Disclaimer: Appartiennent et sont sous la responsabilité de Masashi Kishimoto.
Bonne lecture à tous :D
Cela faisait maintenant une semaine que le festival était passée. Une semaine qu'elle n'avait pas revu Sasuke depuis ce jour. Une semaine qu'elle se faisait harceler, insulter et menacer de mort par les membres du fan-club de ce dernier. Une semaine qu'elle n'avait pas mangé de ramen. Une semaine que Kyûbi essayait d'épier ses pensées, en vain, croyant être discret. Une semaine que Neji l'observait avec insistance, comme s'il pouvait lire à travers elle, la mettant mal à l'aise. Une semaine qu'elle allait tous les jours à la salle de musique, s'entraînant et jouant la mélodie que Sasuke lui avait apprit. Une semaine qu'elle souhaitait tous les matins voir Sasuke, le cherchant des yeux à chaque fois qu'elle était au lycée. Une semaine qu'elle arrivait à l'heure, voir même en avance. Une semaine que Ino n'arrêtait pas de lui poser cette question « Tu es en couple avec Sasuke ? ». Cela lui fit tout drôle de s'imaginer elle, en couple. Elle ne savait même pas ce qu'elle ressentait exactement pour lui. Voilà, cela faisait une semaine, ce qui lui paraissait une éternité.
Naruko sortit du lycée un peu plus tard que prévu. Elle était tellement absorbée par sa peinture qui y représentait les yeux rouges qu'elle avait vu au festival, c'étaient les mêmes que cette nuit, qu'elle ne vit pas le temps passé. Elle se demanda toujours ce qui c'était passé durant le festival et surtout, comment cela se faisait qu'elle n'avait pas ressentit sa présence, ou même Tsunade. Les réelles questions qu'elle se posait au sujet était qui était-il ? Pourquoi l'avoir sauvé de Saï ? Que faisait-il au festival de son lycée ? Qu'est-ce-qu'il attendait d'elle ? Au moins elle pensait à autre chose qu'à Sasuke. Elle quitta le lycée, pochette de dessin à la main, se hâtant.
« Naruko attend-moi ! » S'écria quelqu'un derrière elle.
Elle se retourna vivement et vit Kiba accourir vers elle, essoufflé.
« Tu marches vite..
- Je sais. » Lui répondit-elle en souriant et en haussant les épaules.
Ils marchèrent, parlant de tout et de rien puis achetèrent des glaces avant de se poser sur les balançoires du petit parc qui se trouvait à côté de chez elle, et de chez lui, selon ses dires. Naruko se balança légèrement sur la balançoire, terminant sa glace.
« Tu ne m'as pas dis.. Pourquoi es-tu resté aussi tard au lycée ?
- Eh bien je.. C'est justement de ça dont je voudrais te parler.. » Avoua Kiba, nerveusement.
Naruko pencha sa tête sur le côté, se demandant ce qu'avait à lui dire son ami. Elle sût qu'il voulait lui dire quelque chose d'important car il n'était pas le genre de personne à hésiter sur les mots, au contraire, il parlait, même beaucoup, sans réfléchir. Un peu comme elle. Donc elle trouva l'attitude de Kiba vraiment étrange.
« J'ai besoin de ton aide. » Lui avoua-t-il, gêné, en se grattant l'arrière du crâne.
« Il n'y a qu'à toi que je peux en parler.
- Que à moi ?
- Oui. Shikamaru est trop fainéant, Ino est trop hystérique, Gaara n'en n'aurait rien à foutre et Chôji.. Ben voilà quoi. Il n'y a que toi à qui je peux en parler. »
Naruko fronça les sourcils, inquiète, ne comprenant pas grand chose. Il avait l'air sérieux et gêné à la fois.
« Donc.. Tu veux que je t'aide à faire quoi ? »
Kiba baissa la tête, gardant le silence. Il scruta sa glace qui commençait à fondre, en pleine réflexion et hésitation.
« Naruko appelle Kiba, vous recevez ? » S'écria Naruko imitant une voix de robot.
Kiba prit une grande inspiration, sous le regard inquiet de la blonde qui se demandait dans quel pétrin il s'était fourré, encore.
« Je-jesuisamoureuxdeHinata. »* Lui avoua-t-il en criant d'un coup sec, avant de reprendre son souffle.
La blonde resta interdite pendant quelques secondes, essayant de comprendre la phrase du basané, secondes qui fût des heures pour Kiba. Puis elle éclata de rire. Il avait prit un air tellement dramatique qu'elle s'était attendue à quelque chose de grave, comme par exemple qu'il avait tué quelqu'un par accident. Kiba prit un air renfrogné avant de croiser les bras.
« Ce n'est pas drôle..
- Désolée.. » S'excusa-t-elle essayant de se calmer.
« J'ai cru que tu allais m'annoncer quelque chose de grave..
- Mais c'est grave ! Je ne sais pas comment m'y prendre.. Et si elle ne ressent pas la même chose et qu'elle me rejette ?! Et que ça brise notre amitié ?!
- Ok calme-toi ! Tu veux que je te conseille c'est ça ? »
Kiba hocha vivement la tête de haut en bas avant de faire des éloges sur la jeune Hyûga durant plus de vingt minutes. Elle trouva beau la manière dont il parlait de Hinata. Il parlait d'elle comme si c'était une déesse, la huitième merveille du monde. Puis ils eurent et s'échangèrent des idées, certaines un peu absurdes, afin que Hinata succombe à son charme.
[...]
Après plus de deux heures de discussion avec Kiba, ils décidèrent de rentrer chacun chez soi. En arrivant chez elle, elle entendit du bruit venant du salon. Elle entra dans le salon et vit Tsunade assit sur le sofa, une bière à la main, regardant plusieurs projections angéliques avec Jiraya qui, pour une fois, ne bavait pas sur la forte poitrine de cette derrière et Kyûbi, qui était allongé sur le bord de la cheminée. Ils l'entendirent arriver et la scrutèrent. Elle eut une réflexion rapide, se demandant si elle n'avait pas fait une bêtise récemment.
« Qu'est-ce-qui se passe ? Pourquoi mamie Tsunade est là ?
- Ne m'appelle pas comme ça jeune insolente !
- Assis-toi. »
Elle s'assit à côté de Tsunade et Kyûbi se posa sur sa tête, elle sentit son museau caresser le haut de sa tête. Elle regarda Jiraya qui avait l'air contrarié et épuisé.
« Trois anges de notre périmètre ont été retrouvé torturé avant d'être tué. » Lui révéla l'homme aux longs cheveux argentés avant de lui montrer les projections.
Naruko écarquilla les yeux, choquée. Elle avait envie de vomir rien qu'en voyant ça. Il y avait tellement de sang, trop de sang à son goût. Elle reconnaissait l'un des anges, il était enseignant à l'académie des anges. C'était un ange puissant, un ange puissant qui s'était fait tué de sang froid.
« Nous pensons que ceux qui ont fait sont des démons de rangs supérieurs qui veulent capturer Kyûbi. »
La blonde mit sa main devant sa bouche. C'était à cause d'elle qu'ils étaient morts de manière aussi atroce. Ils avaient une famille, des amis, des gens auxquels ils tenaient, et ils étaient morts par sa faute. Personne ne méritait de mourir ainsi. Elle commençait à avoir des hauts le cœur. Jiraya soupira en se passant une main dans les cheveux, c'était trop tôt pour lui expliquer tout ça.
« Tu devrais aller te coucher, tu auras les idées plus clairs demain. » Lui conseilla Tsunade avant de se lever, salua tout le monde puis parti de la maison.
Elle suivit son conseil et prit congé dans sa chambre, traînant des pieds. Elle ferma la porte derrière elle, seule la fenêtre qui montrait le coucher de soleil éclairait la pièce. Elle s'allongea sur son lit et regarda le plafond. Kyûbi s'allongea sur son ventre, fermant les yeux. Naruko savait qu'il ne dormait pas. Elle non plus n'arrivait pas à dormir, elle ne pouvait pas dormir. Elle rouvrit les yeux et était dans son subconscient, face à la grande cage où était enfermé Kyûbi. La première fois qu'elle était venue ici, elle en avait eu tellement peur. Son aura maléfique lui faisait peur, mais plus maintenant. Elle s'approcha.
« Kyû qu'est-ce-qui ne vas pas ? Tu es resté silencieux depuis que l'ermite pervers nous a montré les projections.. »
Le renard souffla puis fixa d'un air colérique Naruko. Cette dernière ne comprenait pas pourquoi il était en colère et si Kyûbi était en colère ce n'était pas bon signe, pas bon signe du tout car elle ne savait complètement canaliser son énergie, parfois elle était trop puissante pour elle. Elle avait même grièvement blesser Jiraya pendant l'un de leurs entraînements, jusqu'à maintenant elle se sentait coupable par rapport à cela.
« Je pense savoir qui est derrière tout ça..
- Qui ça ?! Pourquoi tu n'as rien dit aux vieux ?!
- Je n'en suis pas sûr mais c'est la première personne à qui j'ai pensé. Ce démon aux yeux maudits, celui qui m'a manipulé afin que je tues de nombreux anges et démons il y a seize ans de cela.. Lucifer. »
Cela faisait une semaine que Sasuke était en Enfer. Il était dans l'une des boîtes de nuit les plus réputés de la cité maudite, installé autour d'une table. Il y avait de la musique à fond, une piste avec des barres de pôle danse, un bar, toutes les tentations du monde humain étaient réunis dans cet endroit. Il observa la piste de danse, lasse, en buvant d'une traite son verre. Boire de l'alcool démoniaque lui avait manqué, l'alcool des humains n'avaient aucun effet sur eux. Ses pensées n'allaient vers qu'une seule personne : une petite blonde aux grand yeux bleus. Il laissa tomber sa tête en arrière et soupira. Il n'était pas du genre à fuir mais il avait besoin de prendre du recul.
« Eh bien, regardez qui est de retour. » S'exclama une voix féminine.
Il releva la tête et vit Temari* prendre place à côté de lui. Elle était l'une des démones les plus séductrices et manipulatrices qu'il connaissait et faisait partie des rares démones de l'enfer à avoir réussi à coucher avec lui. Elle se pencha jusqu'à sa hauteur. Il lui prit le menton et l'attira de force vers lui avant de l'embrasser. Elle répondit au baiser en insérant sa langue dans sa bouche. Ce baiser ne lui faisait rien, il n'avait pas cette même sensation de bien-être que lorsqu'il avait embrassé Naruko. Il la repoussa, au grand étonnement de la blonde, avant de sortir de la boîte, irrité.
Le lendemain fût un réveil difficile pour Naruko. Elle avait cogité toute la nuit, et avait dessiné toute la nuit, repensant aux anges qui s'étaient fait tuer. La culpabilité. Voilà ce qu'elle ressentait. Elle ne savait pas quoi faire pour stopper tout ça. Kyûbi était resté silencieux depuis leur conversation de la veille. Il y avait une phrase qui avait interpellé la jeune réceptacle « Le démon aux yeux maudits ». Elle espérait qu'il ne parlait pas de ces mêmes yeux qui la hantait depuis ce jour. C'était en traînant des pieds qu'elle était sur le point de sortir de chez elle lorsque Jiraya apparut au seuil de la porte de son bureau, qui était au fond du couloir.
« Essaye de rentrer tôt aujourd'hui. » L'avertit l'ermite, qui lui aussi n'avait visiblement pas passé une bonne nuit, vu les cernes qu'il abordait sous les yeux.
« Et n'utilise tes pouvoirs qu'en cas de nécessité. »
Elle hocha la tête de haut en bas, silencieuse, avant d'ouvrir la porte et d'aller au lycée. Elle marcha jusqu'à son lycée en traînant des pieds. Elle arriva très rapidement à son lycée. Elle fut la première à faire son entrée en classe, étant arrivée très en avance. Elle partit s'asseoir à sa place, la tête dans les bras. Il y avait trop d'informations à digérer. Elle entendit des gens entrer dans la classe. Elle ne savait pas depuis combien de temps elle était restée ainsi, la tête dans les bras, mais elle avait besoin d'être un peu seule et de réfléchir. Elle entendit la chaise devant elle grincer. Elle devina aisément qui y était assit.
« Tu ne devineras jamais ?
- De quoi ? » Lui demanda Naruko, relevant sa tête.
« Elle a acceptée ! Je l'ai appelé hier soir après notre discussion dans le petit parc. » S'écria-t-il, sautillant sur sa chaise les bras en l'air, un sourire éclatant aux lèvres. Elle lui rendit son sourire. Elle était heureuse pour lui. Elle entendait enfin une bonne nouvelle.
« C'est génial ! Où vas-tu l'emmener ?
- À l'ouverture de la fête foraine. Elle arrive en ville samedi. On fera toutes les attractions ensemble et à la fin nous ferons la grande roue. On aura une vue sur tout le parc et je lui déclarerai mes sentiments.
- Je ne te savais pas aussi romantique Kiba.
- Moi non plus. » Lui avoua-t-il en se grattant l'arrière du crâne, en riant, avant de reprendre.
« Mais quand on est amoureux, il faut savoir faire des compromis. »
Naruko découvrait un nouvel aspect de la personnalité de Kiba. Jamais elle n'aurait jamais pensé qu'il était aussi romantique, ni que cette phrase sorte de sa bouche. Il faisait beaucoup d'efforts. Elle le trouvait chanceux et l'enviait : Il aimait quelqu'un et ni rien ni personne ne l'empêchait d'être avec elle. Pour lui c'était tellement facile.
« Alors c'est à ça que ressemble un homme amoureux ? »
[...]
Naruko arriva rapidement en face de chez elle à quinze heure trente et ouvrit la porte. Elle entendit des voix provenant du salon. Elle reconnu les voix de Jiraya et de Tsunade. Elle les rejoignit au salon pour en savoir plus.
« Tiens Naruko, tu es rentrée.
- Oui, c'est toi qui m'a dit de rentrer tôt je te signale.. » Déclara-t-elle avant de remarquer plusieurs parchemins anciens, dont son tuteur lui avait interdit de toucher et avait soigneusement caché, éparpillés sur la table basse. Naruko comprit que quelque chose de grave se préparait à la vue des parchemins qui renfermait des sortilèges et pouvoirs puissants et mystérieux.
« Qu'est-ce-qui se passe et qu'est-ce-que tout ça fait là ? » Lui demanda-t-elle en pointant du doigt les parchemins.
« Je dois partir aujourd'hui. Et j'aurais besoin de tout cela pour ma quête.
- Et.. Où vas-tu ? » Demanda Naruko, hésitante.
« En enfer. » Lui avoua-t-il calmement.
L'information avait du mal à rentrer dans son cerveau. Jiraya passa devant elle avant de quitter le salon pour aller dans son bureau. Elle dévisagea Tsunade qui elle, n'avait pas réagi. Elle était assise sur le canapé, les bras croisé, le regard dans le vide. Il revint au salon quelques minutes plus tard. Il lui avait annoncé cela comme si il allait à la boulangerie de l'autre côté de la rue.
« T'es devenu dingue ? C'est la vieillesse qui te fait faire et dire des choses délirantes ?! C'est dangereux là bas et qu'est-ce-qu'on va devenir Kyûbi et moi sans toi ?! » S'écria-t-elle aussitôt, les bras en l'air.
« Mamie Tsunade fais quelque chose ! »
Cette dernière baissa la tête et serra les poings, en colère. Tsunade savait que c'était une mission officielle validée par le conseil Ten'Shi mais ça, Naruko l'ignorait et ne devait pas le savoir. Tsunade avait tout fait pour le convaincre de rester mais en vain. Elle se sentait impuissante.
« J'ai une taupe qui pourra me faire entrer discrètement. Si on veut savoir qui en a après toi, il faut aller à la source.
- Mais qui te dis que ce n'est pas un piège ? Que cette source est fiable ? Je te signale que tu m'annonces que tu vas en Enfer ! Aider par un démon qui plus est !
- La source est fiable, ce n'est pas la première que j'y vais ni qu'elle m'aide.
- Oui mais-
- Ne t'inquiète pas gamine. » L'interrompit en lui donnant une tape sur la tête.
« Ce sera un peu long mais je reviendrai, je te le promets. Tu n'as pas intérêt à faire des bêtises. Tsunade, veille sur elle s'il te plaît. »
Cette dernière hocha la tête de haut en bas. Jiraya passa sa main sur les cheveux blonds de son apprenti, les ébouriffant un peu. Il se recula, leur adressant un dernier sourire, puis il ouvrit l'un des parchemins avant de se volatiliser dans un nuage de fumée.
Lundi matin. Cela faisait trois jours que Jiraya était parti et n'avait pas donné de nouvelles depuis. Elle n'attendait pas une carte postale mais moins un signe de vie. Et cela faisait dix jours qu'elle n'avait pas revu Sasuke. Elle fût l'une des premières à arriver au lycée, au grand étonnement du concierge qui avait l'habitude de la voir arriver en retard et de la surprendre à escalader la grille. Elle entra en classe, s'assit à sa place et attendit que la sonnerie retentit. Elle regarda par la fenêtre d'un air pensive avant d'apercevoir Hinata rentrer dans le lycée. Elle avait eu tellement de mauvaises nouvelles dernièrement qu'elle en avait oublié Kiba. Elle avait hâte de savoir ce qui s'était passé durant leur rendez-vous. Les cours de la matinée débutèrent mais le basané était absent.
[...]
À la pause déjeuner elle décida de passer à son casier afin de ranger ses livres lorsqu'elle aperçut au loin Kiba ouvrir le sien. Elle accourut vers lui mais ralentit lorsqu'il se tourna face à elle. Ses yeux étaient gonflés, son uniforme était encore plus débraillé que d'habitude et ses cheveux étaient en pagaille. Mais ce qui la marqua le plus c'était son visage, il ne souriait pas.
« Kiba.. Qu'est-ce-qui ne vas pas ?
- J'avais raison.. » Dit-il, en baissant la tête, dans ses pensées.
« À propos de quoi ? Comment s'est passé le rendez-vous ? »
Kiba claqua la porte de son casier, faisant sursauter Naruko qui n'avait jamais vu Kiba aussi en colère et blessé. Elle eût de la peine en le voyant ainsi.
« Suis-moi. » Lança-t-elle avant de le tirer par la manche et d'aller sur le toit, sachant qu'il n'y aurait personne.
[….]
« Raconte-moi ! » Lui demanda la blonde, attristée de le voir dans cet état.
« Hinata.. A dit non.. » Lui avoua-t-il, abattu avant de rire jaune.
« Qu'est-ce-que je croyais ? Qu'une fille aussi belle, gracieuse, intelligente et douce comme Hinata s'intéresserait à un gars comme moi.. »
Elle l'écouta se lamenter et se rabaisser plus bas que terre pendant une vingtaine de minutes. Naruko était de plus en plus agacée par les propos défavorisant de son ami sur lui-même. Et elle trouvait qu'il abandonnait trop facilement. Il valait mieux que ça.
« Idiot ! » S'emporta Naruko en lui donnant un coup de poing sur la tête. Kiba valsa un peu et releva la tête vers elle, étonné, en se massant la joue.
« Mais qu'est-ce-que tu fais là à te morfondre ?! Au lieu de tout faire pour la séduire hein ?! C'est toi qui m'a dit que quand on est amoureux on doit faire des compromis et toi tu-
- Seulement si l'amour est réciproque ! On ne peut pas forcer quelqu'un à nous aimer ! » S'emporta-t-il à son tour.
« Je respecte son choix Naruko, même si ça me fait mal.. » Conclut-il avant de quitter le toit précipitamment, en claquant la porte.
La blonde soupira, se rendant compte qu'elle avait été trop loin en le frappant, même s'il l'avait mérité. La violence n'était jamais la solution. Elle s'assit, s'effondrant presque au sol avant de fortement soupirer.
« Eh bien gamine, ce n'est pas ta journée à ce que je vois.. » Lui fit remarquer Kyûbi, qui s'était caché dans un coin, entendant toute la conversation. Il vola jusqu'à elle lui donnant son bentô.
« Tu l'avais oublié à la maison.
- Merci. » Le remercia-t-elle en le prenant des mains, avant de s'asseoir et de le poser à côté d'elle, en repensant à sa conversation avec Kiba.
« Je sais que tu es triste de ne pas avoir réussi à l'aider mais le frapper et lui crier dessus ne va pas arranger les choses.. » Lui fit constater Kyûbi en se posant à côté du bentô, avant de l'ouvrir.
« Il faut que je fasse quelque chose, je dois essayer d'arranger les choses..
- À ta place je ne me mêlerai pas de ça. Il faut que tu saches que si tu t'en mêles, soit tu arrangeras les choses soit tu les dégraderas et tu risquerais de perdre leurs amitiés.. » Lui avertit-il en grignotant un onigri.
« Les sentiments ne peuvent pas se contrôler.. »
Naruko comprenait très bien cette phrase et la vivait en ce moment même. Les sentiments ne se contrôlaient pas mais elle voulait faire quelque chose. C'était son rôle de future ange gardien d'aider son prochain. Elle ne pouvait pas les laisser ainsi.
« Je ne veux pas m'en mêler juste.. les aider.
- C'est tout à ton honneur après tout tu es un futur ange gardien.
- Je vais aller parler à Hinata tout à l'heure, à la fin des cours. » Déclara-t-elle, déterminée, en prenant à son tour un onigri sachant que Kyûbi risquait de tous les manger. Elle passa sa pause déjeuner avec Kyûbi, réfléchissant à un moyen pour arranger les choses entre Kiba et Hinata.
[….]
La journée se termina sur une note triste et fatigante pour la blonde. Kiba l'avait ignoré toute la journée et Ino n'avait pas arrêté de lui poser des questions à propos de Kiba et de Sasuke, lui provoquant des migraines. Elle se dirigea, lasse et seule, vers la sortie de son lycée lorsqu'elle l'aperçut Hinata en pleine discussion avec son cousin qui partit quelques secondes après. Hinata l'aperçut à son tour et pressa le pas. Naruko lui courut après et réussi à l'attraper, se mettant devant elle.
« Hinata tu.. » Commença-t-elle avant de se mettre face à elle mais sa phrase mourut en apercevant le visage de Hinata. Elle avait les yeux rougis. Naruko devina facilement qu'elle venait de pleurer. Elle était aussi chagriné que Kiba. Naruko lui lança un regard compatissant, mais était aussi dans l'incompréhension.
« Tu-
- Je suis aussi amoureuse de lui..
- Alors pourquoi ? Pourquoi lui avoir dit non ?
- Parce que je ne peux pas, je n'ai pas le droit de l'aimer et tu devrais être la première à me comprendre. » Déclara-t-elle en sanglots avant de s'enfuir en courant. Naruko n'essaya pas de la retenir, trop étonnée par la réaction de la brune.
*Un passage que j'ai particulièrement aimé écrire x)
*Temari et Gaara ne sont pas frère et sœur dans ma fiction, ils ne se connaissent même pas.
