Inhuman Nature
Chapitre 14
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Edward
Il regarda sa famille – rassemblée autour de la table de la salle à manger qui n'avait jamais servi – et commença sa plaidoirie. Il regarda son père. "Je sais que tu es réticent à t'engager là-dedans avant mais maintenant c'est différent, pas vrai?"
Sa bouche se serra en une ligne fine, Carlisle hocha la tête. "Oui. Tu sais parfaitement bien que ce n'est pas que je veuille que du mal soit fait à Bella. Nous ne pouvions rien faire, Jasper est dangereux." Il leva la tête et Edward considéra ses pensées évaluer la situation pour la millionième fois. " A présent cependant nous avons un avantage : quelque chose à faire plutôt que courir après lui alors que nous n'étions pas préparés. S'il s'approche de notre territoire, quelque chose pourra peut-être être fait. Une sorte de piège?"
"Tu crois qu'il ne va pas comprendre qu'on le pourchasse?" demanda Rosalie.
"Nous ferons très attention chérie," dit Emmett. "Nous ne pouvons pas laisser ce gars continuer à rôder alentour. S'il arrive de nouveau jusqu'à Bella cette fois-ci ça sera réellement notre faute." Il fit un petit sourire. "De plus j'ai cet étrange sentiment qu'Edward serait inconsolable si quelque chose lui arrivait." Il tendit le bras pour ébouriffer les cheveux d'Edward.
Edward s'éloigna d'Emmett. Il était trop en colère pour avoir envie de jouer. Il avait besoin que sa famille soit avec lui. "C'est une menace que nous devons neutraliser. Il faut juste que je sache si vous êtes avec moi ou non."
Esmée se pencha, le visage soucieux. "Je ne peux pas dire que j'aime ça." Elle prit une profonde inspiration – une habitude qu'elle avait, bien qu'elle sache que ça ne lui servait à rien. "Mais je n'ai pas à aimer. S'il rôde sur notre territoire, il est aussi dangereux pour nous. Et l'idée qu'il puisse à nouveau poser ses mains sur Bella après ce qu'il lui a déjà fait…" Elle frissonna.
"Mais il faut que tu me promettes quelque chose Edward." Carlisle s'appuya sur la table. "Il faut que tu sois intelligent. Nous avons besoin d'avoir des informations pour faire les bons choix et tu n'es pas le mieux placé pour obtenir ces informations."
"Pourtant c'est moi qui ait la plus grande capacité dans ma tête?" dit-il, en lisant ses pensées.
Les lèvres de son père se relevèrent. "Bon. Je n'ai rien dit." Son expression s'adoucit. "Pas besoin d'être télépathe pour savoir ce que tu ressens à propos de Jasper, Edward. Notre rage est puissante si nous sommes provoqués. Ça nous rend aveugles. Je ne veux pas voir cette rage te tuer."
"Je ferai attention."
Jasper
Ce qu'il y avait de bien avec l'immortalité c'est que ça donnait beaucoup de patience. Pas besoin d'être impatient, après tout. Il ne redeviendrait pas jeune pas plus qu'il ne vieillirait.
Ainsi la fille, exprès ou autrement s'était entourée d'êtres surnaturels. Il y avait des loups dans le nord. N'était-ce pas un changement intéressant? Et puis il y avait cet étrange clan.
Si Bella n'était pas consciente qu'ils étaient des vampires, eux la connaissait et par extension ils le connaissaient. Il avait senti leurs odeurs mais ce qui était particulièrement plus étrange, celle du plus jeune. Jasper savait reconnaitre un périmètre quand il en voyait un – ou le sentir dans ce cas. Les Cullen, ou au moins le plus jeune d'entre eux, veillait sur Bella.
Très intéressant.
Les loups et les vampires ne sont pas amis, Jasper pouvait le dire en voyant combien leurs territoires étaient distincts. L'un ne chevauchait pas sur l'autre. Sauf à un endroit à la frontière de leurs territoires. Une rencontre s'était tenue là et récemment. Ce n'était pas une surprise qu'après cette découverte, le territoire des loups soit bien mieux défini. Ils patrouillaient.
Très intéressant en effet.
Jasper était beaucoup de choses mais pas suicidaire. Avec un peu de stratégie il serait capable de défaire les cinq membres du clan Cullen mais ça lui demanderait beaucoup de temps. Et avec les loups il n'avait même pas une chance.
Les humains quant à eux étaient impatients. Leurs vies étaient bien définies donc ils ne pouvaient pas se permettre d'attendre. La petite ville de Forks ne pourrait pas avoir une femme comme Bella Swan pour toujours. Alors il n'y avait plus qu'à attendre qu'elle parte.
Encore une fois c'était un avantage d'être vampire. Jasper était infatigable. Il avait fait de nombreux voyages entre Forks et Seattle, testant les défauts dans leurs défenses.
Sur une intuition il avait passé quelques semaines à retrouver la petite fille que Bella avait si bien protégée le jour où il les avait rencontrées. Cynthia. On pouvait faire confiance aux humains pour être nostalgiques, spécialement quand il s'agissait d'enfants. Il parierait que Bella voudrait voir la fillette tôt ou tard.
Et cette théorie s'avéra juste.
Il passa près de la maison de la petite fille et l'entendit bavarder avec excitation. "Tu penses que Bella va rester? Elle pourra s'occuper de moi à nouveau?"
La mère de Cynthia soupira. "Viens là chérie. Parlons une minute."
Il y eut du bruit alors que la petite fille allait avec sa mère. Ensuite la femme parla à nouveau. "Tu te souviens la dernière fois que nous sommes allées voir tante Alice?"
"Dans son hôpital spécial?"
"Oui. Souviens-toi qu'elle était un peu différente parce qu'un vilain monsieur lui avait fait de vilaines choses?"
"Elle était drôle. Un peu folle on aurait dit," expliqua Cynthia avec tristesse.
"Oui. Exactement. Bella n'est pas tante Alice mais une personne lui a fait du mal. Quelquefois quand de mauvaises choses arrivent à de bonnes personnes ça leur fait plus de mal à leur tête qu'à leur corps. Et ça leur fait mal différemment. Bella est en train de travailler très dur pour aller mieux mais elle ne va pas encore suffisamment bien pour s'occuper de toi. Son travail pour l'instant est d'aller mieux. Tu comprends?"
Jasper put sentir le chagrin s'écouler de la fillette. Il repassa le temps qu'il avait passé avec Bella.
Ce n'était pas faux – ce qu'avait dit la mère de Cynthia. Jasper n'avait jamais nié avoir fait une mauvaise chose. Il avait fait beaucoup de mauvaises choses. Il reconnaissait ce que c'était selon les standards humains.
Le problème était que les humains n'avaient pas l'esprit large. Oui il comprenait que quand il tuait des humains, ils souffraient. C'était le point principal. Leur souffrance était le prix qu'il s'infligeait à lui-même. Il ressentait leur souffrance - sentait l'agonie déchirante de chacune de ses victimes.
Mais c'était une douleur temporaire. Deux semaines n'étaient rien comparées à même la durée d'une vie humaine. Pour sa défense il n'avait jamais eu l'intention de laisser survivre l'un d'entre eux pour qu'il ait à subir les répercussions durables d'avoir soigneusement disséqué leur psychisme. Ils souffraient, donnaient leur secret, se donnaient eux- mêmes et ensuite ils se reposaient. La plupart des gens seraient oubliés dans quelques générations. Aucun détail de ses victimes ne s'effacerait jamais de sa mémoire immortelle.
Bella était une anomalie mais de toute façon ils ne lui accordaient pas assez de crédit. Elle était forte et maintenant il avait l'occasion de lui montrer qu'il ne lui voulait aucun mal. Plus jamais.
"Maman?" La voix de Cynthia était tremblante, ses émotions tristes et elle était inquiète.
"Oui?"
"Est-ce que Bella va disparaitre comme Ttante Alice?"
Sa mère soupira. "Je ne le pense pas. Quelquefois, chérie, plusieurs choses peuvent arriver à une même personne."
"Ce n'est pas juste."
"Non, ce n'est pas du tout juste."
Les humains étaient vraiment étranges. La justice était une idée totalement fictive. Le monde naturel n'est jamais juste et ne le serait jamais. Pour inventer ce concept, l'histoire des humains n'avait jamais été juste non plus. Depuis le fond des âges, aucune personne ni aucun animal n'était exempt de souffrance.
Pourtant les humains continuaient à se plaindre que ce manque de justice dans le monde était une mauvaise chose. Ce n'était ni bon ni mauvais. C'était ainsi. Ce serait comme de pleurnicher parce que le ciel n'était pas vert, le monde ne pouvait pas être différent de ce qu'il était.
Comment se sentiraient les humains si les vampires – bien plus haut dans la chaine alimentaire – les gardaient pour être abattus et s'en nourrir? Il savait par l'odeur de leur sang que Cynthia et sa mère mangeaient de la viande. Peut-être que les humains pourraient parler de justice aux vaches et aux poulets…?
Etait-il juste qu'il puisse ressentir tout ce que sa proie ressentait? Il était ainsi fait après tout. Sa faim ne pouvait être éteinte que par une seule chose : le sang. Ce n'était pas de sa faute. Il ne devrait pas à avoir à se sentir plus coupable de prendre ce dont il avait besoin que les humains qui avaient besoin de protéines.
Jasper fut frappé par une vague de désir. L'idée que Bella puisse être un bon vampire lui avait traversé l'esprit, il avait désiré cet avenir qu'il pouvait déceler à sa portée. A quoi servait-il d'être un bon philosophe s'il n'y avait personne pour en discuter?
Pas vraiment idéal pour une connexion amicale, les méthodes de Jasper avaient un aspect inattendu. Il avait appris de Bella qui elle était vraiment et une attraction s'était développée en lui. Et ça n'aurait pas été possible s'il n'avait pas fait ce qu'il avait fait.
Elle était intelligente et forte. Elle arriverait à voir les choses à sa façon si elle avait une chance de dépasser la peur incompréhensible qu'elle avait de lui. Après tout pour l'instant elle était humaine. Il savait combien l'esprit des humains est fragile même ceux qui étaient forts comme Bella. Il faudrait qu'il fasse les choses très lentement.
Bon. Il avait tout le temps et il n'avait rien fait ces derniers mois sinon passer tous les scénarios possibles. Il était prêt à commencer.
Bella
Elle dut s'arrêter cinq fois sur le chemin de Seattle, trop tremblante pour conduire.
Ce n'est pas qu'elle pensait que Forks était plus sûr. C'était juste qu'on ne pouvait sursauter à cause des mêmes ombres autant de fois.
Elle était habituée aux arbres de Forks, aux ruelles. Les quatre heures de route pour Seattle? Elle n'était pas habituée à tout ça.
Était-ce une bénédiction ou une malédiction que la limite de vitesse sur l'autoroute lui ait permis d'admirer le paysage? Elle pouvait voir le paysage - Jasper - ou un autre monstre - pourrait être n'importe où, elle voulait scruter partout en même temps. C'était épuisant et terrifiant.
Elle s'arrêta pour la cinquième fois dans un quartier résidentiel près du centre-ville de Seattle. Elle reposa la tête contre le volant, essayant de respirer profondément.
Pourquoi, pourquoi, pourquoi était-elle si têtue? Cynthia avait appelé et pour une fois, Bella avait répondu au téléphone. La petite fille avait été si gentille quand elle avait supplié Bella de venir la voir. Comment aurait-elle pu refuser?
Charlie avait voulu prendre sa journée pour l'amener mais elle avait refusé son aide. En partie, elle voulait croire qu'elle n'était pas l'épave totale qu'elle était. Mais surtout, elle voulait donner une pause à Charlie. Son père avait passé ses journées à s'inquiéter pour elle et rentrait à la maison pour s'occuper d'elle tous les soirs, même si ça signifiait qu'il était dans la maison pendant qu'elle se cachait à l'étage. Avant que tout ça ne commence il avait une copine. Bella ne savait même plus si c'était vrai.
Elle avait donc décidé d'y aller seule et elle devrait y retourner seule, parce que l'idée de rester quelque part ailleurs n'était pas une option. Tout d'abord, elle allait faire des cauchemars ce soir. C'était un simple fait elle avait été tellement stressée. Deuxièmement, rien que de penser à cette situation, la faisait paniquer alors ne parlons d'y être.
C'était encore une autre raison pour laquelle elle aurait dû laisser son père la conduire ici. Ou l'enfer, peut-être qu'Edward aurait été prêt à le faire. Quoi qu'il en soit, si elle conduisait, elle devait être lucide. Pas d'anti-dépresseurs pour elle. Ils l'assommaient et les autres la fatiguaient et la rendaient dingue.
En essuyant les larmes en excès, Bella remit le pick-up en marche.
Ça s'était mieux passé qu'elle ne le pensait. Elle s'était préparée, autant qu'on pouvait se préparer à un désastre total. Elle n'était plus la même que celle que Cynthia avait connu. Mais il y avait une raison pour laquelle Bella préférait les enfants aux adultes. Ils s'adaptaient.
En plus, elle trouvait qu'elle pouvait accepter un câlin de Cynthia. Elle s'agrippait à Bella, serrant aussi fort que ses bras de petite fille lui permettaient de le faire. C'était si bon d'être enlacée que Bella en aurait presque pleuré.
Cynthia lui posa quelques questions ordinaires sur la gravité de sa blessure à la tête. Bella lui raconta quelques trucs simples et Cynthia dit que le fait de savoir que quelqu'un avait blessé Bella lui faisait mal au cœur.
Et c'était tout. Cynthia joua avec elle comme si rien d'autre ne s'était passé. Elle se mit à raconter certains choses que Bella avait raté, montré ses nouveaux jouets et lancé un jeu de Hippos Gloutons que sa mère avait trouvé dans une brocante. Elle était patiente quand Bella bégayait et s'était empressée de l'embrasser quand elle tressaillait.
Mis à part quand elle était avec Edward, c'était là que Bella avait été la plus détendue depuis des mois. Pas que ça signifie beaucoup pour Bella. Elle était encore tendue mais pas autant que d'habitude. Au moins Cynthia fut d'accord pour rester à l'intérieur. Bella continua à surveiller les bois qui bordaient tout le quartier.
Deux après qu'elle soit arrivée Mme Brandon était revenue après un coup de fil. Elle avait cette expression dans les yeux. Ce regard de-maman-qui-va-briser-les-cœurs. "Je suis désolée, les filles. C'était le travail. Il y a une urgence et je dois vraiment y aller." Elle regarda Bella. "Je dois partir maintenant si je veux que mon amie garde Cynthia."
"Non, maman," pleurnicha Cynthia. "Bella vient d'arriver!"
"Je sais, chérie. J'ai vraiment essayé de ne pas y aller."
"Mais Bella peut s'occuper de moi. Elle va bien, tu vois?" Cynthia tira sur la main de Bella. "Dis à maman que ton cerveau va bien aujourd'hui."
Bella grimaça. "Oh, mon cœur. Si tu veux savoir la vérité, je suis vraiment, vraiment fatiguée."
Le visage de Cynthia s'illumina. "On peut faire une sieste."
"Cynthia Alice," dit sévèrement sa mère. "Bella doit rentrer chez elle. Souviens-toi de ce dont on a parlé."
Cynthia eut l'air triste. Quand Bella s'agenouilla près d'elle, elle embrassa sa tête. "Penses-tu que plein de baisers peuvent te faire aller mieux?"
Bella soupira, son cœur en loque. "J'aimerai vraiment que ça marche comme ça."
Alors qu'elles se préparaient toutes à partir, Bella essaya toutes les astuces qu'elle connaissait pour se calmer et se préparer mentalement à la perspective épuisante de retourner à Forks. Peut-être que si elle mettait la radio assez fort...
Mais déjà, l'anxiété commençait à ramper sur sa peau, le long de sa colonne vertébrale et s'agiter dans son intestin. Elle se frotta la nuque, son visage devenant moite.
Mme Brandon ouvrit la porte et la terreur s'infiltra jusqu'au cœur de Bella. Elle courut en avant, claquant la porte. "Attendez!"
Cynthia et sa mère la regardèrent fixement. "Qu'y-a-t-il?" demanda la femme plus âgée.
"Je..." Bella secoua la tête, ayant des difficultés de parler. "Je ne sais pas. Je..." Elle déglutit plusieurs fois. "Je suis désolée. C'est de ma faute. Je suis désolée."
"C'est bon, Bella. Nous comprenons." Cynthia jeta ses bras autour de la taille de Bella.
Bella ferma les yeux et laissa sa main reposer sur les cheveux doux de l'enfant. Elle flippait pour rien.
Elles rouvrirent la porte et Bella scruta les alentours. Le quartier était trop calme. Elle enveloppa ses bras autour de ses épaules.
"Bella, ça va aller?" demanda Mme Brandon. "Dois-je appeler quelqu'un?" Elle tendit la main pour toucher l'épaule de Bella.
C'était une erreur. Bella flancha et recula. "Non. Je... Je suis désolée," dit-elle. Elle commençait à avoir des vertiges.
"Ouais. Ça va… aller… je suis désolée." Elle trébucha vers son pick-up.
"As-tu besoin….?"
"Il faut que..." Elle fit un geste impuissant vers le pick-up. "Je vais bien. Vous pouvez partir. Je vais bien. Je dois m'asseoir une minute. C'est tout."
Elles l'observèrent pendant un instant, anxieuses toutes les deux avant que la mère de Cynthia ne commence à partir vers leur voiture.
Soulagée, Bella courut vers son pick-up.
Elle ne put pas échapper à la sensation qu'il y avait quelque chose. Quelque chose l'observait. Même si elle ne tremblait terriblement, elle garda les yeux juste au-dessus du volant pour voir Cynthia et sa mère entrer en toute sécurité dans la voiture. Elle leva la tête pendant qu'elles reculaient, leur faisant signe pour leur faire savoir qu'elle allait vraiment bien. Elle avait juste besoin d'une minute pour se calmer.
Quand elles furent hors de vue, elle gémit et reposa son front sur le volant. "Juste une minute," chuchota-t-elle. "Juste une minute. Je vais m'en sortir dans une minute."
Elle inspira et expira, inspira, expira. Le lieu était trop paisible pour qu'il se passe quelque chose d'horrible, se dit-elle.
Conneries tout ça, elle savait.
Mais son souffle se régularisa. Peu à peu, l'étau dans sa poitrine se desserra.
A côté d'elle, la portière s'ouvrit. Ce n'est pas elle qui l'ouvrit. Sa tête se releva mais à ce moment-là, elle était déjà hors de la voiture. Un cri s'éleva jusqu'à sa gorge mais y resta coincé pendant que ses pensées se bousculaient pour comprendre ce qu'il se passait.
Bien que tout en elle lui criait de se libérer, l'instinct la fit se blottir plus près de la poitrine de pierre de la chose qui la tenait. Ils allaient trop vite et Bella se sentit malade. Les arbres, le ciel gris, défilaient à une vitesse vertigineuse et elle ferma les yeux. Même si elle avait voulu s'éloigner, elle n'aurait pas pu. Les bras sous ses jambes et derrière son dos la tenaient dans une étreinte de pierre - humainement forte.
Inhumainement rapide.
Bella ouvrit à nouveau les yeux. La seule chose qu'elle pouvait voir, c'était un flou d'arbres et des nuages gris-noir au-dessus. Ayant peu de choix elle pencha la tête et serra les bras autour du cou froid et dur de son ravisseur pendant qu'ils s'enfonçaient plus profondément dans la forêt, loin de la civilisation.
Euh… nous partons nous cacher… à bientôt …
