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Chapitre 25
C'était un jeu intéressant.
Tout tacticien qu'il soit Jasper avait besoin de faits. Le garçon pouvait lire les pensées mais sans doute que son don n'était pas illimité. Son propre don avait ses limites. Il le contrôlait mieux mais pas parfaitement quand il pouvait voir son sujet. Il pouvait ressentir les émotions à distance mais cela ne servait à rien s'il ne savait pas d'où ça venait. Il avait besoin de comprendre jusqu'où s'étendait cette capacité de télépathe.
Il était temps pour une reconnaissance. Il testait les limites presque chaque jour. La nuit il attrapait l'odeur du garçon plus faiblement que les autres. Il avait supposé qu'il passait plus de son temps proche d'elle. Mais il ne pouvait pas être ensemble constamment. Le garçon devait se nourrir, de peur de céder à la tentation de son amour très humain.
Donc c'était les quatre autres qui patrouillaient la nuit. Ils étaient vigilants. Eux et les créatures nauséabondes près de la côte. Jasper avait remarqué que leurs territoires ne se chevauchaient pas. Pas amis alors mais pas ennemis non plus.
Tout cela était très intéressant.
"Ils ne peuvent pas espérer jouer à ce jeu pour toujours," songea Jasper à voix haute pour son 'ami' le plus récent – un mexicain qu'il avait amené d'Arizona. "Oh ils ont, comme moi du temps à l'infini ainsi que de la patience certainement. La variable c'est toujours votre espèce." Il tapota les joues du garçon gentiment.
"Enlève tes sales pattes de moi," siffla ce dernier.
Jasper rigola et continua à penser à voix haute. Ça énervait le jeune homme et après tout c'était le but. "Ton espèce n'est pas aussi stable que la mienne." Il fit descendre le bout de son doigt jusqu'à la mâchoire de l'homme, passant son autre main à l'arrière de sa tête afin qu'il ne puisse pas la reculer. Il ignora les petits gémissements et les miaulements qu'il faisant tandis qu'il parlait. "Ce n'est pas seulement Bella, ils vivent avec les autres, travaillent avec eux, ils travaillent!" Il rit. Cette idée était si originale. Comme s'ils avaient besoin d'argent…
"Le créateur coupe même les gens. Un conflit d'intérêts, ça. Je me demande si ça ne lui donne pas un un genre de plaisir pervers. Du sadomasochisme pour notre espèce? Après tout ce n'est pas comme si nous pouvions ressentir de la souffrance de la façon humaine."
"Putain mais de quoi vous parlez?" dit l'homme dans un grognement. "La ferme. Seigneur, fermez-là."
Jasper pencha la tête, jaugeant son invité. Il était grossier supposa-t-il. Cet homme méritait toute son attention. Après tout c'était pour lui. Sa vie n'était pas moins précieuse que celle de Bella. Ce n'était pas sa faute si toute cette situation avec Bella l'intriguait plus que tout depuis des centaines d'années.
"Je connaissais quelqu'un qui s'appelait Santiago," fit Jasper en changeant de sujet. C'est pourquoi il avait choisi ce garçon, c'était un caprice tout autant qu'une raison. Il partageait son prénom avec quelqu'un du passé de Jasper et il allait mourir pour cela.
Bon. Personne n'avait dit que la mort devait avoir une raison. Cette raison là était aussi acceptable que n'importe quelle autre puisque c'était lui qui décidait.
Edward
Edward pencha la tête en arrière, écoutant la douce voix de son père à l'autre bout du téléphone pendant qu'il regardait Bella dormir.
"Je pense qu'il est très clair qu'il n'essaie pas de se rapprocher de la ville," dit Carlisle. "Il passe près des limites. Je pense qu'il essaie de réunir des informations, pas qu'il travaille sur un quelconque plan."
"Il pense qu'il a le temps." Edward parlait doucement pour ne pas perturber le sommeil de Bella. Elle était agitée ce soir, au fil des heures elle se recroquevillait de plus en plus. Elle n'avait pas encore commencé à parler. "C'est énervant."
"Je suis sûr qu'il le sait aussi, s'il peut nous pousser à faire le premier pas…"
Edward souffla. "Avec nous cinq et les loups?" Il secoua la tête. "Mais tu as raison il saurait sans doute nous gérer si nous nous précipitions sans plan ou une quelconque organisation. Cependant que pourrions-nous prévoir s'il a la liseuse d'avenir de son côté?"
"Bon nous avons une réunion avec les loups demain soir. Nous verrons si nous avons une idée. Je ne suis pas sûr que Sam et la meute soient prêts à étendre leur territoire pour un temps. Le coincer quelque part semble difficile."
"Bien et il n'a tué personne à Washington depuis Tyler." Edward fit une pause. "Carlisle est-ce que tu penses qu'il arrêterait si nous la transformions? Penses-tu qu'il la laisserait tranquille?"
"Tu sais mieux que moi ce qu'il a en tête. C'est ce qu'il veut, qu'elle devienne vampire."
"Selon ses conditions."
"Oui, selon ses conditions. Mais il me semble qu'un être aussi vieux que lui comprend que la vie ne nous laisse pas forcément faire ce que l'on veut." Carlisle fit une pause et ses mots suivants furent prudents. "Bien je pense que laisser Bella sans possibilité de se défendre…"
"Cette bataille est gagnée." Les yeux d'Edward suivirent la montée et la descente des précieuses respirations de Bella sachant que chacune d'elle était comptée. "Je souhaite juste que ce ne soit pas en réaction à cela qu'elle veuille être transformée, je souhaite que ce ne soit pas par peur."
"Dans un monde idéal mon fils, bien que dans un monde idéal…"
"Nous n'existerions pas."
Son père souffla. "Je ne pense pas avoir rencontré un vampire qui existerait si ce n'était pas par une sorte de violence ou d'injustice mais la bonté est aussi sortie de nos vies."
Il réfléchit à cela. Esmée n'aurait jamais connu l'amour vrai et inconditionnel que Carlisle lui avait donné si elle n'était pas devenue vampire. "Comme Emmett le dit c'est un vœu pieux." Le monde n'allait jamais vraiment comme il devrait.
Carlisle rit. "Emmett est vraiment philosophe à ses heures…"
Ensuite Edward raccrocha, remerciant son père une fois de plus. Il tourna son attention vers Bella et fronça les sourcils.
Elle était repliée sur elle-même, les genoux remontés sur sa poitrine et la tête baissée. Son front était plissé, la peau autour de ses yeux aussi. Son rythme cardiaque accélérait. Edward se leva et traversa la chambre pour s'agenouiller près de son lit.
"Non, non." Au début elle chuchotait mais rapidement ça devint plus fort. "Eloigne-toi de moi, enlève tes mains de sur moi," gronda-t-elle entre les dents. "Non." Le mot n'était qu'une supplication. "S'il te plait. Non. Non."
"Bella?" l'appela-t-il, ses doigts caressant sa joue. Il ne voulait pas rendre son cauchemar encore pire en la touchant quand elle ne voulait pas l'être.
"Ne me fais pas de mal. S'il te plait. Je vous en prie aidez-moi. Je vous en prie," murmura-t-elle.
C'est ce qu'il fit. Edward devait la sortir de son cauchemar si c'était lui qui l'effrayait. Il posa sa main sur sa joue en l'appelant. Bien sûr elle s'éloigna de son contact.
"Va-t'en," gronda-t-elle, "Ne me touche pas."
"Bella réveille-toi." Il attrapa sa main qui s'agitait. Elle cria doucement mais ses yeux s'ouvrirent. Elle cligna des yeux ne retrouvant pas ses esprits tout de suite.
"Mon père est flic il aura ta peau, il vous aura tous…" fit-elle la voix tremblante. "Tous! J'espère que tu rôtiras…."
Edward passa son pouce sur sa joue. "Réveille-toi ma douce. C'est moi. Je promets de ne pas te faire de mal."
Elle cligna des yeux encore plusieurs fois et quand elle ne fit aucun geste pour lui échapper il grimpa sur le lit. Il la prit dans ses bras et elle enfouit sa tête dans son torse en pleurant doucement.
Edward fit courir ses doigts sur les joues chaudes et sur son front. Il ne fallut pas longtemps pour qu'elle se calme. Elle renifla et leva la tête. Il prit son visage dans ses mains, le rafraichissant et essuyant le reste de ses larmes. Elle sourit, un petit sourire fatigué et posa de nouveau sa tête contre sa poitrine. Elle prit sa main et joua avec ses doigts.
"Mon père m'a appris à donner des coups de poing," dit-elle la voix rauque. "Quand ils m'ont entourée, les gars de Port Angeles, quand ils m'ont entourée j'ai donné un coup de poing dans le nez de l'un d'eux et c'était un bon coup de poing."
"Je te crois," dit-il en passant son doigt derrière son oreille.
Elle soupira. "Pendant une seconde quand j'ai vu le sang sur son visage et que je l'ai vu tomber en arrière, je me suis sentie puissante."
Edward se tendit parce qu'il savait ce qui allait suivre. Il savait aussi qu'il ne pouvait pas réagir. Il ne pouvait pas le faire s'il ne voulait pas que ce soit elle qui doive le calmer.
"Ils m'ont punie pour avoir fait ça… pour cette seconde de pouvoir," dit-elle.
Edward posa sa main contre sa poitrine. "Plus tôt j'écoutais les battements de ton cœur et je me demandais combien il en restait." Il pencha la tête, touchant le haut de la sienne. "Cela me rend triste de penser que je n'entendrai plus ce bruit." Il entrelaça leurs doigts. "Mais je suis aussi content que tes cauchemars soient comptés."
Elle souffla. "La fin des cauchemars." Elle se déplaça en arrière, mettant de la distance entre eux pour pouvoir le regarder dans les yeux. Il roula de côté, posant sa main sur sa taille. "Le sommeil te manque," demanda-t-elle.
Il sourit. "Tu sais… j'ai pris des champignons une fois…"
Elle écarquilla tellement les yeux que ses sourcils disparurent sous ses cheveux. Il rit. C'était bien de la scandaliser pour une fois. "C'était un voyage, des couleurs vivres et je pensais pouvoir voler."
"Alors la drogue te manque."
"Je suppose que cette possibilité me manque. Et les rêves. Je pouvais voler dans mes rêves aussi si je me souviens bien."
"Tu peux grimper à un arbre en trois secondes." Elle lui sourit. "Et tu cours aussi vite qu'un corbeau vole."
"Plus vite je pense."
"Et le corbeau se fatigue."
Après un moment, le sourire sur son visage s'estompa, remplacé par un regard contemplatif. Il mit un doigt sous son menton, le regard interrogateur. Lorsqu'elle inclina la tête, il posa ses lèvres sur les siennes. Sa main se leva pour toucher son cou et il frissonna de plaisir. La chaleur était si bonne, surtout avec ses lèvres qui bougeaient contre les siennes.
"Tu vas m'aider?" demanda Bella, le son de sa voix vibrait là où leurs lèvres se touchaient.
"Mmm. J'ai dit que je le ferais, si c'est toujours ce que tu veux." Il ne voulait pas y penser. Pas quand elle était dans ses bras comme ça.
"On pourra en parler demain. Comment. Quand."
"J'ai deux demandes."
Il soupira et s'éloigna légèrement. Ok, donc ils allaient en parler maintenant. Il était surpris de voir que d'une certaine façon elle était anxieuse. Ou nerveuse? Il repoussa ses cheveux. "Il n'y a rien que je te refuserais, Bella. Pas s'il est en mon pouvoir de le faire." Elle était peut-être gênée parce qu'elle avait une idée fantaisiste sur la façon de devenir vampire. C'était une opportunité unique, après tout.
Carlisle l'avait mordu sur le bord de la route où il avait eu son accident. Il avait examiné toutes les blessures d'Edward, vu qu'elles le tueraient avant qu'une ambulance puisse arriver sur ce flanc de montagne. Donc il avait arrêté le plus gros du saignement avec du venin et c'était tout. Il n'y avait rien de romantique dans cette transformation.
"Je veux que ce soit toi qui le fasse," dit Bella dans un murmure.
Edward se figea. Il resta absolument immobile pendant dix longues secondes pendant que Bella se tortillait en regardant vers le bas. Enfin, il respira, inhalant son odeur. Cette fois-ci, pour une fraction de seconde, il se laissa emporter par l'odeur envoûtante. Elle sentait tellement bon, si délicieux, qu'il se sentait presque étourdi. Avec du venin dans la bouche, il dit. "Oh, Bella."
"Je ne sais pas comment ça marche," dit-elle à la hâte. "Si ça te rend responsable de moi ou quelque chose comme ça. S'il y a…."
"Etre responsable de toi serait le moindre de mes soucis," dit-il avec ironie. "Il n'y a ni mandat ni règle officielle. C'est considéré comme mal d'abandonner quelqu'un qu'on transforme. Se réveiller en tant que vampire est très déroutant et les nouveau-nés sont particulièrement instables. Le risque est l'exposition. Si un nouveau vampire - tout instinct et toute force - se réveillait près d'un endroit peuplé sans son créateur pour le contrôler, ça ne finirait pas bien."
"Mais il ne fait aucun doute que ma famille et moi serons à tes côtés." Il grimaça et traça ses traits avec le bout de son doigt. "C'est juste qu'il y a quelque chose que je ne t'ai pas dit."
Ses yeux se plissèrent. "Autre chose?"
"Oui, eh bien. Jusque-là, c'était un problème personnel." Il mit les bras autour d'elle, la protégeant, même contre lui-même. "Si j'avais pensé que j'étais un risque pour toi, je ne me serais jamais permis d'être près de toi. Bien que, je suppose que rien n'est vraiment une garantie."
"Un risque?"
Edward l'étudia un moment, se demandant si elle n'était pas effrayée. Bien sûr qu'elle non. Elle avait tellement confiance en lui. La dernière chose qu'il voulait, c'était qu'elle ait peur de lui. Comme si elle avait besoin de plus à craindre. "Te souviens-tu de la première fois que tu es entrée dans la librairie?"
Son regard devint méfiant. "Quand je pensais que tu me regardais comme si tu voulais me tuer? Et je pensais que je n'étais qu'une idiote?!" Ses yeux se plissèrent. "Ce que je t'ai dit. Mon ami."
Edward tressaillit. "Bella..."
"C'est bon," dit-elle plus doucement. "Je comprends tout ce qu'i comprendre. Tu ne pouvais pas me dire que tu étais un vampire." Leurs regards se croisèrent et il pouvait y voir de l'inquiétude. Un peu mais présente. "Vas-tu me dire que tu voulais vraiment me tuer?"
"Vouloir? Non. Ou, je suppose que j'avais deux idées. Mon esprit rationnel ne voulait pas ça." Il chercha ses mains pour les prendre dans les siennes. "Comme tu les sais, je préférerais ne tuer aucun humain mais toi? Tu étais déjà précieuse pour moi. Je me sentais déjà responsable de ce qu'il t'est arrivé. Ce que ce salaud t'a fait. Que je sois responsable de ta mort?" Il trembla. "Non, ce n'était pas ce que je voulais. Mais, bien sûr, je ne t'ai pas entendu venir. La dernière chose à laquelle je m'attendais, c'est que tu franchisses ma porte." Il amena ses mains sur ses lèvres et embrassa sa peau froide. "Nous avons parlé de ce que la vie est pour nous tous. Comme si on était des drogués, entouré de toutes ces drogues merveilleuses. On peut la sentir dans l'air et on ne peut pas l'avoir. Cette partie de moi-même est un animal. Tout instinct. Et à ce moment-là, j'étais une bête vorace."
"Et j'étais un morceau de steak très juteux?"
"C'est une comparaison horrible. Je ne veux pas penser à toi comme ça mais..."
"C'est vrai. C'est ce que tu essaies de me dire, n'est-ce pas? Il y a une partie de toi qui n'est pas civilisée. Qui ne réfléchit pas. Insensible."
Il ferma les yeux, ça lui faisait mal. "Oui. Je garde la bête bien attachée mais l'odeur de ton sang..." Il soupira et baissa la tête pour respirer son odeur. "L'odeur de ton sang m'a fait perdre le contrôle en une fraction de seconde."
"Le mien en particulier?"
Il ouvrit les yeux. "Je me suis posé la question. Tu as déjà dit que ta vie était mêlée à ça. A nous, les vampires. Je me demandais s'il y avait quelque chose. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui sente aussi bon."
"Es-tu en train de me dire que je suis un aimant à vampires? Ça ressemble à ma vie," dit-elle. "Bien que si ça nous ait fait nous rencontrer..."
Il ricana. "Bella, j'ai du mal à ne pas te manger."
Elle prit son visage en coupe. "Tu ne vas pas me manger."
"Non. Non, je ne le ferai pas." Il l'embrassa alors et frotta le bout de son nez contre le sien. "Pourquoi es-tu si blasé à propos de ça?"
"Parce que ça a du sens pour moi."
Il leva un sourcil. "Le fait qu'il y a une partie de moi qui veut vraiment, vraiment, te tuer a du sens pour toi?"
"Oui. Différentes espèces signifient un contexte différent. Ce n'est pas vraiment un nouveau concept." Elle fit la moue.
"Tu sais comment tu entends toujours ces nouvelles? Les baleines de Seaworld attaquent leurs dresseurs? Des animaux domestiques qui un jour attaquent leur propriétaire? Ça m'irrite toujours que les gens soient si choqués. Les animaux ne sont pas des humains. On ne peut pas s'attendre à ce qu'un animal agisse comme nous." Elle souffla. "Tu ne peux même pas t'attendre à ce qu'un humain agisse comme tu le veux… mais tu comprends ce que je veux dire." Elle chatouillait le dessous de son menton et ça faisait du bien. "Je te l'ai dit. Tu es naturel. Tu fais partie du monde. C'est le bon sens de penser qu'une espèce différente sera différente."
Edward rit. Il la prit plus près de lui, contre son épaule, tandis qu'elle passait ses doigts à travers ses cheveux. "Je t'aime, Bella."
"Oui, eh bien." Elle soupira - un son satisfait quand il commença à embrasser son cou doucement. "Pour info, je te fais toujours confiance. Je veux toujours que ce soit toi qui me transforme. Je suis prête à prendre ce risque mais je comprendrais que tu ne sois pas à l'aise." Elle fit une pause. "Cela dérangerait-il Carlisle? C'est une demande si maladroite."
"Non, ça ne le dérangerait pas. Ça serait rafraîchissant, je pense de transformer quelqu'un qui y a consenti. Il s'est toujours senti mal pour cette partie."
Edward leva la tête. Il se retourna et se tint au-dessus d'elle sur les coudes. Elle aspira une bouffée d'air mais elle était calme et le regardait fixement. "Tu as dit qu'il y avait deux choses que tu voulais," dit-il, en lui donnant des baisers doux sur la joue et l'arête de son nez. "Quelle était la deuxième chose? Que veux-tu d'autre?"
Elle attrapa son visage. Elle était à nouveau nerveuse, les yeux troublés. Son rythme cardiaque s'accéléra à un rythme erratique. "Toi," dit-elle.
Il fronça les sourcils, il ne comprenait pas ce qu'elle demandait. Ensuite ses mains descendirent le long de son cou, puis sur ses cotes et ensuite à son grand étonnement elle lui caressa le cul. Il se figea à nouveau. Elle semblait effrayée et coupable mais elle prit une autre grande inspiration. "Je veux te sentir. Tout de toi." Ses mains passèrent partout sur lui, en exploration et sa respiration devint saccadée, leurs yeux se rencontrèrent à nouveau. "Je veux connaitre cette première fois en tant qu'humaine. Je veux une fois où c'est moi qui aurait choisi. Je te veux."
Pour la première fois de sa vie immortelle Edward était littéralement sidéré.
Pensez-vous qu'il va accepter ses deux demandes?
Et Jasper qui rôde toujours ….
