être calmé, le Saïyen était entré dans une réflexion lorsque le vieux Gohan lui avait mentionné en avoir posséder une balle. Il avait fouillé dans sa maison sens dessus dessous et fini par retrouver une boule orangée portant un symbole de quatre étoiles. Il l'avait examinée attentivement.
- Il avait mentionné plusieurs… avait-t-il déduit. Cette organisation militaire, cette Armée Rouge Ruban voudrait le retrouver… Pas question qu'elle vienne ici !
Après avoir enterré le vieil homme, Kakarot avait déposé Kardon chez le Maître Tortue Géniale et s'était dirigé dans les montagnes en se reposant sur ses suspicions. Il ne pouvait pas entièrement faire confiance au ki des Terriens, ceux-ci sont trop faibles, contrairement à ses amis Krilin et Maître Tortue Géniale. Le néo-Terrien avait considéré un instant reprendre son scouter pour situer les forces des humains, mais l'avait tout de suite rejeté l'idée sous peine d'être retrouvé par ses semblants.
Durant le chemin aérien, muni d'un sac à dos, le voyageur avait repéré une jeune fille aux cheveux bleu-turquoise qui criait au secours devant un bandit en plein désert. Le côté saïyen de Goku avait remonté en lui l'indifférence totale de voir une jeune fille se faire cambrioler ou tuer, mais sa conscience et son engagement envers le Dieu lui poussaient à réagir.
- Pathétique, avait-il murmuré, dépité, avant de descendre du ciel.
Le brigand de désert, aux cheveux longs noirs, était en train de cambrioler la jeune fille alors qu'ils étaient interrompus par l'arrivé de Kakarot.
- Ce n'est pas bien de voler les jeunes filles et de casser sa voiture, avait-il rétorqué, les bras croisés.
Le jeune bandit avait écarquillé les yeux en se rendant compte qu'il avait tenu une jeune fille qui était habillé comme un garçon. Il s'était enfui à son étonnement. La jeune fille s'était avancée en tremblant.
- Me… Merci, avait-elle soufflé avant de tendre la main. Je m'appelle Bulma.
- Je... Ka… Goku. Je suis Goku, s'était-il présenté pour la première fois sous ce nom. Que faites-vous seule dans ce désert ?
- Connaissez-vous la légende des boules de cristal ?
Kakarot, nouvellement Goku, avait haussé un sourcil et secoué la tête négativement. En voyant le soleil se coucher, il l'avait conseillé de s'abriter quelque part afin de discuter de cette légende. Cette requête avait été rapidement acceptée, Bulma n'avait pas l'envie de se retrouver seule dans le désert en sortant une fameuse capsule pour une maison.
Après s'être lavé, Goku était entré dans le salon, la queue de singe vaciller en prenant soin de ne pas l'exposer à Bulma. Il n'avait pas envie de lui dévoiler ses véritables origines. Installé à la table, il avait écouté Bulma raconter la légende : Toute personne réunissant les sept Dragon Balls, de mystérieuses boules de cristal marquées par des étoiles, invoquerait le dragon Shenron qui exaucerait n'importe lequel de ses vœux. Goku avait repéré un ki qu'il avait identifié au bandit de l'après-midi et décidé de le surveiller.
Durant l'entretien, Goku avait minimisé les informations le concernant et appris mal de choses à propos de la jeune fille contre le Dragon Ball à quatre étoiles. Fille du docteur Brief, le PDG de la firme mondiale « Caspule Corporation », le fabricant de caspules et d'autres technologiques, elle était étudiante d'une vingtaine d'années à l'université lorsqu'elle avait entendu parler de la légende de Dragon Balls. Elle avait également réalisé un radar, détectant les boules. Goku avait fini par comprendre qu'il lui était préférable de rester avec elle jusqu'au bout. Bien que cette perspective ne lui ait pas plu, il savait que c'était l'unique voie pour retrouver l'Armée Rouge Ruban.
Ensemble, ils se mettaient à la recherche des autres boules de Dragon ball, avec l'aide d'un nouveau moyen de transport, la moto.
- Non merci, Bulma, je préfère voler, mais si vous vous fatiguez, je pourrais éventuellement la conduire à condition que vous me l'apprenez.
- Merci !
Un jour, Bulma avait perdu sa moto dans un accident avec le Ruban Rouge. Goku et elle s'était résignée trouver un lieu où dormir. Pendant que Bulma dormait à poings fermés, Goku veillait.
Lendemain, Goku s'était étiré, il n'était pas spécialement fatigué, une de ses vieilles habitudes du passé saïyen. Il avait décidé de sortir, sa queue était à nouveau à sa taille. Il avait aperçu une présence, la même forme d'énergie que les précédents jours. Il venait de foncer les sourcils à l'arrivée d'une voiture. Bulma, ayant entendu le bruit de voiture, les avait rejointes.
- Bonjour, je m'appelle Yamcha, je vous propose mon aide, avait-il annoncé à Goku et à Bulma. Voici mes amis, Plume et Oolong, avait-il ajouté en pointant un cochon et un chat volant.
Goku était resté méfiant, tandis que Bulma avait accepté rapidement, trop rapidement à son goût. La patience n'était visiblement pas son point fort. Il les avait vus s'échanger des mots. Soudainement, il s'était concentré sur ses oreilles, les yeux fermés, pressentant un mauvais présage. C'était un ensemble de voitures qui allaient arriver vers eux, l'extraterrestre allait pouvoir se venger une partie.
- Hé les jeunes, le temps presse, je ne suis pas là pour vous tenir la chandelle ! leur avait-il clamé, avant de se tourner vers la jeune fille, Bulma, passe-moi le double de ton radar, maintenant ! L'Armée Rouge Ruban va arriver par ici ! Ils visent aussi les Dragon Balls.
A l'évocation de l'organisation militaire, les jeunes gens avaient pris peur mais Goku leur avait assuré qu'ils pouvaient continuer leurs recherches, pendant qu'il traquait les militaires. Bulma avait fini par accepter de confier le radar à Goku à condition qu'il le lui rende, une fois son aventure terminé. Le Saïyen était parti dans les airs en vitesse, après avoir pris connaissance de la position de quatre boules de cristaux, qui serait l'endroit du Quartier Général de l'armée.
A peine en quelques heures, Goku l'avait retrouvé en pleine forêt. Il avait évalué ses capacités et examiné l'organisation militaire de l'Armée. Après qu'il eut entièrement satisfait, il s'était laissé descendre et avait éliminé toute l'avant-garde de l'Armée. Arrivé au Quartier Général, il avait balayé tous les soldats rencontrés sur son chemin, et s'était dirigé vers la salle où se trouvaient les Dragon Balls. A mesure qu'il s'était avancé, toute résistance était tombée. Dès qu'il s'était monté dans les escaliers, le Général Red et son bras-droit le Colonel Black s'étaient retrouvé aux abattoirs. Lorsque Goku était entré dans la salle, l'homme de grande taille et à la peau noire qui sert de conseiller au général avait tué son supérieur. Cet acte avait choqué Goku. Avant de mourir, il avait entendu le Général Red avait hurlé vouloir les Dragon Balls pour « grandir ». Tous ces morts, juste pour trouver une taille normale ?
- Vraiment pathétique, avait-il répété, avant de se mettre en position de défense. Pour Gohan !
Sur ce prénom, le voyageur s'était élancé et avait légèrement frappé le Colonel dans son ventre, l'assommant. Ne comprenant pas l'attitude des Terriens pour obtenir des Dragon Balls à titre personnel, le Saïyen avait récupéré les boules en espérant retrouver Bulma et Yamcha.
Sur le chemin du retour, il les avait repérés en train d'extraire le troisième dragon ball du lac. Il les avait rendus, ainsi que le radar, comme convenu. Bulma avait sursauté de joie en se rendant compte qu'elle avait les sept dragons balls.
- Goku, mets-les par terre !
Mais le Saïyen n'avait pas bougé.
- S'il te plaît, mets-les par terre, avait-elle insisté Bulma, en pointant le sac de Goku.
- Quel est ton vœu ? avait-il dit d'un ton dur.
- Euh… ben… Je voulais rencontrer… un homme, avait-elle balbutié.
- Et toi, le bandit ?
- Moi ? Euh… Ne pas avoir peur d'une fille, avait-il murmuré en tournant ses doigts.
- Imbéciles ! Peut-être que nous ne venons pas du même monde mais vous êtes les pires égoïstes de cette Terre ! Je viens de vaincre l'Armée Ruban Rouge. Savez-vous ce que souhaitait leur nabot roux de chef ?
Bulma et Yamcha s'était timidement regardés avant de répondre en même temps à Goku :
- Le pouvoir…
- La richesse…
- FAUX ! Il voulait simplement grandir ! avait-il crié.
Les réactions des jeunes gens ne s'étaient pas attendues. Ils étaient profondément choqués. Bulma avait regardé les Dragons Balls et permis à Goku de les garder.
- Non, avait-il dit sèchement, invoque-le. J'ai un vœu à lui demander.
- Attendez ! avait exclamé le jeune bandit, méfiant. Tu nous as demandé notre vœu et quel est le tien ?
- Simple. Faire revivre les personnes innocentes décédées à cause de l'Armée Ruban Rouge, avait-il énoncé, en sortant les boules. Est-ce une raison valable ?
Les jeunes gens avaient secoué leur tête de façon positive. Le saïyen avait soupiré de soulagement en se demandant s'il devait émettre un vœu de revoir sa planète ou sa famille. L'extraterrestre avait chassé ces pensées de sa tête et vu Bulma évoquer les Dragons Balls. Il fonça les sourcils en ressentant sa puissance.
Le Dragon, qui se montrait, avait un longiligne corps vert avec des écailles et une crinière dorsale. Il possédait quatre bras, deux en dessous de sa tête et deux au milieu de son corps. Il avait deux cornes de bois sur la tête, deux longues antennes et deux yeux rouges.
- Je suis Shenron, le dragon éternel, énoncez un vœu et je vous en accorderai.
- Shenron, ressuscitez les innocents qui sont décédés à cause de l'Armée Ruban Rouge !
- Votre souhait a été accordé, avait annoncé le dragon dont les yeux rouges finissaient de s'illuminer. Maintenant, je me retire.
Les sept Dragon Balls étaient alors dispersés aux quatre coins de la planète et le ciel était de nouveau bleu.
La jeune fille avait fixé l'endroit où s'était trouvé Shenron, fini par déclarer aux garçons :
- Et voilà, les boules sont devenues de simples pierres, elles ne seront inutilisables que durant une seule année.
Elle s'était rapprochée de l'extraterrestre. Il lui avait fait peur mais son intuition lui avait poussée à le connaître.
- Goku… Qu'est-ce que tu comptes faire ?
- Je rentre chez moi.
- Oui…, avait-elle acquiescé d'une voix faible avant de se tourner vers le deuxième garçon, et toi, Yamcha ?
- Moi ? Je ne sais pas, je pensais venir avec toi. Ah ! Attends Goku, avait-il exclamé en voyant l'extraterrestre prêt à s'envoler, un tournoi d'Arts Martiaux aura lieu dans deux mois, et comme tu es un combattant, ce serait bien si nous nous affrontons…
- Tournoi ?
- Oui, avait-elle soutenu Yamcha, un tournoi où le vainqueur empochera 500 000 zenis.
Goku avait hésité, mais en voyant les jeunes gens, il s'était dit qu'il aurait besoin d'eux dans un futur proche.
- D'accord. Si vous voulez me retrouver, contactez Maître Tortue Géniale.
Sur ce, Goku les avait quittés, il ne les avait plus revus jusque ce fameux jour. Ce jour était à l'issue de 23ème Tournoi où Goku avait réussi à vaincre Ten Shin Han, un adversaire humain de l'école ennemi de Maître Tortue Géniale.
LDSLDSLDSLDS
Planète Terre, Mont Paozu, Hiver, année 757
En regardant son fils dormir, Goku esquissa un sourire de bonheur, il ne cessait de remercier ses amis de l'avoir poussé à participer au Tournoi, il y voyait une autre forme d'entraînement et de jeu.
- Tu les verras... Ce sont des amis gentils, tu les adoreras.
Sur ce, Goku dormit.
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Planète Terre, Palais, Hiver, année 757
Lendemain, Benkei se réveilla de sa méditation. Il se prépara pour sortir retrouver Kami dans l'antre du palais. Il se vêtit d'une cape chaude au-dessus de son habituel goki, sa queue était à sa taille. Il pénétra la salle à manger du palais et repéra le Namek en train de boire de l'eau, l'une de ses seules ressources alimentaires. Il s'assit sur une chaise libre et attendit respectueusement la fin du repas de son voisin.
- Bonjour Benkei, lui dit-il en essuyant sa bouche.
Benkei le lui rendit également et lui demanda :
- Serait-il possible d'utiliser la Salle de l'Horloge ?
- Voilà une étrange demande, commenta-t-il en examinant son invité. Quelle était la raison qui vous a poussé à l'utiliser ?
Benkei baissa ses yeux sur ses mains posées sur sa table. Il soupira en se rendant compte qu'il lui était inutile de vouloir tout cacher.
- La nuit dernière, j'ai… enfin… découvert que Kakarot a un enfant avec lui. Et, j'ai… disons… rêvé de quelqu'un du passé que le fils de Kakarot m'a transmis. Je ne suis pas censé vivre une sorte de souvenir à travers ses yeux, mais… quelque chose me dit d'en chercher un indice.
Le Namek écouta attentivement son protégé et nota un fait qui lui paraissait irrégulier.
- Transmis ? Le petit aurait-il hérité du même don que vous ?
- Non, euh… Je ne sais pas…, s'irrita le saïyen, la mine peu déconfite.
Logiquement, d'après le peuple Kanassien, ce pouvoir de préscience n'était habituellement pas héréditaire, mais Tôro avait porté un coup à Bardock, lui libérant ce pouvoir enfoui en lui. Il l'avait depuis longtemps, mais il était très caché au plus profond de son propre corps. Il fallait un coup à un endroit précis à la nuque pour l'activer.
Kardon, le petit-fils qu'il n'avait pas encore connu, ni porté dans ses bras, l'aurait reçu de sa part, mais il avait des doutes quant à sa nature. Ce n'était pas exactement le même pouvoir, il le sentait, et pourtant…
- Est-ce qu'il vous montrait seulement des images ? Ou qu'il vous faisait ressentir en le vivant comme si vous l'étiez là-bas ? lui tira le Namek de ses pensées.
Les mains sous son menton, Benkei repassa dans sa tête, le moment où il s'était réveillé en sursautant. Il avait mis sa main à l'endroit de son cœur, il avait l'impression de s'être fait battre à mort. Il s'était même mis en position de défense.
Il leva ses yeux vers le Namek et lui répondit franchement :
- Comme si j'y étais… physiquement.
- Je vois, souffla-t-il en fermant ses yeux avant de les poser sur le Saïyen. Pour l'instant, c'est trop tôt. Cependant votre requête est acceptée. Par contre, restaurez-vous bien avant.
Benkei sourit et acquiesça, ravi à la perspective d'un repas copieux.
Est-ce que cela vous a plu?
Cornett.
Explications de l'expression « Souvenirs goutte à goutte »:
C'est une référence au film réalisé par Isao Takahata au manga de Horatu Okamoto et Yûko Tone. Littéralement, le titre s'intitule « Les souvenirs viennent en tombant un par un » (Omoide poro poro). Les auteurs racontent des moments de leur enfance.
