Inhuman Nature
Chapitre 8
Il ne lui avait pas parlé pendant cinq jours depuis qu'elle lui avait crié dessus. Il ne l'avait pas ramenée dans la cave. Il lui avait amené de la nourriture et ne l'avait pas forcée à la manger. Elle l'avait testé, elle n'avait pas mangé pendant deux jours. Et le troisième sa volonté avait cédé face aux délicieuses odeurs de ce qu'il avait apporté et elle mangea jusqu'à ce qu'elle pense que ça allait la rendre malade.
Elle savait qu'il la regardait pendant qu'elle dormait. Elle faisait ce cauchemar sur des yeux fixes mais quand elle se relevait en sursautant, effrayée dans son sommeil et regardait au coin de la chambre, le fauteuil était vide. Une nuit elle le tourna. Et quand elle se réveilla il était revenu face à elle.
C'était le cinquième soir avant que leur jeu du silence s'arrête. Il était là quand elle s'était réveillée, la regardant. Elle le fixa aussi. Son visage était illisible.
"Habille-toi. Douche-toi, si tu veux."
"Pourquoi?" demanda-t-elle, la voix rauque parce qu'elle venait de se réveiller.
"Excursion," dit-il et avant qu'elle puisse cligner des yeux il était parti.
Elle avait attendu pendant cinq jours qu'il réagisse à ce qu'elle lui avait dit. Quelque chose avait changé. C'était mauvais parce qu'elle ne pouvait pas dire s'il allait continuer à la torturer.
Etait-ce de la torture d'être maintenue dans une pièce avec un lit confortable, des couvertures chaudes, des repas délicieux et une étagère remplie de livres? Cinq jours de silence l'avaient laissée embrouillée, confuse et plus marquée que jamais.
Que pouvait-elle faire? Elle se doucha et mit les choses les plus simples qu'elle put trouver : jeans, pull doux - il avait dû couter cher. Il était vert et elle n'avait jamais rien porté d'aussi joli.
Puis il fut là à nouveau. Il posa la veste qu'il tenait sur le lit et recula. Quand elle lui demanda où ils allaient, il dit. "Dehors." Elle mit la veste et le suivit en bas - il ne fit aucun geste pour l'attraper - il traversèrent la maison et allèrent au garage où étaient rangées des voitures comme d'autres rangeraient des chevaux. Elle avait l'impression d'avancer vers sa mort.
Ils étaient dans un manoir au milieu de nulle part. Ce n'était pas aussi effrayant que ça aurait pu. Les gens construisaient des chalets dans les bois? A l'extérieur c'était bien éclairé mais quand ils s'éloignèrent il fallut des kilomètres pour voir d'autres maisons.
Il lui dit qu'il l'amenait quelque part où elle serait en sécurité. Bella ne le crut pas.
Il dit sa voix légère et facile : "Aucun humain ne peut espérer me tuer. Aucun groupe d'humain non plus. Si j'y suis obligé je peux tuer plusieurs humains en une seule seconde et je suis résistant aux balles, couteaux, tout ce que tu peux imaginer te servir contre moi.
Je ne vais pas vous menacer, ni toi ni les tiens. Je fais un constat. Si tu envoies des gens à ma poursuite tu peux prier pour ne pas qu'ils me trouvent. S'ils le font je serai forcé de réagir. Tu comprends?"
Elle le regarda, horrifiée. Il dut prendre cela pour une acceptation parce qu'il continua. "Nous avons parlé de notre instinct biologique. Bien que nous soyons plus forts que les humains, les vampires préfèrent rester hors de votre vue. Nous sommes contents d'être des créatures mythiques. En fait certains se sont évertués à créer ces mythes. Les histoires de vampires existent dans presque toutes les cultures mais tu auras beaucoup de mal à trouver quelqu'un qui croit que nous existons vraiment.
"Alors le problème que tu vas rencontrer est double. Dire à quelqu'un ce que je suis, c'est un risque insensé. Ensuite il y a la menace de la classe dirigeante des vampires. Dire à un humain ce que nous sommes est contre nos règles. S'ils le découvraient – oh oui – ils me détruiraient ou ils essaieraient. Mais ils te chercheraient aussi ainsi que ceux à qui tu l'as dit."
Et, il l'avait déjà dit à plusieurs reprises, aucun humain, peu importe combien il était fort ne pouvait espérer survivre contre un vampire. Bella cligna des yeux, écoutant tout cela mais sans plus y réfléchir. Sa tête était vide car elle n'arrivait pas à comprendre ce qui était en train de se passer.
Aux abords de la ville, il ralentit et conduisit un peu sur une route en terre. La nuit s'achevait et le cœur de Bella commença à battre. Quand il s'arrêta elle dut déglutir fort pour ne pas se mettre à pleurer.
Il s'approcha et saisit sa main d'une poigne de fer. Elle s'était débarrassée de sa veste des heures auparavant parce qu'il faisait chaud dans la voiture. Il repoussa son sweat sur son bras exposant son poignet et caressa la peau avec un contact respectueux.
Elle voulait retirer son bras de sa prise. Sa respiration devenait plus rapide et plus saccadée. Il avait menti en disant qu'il la laissait partir. Elle le savait. Elle allait mourir ce soir.
"Je sais que je ne devrais pas mais si c'est une consolation, ce sera la dernière chose que je te prendrai sans ta permission," déclara-t-il.
Elle cria à nouveau, un petit cri – quand il mordit dans sa chair. Elle ferma les yeux, son corps se détourna le plus possible de cette vision. Le pire n'était pas la douleur ni la brûlure incroyable autour de l'endroit de la morsure, c'était supportable. Le pire était de sentir sa vie être aspirée alors qu'elle s'asseyait sans défense. Son énergie continua à diminuer.
Il arrêta. Il s'éloigna avec un halètement sifflant comme s'il était à bout de souffle. Il frémit et gémit.
La sensation de brûlure empira en commençant à s'étendre à son bras. Avec un soupir il reposa ses lèvres sur son bras. Cette fois il ne mordit pas. Il suça? Il aspira le feu hors d'elle. Il soupira de nouveau et apaisa la peau avec sa langue. La brûlure, la douleur de la morsure, tout cela disparut en un instant.
Elle était toujours aussi loin de lui que possible, les lèvres serrées pour étouffer les gémissements qu'elle détestait faire au moins autant qu'elle le détestait lui. Elle frissonna à la sensation de ses lèvres glacées sur sa peau tendre. Un baiser, pensa-t-elle avec dégoût. Il l'avait embrassée là, il soupira une fois de plus et la libéra.
"Il y a une clairière par là et ensuite une route," dit-il en regardant face à lui. Sa voix était follement calme - plus que jamais - comme s'il ne venait pas de sucer son sang. "Prends à droite le long de la route. Il y a un poste de police à un pâté de maisons." Le bruit de déverrouillage des portières fit sursauter Bella. "Vas y, maintenant."
Elle ne bougea pas. Ses pensées défilaient à toute vitesse. Ce devait être un piège.
"Pourquoi?" demanda-t-elle quand il ne la regardait pas.
"Vas y." C'est tout ce qu'il dit.
Elle se leva, profitant des phares. Elle avança en titubant, choquée par la morsure de l'air froid sur son visage et bouleversée parce qu'il n'y avait aucune probabilité que cela se produise. Elle enveloppa ses bras autour d'elle, regardant par-dessus son épaule, se demandant quel putain de rebondissement c'était dans son jeu, attendant qu'il se jette sur elle ou quelque chose d'aussi odieux.
Il ne le fit pas. Les phares s'en allèrent. Elle atteignit la route saine et sauve. Ensuite le poste de police. Elle n'arrêta jamais de regarder par-dessus son épaule.
Environ seize heures et beaucoup de questions plus tard elle était dans une chambre d'hôtel avec ses parents. C'était l'après-midi mais les rideaux étaient tirés – elle ne pouvait pas supporter de regarder dehors. Elle était assise dans un fauteuil ses jambes posées sur un siège, ses bras enroulés autour d'elle et sa tête reposant sur ses genoux.
Du déjà-vu. Comment était-elle de nouveau là à regarder le mur alors que ses parents parlaient tranquillement? Elle serra les dents, essayant de ne pas fléchir quand sa mère passa ses doigts dans ses cheveux.
"Bella," déclara Renée de cette petite voix déchirante que Bella détestait. "Comment pouvons-nous savoir que faire pour t'aider si tu ne nous parles pas?"
Elle se balança dans le fauteuil, se demandant si un jour elle s'habituerait à cette sensation d'être submergée et effrayée. Ou était-ce préférable à la dernière fois? La dernière fois elle s'était réveillée passée à tabac et perdue et morte à l'intérieur. Elle avait été vide – le genre de vide qui fait mal sans fin. Elle s'était sentie moins qu'humaine – conquise puis vaincue.
Ça arrivait. Elle pouvait sentir l'obscurité désolée à l'horizon.
Son père s'agenouilla face à elle, essayant de capter son regard. Elle se détourna. Elle ne pouvait regarder personne.
"Si tu ne veux pas parler à la police est-ce que tu veux bien aller voir quelqu'un à l'hôpital?" lui demanda Charlie. "Ensuite si tu décides de porter plainte plus tard…"
"Non. "Elle secoua la tête un petit peu trop fort. Il lui semblait qu'elle ne pouvait pas contrôler ses réactions. "Non. Pas d'hôpital." Ne me touchez pas. Ne me touchez pas. "Ils ne trouveront rien d'accord?" Même ses meurtrissures d'il y a cinq jours avaient presque disparu.
"Donc on laisse tomber?" demanda Charlie, échouant à cacher sa frustration.
Bella rit. C'était un rire aigu presque maniaque. Elle leur avait dit à tous – la police, ses parents, tout le monde - elle avait été retenue par un homme mais à part ça elle ne dirait rien d'autre. Elle ferma les yeux mais une larme coula sur sa joue. "Oui il n'y a rien à faire."
"Bella…"
Elle se leva, incapable de les supporter davantage aussi près d'elle. "Je ne veux pas en parler d'accord?"
"D'accord. D'accord," dit Renée comme si elle s'adressait à un enfant de la maternelle qui faisait un caprice. "N'en parlons plus, nous allons dormir et ensuite…"
Bella regarda ses deux parents. "Puis?"
"Bon, où voudras-tu aller ma chérie?" demanda Renée. "Tu veux rentrer à la maison?"
Bella retomba sur le lit. Maison. Ce serait l'endroit où elle pourrait revoir ses yeux dans l'obscurité. Là où elle pourrait à nouveau voir Cynthia – la petite fille qui faisait confiance à sa nounou pour la protéger des monstres. Bella devrait se souvenir du connard qui marchait main dans la main avec la belle petite fille qui ne savait pas que ce genre de monstre existait.
"Je ne veux pas rentrer chez moi," dit-elle, vaincue. Son travail, son école, le peu d'amis qu'elle avait - la vie qu'elle avait construite à partir des cendres de ce qu'elle avait été à dix-sept ans avait disparu.
Ses parents semblaient soulagés. "Tu pourrais venir vivre avec Phil et moi."
"Tu aimes être sur la route avec lui," dit Bella.
"Je t'aime plus," répliqua sa mère.
Bella secoua la tête. "Chicago est trop bondé pour moi en ce moment." Sa tête était bruyante. Elle avait besoin de paix.
"Peut-être que Forks te fera du bien," dit Charlie comme s'il savait lire dans ses pensées.
"Parce que Washington lui a fait tellement de bien jusqu' à présent," cracha sa mère.
Bella ferma les yeux à nouveau lorsque ses parents débattirent des mérites de sa grande ville par rapport à sa petite ville. Elle était la seule dans la pièce qui savait que ça n'avait pas d'importance. La sécurité n'existait pas. Et il n'y en aurait plus jamais.
Edward
Il regardait Charlie Swan sortir de la chambre d'hôtel.
Il n'avait pas fallu longtemps pour retrouver Bella et ses parents. Ils avaient choisi un hôtel non loin du commissariat de police où Bella était arrivée. Edward avait passé les vingt-quatre dernières heures à rôder dans l'ombre pour essayer de glaner plus d'informations.
Elle était traumatisée. N'importe qui pouvait le voir mais elle était, comme Esmée l'avait promis, entière. Quand Charlie avait appelé Carlisle, c'était pour lui parler de ses observations sur le comportement de Bella. Carlisle avait confirmé ce que n'importe qui pouvait clairement voir. Il ne savait pas si la fille d'après la description de Charlie avait un problème. Il était plus probable qu'elle ait besoin d'une aide émotionnelle si elle n'était pas blessée physiquement.
Et, bien sûr, Charlie savait aussi bien que Carlisle qu'il n'y avait aucun moyen de forcer Bella à aller à l'hôpital. Ça ferait plus de mal que de bien. Être si impuissant n'allait pas bien avec Charlie. Curieusement, l'homme n'avait pas de pensées claires – pas suffisamment pour qu'Edward puisse les bien lire. Il connaissait quand même le sens de ses pensées. Il savait qu'il pouvait entendre la frustration dans sa voix mentale. Il voulait une cible. Il voulait protéger sa petite fille.
Il n'avait pas réalisé que sa petite fille, aussi traumatisée qu'elle soit, le protégeait.
A l'extérieur, Charlie expulsa en soufflant une partie de son énergie puis mit son portable à l'oreille. "Salut, Billy."
Edward fronça les sourcils par habitude. Billy Black - l'homme descendant des métamorphes. Ils étaient eux-mêmes dangereux. Il n'aimait pas l'idée qu'ils soient liés à cette fille de quelque façon que ce soit.
"Charlie. Comment ça se passe?" demanda Billy Black, le ton grave.
"Elle est..." grogna Charlie, en passant une main dans les cheveux tout en marchant. "Je ne sais pas. Elle est trop silencieuse et je ne sais pas quoi dire. J'essaie d'être son père, pas un flic mais elle complique les choses. Plus elle est silencieuse, moins on risque d'attraper ce fils de pute."
"C'est sacrément…. Je ne sais pas quoi dire."
"Ouais." Charlie s'arrêta de marcher. "Elle veut rentrer à la maison avec moi."
Edward avait entendu la conversation entre Bella et ses parents, il n'était donc pas surpris par la nouvelle. Cela le laissait perplexe. Edward savait très bien ce qui lui était arrivé quand elle avait dix-sept ans. Pauvre gamine qui vivait à peine depuis un mois avec son père quand une virée à Port Angeles avait mal tourné. Ce n'était pas surprenant que depuis elle ne soit pas retournée à Forks.
Qui savait ce qu'il y avait dans la tête sa fille mais il était content. Il pourrait mieux la protéger à Forks. Elle n'aurait pas à savoir qu'il était là. Elle ne devrait pas savoir qu'il y avait d'autres monstres. Que son père était associé à deux différents types de monstres. La fille ne dormirait plus jamais, la pauvre.
"C'est une bonne chose, Charlie," répondit Billy à son ami.
"Vraiment?"
"Tu ne veux pas qu'elle soit là?"
"Bien sûr que je veux qu'elle soit là. Je suis juste... je suis doué pour le côté physique. Comme la dernière fois..." Il déglutit fortement. "Comme la dernière fois. Je pouvais la porter quand elle ne pouvait pas marcher et je pouvais être là-bas à Phoenix pour l'aider avec la thérapie physique. Je pouvais l'aider à trouver des cours d'arts martiaux et de self-défense. Je pouvais faire toute cette partie. Mais qu'est-ce que je fais cette fois?"
Un long silence suivit. Edward serra les poings à ses côtés, se sentant tout aussi impuissant. Il n'avait pas pu attraper l'odeur de ce bâtard près de la fille.
"Je n'ai pas de mots," dit Billy. "Je suppose que tu verras bien."
"Ouais. Je suppose que oui." Il fit une pause. "Je ne la comprends pas en ce moment. Elle a passé ces cinq dernières années à être un défenseur. Elle a travaillé si dur pour s'assurer que ça n'arrive jamais à personne d'autre mais elle va laisse ce type s'en tirer comme ça, tout en sachant qu'il s'en prendra à quelqu'un d'autre?" L'homme frissonna. "Ou de nouveau à elle?"
Billy semblait mal à l'aise quand il parlait. "Tu es sûr que c'est ce qu'il s'est passé?"
"Quoi d'autre?" demanda Charlie, la voix rude. "Il ne l'a pas kidnappée pour obtenir une rançon, un gain politique ou autre chose. Qu'est-ce qu'un connard comme lui veut faire de plus avec une jolie fille? Elle dit qu'il l'a laissée partir, donc ce n'est pas un tueur en série et elle n'est pas sa première. Je le sens dans mes tripes. Alors, dis-moi. Pourquoi diable penses-tu qu'il la voulait? Pour jouer à la poupée?"
La fureur frappa Edward si fort que l'arbre contre lequel il était appuyé bougea. Il n'avait aucune idée si le bâtard blond l'avait blessée de cette façon. Certains vampires le faisaient. Il avait entendu dire que le sexe et le sang étaient l'ultime sommet.
Encore une autre chose étrange, il n'avait pas la possibilité de lire Bella, il ne pouvait pas glaner dans ses pensées où elle avait été et pourquoi le salaud blond l'avait laissée partir. Son esprit lui était silencieux, bien qu'il ait pu entendre à quel point elle était secouée au tremblement dans sa voix.
Y avait-il des niveaux de monstres? S'il l'avait violée, est-ce que ça en faisait un monstre pire que ce qu'il était déjà? Et si c'était le cas, y avait-il une punition pire que la mort qu'Edward avait prévue pour lui?
Edward supposait qu'il voulait croire qu'il y avait des niveaux de monstres. Est-ce que ça l'excusait pour ce qu'il était? Pour ce qu'il avait fait?
Eh bien, ce n'était pas grave. Son père ne l'avait pas laissé tomber mais il ne voulait pas faire cette erreur avec ce diable. Bien que cela doive attendre. Il protégerait d'abord la fille humaine. C'était un coup de chance qu'elle lui ait facilité la tâche.
Jasper
Les vampires étaient plus qu'humains. C'était un simple fait. Ils venaient des humains mais ils étaient plus. Mieux. Le sommet de l'évolution - des esprits parfaits, des corps parfaits. Ils étaient de parfaits chasseurs avec des dons superflus - une aura envoûtante qui attire les humains, une douce haleine qui embrouille leurs esprits. Pendant toutes leurs années sur la planète, les humains avaient atteint une plus longue durée de vie - cent ans, maintenant. Les vampires étaient immortels.
La petite fille humaine était différente. Elle n'était pas un vampire mais elle n'était pas vraiment humaine. Jasper avait tué beaucoup d'humains. Beaucoup. Personne n'avait été comme cette fille. Il y avait quelque chose dans la façon dont elle pouvait affaiblir son talent.
Au-delà de cela, elle était forte.
Ce n'était pas comme s'il pouvait blâmer les humains pour leur lâcheté. La force de caractère était un autre vice humain. Même si c'était au détriment de ceux dont ils avaient peur. Qu'y avait-il de si terrible à propos de la peur, surtout pour ceux qui avaient beaucoup à craindre? Pourtant, la force de caractère, la force de volonté, était présentée comme une sorte de marqueur de supériorité. Les humains pensaient trop pour des êtres dont la vie était finie en un clin d'œil.
Bien sûr, Jasper ne pouvait jamais renoncer à penser. Dans sa vie humaine, il avait été philosophe.
Il était vivant depuis longtemps… et seul depuis presque aussi longtemps. Ici et là, il avait eu quelqu'un. Plus récemment un triangle amoureux. Maria, une tête brûlée pour un vampire - engagée dans une guerre sans fin au sud. C'est elle qui lui avait donné le nom plus américain de Jasper. Et Peter - un de ses soldats. La beauté du garçon avait attrapé l'œil de Jasper parmi la foule des autres. Jamais personne n'est resté, ou, le plus souvent, il n'y a jamais eu personne avec qui il voulait rester.
Pour en faire une compagne. Et voilà une idée qu'il n'avait pas envisagée avant.
Les nouveau-nés étaient volatiles, quoique. Et physiquement forts. Plus forts que lui. Oh, il était plus intelligent qu'un imprévisible nouveau-né mais où était l'intérêt de l'humilier?
Non. Non.
Si ça devait marcher, elle ne devrait pas le détester. C'est pour ça qu'il l'avait laissée partir. Les humains étaient malléables. Tout ce qu'ils faisaient, c'était changer d'avis et il pourrait faire changer le sien. Il pensait qu'il faudrait du temps pour la convaincre qu'ils pourraient être amis.
Eh bien... Il avait le temps.
Pour l'instant on n'a pas vraiment d'indice sur ce que sera la suite,
des idées peut-être?
Merci de nous lire et pour vos commentaires!
