Inhuman Nature

Chapitre 4

Quand Edward rentra à la maison il fut surprit de trouver la voiture de Carlisle déjà dans l'allée. Ensuite il entendit ses pensées. Il serra ses poings et sa mâchoire, la colère s'allumant en lui. Il prit une inspiration pour se calmer avant d'entrer dans la maison.

"La fille de Charlie a disparu," déclara-t-il, devançant Carlisle. "Et ce bâtard blond était intéressé par un autre repas à Forks."

"Elle ne vit pas à Forks," déclara Carlisle d'un ton neutre. Elle ne l'avait jamais vraiment fait, Edward le savait. Carlisle et Charlie Swan étaient amis. Et Charlie s'inquiétait pour sa fille presque constamment.

"Non elle ne vit pas à Forks. Elle vit à Seattle. Et nous l'avons envoyé ailleurs."

"Aucune preuve que ce soit lui… Des gens disparaissent tout le temps."

"D'un appartement verrouillé dans un immeuble de trois étages?" Edward avait recueilli les informations des pensées de Carlisle.

Les épaules de Carlisle s'effondrèrent légèrement. "Il n'y a pas de preuve que c'était lui. On ne peut pas empêcher les nôtres de faire ce qu'ils font."

"Non mais lui c'est un monstre." Edward sourcilla. Il faudrait qu'il y ait un meilleur mot, quelque chose qui puisse le différencier lui, de ce salaud.

"Nous…"

"Pas de platitudes Carlisle. C'est différent et tu le sais. Tu n'es pas celui à avoir vu ce qu'il leur fait. Tu n'as pas à porter ça tout seul." Il prit la table sur laquelle Carlisle était appuyé et la jeta dans la pièce. Elle se brisa en mille morceaux et éclats de verre.

Carlisle baissa la tête. Combien je souhaiterai pouvoir porter ce fardeau, fils.

Edward se tourna brusquement. La plupart du temps il considérait Carlisle comme son père cependant c'était un titre avec lequel il était parfois en conflit. Aujourd'hui était certainement l'un de ces moments. "Je ne suis pas un petit garçon. Tu ne peux pas m'enseigner la façon dont fonctionne le monde. Tu ne peux pas me dire ce que je dois accepter. Nous sommes responsables de cela. Ne comprends-tu pas ça? Cette fille est vouée à souffrir pendant des semaines. Des semaines Carlisle… des semaines d'une vie humaine."

La mâchoire de son père était serrée. Edward vit le visage pâle et torturé de Charlie.

"Ça ne fait que vingt-quatre heures," dit Edward s'engouffrant dans la faille qu'il sentait dans l'armure de Carlisle, "Nous pouvons encore l'aider."

"Le pouvons-nous?" Carlisle leva la tête pour regarder Edward fixement. "Aucun de nous n'est bon pour la traque."

"Tu penses que la vie de cette fille, la fille de ton ami ne mérite pas qu'on fasse un effort?"

Carlisle flancha intérieurement mais son regard ne laissa rien paraitre. "Très bien." Il se leva, les bras croisés et lui fit face. "Et combien d'entre nous veux-tu sacrifier?"

A présent c'était Edward qui flanchait. "Quoi?"

"Tu as vu ses cicatrices. Je sais que tu comprends ce que ça signifie. Nous avons tous su ce que ça signifiait quand nous l'avons vu. Rien que de le voir notre instinct nous dit de combattre ou de le fuir."

Edward se détourna, regardant par la fenêtre. Son père continua. "Il est vieux. Je sais que tu l'as senti. Je sais que tu l'as vu. Peut-être plus vieux que moi. Et il a remporté toutes les batailles qu'il a menées. A nous cinq, oui nous le détruirons mais penses-tu vraiment qu'il n'en emportera pas au moins un de nous avec lui? Notre famille, toute notre famille n'a connu que la paix. Aucun de nous n'a jamais été un guerrier."

"J'irai seul, "déclara Edward.

Il fit un pas en avant que Carlisle ne s'interpose, posant une main sur son épaule. "Qui pensais-tu duper?"

Les lèvres d'Edward tressaillirent. Sa famille, sa petite famille étrange ne le laisserait jamais faire face à une si dangereuse créature seul. "Ce n'est pas juste de le laisser faire cela," murmura-t-il dans un souffle.

"Tu crois que c'est plus juste que nous soyons conscients de toute cette atrocité?" Carlisle lui frotta le dos, un geste vraiment humain.

Bien sûr, c'était ça plus que tout autre chose qui définissait Carlisle. Vraiment humain. Aimable, réfléchi et empathique. Humain. Il aurait dû être le premier à défendre la cause d'Edward mais il ne le faisait pas.

Et pour une bonne raison.

Edward se pinça l'arête du nez pour essayer de se calmer. C'était vrai. A chaque fait divers, chaque monstre humain qui faisait d'horribles choses à ses semblables ils pouvaient tous les arrêter. Plus particulièrement Edward avec l'aide de son don. Il pensa à la femme et à l'enfant dont il entendait parler de temps en temps aux informations. Ceux qui avaient été séquestrés dans une cave, violés et torturés pendant des années. Des victimes de trafic humain, forcés à une destinée horrible. Techniquement il pouvait errer dans le monde, en écoutant les preuves de l'existence de ces personnes dans les pensées des autres. Techniquement n'importe quel membre de sa famille pouvait passer sa vie à tuer ceux qui le méritaient. Leurs capacités uniques, ils pouvaient entendre de très loin, par exemple, leur donnaient tout le temps des indices de ce qu'il se passait de moche. Devaient-ils vraiment s'occuper de tout ça?

En réalité Edward avait déjà suivi cette voie. Et ça ne s'était pas bien terminé. Pas pour lui. Parce qu'il pouvait entendre leurs pensées quand ils mourraient. Aussi rapidement et efficacement qu'il les tuait, il capturait toujours ce qu'ils pensaient dans leurs derniers instants.

Celui qui avait dit que votre vie entière défilait devant vos yeux avant votre mort avait raison dans une certaine mesure. Pas chaque instant. Seulement les plus importants. Les meilleurs. Les moments d'amour et d'affection, les moments d'espoir et de triomphe. Les mots doux de mères aimantes, des souvenirs d'enfants en train de rire. Même le cœur le plus froid des plus méchants avaient de ces moments et Edward les entendaient alors que leur sang remplissait sa bouche, étanchait sa soif et faisait taire le prédateur.

"C'est l'un de nous," dit Edward. "Nous devons gérer ça nous-mêmes."

"Proposes-tu que nous en parlions aux Volturi alors?" demanda-t-il. Des souvenirs flashèrent dans sa tête. Quelquefois les Volturi n'étaient pas beaucoup mieux que ça…

Des sauvages? Des diables.

Les Volturi dans leurs moments de désœuvrement faisaient des choses horribles. Des siècles plus tard la mâchoire de Carlisle était encore serrée quand il en parlait. Pourtant ils appartenaient à la classe dirigeante, ceux qui rendaient la justice quand certains vampires déraillaient. Ils ne sourcilleraient pas aux actions de Jasper.

Edward serrait et desserrait ses poings, se sentant impuissant.

Carlisle s'avança, lui donnant plus d'espace. "T'es-tu déjà demandé si nous étions des mutants dans notre espèce? L'évolution naturelle? C'est dans notre nature de chasser, de tuer, de maintenir notre force avec leurs vies et que notre famille ne peut plus endurer cette culpabilité. Les autres ne voient les humains que comme une source de nourriture. Et quel respect peux-tu avoir pour quelque chose qui est bien moins que toi?"

"Se nourrir est un meurtre," dit Edward avec ironie. Il réfléchit un instant. Il savait que son père était en train d'essayer de le distraire avec une discussion philosophique. Après tout il n'y avait pas de façon facile de répondre à son malaise. La réponse était, comme toujours, que le monde n'était pas juste et qu'il ne pouvait pas mettre un terme aux horreurs des citoyens du monde, hommes ou vampires.

Il fallait qu'il apprenne à vivre avec ça. S'il ne le faisait pas, s'il se mettait à poursuivre ce diable et la fille innocente qu'il avait prise, il faudrait qu'il fasse – certainement – le sacrifice de sa famille ou de lui-même.

Après de longues minutes tendues Edward s'assit. Carlisle fit de même comme si la table qu'il avait détruite était toujours là.

"Si par nature notre espèce, les considère comme inférieurs, pourquoi c'est nous qui nous cachons?" dit Edward cédant à la tentative de son père de changer de sujet.

OOO

Aidez-moi. Aidez-moi? Quelqu'un, je vous en prie aidez-moi.

Bella ferma les yeux aussi fort qu'elle put ce qui était vraiment la chose la plus stupide à faire. Il faisait déjà très noir après tout.

Cependant ça l'aidait à se calmer. Elle n'avait pas choisi d'être prisonnière dans une obscurité absolue mais elle avait choisi de regarder l'intérieur de ses paupières.

C'était peut-être le dernier choix qui lui restait.

Elle respira par le nez et quand ses lèvres commencèrent à trembler, elle les serra en une ligne dure. Une larme passa sous ses paupières, laissant une trainée sur sa joue froide.

Il faisait tellement froid.

La pièce était très sombre et plus encore, trop silencieuse. Elle pouvait entendre le bruit de sa peau quand elle frottait ses jambes l'une contre l'autre pour essayer de se réchauffer. Le bruit de ses chaines, des chaines! raclant contre le sol froid et dur résonnait autour d'elle. Le bruit de sa respiration allant et venant, souvent en pointe de staccato était si fort que cela l'ennuyait. Elle pensait qu'elle pouvait même entendre son sang pulser à ses oreilles à chacun des battements de son cœur.

Ce qui l'inquiétait le plus c'est qu'elle n'entendait rien, ni les sons de l'extérieur, pas de circulation, pas de vent ni l'agitation des gens. Elle ne pouvait pas l'entendre se déplacer en haut.

Tout ce qu'elle savait c'est qu'elle était en bas. Dessous. Au sous-sol. Un sous-sol. Ils avaient conduit - longtemps. Elle était par terre dans une voiture et tout ce qu'elle avait pu voir avait été un peu de ciel. Quand ils s'étaient finalement arrêtés, c'était dans un garage attenant à une maison. Elle n'avait jamais vu l'extérieur. Il lui avait laissé un moment, pour se "rafraichir" dans une salle de bain somptueuse avant de l'entrainer dans un escalier, sa main serrée autour de son bras pour l'empêcher de se débattre. Elle n'avait rien vu de la pièce avant qu'il ferme la porte, la plongeant dans une noirceur d'encre.

Elle était enchainée. Les liens autour de ses poignets n'étaient pas assez serrés pour lui faire mal mais elle était attachée à une chaine métallique. Elle l'avait suivie pour trouver qu'elle était fixée à une boucle sur le sol, attachée comme un chien, par les poignets.

Il n'y avait rien autour d'elle. Rien sur quoi s'appuyer. Pas de source de confort. Pas moyen de profiter de sa position. Elle supposa qu'il fallait trouver un certain réconfort dans le fait qu'il avait retiré son bâillon et les liens autour de ses pieds. Elle pouvait se lever. Elle pouvait s'étirer. Elle pouvait crier pour qu'il revienne et qu'il la laisse sortir de cet enfer.

Maintenant, Bella était recroquevillée sur le sol, elle se faisait aussi petite que possible. Des heures étaient passées. Peut-être toute une journée. C'était difficile à dire. L'obscurité et le silence commençaient à l'atteindre. Elle pouvait pratiquement se sentir égarée et elle savait qu'elle ne pouvait pas laisser cela arriver.

Réfléchis. C'était la seule chance qu'elle avait de rester en vie

Non pas qu'il y ait eu beaucoup de chances qu'elle reste en vie.

Il n'y avait pas moyen qu'il l'ait prise pour demander une rançon. Tout d'abord, elle n'était personne. Elle n'avait pas d'argent. Sa mère était enseignante à la maternelle. Son père était chef de police dans une petite ville. En plus de tout cela, son ravisseur devait être riche. Sa voiture était spacieuse et impeccable. La maison, ce qu'elle en avait vu, était grande. Non. Il n'en avait pas après l'argent.

Cela laissait...

Bella fit taire cette ligne de réflexion rapidement. Il avait dit qu'il ne voulait pas cela. Ce qu'il lui avait fait dans son lit – coincé son corps avec le sien, envahir son espace personnel, était la limite de la manière dont il l'avait touché. Il avait passé tout le trajet à l'ignorer, au point qu'elle se demandait s'il se souvenait même de sa présence. Il avait chanté en conduisant, sa voix était un riche ténor, qu'elle aurait pu apprécier dans d'autres circonstances. Elle était encore vêtue des vêtements qu'elle avait mis pour aller au lit, pas un seul fil de travers.

Alors quoi? Que pourrait-il vouloir d'elle?

Quand elle était trop épuisée pour réfléchir, elle dormait. Elle se réveilla. Elle marcha. Elle cria pour que quelqu'un, n'importe qui l'entende. Et le temps passa.

Puis la porte s'ouvrit. Bella se leva sur ses pieds et trébucha, faible, affamée et désorientée. Il tourna un interrupteur et la lumière remplit la pièce. Bella siffla. Elle tomba sur ses fesses, levant ses mains enchainées vers sa tête ou le mal de crâne qui faisait rage depuis des heures ou des jours - qui sait? - s'intensifiait.

Il se mit à rire et le son l'aida à se concentrer. Elle se releva de nouveau, les yeux plissés à cause de la luminosité trop forte et aussi loin de lui que sa chaîne le permettrait. Il continuait à venir vers elle, lentement. Il portait quelque chose qu'elle ne pouvait pas voir, sa vision était floue. Ses jambes tremblaient trop, elle s'agenouilla sur le sol, sa tête s'inclina en attendant de voir ce qui se passerait.

"As-tu changé d'avis, mon ange?" Il repoussa une mèche de cheveux de son visage avec des doigts glacés. Son ton était tellement doux que c'en était obscène. "Il y a quelques heures tu as crié pour attirer mon attention."

C'était vrai. Elle avait pensé qu'elle l'aurait préféré à l'obscurité, à l'interminable interrogation. Mais l'avoir près d'elle, alors qu'il s'agenouillait à ses côtés, elle ne put s'empêcher d'être nerveuse. Il allait lui faire mal. Elle le savait, dans ses os.

Elle haleta quand il toucha l'arrière de sa tête. Elle pouvait sentir la force dans sa main. Allait-il lui écraser le crâne?

"Bois!" ordonna-t-il. Il leva un verre d'eau vers ses lèvres.

Bella envisagea de désobéir pour une fraction de seconde. Elle avait craint ce qu'il pourrait y avoir dans la boisson mais pourquoi la droguerait-il? Il était mortellement fort et elle était déjà attachée. Le verre ne sentait rien de spécial. En outre, vu comment elle était, elle risquait de mourir de soif aussi bien que d'autre chose.

Elle but.

"Lentement," avertit-il, lâchant sa tête pour lui caresser les cheveux.

Elle frémit, s'éloignant de l'eau froide et rafraîchissante.

"Bois!" ordonna-t-il à nouveau, saisissant l'arrière de sa tête, la forçant à retourner au verre qu'il tenait.

Elle but. Une partie coulait sur son menton. Elle tremblait trop pour garder l'eau dans sa bouche.

"Et voila, tu es une bonne fille. Pas si difficile, n'est-ce pas?" Il toucha ses cheveux à nouveau.

Bon chien, pensa Bella. Une étincelle de colère s'alluma dans son ventre, brillant au milieu de l'effroi et de la terreur.

Quand elle eut bu chaque goutte, il posa le verre et s'assit devant elle, les jambes croisées. Ses mouvements étaient anormalement gracieux. Il serait beau s'il n'était pas si effroyable. Il tombz dans l'immobilité alors qu'il la regardait fixement.

Plus cela durait, plus l'anxiété de Bella augmentait. Sa peau commença à démanger comme si elle était couverte de cafards. Elle se tordait intérieurement de dégoût. Bien que ses traits soient immobiles, il y avait une lueur dans ses yeux. Le battement de son cœur accéléra. La pointe de sa langue sortit comme s'il voulait la goûter.

"Qu'est-ce que tu veux de moi?" Les mots sortirent vite, à la hâte. Elle tremblait maintenant.

Il inclina la tête, son sourire s'amusait alors qu'il l'observait. "Je soupçonne que tu vas le comprendre bien assez tôt. Question suivante."

Bien qu'elle tremblait comme une feuille, elle leva les yeux vers les siens. Il sourit. "Je sais que tu as des questions." Il agita une main. "Demande."

Elle eut du mal à avaler la boule dans sa gorge. Outre les nerfs, un verre d'eau n'avait pas suffi à étancher sa soif. Son regard déclencha chaque alarme dans sa tête.

Les yeux. Ces yeux rouges et brillants.

"Qu'es-tu?" chuchota-t-elle.

Il se mit à rire, levant un coin de sa bouche. Il se pencha en avant et ses yeux étaient tout ce qu'elle pouvait voir. "Que penses-tu que je suis?"

Bella frémit et appuya sa langue contre son palais pour ne pas gémir. "Je ne sais rien à propos des mon…." Elle s'arrêta, ses yeux regardant vers lui puis au loin.

Comme rien d'autre ne vint, son sourire s'élargit. "Monstres? Tu penses que je ne suis pas humain?"

"Je sais que tu n'es pas humain," dit-elle, cette petite étincelle de colère poussait son ton à être condescendant. "Je ne suis pas une putain d'idiote. Tu es incroyablement rapide et fort. Ta peau est glacée et tu as sauté du troisième étage comme une putain de ballerine. Aucune de ces choses ne sont des caractéristiques humaines."

En disant cela à voix haute, elle comprit. Son souffle devient saccadé et elle recula, loin de lui.

Il n'était pas humain.

Elle commença à trembler si fort que ses dents claquèrent. Elle atteignit le bout de ses chaines et tira. Elle tira si fort qu'elle se blessa aux poignets.

Rapidement, comme un éclair, sa main s'élança et attrapa la chaîne. Elle pleura, luttant pour rester debout alors qu'il la tirait en avant. Tout le sang s'échappa de son visage alors qu'elle se retrouva trop près de lui.

Il fit claquer sa langue comme une mère qui désapprouve. "Attention, mon ange!" Il passa ses doigts sur la chaîne et toucha ses doigts.

Elle trembla, attrapa son regard. Ses doigts glissèrent sur sa main comme un serpent. Dans un autre mouvement trop rapide, les chaines à ses poignets tombèrent. Elles tombèrent au sol avec un claquement. Bella bondit. Elle était encore attachée mais maintenant par lui. Ses mains étaient enroulées autour de ses poignets, les tenant alors qu'elle se débattait comme avec la chaîne.

Ses yeux étaient encore sur elle, il leva ses mains - elle les serrait en poings maintenant, à ses lèvres. "Fais attention à ta peau, petite fille. Tu ne veux pas la déchirer." Il se pencha, respirant la peau de ses poignets. Il la regarda de nouveau, son sourire devenant cruel. "Au moins pas encore."

Un froid terrible descendit dans sa colonne vertébrale et un gémissement sortit du fond de sa gorge. Elle essaya de retirer ses mains mais il les tenait fort. Il tourna la tête et appuya ses lèvres sur ses poignets pour un baiser mouillé. "Non," murmura-t-elle, et elle baissa les yeux, attendant la douleur.

Rien ne se passa, et, en levant la tête, elle ouvrit les yeux. Elle regarda fixement. Il la regardait. Le coin de sa bouche levé dans un sourire sournois. "Dis-le," dit-il.

"Tu es un vampire." Elle pouvait difficilement croire ces mots même si elle les disait.

Son sourire était presque fier maintenant. "Tu es une fille intelligente. La plupart de mes… ah amis, n'ont jamais compris. Pas jusqu'à la première morsure de toute façon." Il lui montra des dents blanches parfaites.

Les yeux de Bella s'écarquillèrent. Elle eut un vertige et dut se battre pour ne pas s'effondrer et se rouler en une boule terrifiée à ses pieds.

"Tu as compris la réponse à ta première question, n'est-ce pas?" Il rit.

Et elle le savait.

Elle ne sortirait pas d'ici en vie.


Nous voudrions que Carlisle soit plus entreprenant … et ce Jasper est une autre sorte de monstre…