Inhuman Nature

Chapitre 12

C'est Esmée qui le retrouva dans les bois entourant leur maison. Elle s'accroupit à côté de lui et lui frotta le dos. Malgré la tâche déplaisante Edward sourit pour lui-même. Sa mère humaine avait fait de même pour lui une nuit ou deux quand il avait dépassé les bornes au bar. Mais c'était un petit réconfort - qui voulait que votre mère vous voit ainsi – mais maintenant?

Bon, il supposait que même les monstres pouvaient être réconfortés par le contact de leur mère. Ou n'était-ce que lui? Après tout Esmée était la raison pour laquelle il était vivant. Sans le bon cœur de sa mère il serait déjà mort depuis plus de cinquante ans. Il y avait des fois où il ne la remerciait pas pour ça mais actuellement il le faisait.

Il se releva et pencha la tête en direction de la forêt. Pas que ce qu'il avait expulsé sente le vomi mais la nourriture humaine ne sent pas bon pour les vampires mais peu importe.

"Tu as déjeuné avec Bella," dit Esmée. Son ton était égal mais il lisait assez facilement de la curiosité dans ses pensées.

"Je pense qu'elle a travaillé son courage pour me parler de ce qui lui est arrivé. La plupart du temps elle est tranquille ou si elle parle c'est pour me poser des questions me concernant." Il souffla mais sourit en se souvenant. "Elle aime écouter des histoires sur notre famille donc j'ai dû faire attention à ce que je lui raconte. Elle pense qu'Emmett ressemble plus à mon grand frère qu'à mon oncle."

Ça fit rire Esmée. "Vous êtes tous les deux des enfants turbulents. Plus destructeurs cependant. Et j'ai eu des enfants humains. Ce qui est un exploit."

Edward entendit la douleur dans les pensées d'Esmée et vit un aperçu de ses enfants humains qui s'était éloignés d'elle. Il posa sa main sur son bras. Elle sourit et ébouriffa ses cheveux. "Je pensais qu'admettre qu'elle était la victime la laisse vulnérable. C'est une grande partie d'elle qu'elle a donné à un parfait étranger. Alors elle essaie de brosser un portrait de toi, aplanissant le terrain avant de t'en donner davantage." Esmée secoua la tête. "Il n'est pas facile d'admettre que tu es une victime. C'est une honte incroyable."

Après cela Edward posa son bras autour de sa mère. "J'imagine qu'on n'a pas besoin de te le dire mais il n'y a pas de honte à avoir. Pour aucune de vous deux."

Elle sourit tristement. "Oui bon. Le psychisme humain n'est pas très rationnel pas vrai?" Elle fit un effort pour abandonner le sujet. "C'est mignon qu'elle veuille en savoir plus sur ta famille."

"Je lui ai aussi parlé de ma famille humaine," dit Edward en allant s'installer sur un rocher.

"C'est vrai?" demanda-t-elle calmement comme s'il ne pouvait pas entendre le choc que cela causait dans ses pensées. Il ne parlait jamais de sa famille humaine.

"Elle était curieuse de savoir comment j'avais fini avec un couple pas beaucoup plus âgé que moi comme parents adoptifs. C'est le moment où je l'ai vue le plus engagée et animée. Elle est si concernée par moi, mon bien-être émotionnel que le langage de son corps me parait plus clair et qu'elle me regarde directement. Droit dans les yeux."

En fait elle l'avait fait un peu trop longtemps. Les humains faisaient à l'occasion des commentaires sur la couleur de ses yeux en disant qu'elle était jolie. Il ne voyait pas quelle connexion pourrait être faite entre ses yeux dorés et ceux rouge sang ou noir de son ravisseur mais il craignait qu'elle le fasse.

Il laissa tomber, que pouvait-il y faire si elle faisait la connexion – il sourit. "Elle s'inquiète de comment je finis toujours par perdre mon déjeuner aussi souvent. Elle s'inquiète que je ne mange pas assez… l'hôpital qui se fiche de la charité, pas vrai? Alors je lui ai dit que je mangerais quelque chose si elle voulait."

Esmée arrêta net sa pensée suivante mais pas assez cependant pour qu'Edward ne puisse la saisir. Il tourna sa tête brusquement et plissa les yeux vers sa mère. Elle fit une moue et rigola. "Tu ne peux pas me blâmer pour mes observations Edward. Tu l'aimes bien."

"Je l'admire. Comment ne le pourrai-je pas? J'ai déjà vu de l'intérieur les pensées de quelqu'un de traumatisé. Je connais le chaos, la peur absolue. Je vois combien elle a peur. Sa vigilance est constante. Elle ne se détend jamais. Elle sait. Elle sait combien il est rapide et fort. Nous savons qu'une attaque pourrait arriver à n'importe quel moment et je suis presqu'heureux de ne pas pouvoir lire ses pensées. Je suis presqu'heureux de ne pas avoir à entendre ce qu'elle doit penser tout le temps."

Pourtant il était presque désespéré de pouvoir entendre ses pensées, de savoir s'il aidait ou s'il y avait autre chose qu'il pourrait dire. Il voulait savoir à quel point c'était grave ainsi il saurait vraiment comment l'aider.

Il regarda vers la forêt. "Malgré tout cela elle a encore de la place pour se concentrer sur moi et se préoccuper de mon bien-être. Oui, je trouve cela incroyable. Je l'aime bien mais pas de cette façon. Je ne sais même pas comment tu as pu penser à ça."

Au lieu de s'accroupir Esmée s'assit sur le rocher, laissant ses jambes pendre. "Je ne vois pas pourquoi ce serait une si mauvaise chose."

Edward rit sans aucune trace d'humour. "Ah non? Tu penses que c'est ce dont elle a besoin? Un autre monstre avec une attraction surnaturelle pour elle?"

Esmée nota qu'il n'avait pas rejeté toute possibilité d'attraction. Il fronça les sourcils, réfléchissant à ses propres mots. Mais avant qu'il puisse continuer elle dit : "Il n'y a rien d'anormal au sujet de l'attirance. C'est la chose la plus naturelle du monde."

"Mais enfin nous ne sommes pas de la même espèce!"

"Oh Edward…" Esmée sembla exaspérée avec lui, tout autant qu'il l'était avec elle. "Ce n'est pas comme de la bestialité."

Il la regarda bouche bée. "Mère!" dit-il, scandalisé.

Elle parut amusée. "Ce n'est pas comme s'il n'y avait pas eu de précédent. J'ai su que je voulais Carlisle quand j'étais humaine et c'était un vampire. Il y a eu une connexion entre nous dès le premier jour. Certaines choses existent simplement même si nous pensons qu'elles ne le devraient pas."

"Je ne suis pas…"

Elle fit un geste de la main pour l'interrompre. "Tu as été plus concentré sur cette fille que tu l'as été pour n'importe quel autre humain que tu ne pouvais pas sauver."

"Parce que nous sommes directement responsables."

"Il n'est pas de notre responsabilité d'assassiner un être mais nous avons déjà discuté de cela. Indépendamment de la façon dont ça a commencé, c'est ainsi à présent. Ce terrible problème lui est arrivé et tu le sais parce que ce Jasper a traversé notre territoire." Elle redressa la tête pour le regarder. "C'est si mal de penser qu'il pourrait en sortir quelque chose de beau?"

"Comment ça pourrait être possible?"

"Ce que tu fais pour elle est beau. Tu es là. Si nous n'avions pas été là, le démon aurait déjà fait ce qu'il fait. Et quand il l'a relâchée il n'y aurait eu plus personne. Elle a besoin de parler à quelqu'un, Edward ou elle n'a aucun espoir de rétablissement. Ensuite tu peux la comprendre mieux qu'aucun humain n'en est capable." Elle pinça ses lèvres, réfléchissant avant d'ajouter. "Et tu souris quand tu parles d'elle. Je ne t'ai jamais vu sourire de cette façon avant."

Il fronça les sourcils, voyant le reflet de son visage dans ses pensées quand il parlait de Bella. Il y avait bien un petit sourire mélancolique sur ses lèvres. Il secoua la tête. "Ce n'est pas grave, quel bien pourrait en sortir? Je suis un monstre."

Esmée haussa les épaules. "Il a fallu seize ans avant que je finisse par avoir l'homme de mes rêves. Enfin le vampire de mes rêves. Ce n'est pas une chose horrible d'espérer que quelque chose qui semble impossible permettra autre chose. La beauté, même l'idée de la beauté, vaut le coup même si c'est éphémère. "

"Ce n'est pas du tout ce qu'il se passe," déclara Edward d'un ton catégorique. C'était ridicule et il n'avait pas besoin d'Esmée pour mettre ces idées dans sa tête. Même s'il y avait un certain niveau d'attirance il ne devait certainement pas l'alimenter. Bella avait suffisamment traversé de choses. Ce qu'il souhaitait c'était pouvoir l'aider à arriver à oublier que les vampires existent. Tomber amoureux d'elle comme un lycéen était le contraire d'une chose merveilleuse.

"Il me semble que j'entends un troupeau d'élans," déclara Esmée en penchant la tête et lui donnant une porte de sortie. "On y va?"

Edward se prépara à courir. "Après toi."

Bella

Bella n'aimait pas le fils du meilleur ami de son père.

Quand son ami Billy Black venait à la maison, elle montait se cacher dans sa chambre. Cette fois Charlie avait évidemment essayé de la faire rester en bas en lui disant que Jacob était à la maison pour les vacances de printemps.

Elle avait un vague souvenir de Jacob Black. Il avait deux ans de moins qu'elle et elle se souvint de lui en train de trainer derrière elle et de ses deux sœurs plus âgées. Il avait été gentil ensuite mais elle ne l'aurait pas admis devant Rebecca et Rachel Black, elle avait aimé la façon dont il s'accrochait à sa main avec confiance. Il avait eu une conversation décente quand Bella avait dix sept ans et était nouvellement arrivée à Forks mais ils n'avaient pas vraiment eu l'occasion de se connaitre. Il semblait cependant être quelqu'un de doux.

Il ne l'était plus autant. Pour apaiser son père elle avait décidé d'accueillir au moins ses invités. Quand elle lui fit un petit signe de main depuis l'escalier, ses lèvres s'était pincées de dégoût.

Pendant le repas il avait continué à regarder autour de lui comme s'il essayait de trouver la source de cette mauvaise odeur. Bella renifla, elle sentait l'odeur du poisson mais c'était évident. C'était l'heure du repas et leurs deux pères étaient des pêcheurs.

Bella s'excusa de ne pas se mettre à table avec Jacob. Elle resta un long moment dans la salle de bain et quand elle redescendit elle s'occupa de la vaisselle. Charlie et Billy allèrent dans le salon pour le match. Et Jacob resta à table en l'observant.

Malgré le nombre de fois où Bella se répétait qu'il n'était pas dangereux – qu'il n'allait pas l'attaquer dans la cuisine avec son père dans l'autre pièce – elle se mit à trembler. Essayant de s'en aller aussi nonchalamment que possible, elle prit le plus gros couteau bien aiguisé et le posa où il lui serait facile de l'attraper. Tout en faisant la vaisselle cette impression lui revenait toujours.

"Tu as passé du temps avec l'un des Cullen."

Bella sursauta quand Jacob se décida à parler. Son cœur se mit à battre de façon incontrôlable. Elle déglutit et gardant une main sur le comptoir et sur le couteau, elle se tourna.

Il s'était rapproché. Pas assez près pour l'attraper mais ce ne serait pas vraiment difficile. Bella l'évalua. Jacob était gigantesque et ça la rendit nerveuse. Il était bien musclé et ses yeux étaient aiguisés. Il s'était levé de la table et s'était approché sans qu'elle l'entende. Elle pourrait quand même le battre. L'autodéfense n'était pas une question de taille ou de muscles après tout… et ce n'était pas un vampire. Il était humain.

Elle pouvait affronter un être humain.

Soudainement elle se rappela de sa question. "Quoi?" demanda-t-elle, déconcertée.

"Edward Cullen," dit-il.

Bella plissa le front. "Comment le sais-tu?"

Pour la première fois, le regard acéré quitta son visage. Il pass a une main dans les cheveux, il avait l'air penaud et ressemblait beaucoup plus au petit garçon dont elle se souvenait. "Euh… des ragots!?"

Putain de stupide petite ville! Bella prit une respiration tremblante. Elle n'aimait pas penser quel genre de ragots elle avait généré. Elle espérait vraiment qu'Edward n'allait pas avoir de problèmes du fait d'être son ami. Elle prit un torchon. Ce qu'elle voulait par-dessus tout c'était d'être déjà en haut, loin de ce type. "En quoi ça te regarde, de toute façon?"

"Je suppose que ça ne me regarde pas. C'est juste... ce n'est pas un bon ami."

Le sang de Bella se refroidit. "Pourquoi?"

"Il a une réputation."

Bella se moqua, tordant les mains sur le torchon. Son pouls devenait trop filant. "Tu veux dire qu'il était un enfant à problèmes? Je sais tout ça. Il ne vivait même pas ici à l'époque."

"Pas ça. C'est juste... pas un bon ami pour toi."

Ces mots l'irritaient et la terrifiaient. "Donc tu le connais?" demanda-t-elle, sa voix plus tremblante qu'elle aurait aimé. "Tu l'as rencontré?"

Écouter les avertissements des autres, au moins les garder à l'esprit, c'était quelque chose qu'on lui avait appris dans ses cours d'autodéfense. Cependant, ce type n'était pas son ami. Il ne la connaissait pas. Ça pourrait être Jacob qui était bizarre, un connard possessif.

"Je ne l'ai pas rencontré mais..."

"Alors peut-être que tu ne devrais pas te balader en répétant l'opinion des autres quand tu ne sais rien de lui." Bella jeta le torchon et fila en haut. Elle arriva juste à temps dans sa chambre. Ses jambes lâchèrent et elle descendit contre la porte, tout en tremblant fort.

Elle était essoufflée et elle lutta pour retenir ses larmes. Ça ne fonctionna pas. Elle pleura doucement dans ses mains.

Jusque-là elle n'avait pas réalisé à quel point Edward comptait pour elle. Pendant le dernier mois, les déjeuners avec lui étaient la seule chose qu'elle attendait avec impatience. Elle aimait l'entendre parler de sa famille. Il était évident qu'il les aimait beaucoup. Elle commença à penser que ce serait bien d'avoir une vraie conversation avec lui. Une conversation normale où elle pourrait discuter de quelque chose, comme les livres qu'il aimait lire - des livres qui n'étaient pas des livres de vampires - et elle pourrait enchaîner plus de quelques phrases ensemble.

Bella détestait Jacob Black pour avoir semé le doute dans sa tête. Elle n'avait pas ausssi peur quand elle était avec Edward. Ou encore elle n'avait pas seulement peur. Pourtant, même si Jacob ne faisait que répéter ce qu'il avait entendu de quelqu'un d'autre, cela signifiait que quelqu'un dans cette ville - ou peut-être dans la réserve - savait quelque chose de peu flatteur à son sujet.

Edward

Edward n'avait pas besoin de lire les pensées de Carlisle pour savoir quels seraient les prochains mots qui sortiraient de sa bouche.

"Sam a demandé une réunion à la ligne de traité." Toute la famille était réunie, attendant le retour d'Edward. Il hocha la tête. "Je m'en doutais. J'ai senti l'odeur de Jacob Black quand j'ai patrouillé chez Bella."

Rosalie semblait nerveuse et irritée. "S'ils veulent s'attirer des ennuis, laissons-les s'occuper de Bella. Ils savent que les vampires existent, après tout. Ils peuvent faire ce que tu fais, Edward."

"Non," dit-il franchement. Il n'aimait pas l'idée que d'autres monstres soient autour de Bella, surtout ceux qui peuvent devenir hors de contrôle.

Quatre des membres de la tribu des Quileute étaient des métamorphes-loups. Jacob Black était le plus évident puisqu'il descendait directement des anciens chefs. Sam Uley, cependant, était le meneur, après avoir été le premier à se métamorphoser et il était le plus âgé. Il était également leur chef parce que Jacob avait choisi d'aller à l'université l'année après qu'il ait changé mais pour le moment il semblait qu'il soit à la maison.

"Je ne vois aucune raison qui nous empêcherait de nous entendre," dit Carlisle. "Voyons voir ce qu'ils nous veulent."

Ils partirent.

A la ligne de traité, les formes de quatre énormes loups étaient clairement visibles. Edward lutta pour ne pas rouler les yeux. Bien sûr. Même après trois ans de voisinage, ils ne faisaient pas assez confiance aux Cullen pour rester sous leur forme humaine. Edward avait toujours trouvé ça risible, vu qu'ils devaient compter sur lui pour traduire.

Chacun du côté de sa ligne salua les autres d'un signe de tête. Sam s'avança.

"Ils veulent savoir pourquoi mon odeur est autour de la maison de Bella," dit Edward, sans surprise.

Carlisle le regarda lui donnant le feu vert pour raconter toute l'histoire et Edward acquiesça d'un signe de tête. Il pouvait entendre les pensées de Sam - se poser des questions sur leur dynamique et pas pour la première fois. Il ne comprenait pas pourquoi Edward, le plus jeune d'entre eux, était le second commandant du clan Cullen.

Le pack se le demandait aussi. Et la réponse aurait dû être évidente. Le don d'Edward lui donnaient un aperçu d'ensemble et ainsi il était plus à même que les autres de décider. Emmett était heureux de suivre leur exemple. Rosalie savait très bien qu'elle était aussi trop insolente dans ce genre de conversations et Esmée? C'était la plus gentille de toutes. Bien que malheur au premier être qui menaçait sa famille! Edward pensait qu'elle pourrait être la plus mortelle si on la poussait.

Carlisle dit : "La personne qui a kidnappé Bella Swan était un vampire."

Instantanément, les loups se déplacèrent, montrant leurs crocs et leurs muscles. Edward pouvait entendre leur surprise. Ils n'avaient même pas envisagé cette possibilité.

Carlisle leva les mains dans un mouvement apaisant. "Pas un de nos amis, inutile de le dire. C'est pourquoi mon fils a gardé un œil attentif sur sa maison."

Sam leva la tête et Edward tiqua. "Il dit qu'il y a une semaine ou deux, ils ont senti l'odeur d'un autre vampire. Il a contourné la ligne du traité, alors ils ont supposé qu'on l'avait prévenu." Edward se tourna vers Sam. "Tu m'y emmèneras? Vers où est son odeur, pour que je puisse voir si c'était la même?"

Sam se tourna vers Jacob puis vers les autres, Paul et Jared.

"Ils te laisseront traverser à une condition : que tu y ailles seul," dit Edward à Carlisle.

"Non!" répondirent Rosalie et Esmée. Emmett ricana.

Edward secoua la tête. "C'est bon." Il regarda chacun des loups dans les yeux. "Carlisle n'a rien à craindre. Nous avons le même but : protéger Bella Swan."

Il pouvait entendre leur mécontentement et leur incrédulité à cette idée. Déjà, ils inventaient des histoires dans leur tête. Ils ne pouvaient pas comprendre qu'un vampire veuille protéger quelqu'un, ils pensaient que c'était territorial. Mais eux aussi voulaient savoir et ils faisaient confiance à Carlisle à contrecœur. L'homme était constamment entouré de sang humain, après tout.

Une heure plus tard, Carlisle était à la maison avec une réponse définitive à la question qui avait tourmenté Edward depuis l'improbable retour de Bella.

"C'est son odeur. Il rôde dans les parages."

Le démon était revenu pour son prix. Edward serra les poings. Sa bouche était remplie de venin. Pas de soif mais de faim. La faim d'un combat.

Il allait démolir le démon à mains nues.


Et oui … Jasper rôde…

A vous …