Bonjour!
A la fin de ce chapitre, il y a une note qui pourrait vous aider à comprendre cette histoire. Je vous préviens: j'ai écrit ce chapitre, alors que je n'avais même pas pris connaissance de l'existence de Dragon Ball Super. Quand je l'ai regardé, cherché des informations sur internet, j'ai très peu remanié quelques parties et changé de nom.
Vous comprendrez...
Une dernière chose, la Salle de l'Horloge peut être aussi celle du Temps (dans le palais du Tout-Puissant).
Bonne lecture!
Les Derniers Saïyens
Chapitre 6 : Salle de l'Horloge
Planète Terre, Mont Paozu, Printemps, année 757.
« Le soleil va bientôt se lever, constata Goku, nonchalant, dont le regard fatigué était braqué vers le ciel. »
En ce beau matin de printemps, le Saïyen était adossé au tronc d'un chêne, à quelques minutes de chez lui. L'air était doux et le parfum des cerisiers lui chatouillait le nez. Il avait passé la nuit dehors. Il n'avait pas qu'à s'inquiéter d'une transformation en Singe Géant autrement appelé Oozaru. La veille était la nouvelle lune dont la surface lumineuse était amoindrie. De toutes manières, Goku n'avait pas envie de semer la panique chez les Terriens. Ce n'était même pas son objectif.
Cette nuit-là, Goku était sorti s'entraîner jusqu'à l'épuisement. Habituellement, il planifiait les entrainements, le jour et le repos, la nuit. Un mauvais pressentiment ne le quittait plus et l'avait poussé à évacuer tout son stress, mais il était toujours là et cela énervait franchement le guerrier. Un mois plus tôt, quelques jours après le cauchemar de son fils, le voyageur intergalactique avait ressenti des flux plutôt familiers, et était simplement venu se rendre visite à Kami dans l'espoir d'avoir des renseignements, mais il avait été repoussé par le Dieu en personne, visiblement, à cran.
Cette attitude avait étonné Goku, mais ses derniers mots l'avaient pétrifié :
- Ton pressentiment n'est rien qu'à côté du vrai problème que j'ai actuellement, j'ai d'autres singes à fouetter ! Reviens plus tard !
Loin d'être vexé, Goku avait choisi de ne rien dit et préféré rentrer. En temps normal, il lui aurait lancé dessus une boule d'énergie ou donné un coup de poing, pour obtenir ce qu'il souhaitait. En tenant compte de ses paroles, il se demandait s'il n'était réellement pas le seul Saïyen sur Terre. Alors, pourquoi ne ressentait-il pas encore leurs forces les plus hautes de la planète ?
- Fais chier ! cracha Goku pour lui-même, sa queue frappait vigoureusement la terre.
Il détestait se sentir impuissant, il était même venu à se demander s'il n'avait pas bien travaillé sur sa maîtrise de ki, mais Maître Roshi le lui avait bien rassuré le contraire, la dernière fois.
Pourtant, pour le Saïyen, ce n'était pas suffisant : les entraînements qu'il faisait quotidiennement ne lui apportaient pas grand-chose si ce n'était que pour s'entretenir. Seuls, les affrontements sur terrain lui permettaient de mesurer ses progrès réels, c'est-à-dire dans les batailles, dans les guerres. C'était dans ces moments que Goku se rendait compte que sa vie d'avant lui manquait cruellement. Se battre l'excitait tout simplement.
En comparaison, pour lui, le dernier Tournoi n'était plus qu'un passe-temps, de la rigolade.
- Bon sang, je déteste attendre ! s'énerva-t-il, faisant monter inconsciemment son auréole.
Une sonnerie l'arrêta dans son élan. En position d'alerte, Goku chercha l'origine de ce bruit jusqu'à ce qu'il baissa ses yeux sur son pantalon. Il avait complètement oublié qu'il possédait un téléphone portable. Bulma le lui avait donné pour rester en contact. Tout en diminuant sa force, Goku décrocha le téléphone.
- Oui ?
Ses yeux s'écarquillèrent.
- C'est vrai ? T'es une génie, Bulma ! Je…
Goku se tut immédiatement et tourna sa tête vers sa droite, il venait de ressentir la force de son fils changer. Il était en train de se réveiller. Il se maudit de l'avoir oublié momentanément et en plus, il n'avait pas encore parlé de lui à la Terrienne. Le guerrier calma ses ardeurs.
- Bulma, je viendrai dès que je serai prêt, ce sera dans la journée, promis. Merci beaucoup.
Sur ce, il raccrocha son portable et s'étira. La perspective de cet appel balaya vite ses tournements et le mit de la bonne humeur. Il se félicita d'avoir pensé à cette éventualité.
Dès la fin du Tournoi, Goku avait appris que Bulma travaillait à présent à la Capsule Corporation. Il s'était rendu visite à son lieu de travail et lui avait demandé de concevoir une salle qui défiait la gravité terrienne. Il lui avait brièvement expliqué que dans le passé, il était entraîné dans une gravité plus importante que la Terre, mais il n'avait pas relevé ses origines, pas plus qu'il cachait sa queue. Il était même venu à plusieurs reprises pour tester la salle, et à chaque fois, c'était soldé par un échec, et pourtant, Bulma n'avait pas dit le dernier mot et concevait une salle encore plus résistante et plus imposante en termes de gravité.
Cet appel signifiait la fin des derniers réglages et de la finition de la salle de gravité et ce qui enchantait Goku.
- Ce sera excitant ! s'exclama-t-il en volant. Si tout va bien, ce sera parfait pour Gohan !
Goku augmenta sa vitesse, il avait hâte que son fils ait trois ans pour commencer l'entraînement. Il ne lui restait que six mois pour lui prévoir un programme. Une fois entraîné, son fils lui sera d'un soutien indispensable.
Bien sûr, le Saïyen n'oublia pas ses amis Terriens. Seulement, il commençait à percevoir leurs propres limites physiques et psychologiques : leurs corps étaient moins résistants que le leur et leurs croyances ne leur autorisaient pas à tuer. La moindre violence extrême leur choquerait. Néanmoins, ils étaient beaucoup plus créatifs que lui et pouvaient se relever des combattants redoutables avec des stratégies qui leur permettaient de s'en sortir des situations puériles.
Arrivé devant sa maison, Goku se dirigea vers la chambre de son fils et son sourire s'élargit à la vue de Gohan, qui se frottait paresseusement les yeux. Rien qu'à le regarder, Goku se détendit. Toute excitation à propos de la salle de gravité était immédiatement repoussée. Le Saïyen sut tout de suite qu'il avait besoin de lui pour oublier son tracas à l'encontre de Kami.
- Mon petit singe, as-tu bien dormi ? lui demanda-t-il d'un ton réjoui, en le soulevant pour le passer sur sa hanche.
En réponse, il sentit sa petite queue enrouler autour de sa sienne. Goku baissa ses yeux et les vit enlacées. Il sourit paisiblement.
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Planète Terre, Palais du Dieu, Printemps, année 757.
En cet après-midi-là, il faisait un temps de rêve : les rares oiseaux chantaient, le soleil brillait encore haut dans le ciel, les plantes s'épanouissaient dans leur coin de la plateforme et les occupants paraissaient de bonne humeur. Enfin le printemps était de retour.
L'hiver avait été particulièrement éprouvant pour le Saïyen, qui en avait entendu parler mais qui n'avait jamais vécu aussi longtemps. De nombreuses chutes de neige étaient impressionnantes, et les températures frôlaient le -40°C certains jours. Ce n'était pas un vrai problème pour Benkei mais ces conditions-là l'empêchaient de s'entraîner correctement. Il s'était résigné à méditer ou à effectuer des petits échauffements de remise en forme. Il avait cependant profité de cette « accalmie » pour se mettre au courant des revues scientifiques et architecturales, en langue nippone. Sur la planète Végéta, il était formé aux sciences, aux bases médicales et enfin à la culture générale de la galaxie. Enfin… Ce dernier hobby, c'était avant son passage dans la Salle de l'Horloge.
Benkei était, ce jour-là, assis au-dessus du sommet d'un épais palmier. Sa queue lui servait de siège, le saïyen l'avait fait empoigner l'extrémité du palmier pour lui permettre de garder un bon équilibre. Les yeux fermés, le torse nu, les bras sur ses genoux, les jambes croisés, son visage était plein de sueurs dû à la chaleur, il méditait tranquillement.
Debout devant son palais, sa vue était braquée sur son protégé. Kami était inquiet pour lui. Depuis qu'il était sorti de la Salle de l'Horloge, deux mois plus tôt, il n'avait rien dit, ni donné d'explications. Rien. Tout ce qu'il faisait était s'entraîner un peu plus durement et méditer malgré les températures. Néanmoins, il s'était actuellement un peu plus calmé qu'avant.
Cette baisse de cadence, il le devait à Kami : celui-là l'avait retrouvé en train de se méditer par un temps très glacial, sa tête, ses jambes et ses épaules étaient couverts de plusieurs couches de neige. Et bien sûr, il avait été obligé de le secouer et de le réprimander pour avoir risqué sa vie.
Mais Benkei n'en avait cure, il voulait simplement maîtriser sa colère intérieure.
- Ayez confiance en moi, je dois la maîtriser ou je vais vraiment exploser, l'avait-il prévenu après s'être secoué. Cependant, je vous remercie quand même de m'avoir fait prendre conscience de mes prises de risques insensées.
Ce jour-là, Kami n'en put plus. Il devait absolument le faire parler. Cela faisait deux mois, bon sang ! Son fils, Goku, pourrait venir d'un moment à l'autre. Il pressentait quelque chose de mauvais chez sa moitié, le représentant du mal. Il avait senti, un an plus tôt, son ki sur Terre. Quelqu'un a dû le libérer par mégarde.
Prenant son courage à deux mains, le Namek s'approcha du palmier où était logé Benkei. Il attendit patiemment qu'il daigna de descendre. Fort heureusement, ce ne fut pas longtemps.
- Bonjour Kami, je vois que vous êtes tenace. J'arrive.
Kami soupira de frustration, cet imbécile de saïyen avait une petite longueur d'avance sur lui, et il lâcha pourtant un petit sourire. Malgré sa voix agacée, Benkei était prêt. Il se laissa balancer grâce à sa queue pour se réceptionner devant Kami.
- Bonjour Benkei, je suis ravi de vous voir apaisé. Rentrons vous restaurer, Mister Popo a cuisiné.
A l'évocation de la cuisine, l'estomac du Saïyen grogna douloureusement. Benkei passa sa main derrière sa tête et s'excusa en rigolant.
- Je crois que j'ai trop… beaucoup trop poussé…
- Passer deux mois sans manger et il est déjà deux heures de l'après-midi…,confirma-t-il, le sourire aux lèvres. Il y a de quoi affamer un Saïyen enragé.
- Je ne vous fais pas le dire.
Benkei prit soudainement un visage sérieux et s'arrêta brutalement avant l'entrée du palais, ce qui étonnait Kami.
- Benkei ?
- Mon peuple… Il a été manipulé, c'était apparemment des gens pacifiques dotés de pouvoirs, comme vous, les Nameks. On aurait dit que la haine, qu'ils avaient au profond d'eux envers les Tsufurs, les avait animées.
Benkei se détourna de Kami du regard, et sentit trembler de dégoût et de colère.
- Mon ancêtre… il avait essayé de les arrêter et le résultat était, telle je l'ai reconnue par le biais des enseignements, l'extermination des Tsufurs.
Kami posa sa main sur l'épaule de son protégé et lui parla d'un ton professoral :
- Benkei… Tout peuple est tiraillé entre le bien et le mal. Le tien, le mien et… regarde les terriens. Personne n'est à l'abri. Le tour est de ne pas tomber dans les extrêmes. Viens, raconte-moi tout en détail ce que tu as vu dans la Salle de l'Horloge.
Benkei hocha la tête. L'après-midi va être longue.
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Planète Terre, Mont Paozu, Printemps, année 757.
- Papa, pourquoi je dois aller à Kamé ? se plaignit l'enfant.
- Gohan, je te l'ai déjà expliqué, soupira Goku, agenouillé, le pantalon bleu dans ses mains, mets ton pied dans ce trou.
L'enfant obéit, et cramponna l'épaule de son père pour ne pas tomber. Il comprenait que son père allait être occupé et qu'il devait l'attendre chez Maître Roshi. Non pas qu'il s'ennuyait là-bas, mais il avait envie de jouer avec des animaux.
- Bien, et l'autre, lui instruisit son père avant de tendre sa main. Ta queue.
L'enfant la posa sur la main de son père pour la mettre dans le trou du pantalon. Goku le maintint par la ceinture blanche et le déposa sur son lit.
Gohan observa son père chercher ses chaussures dans l'armoire et il cilla les yeux en s'apercevant l'absence de sa queue dans son dos. Ses lèvres tremblèrent.
- Papa ! gémit-il.
- Oui ? fit son père en se retournant pour faire face à son fils. Gohan ?
Il se rendit compte que quelque chose n'allait pas en le voyant. Son enfant le pointait. Goku ne comprenait pas, il jeta des coups d'œil sur lui.
- Qu'est ce qui se passe, fiston ?
- C'est… C'est de ma faute ?
Goku cligna les yeux à son tour, ne comprenant pas le sens de la situation. Il s'approcha de son fils et posa les chaussures au pied du lit. Il le consola.
- De ta faute ? Je ne comprends pas. En quoi c'est de ta faute ?
- La queue… Tu as perdu…
Goku cilla ses yeux encore une fois, surpris de cette réaction, avant de se rendre compte que son fils ne l'avait jamais vu cacher sa queue. Il le rassura tout de suite en enlevant sa ceinture-turban, qui maintenait sa queue cachée.
- Gohan, n'aie pas peur, regarde, elle est là, je l'ai cachée.
Gohan le regarda, étonné et vit le visage de son père serein.
- Pourquoi il faut la cacher ? l'interrogea-t-il, tandis que son père remit sa ceinture.
Goku stoppa son geste et regarda son fils, avant de poursuivre ce qu'il avait entamé. Il reprit les chaussures de son fils et les enfila.
- Parce que je vais voir une personne qui ne connait pas notre histoire.
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Planète Terre, Palais du Dieu, Printemps, année 757.
Installés dans la salle à manger de l'antre du palais, Mister Popo s'était dépassé : la table était remplie de bons repas terriens. Un plat de dinde, d'une cuisse de bœuf, des escalopes de poulet, des variétés de riz, avec de différentes sauces locales, des légumes, des chips à la base de riz, de la soupe de nouilles, des beignets de crevettes, des brochettes de fruits de mer, des sushis sans oublier des cruches d'eau et un gâteau énorme à la génoise et à la crème pâtissière à la fraise. Benkei, à peine arrivé, avait cédé à ses pulsions : il se ruait vers sa chaise, prenait ses baguettes au passage et tentait de garnir sa bouche avec des différents plats. Il manquait de s'étouffer et le compensait en buvant des cruches.
Derrière le Saïyen, Mister Popo et Kami assistèrent à ce spectacle à la fois… terrifiant et désolant.
- J'ignorais jusqu'à quel point il pouvait être insatiable…
- C'est… Benkei, souffla le Namek, avec une goutte sur son front. Au fait… Combien nous reste-t-il pour tout ce repas ?
Mister Popo sortit un papier de son pantalon et lut :
- Seulement, cinq cent zénis.
- A ce point ? haleta Kami, choqué.
- Pourquoi ne pas demander à Karin de nous fournir des senzus ?
- Ça aurait pu mais ce n'était pas adapté à cette situation, grommela-t-il en voyant Benkei attaquer les beignets de crevettes. Pfff, il ne nous reste plus qu'à attendre, finit-il résigné.
Mister Popo et Kami s'approchèrent et prirent leurs places en regardant avec désespoir le Saïyen engloutir petit à petit les plats minutieusement préparés par le gardien. Ils attendaient qu'il termine.
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Planète Kanassa, année 240.
Sur la planète Kanassa, Bardock, à peine arrivé, se trouva encerclé par des Kanassiens, à l'apparence de poissons. Il leva les mains en signe de paix, en étant sur ses gardes.
- Je ne veux pas vous tuer, je cherche des informations sur…
Il se tut, il scruta les guerriers, ils n'étaient pas aussi forts qu'il avait affronté à son époque, ils avaient dû renforcer leurs techniques plusieurs années. Bardock savait qu'il avait gagné la puissance mais il préférait ne rien tenter. En balayant du regard les autochtones, ses yeux se posèrent sur l'ancêtre de celui qui l'avait porté un coup à la nuque.
- Le don de prescience.
A l'évocation du don, les habitants abaissèrent leurs bras. Ainsi, ils savaient qu'ils allaient accueillir un extraterrestre qui partageait leur même don mais qui ne savait pas le contrôler.
L'ancêtre d'un Kanassien à qui Badack avait reçu un coup s'avança :
- Es-tu bien celui qui a un don de prescience, par le biais de mon descendant ?
Bardock acquiesça. Le Kanassien bomba sa torse, se voulant montrer menaçant, mais le Saïyen ne cilla pas, il le fixa, se demandant s'il pouvait lui faire confiance, surtout après avoir vu l'extermination de son peuple.
- Je comprends que vous ne veuillez pas m'apprendre à contrôler ce don, soupira Bardock, les yeux fermés, les épaules envoûtées, signe d'abandon. Je vous présente toutes mes excuses pour avoir tué votre descendant, je… j'étais envoyé… par Freezer, l'ancêtre de Chilled, bégaya Bardock en crachant presque le nom de l'assassin de sa planète, pour vendre cette planète rocheuse à un riche acheteur.
Bardock marqua une pause, hésitant de partager son hypothèse au peuple, et continua :
- Maintenant, j'ai des certitudes que dans quelques années, Freezer souhaite avoir la main sur vos… pouvoirs psychiques. Toutefois, il est vrai qu'en tuant beaucoup de personnes, j'ai sali les mains pour lui, mais à présent, je suis réveillé et j'ai pris conscience de la chance que j'ai pour changer… tout ceci, termina-il en croisant les yeux de l'ancêtre.
Le silence fut pesant. Bardock baissa sa tête, résigné. Il lui va falloir un autre plan, trouver une planète paisible et apprendre à contrôler ce maudit don. Il s'apprêtait à prendre congé lorsqu'une main l'arrêta.
- Si mon descendant vous a choisi, c'est que vous méritez cette seconde chance et il avait raison.
Bardock leva immédiatement sa tête, étonné. Son descendant Tôro, qui lui avait porté le coup à la nuque, lui avait prédit qu'il regardait son espèce condamné et que son avenir serait funeste. Et pourtant, le Kanassien, qu'il avait face de lui, marque son respect envers lui en le vouvoyant. Il poursuivit :
- Nous venons d'apprendre que Lord Chilled est décédé… par un Saïyen aux cheveux d'or.
« Ça y est, ils sont au courant. Je suis fichu. », s'embrassa Bardock. Mais l'ancêtre esquissa un sourire plus chaleureux.
- Nous voulons vous remercier de nous avoir fait gagner du temps, mais… le tien est compté.
- Com… Comment ?
- Vous allez retourner dans votre époque.
- Quand ?
- Je le sais et c'est tout.
Bardock serra les dents. Pas avant d'avoir appris à contrôler son pouvoir. Il leva ses yeux onyx vers le kanassien, impassible.
- S'il vous plaît. Apprenez moi à contrôler ce… don.
- Qu'il en soit ainsi, soupira le kanassien, en tendant la main au Saïyen. Tôran.
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Planète Terre, Palais du Dieu, Printemps, année 757.
Doté d'une maîtrise parfaite de baguettes, Benkei fit approcher le dernier beignet de crevette de sa bouche et s'arrêta brutalement son mouvement, surprenant les spectateurs.
- Qu'est ce qui se passe ? osa Kami lui demander.
Il était rare que le Saïyen affichait ce visage : il resta immobile, les yeux dirigés vers le plafond comme s'il écoutait le Dieu au-dessus de lui. Au premier abord, il avait cru que son protégé avait détecté une énergie maléfique mais finalement, son visage lui indiquait le contraire. Il souriait avant de dévorer la dernière brochette.
Une seconde après, Kami, stupéfait, ressentit des nouveaux flux énergiques se diriger vers le Saïyen.
- Ne vous inquiétez pas, Kami, ce sont mes souvenirs du passé, l'informa-t-il d'un ton nonchalant. Je devrais être sur la planète Kanassa, pile où j'entamais l'apprentissage de mon pouvoir. SLURP !
Kami fit une grimace de dégoût en entendant l'aspiration de l'air lorsque le Saïyen se gargarisa de l'eau.
- Bon, annonça-t-il, en regardant Mister Popo et Kami, après avoir posé la cruche d'eau, je suis prêt à vous raconter ce qui s'était passé, l'autre fois…
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Planète Terre, En chemin vers la Capitale de l'Ouest, Printemps, année 757.
Au même moment, Goku, qui venait de quitter le Maître Roshi, aperçut une nouvelle vague de flux énergique de plus en plus familier dans les cieux et puis, elle disparut aussi rapidement qu'elle avait apparue. Il leva ses yeux au-dessus de lui et fonça les sourcils. Il n'aimait pas cela.
- Encore ? Bon, perdons pas de temps.
Sur ce, il augmenta sa vitesse et fonça vers la capitale où Bulma résidait.
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Planète Tsufur (Plant), Zone des Saïyens, année 650.
Debout dans un cercle lumineux sous l'horloge magique, Benkei revêtit une copie d'une tunique en peau d'un animal, grâce au don de Kami. Il avait pour l'objectif de se rendre incognito. Il avait suivi les instructions de Mister Popo : il avait émis à l'horloge magique le souhait de revenir à l'époque de Nasia. Le Saïyen attendit son douzième coup pour disparaître.
Benkei retrouva le ciel rouge, et la terre sombre, qui lui étaient familiers. Il l'avait toujours connu. De loin, à sa gauche, il reconnût des immeubles, caractéristiques des villes des Tsufurs et leur architecture sophistiquée. Ils étaient à la pointe des technologiques mais ils n'avaient certainement pas conscience des conséquences qu'ils avaient vis-à-vis de la planète.
- Ce n'est pas si étonnant qu'ils aient disparu, commenta-t-il à lui-même.
Le Saïyen se tourna à sa droite, la logique voulait que les Saïyens vivent dans de terres ardues ou dans les montagnes. En s'approchant, le voyageur reconnut quelques habitats laissés à l'abandon par les Tsufurs et ils ressemblaient à ceux des Plantiens. Benkei repéra également des huttes, construites sur des terres ardues. Il secoua la tête, incrédule.
- Heureusement qu'on a pu évoluer, murmura-t-il à lui-même. C'est quand même une belle ségrégation.
Les oreilles de Benkei bourdonnèrent soudainement. Le Saïyen évita habilement un lancer, qui finit par être éclaté par un rocher. C'était une arme blanche à la base d'une longue manche et d'une pierre polie. Il chercha l'origine de ce tir et resta bouche bée en le voyant.
C'était un homme de constitution musclée, il avait une touffe de cheveux épais noirs longs, des mèches de devant encadrant son visage, si semblant à Kakarot. Le père de ce dernier n'imaginait pas que cet homme pourrait être son aïeul. Rien à voir avec le Roi Végéta. Cet homme à la longue chevelure noire avait, comme tous les Saïyens, une queue de singe brune. Il portait une tunique à la peau d'un animal qu'il avait attachée par une corde à sa taille et un collier argenté.
- Que fais-tu là ? Je ne t'ai jamais vu !
Benkei nota mentalement que la langue utilisée par son aïeul n'avait pas trop évoluée, et que malgré le ton ferme, il pouvait dire que cet homme n'était pas menaçant. Ce dernier descendit du rocher, il s'approcha du Saïyen et l'examina attentivement.
- Tu ressembles à mon aïeul.
Sous un choc, les yeux de Benkei s'écarquillèrent. Ses suspicions furent confirmées. De but en blanc. Mais qui est-il réellement ? Il était persuadé de ne pas avoir entendu parler de lui.
- Mais tu n'es pas lui. Alors ?
Benkei hésita, mais des cris les interrompirent. Des Saïyens les rejoignirent mais à la surprise de Benkei, ils s'inclinèrent devant l'homme et l'un d'entre eux s'approcha et murmura à l'oreille de l'homme. Benkei put lire ses expressions et les retrouva bizarrement en ses enfants Kakarot et Raditz. L'homme n'était apparemment pas très ravi de la nouvelle.
- Toi, tu viens, ordonna-t-il à Benkei. Je t'ai à l'œil.
Normalement depuis la découverte de la trahison de Freezer, Benkei refusait ces ordres. Pourtant… cet homme dégageait en lui une aura familière, qui le poussait à suivre les siens. Il était dans le passé pour trouver les indices laissés par son petit-fils.
Le Saïyen, exilé sur Terre, suivit l'homme qui semblait être le chef. Dès que ce dernier traça un passage, les autres Saïyens se reculèrent et s'inclinèrent. Il s'arrêta devant une ancienne maison retapée dans une carrière montagneuse. Une femme Saïyenne, plus âgée, à juger sa chevelure grisâtre et son visage légèrement ridée, l'attendait. Elle portait une tunique jusqu'aux genoux et une cape de peau, elle tenait une canne de bois, dont le sommet est rattaché aux deux fioles.
- Rashuba, ta cousine Nasia est à l'intérieur, l'indiquait-elle sans détour.
Benkei enregistra mentalement le nom de cet homme, dont son fils avait hérité son visage, et s'apprêta à tendre ses oreilles à la mention de Nasia. D'après ce qu'il savait, Nasia était l'élément déclencheur de la révolte des Saïyens contre les Tsufurs. Mais la présence de Rashuba le gênait. Pourquoi l'enregistreur ne faisait-il aucune mention de lui ?
- Merci, Aïeule Cynara, lui répondit-il sur un ton de respect.
« Cynara ? Ne serait-elle pas… commença le voyageur du temps à se demander. »
- Toi, viens ! l'interpella Rashuba d'une voix plus ferme, le faisait sursauter, avant de se tourner au peuple. Retournez à vos occupations !
Benkei se précipita, à la surprise des habitants, dans la maison, et une fois dedans, il remarqua tout de suite une pièce assez sombre qui abriait le strict nécessaire : une cheminée avec une marmite dedans, une table avec des tabourets et enfin, un lit dans lequel était allongé la fameuse Nasia. Rashuba était penché au-dessus d'elle.
Le voyageur eut une désagréable sensation d'être observé, il entendit un claquement de la porte et se tourna vers Cynara, qui le fixa durement.
- Toi qui as le visage de mon défunt mari, je t'ai attendu, lui lança l'aïeule Cynara. Ta venue tombe à pic.
Benkei fut pris au dépourvu.
- A pic ? répéta-t-il, en clignant les yeux.
- Il était temps que tu apprennes la vérité, déclara Rashuba en se levant.
- La vérité ? Quelle vérité ?
Rashuba croisa le regard de l'aïeule Cynara, pour lui demander l'autorisation, mais celle-ci secoua la tête.
- Grand-mère…, la réprimanda-t-il gentiment. Tu m'avais demandé de te ramener un homme au même visage que Grand-père, tu savais que la fin allait être proche ! Regarde Nasia ! s'exclama-t-il, entre les dents.
Benkei nota le ton employé par Rashuba, il ne voulait visiblement pas être écouté par des Saïyens les plus curieux. Tout en gardant l'œil sur les occupants de la pièce, il balaya les alentours pour confirmer ce qu'il pensait : il était probablement en famille. Elle n'était visiblement pas n'importe laquelle. Benkei pouvait dire que la puissance de chaque membre était assez importante par rapport au peuple, et que chacun en cachait une bonne partie.
Le voyageur Saïyen secoua la tête. Que de contradictions entre les informations reçues par l'enregistreur et ses découvertes dans le passé…
Cynara poussa un soupir long, attirant l'attention du visiteur et frappa le sol avec sa canne.
- Ça suffit, Rashuba, lui dit-elle simplement en voyant Rashuba croiser les bras. Nasia s'en remettra, mais elle devait faire une croix sur Tavégéble. Par contre, toi, sois prudent. Il est rusé comme un singe.
- D'où la présence de notre visiteur, déduisit-il en levant les yeux vers Benkei.
Ce dernier eut un hoquet de surpris en entendant son rôle dans cette histoire. Il commençait à comprendre que sa venue n'était pas anodine. Elle était attendue, à l'année de la Révolte des Saïyens, lui qui n'était né que plus de soixante ans après.
- Holà, intervint-il, les mains levées entre Cynara et Rashuba et la queue érigée. Vous… Voulez-vous que j'intervienne dans cette révolte ?
Rashuba et Cynara le fixèrent avec sérieux avant de se regarder. Cynara fut la première à se détourner des yeux de son petit-fils pour les poser sur son descendant. Elle frappa trois fois le sol et une boule ovale sortit de son corps pour protéger les occupants de la pièce.
- Quel est ton vrai nom, cher visiteur ?
- Bardock, répondit le Saïyen, pourtant terrifié d'être découvert aussi vite.
Cynara hocha la tête, satisfaite, et jeta un coup d'œil à Rashuba. Il enleva un collier argenté et le tendit à Benkei.
- Prends-le, ordonna Cynara.
Benkei obéit et le mit à son cou. Durant une seconde, il ne comprenait pas ce geste. Soudainement, il ressentit son ki immense et le collier s'absorba dans son corps, en dégageant une auréole lumineuse dorée. Il regarda avec stupéfaction son torse, sa tunique ne laissait pas la moindre trace de sa disparition.
- Ainsi, tu es bien son descendant, le premier à se détacher des impurs, conclut Cynara d'un ton satisfait.
- Impur ? De qui je descends ?
- Ecoute-moi bien, mon enfant. L'histoire que je vais te conter n'est probablement pas retenue dans ton époque.
Cynara s'approcha de Nasia, et s'assit sur un tabouret, placée à côté du lit. Rashuba invita Benkei à en faire de même en lui montrant le tabouret. Cynara ferma les yeux et prit une inspiration avant de commencer son récit :
- Mon arrière-arrière-grand-père s'appelait Yamoshi, et avant de disparaître, il avait légué ce collier à Hanasia, sa première fille.Le même collier dans lequel il avait enfermé une partie de ses réserves énergiques, mélangée à la source blanche, ne pouvait être porté que par un Saïyen de cœur pur.
Sous le regard ébahi de Benkei, Cynara appuya ses paroles en pointant le torse de son descendant :
- Il avait laissé un message à sa fille : « Conserve-le jusqu'à ce qu'un descendant de cœur pur soit digne de le porter. Si un collier disparaît, l'élu sera révélé. ». Comme tu peux le constater, Bardock, le collier a choisi d'entrer au contact avec ton corps, cela ne peut signifier que l'élu est parmi tes descendants. Il sera appelé comme l'était Yamoshi.
Les yeux fatigués de Cynara posèrent sur Rashuba.
- Puis, Hanasia l'a donné à son deuxième fils Hartich, mon défunt mari, poursuivit la plus âgée des Saïyens, avant de quitter la planète. Elle aurait pu le donner à son premier fils mais celui-ci était issu du viol par un homme du nom de Sunavi. Celui-là était l'aïeul de Tavégéble, et comme tu pouvais t'en douter, Bardock, sa lignée représente l'impur.
- Et ça va encore s'aggraver, marmonna Rashuba.
Cynara le jeta un regard noir, le chef Saïyen leva les mains en signe de paix.
- Hum… Rashuba a raison, malheureusement, soupira-t-elle avant de poser ses yeux sur Benkei. Le Mal gagne du terrain parmi nous. Nasia, ma petite-fille, s'est fait voler son énergie par Tavégéble, expliqua-t-elle en caressant les cheveux de Nasia. Il va vouloir le collier, il le pensait être la source de puissance du premier Super Saïyen.
Elle se tut, examinant les facettes de Benkei.
- Je prends que tu es au courant de la Légende du Super Saïyen ?
Le voyageur du temps ne put qu'hocher de la tête, confirmant sa pensée. Pendant longtemps, il n'y croyait pas à ces légendes, mais depuis qu'il s'était transformé en Super Saïyen pour la première fois, il y repensait.
- Bien, je peux sauter quelques chapitres, plaisanta-t-elle pour la première fois, avant de prendre un masque sérieux. Le collier que tu portais te permet de te contrôler aisément sous la forme Oozaru et même sous d'autres transformations. C'est pourquoi on appelait la Légende Oozaru.
Benkei acquiesça. Il avait souvent entendu cette légende, mais il ignorait qu'il fallait le collier pour se contrôler. Mais alors…
- Si je suis bien le récit, les Saïyens impurs se transformaient en des Singes Géants incontrôlables ?
Cynara et Rashuba hochèrent.
- Alors pourquoi, dans mon époque, le Roi Végéta portait un collier avec un saphir ?
- Le prêtre Saïyen a volé la source de la Lune et fabriqué une médaille avec, intervint une voix faible.
- Nasia ! s'exclamèrent Cynara et Rashuba.
- Laisse-moi ! les repoussa-t-elle d'une voix encore faible.
Rashuba aida sa cousine à relever la tête, tandis que Cynara partit à la cuisine. Nasia était réveillée, encore faible, mais elle avait les yeux rivés sur le voyageur Saïyen.
- Mais, il ne savait pas comment faire… Yamoshi était le seul à être au courant.
Nasia toussa.
- Je parie que Yamoshi a été aidé, ajouta-t-elle, ignorant l'appel de son cousin.
- Repose-toi, la gronda Cynara, ramenant de l'eau. Bois, ma chérie, bois.
Benkei remarqua la ressemblance frappante entre Nasia et sa défunte femme, Gine. Il secoua la tête incrédule. Il était venu pour chercher des renseignements et il était loin d'imaginer qu'il était descendant de Yamoshi. De plus, il ne retrouva pas les traits de Végéta dans cette famille.
- Bardock ? Je sens que tu as des questions à me poser, devina Cynara, ses bras enlaçant Nasia, semi-allongée.
Elle avait pris la place de Rashuba.
- Po… Pourquoi avez-vous dit que je suis le premier à me détacher des impurs ?
- Simple, fit-elle en le regardant. Je suis l'arrière-petite-fille de la deuxième fille de Yamoshi, Wasabi. Ta propre mère Wasabi est la descendante de ma défunte fille et ton propre père Daikon, le descendant caché de Rashuba et cette union fait de toi un premier être à cœur pur. De plus, ta femme, Gine, et celle de ton fils, Cébia, sont les descendantes de Nasia. La relève est assurée.
Benkei resta sans voix. Il fut profondément choqué par la déclaration de Cynara. Mais… ne descendit-il pas de Végéta 1er ou lui a-t-on encore menti ? Il se mélangeait tout.
- Moi aussi, j'ai un don de prescience, lui avoua-t-elle à sa surprise. J'ai attendu toute ma vie pour rencontrer mon descendant possédant ce don afin de lui passer le relais. Tu en as mis du temps, Bardock !
- Grand-mère…
- Nasia, Rashuba, ne vous inquiétez pas. Je ne vais pas mourir, les rassura-t-elle, rapidement avant de se tourner vers Benkei. Garde ceci à l'esprit. Ne l'utilise que lorsque c'est nécessaire, mais le maîtriser prend du temps et je pense que tu t'en es rendu compte.
Incapable de prononcer un mot, Benkei l'approuva. Ce n'était même pas utile d'en dire plus. Posséder un don de prescience était voué à dire la vérité, même si les flashs ou les images étaient difficiles à interpréter mais il y avait toujours un part de vérité. Il pouvait comprendre Cynara et avait envie de la croire.
Le visiteur Saïyen observa Cynara s'occuper de Nasia, et ordonner à son petit-fils Rashuba de prendre son relais. L'aïeule chercha de quoi rebooster l'énergie de sa petite-fille. Benkei fut surpris par son regard triste et par la queue baissée, il se demandait si Cynara n'avait pas réellement tort dans ses propos.
Tout à coup, le regard de la Saïyenne retrouva la détermination. D'un geste rapide, elle prit sa canne et frappa trois fois, faisant disparaître la boule ovale. En sentant la protection le quitter, Benkei comprit que tout ce qui a été dit était tenu secret et véridique. Il se promit de les garder en sécurité.
- Vite, Chef Rashuba ! Il arrive ! cria une voix.
Rashuba se leva et s'apprêta à répondre, lorsqu'une main l'arrêta. Cynara lui tendit un médaillon sans valeur.
- Enfile-le pour éviter tout soupçon de sa part.
Rashuba acquiesça et obéit. En levant ses yeux vers sa grand-mère, il fut choqué par ses larmes.
- Grand-mère ?
- Sauve ton honneur, je… on s'occupe du petit Brassik.
Rashuba comprit et l'enlaça fort. Il lui glissa des mots réconfortants et plein d'amour. Il se tourna vers Nasia :
- Reste en vie, je t'en prie, protège mon fils, s'il m'arrive quelque chose.
En pleurs, Nasia hocha la tête. Rashuba lui sourit et répondit aux appels incessants. Les Saïyens étaient dans tous les états.
- Tavégéble te cherche ! Il veut Nasia ! Il te donne rendez-vous à la Caverne.
- Un instant, les calma-t-il d'une voix autoritaire.
Rashuba referma la porte et se tourna vers Benkei.
- Bardock, mon descendant… Même si tu es puissant, je veux que tu n'interviennes pas ! Ils ne sont pas ce que tu connais. Compris ?
- Oui.
Rashuba fit un dernier contact visuel à ses femmes avant de quitter la maison. Benkei, qui avait assisté à toute cette scène, eut peur de comprendre ce qui allait se passer. Il laissa alors les femmes enlacées pour voir ce qui se passait sur terrain. Il entendit des cris au loin du village, il envola et vit un assemblement. Rashuba se battait contre Tavégéble, mais ce fut atroce. Le corps de Rashuba était déjà entaillé de partout, avec une plaie dans son dos. Il venait d'être poignardé, et pourtant il ne se laissait pas se faire. Rashuba avait raison : les Saïyens ressemblaient, dans les combats, à des bêtes sanguinaires que de guerriers qu'il avait connus. Benkei eut envie de lui filer un coup de pouce mais il devait tenir la promesse de son aïeul.
- Non, hors de question ! cria Rashuba. Tu n'auras pas Nasia, tu vas la tuer et il n'y aura non plus de guerre contre les Tsufurs !
- Et moi, je te le dis que si ! Il le faut ! Nous avons assez d'être traités en esclavage ! répliqua Tavégéble.
- Je te répète, c'est une mauvaise idée ! Aaaaaaaarrrrrggggghhhh !
Benkei vit des fouets électriques et le couteau en sang derrière Rashuba, il a été tracté et poignardé à plusieurs reprises en traître par plusieurs des hommes de Tavégéble ! Rashuba fit un quart de tour et les lança une boule d'énergie, qui les désintégrait immédiatement. Il s'apprêta à se battre contre le traître de Tavégéble mais ce dernier se rua dessus et parvint à le mettre à terre avec l'aide de ses fidèles. Rashuba parvint à laisser un message visuel et mental à Benkei, à travers les jambes des Saïyens :
« Adieu, on compte sur toi, mon arrière-arrière-petit-fils. Heureux de te connaître. »
En le recevant, Benkei, paralysé par cette mêlée horrible, sentit des larmes lui monter aux yeux mais en tant que guerrier Saïyen, il les retint. Il assista à cette scène, impuissant, c'était enfin la scène dont son petit-fils avait fait des cauchemars. Il l'avait vécu dans son rêve.
Les Saïyens étaient maintenant au-dessus de Rashuba. Benkei sentit son ki s'affaiblir puis disparaître, il ferma ses yeux avant d'entendre les cris de joie. Il ouvrit ses yeux et faillit avoir un haut-en–cœur.
Les Saïyens soulevèrent le nouveau Roi Tavégéble, il brandissait le cœur de Rashuba, arraché et montré au peuple. Il portait également sa médaille, comme l'avait prédit Cynara, en plus d'un collier saphir.
- A bas le Roi, Vive le Nouveau Roi ! Le Roi Tavégéble !
Benkei fut profondément dégoûté par cette scène, ils ont massacré Rashuba ! Une pensée de Cynara lui traversa à l'esprit. Nasia et elle devaient être cachées. Le voyageur s'envola rapidement et pénétra dans la maison de Cynara sans ménagement. Il la retrouva en train de consoler un bébé et Nasia boire une potion.
- Cachez-vous ! Rashuba vient d'être assassiné et massacré ! Je ne pouvais pas intervenir…, trembla-t-il de rage, les poings serrés.
- Calmez-vous, c'était sa destinée, le rassura-t-elle. On ne peut plus rien faire. Tavégéble a peut-être obtenu ce qu'il voulait mais son fils Végéta se fera avoir par Brassik et il n'aura jamais ce que tu as, sourit-elle narquois.
- Grand-mère…, fit Nasia. Il a raison, plions bagage.
- Bien sûr, approuva Cynara. Bardock monte garde.
Benkei obéit et surveilla l'entrée. De loin, il entendit de nouveaux cris, il fut médusé d'apprendre que ce n'était plus Tavégéble qui était Roi mais son fils Végéta. Il avait probablement défié et tué son propre père.
Lentement mais sûrement, Benkei prit conscience ce que cela signifiait : Végéta 1er avait caché une grosse partie de son histoire dans les enregistreurs, ceux qu'il avait connus.
Subitement dans son esprit, la phrase de Cynara prit tout son sens. Dans son époque, Végéta 1er parviendra à massacrer les Tsufurs, se permettra d'avoir une amante. Un sourire moqueur se dessina sur son visage. Brassik jouera un rôle là-dessus et fera en quelque sorte pour que son fils Daikon soit accepté et élevé par Végéta 1er.
- C'est comme faire entrer un loup dans une troupe de moutons, ricana-t-il à lui-même.
- Bardock, appela Cynara. C'est ici que nos chemins se séparent…
Surpris par cette déclaration, le Saïyen se tourna et reçut un coup de pouce au niveau de la clavicule, l'évanouissant.
LDSLDSLDSLDS
Planète Terre, Palais du Dieu, Printemps, année 757.
Benkei posa ses mains sur le front de sa tête.
- C'était sur cette voie que je suis revenu dans la Salle de l'Horloge…
Kami était resté de marbre tout au long de l'histoire mais il était surpris de découvrir la tournure de cette situation. Il comprenait mieux pourquoi son protégé était remonté, il venait d'apprendre que sa vie n'était qu'une succession de mensonges.
- Benkei, je…
- Attendez ! l'interrompit le Saïyen, sur ses alertes.
Il venait de ressentir un ki maléfique. Kami le sentit quelques secondes plus tard.
- Allez le voir, mais ne vous battez pas. Pensez à Goku ! le prévint-il.
Bardock hocha et disparut de la salle à manger.
LDSLDSLDSLDS
Planète Terre, Printemps, année 757.
Une créature verte surmontée d'ailes de chauve-souris surgit devant une maison où dormait Krilin, il introduit dans sa chambre dans le but de l'assassiner. Le jeune homme ronflait paisiblement et la créature se préparait à lui porter un coup mortel mais au moment où il allait le tuer, Krilin l'esquiva.
- Qui êtes-vous ?
La créature ne répondit pas et fonça sur le chauve, traversant ainsi le mur. Après un combat assez serré, Krilin succomba à une technique qui lui était avant de mourir, il avait hurlé de tous ses poumons, devant la créature et derrière elle, se trouvait un vieil Namek.
Notes de la famille de Bardock dans la Salle de l'Horloge :
Cynara : Ce prénom de l'aïeule de Bardock forme, en fait, la famille des Astéracées, autrement dit l'artichaut, qui est lui-même un chardon domestiqué et cultivé (source : wikipédia). Elle est l'arrière-arrière-petite-fille de Yamoshi (oui, je me suis inspirée d'une image d'un guerrier sur internet !) et elle possède le don de prescience qu'elle a transmis à son descendant Bardock.
Rashuba : J'hésite entre Rhubarbe et Rutabaga (navet ou plus précisément, un légume-racine appartenant à la famille des Brassicadées comme le colza, le navet, le radis…). (Source : wikipédia) Vous l'aurez compris, il était le petit-fils de Cynara et l'aïeul de Bardock par son père, il était Roi ou plutôt le Chef des Saïyens, avant la révolte des Saïyens, menée par Végéta 1er, le fils de Tavégéble.
Nasia : Son nom vient du mot « panais » (wikipédia), je l'ai transformée pour que ce soit plus féminin. J'ai voulu monter un peu le lien de parenté en choisissant ce légume qui a une forme proche de celle de carotte et qui a un goût légèrement sucré. Et puis son rôle est déterminant dans la révolte des Saïyens. Enfin, elle est l'aïeule de Gine et de Cébia… donc les femmes d'un certain… carotte, oups, de Kakarot.
Brassik : Le prénom du bébé que Cynara tenait dans ses bras vient d'un mot « Brassicasées » (Wikipedia), il est le vrai grand-père de Bardock, il avait réussi à semer sa graine dans le ventre de son amante, avant que celle-ci soit accouplé définitivement avec le Roi Végéta I. C'était la deuxième épouse de Végéta I, après le décès de la première, la mère de Végéta II.
Daikon : Son nom est un radis blanc (wikipedia).Il est le fils caché de Brassik et de la deuxième épouse du Roi Végéta I. Il n'a aucun lien biologique avec Végéta II et Végéta I. Sa mère l'a nommé Daikon, probablement en souvenir de son amant Brassik.
Tavégéble : Un amalgame du mot anglais « Vegetable ». Père de Végéta I, assassiné par ce dernier, après avoir tué et dépouillé Rashuba de ses titres. Il s'est auto-clamé le Roi des Saïyens, mais son règne fut très, très, très bref. Amant violent de Nasia.
Végéta I : Le deuxième Roi des Saïyens qui a commandité le massacre des Tsufurs et le grand-père adoptif de Bardock et aussi, l'aïeul du prince Végéta IV, celui que nous connaissons.
Remarques:
Le voyage de Bardock/Benkei, dans le passé, a un double but :
- Récolter des indices sur l'élu, qui sera traité dans quelques chapitres plus tard.
- Montrer que l'éducation saïyenne a été endoctrinée par le Roi Végéta et que la vérité en est autrement.
Le Saïyen découvre la terrible vérité sur son peuple. Il comprend plus tard que sa mission sera de trouver des informations sur le guerrier originel et de s'entraîner pour être prêt à filer un coup de pouce à l'élu.
Ce chapitre, je l'ai écrit avant l'apparition de Beerus, je ne savais rien de lui, j'ignorais même qu'il existait actuellement des histoires similaires à Bardock. J'ai juste changé de nom de l'ancêtre de Brass en Yamoshi pour mieux coller à l'image que vous aurez du premier guerrier saïyen que Beerus avait rêvé.
A bientôt Cornett.
