~A propos de l'histoire~
Disclaimer : Non, je ne possède pas Harry Potter, son univers et ses personnages, je ne suis ni une femme, ni anglais, ni même J.K. Rowling, je ne touche pas le moindre argent, quel qu'il soit, en écrivant cette histoire.
Seuls les personnages rajoutés à l'univers sont de moi, vous les reconnaîtrez de toute façon facilement.
Canon : Tous les livres, du Tome 1 au Tome 7 et normalement toutes les informations données par JK au cours de ses interviews, ou via Pottermore (du moins, jusqu'à là date de parution du premier chapitre, le 31 août 2013)
Résumé : La paix. C'est tout ce qu'a connu cette nouvelle génération de sorciers, vingt ans de paix. Pour eux, les deux Guerres des Ténèbres ne sont que des faits Historiques lointains, qui ne sont bons qu'à être énoncés par l'inlassable professeur Binns.
James S. Potter et Gabriel Madder sont de cette génération et pensaient pouvoir vivre une vie tranquille aux côtés de leurs amis, profiter de leur jeunesse. Mais ils apprendront que même sans Mage Noir pour terroriser la population, leur vie ne sera pas forcément sans le moindre problème.
Et qui sait ? Peut-être que l'ombre plane, bien plus proche qu'ils ne peuvent se l'imaginer.
Époque : Nouvelle génération, 19 ans plus tard
Rating du chapitre : K+
~Aide et correction~
Pour cette histoire, je dispose des avis complets de Ryu et Grenat sur mes chapitres, qui sont des aides précieuses afin de réaliser des chapitres de qualité optimale avec leurs visions différentes mais complémentaires. La correction en revanche est assurée par Grenat seule. Merci à elles pour leur aide et pour le travail effectué.
Chapitre 8 : Au Septième Ciel
Le repas avait duré un long moment, ce qui restait assez inhabituel pour Gabriel. Il avait pu voir l'attention de Lily et de Shannon chuter drastiquement depuis maintenant presque une demi-heure. Et pourtant, lui ne ressentait aucun ennui à écouter les discussions, y participer même. Tout avait véritablement été délicieux et le garçon devait avouer avoir oublié à quel point Mrs Potter pouvait réaliser des plats exquis. La mère de James avait été enchantée de recevoir les félicitations de toutes la tablée en rapportant le dessert, de la tarte à la mélasse, ce qui restait – Gabriel le savait par James – le plat préféré de Mr Potter.
Le père de James, Albus et Lily était présent, assit au bout de la table comme tout bon patriarche traditionnel. Il écoutait discuter ses enfants et leurs amis avec un véritable éclat d'amusement dans ses yeux verts. Les Potter avaient installé la table pour le repas dans le jardin, profitant de la fraîcheur du soir. Le mélange des arômes des plats avec celui des parterres de fleurs, qui ornaient les abords du Septième Ciel, ne rendait cette décision qu'encore meilleure aux yeux de Gabriel.
L'extérieur de la demeure des Potter était pour ainsi dire plutôt simple, ce qui ressemblait bien à la personnalité du chef de famille. La façade était faite d'un revêtement de pierres brunes à l'aspect volontairement vieilli, alors que la construction de la maison ne datait que de quelques années. Le point le plus particulier était la présence d'une sorte de tour ronde à un coin de l'habitation, qui accueillait au rez-de-chaussée le bureau de Mr Potter et à l'étage la chambre de James. Gabriel aimait beaucoup le Septième Ciel. La maison se dressait depuis les arbres environnants, montrant fièrement son toit bien pentu, recouverts d'ardoises. Le jardin n'était pas en reste, se trouvant dans un joyeux désordre bien organisé, cerné d'arbres pour délimiter les limites de la propriété. Au centre de ce dernier enfin se trouvait une petite marre, minuscule, qui apportait une touche de nature bienvenue.
« Tu rêves Gabriel ? dit la voix moqueuse de Bloom en face de lui.
— Hum ? Oh… Ouais, j'étais perdu dans mes pensées. Désolé.
— À quoi tu songeais ? Encore Athéna ? »
Eliot avait ajouté ça d'un sourire moqueur, qui fit pester Gabriel. Comment pouvait-il se prétendre son ami alors qu'il pouvait lui envoyer de telles piques !
« Non ! Tu sais très bien que c'est passé tout ça. »
Ou tout du moins, c'est ce que lui prétendait. Oh, il n'était plus aussi amoureux d'elle qu'il avait pu l'être, mais il devait avouer garder une affection particulière pour l'ex-Poufsouffle, qui avait bien évidemment quitté Poudlard depuis maintenant une année entière. Si Eliot l'embêtait à ce propos, c'était parce que Gabriel n'avait pas su tenir sa langue et avait donc révélé, pour son plus grand malheur, avoir croisé la jeune femme plus tôt dans l'été.
Eliot, tout comme James ou Bloom, n'étaient pas dupes sur la persistance des sentiments qu'il entretenait envers Athéna. Il le savait et en eu la confirmation par les sourires un brin ironiques qui prirent place sur leurs visages, après qu'il eu fini de parler. Les traîtres !
« Athéna… Athéna Branford ? marmonna Harry, songeur. Il me semble avoir entendu des échos d'elle. Elle ne serait pas en formation pour devenir Auror ?
— Si papa. Et telle qu'on la connaît, elle doit sûrement être dans les meilleurs de sa promotion.
— C'est ce que j'ai entendu dire, confirma son père. Foremann, le directeur du centre de formation des Aurors, vient parfois me donner des nouvelles des recrues qui rejoindront nos effectifs dans les années à venir. Selon lui, c'est une redoutable duelliste, l'une des meilleure qu'il ait vu ces dernières années.
— C'était la présidente de l'Association des Duellistes à Poudlard, dit Albus en reposant son verre. Et l'amour inaccessible de monsieur Gabriel Madder ici présent.
— T'étais pas obligé de le préciser ça », grogna à nouveau Gabriel.
Tel que c'était parti, ils n'allaient plus le lâcher de la soirée sur ce sujet, tout du moins s'il ne parvenait pas rapidement à faire bifurquer la conversation. Tout le monde se moquait gentiment, y compris Shannon, la pas-si-timide amie de Lily, qui souriait derrière ses boucles brunes. Lily aussi. Gabriel pouvait très bien le voir dans leurs grands yeux, expressifs. Ceux de Lily étaient semblables à ceux de James, de couleur noisette, là où Shannon en avait des bleus clairs, qui détonnaient à côté de ses boucles brunes. À l'inverse, les cheveux de Lily, épais mais encore ordonnés pour ceux d'une Potter, étaient roux, ou plutôt auburns. S'il y avait bien une chose cependant que les jeunes filles avaient en commun dans leur aspect physique, c'était bien leur visage. Leurs traits respiraient la douceur, l'innocence, voire même une sorte de pureté toute droite sortie de l'enfance. Gabriel n'était pourtant pas dupe et savait très bien que ces deux Serpentard n'avaient pas volé leur répartition dans la maison de la guivre. Les deux amies étaient déjà à la tête d'un beau petit palmarès de méfaits, plus encore si on y ajoutait leurs autres camarades.
Gabriel chercha des yeux quelque chose qui pourrait le tirer de ce mauvais pas. En voyant la Gazette du Sorcier abandonnée dans un coin de la table, posée ici par Mr Potter qui en avait lu les nouvelles avant le repas, il trouva le sujet à aborder.
« Comment se déroulent vos journées au bureau des Aurors Mr Potter ? James m'a dit que c'était compliqué en ce moment, avec toute l'effervescence des élections.
— On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a, répondit le Survivant en ajustant ses lunettes.
— Ce qui implique qu'on te voit de moins en moins à la maison, glissa sournoisement Mrs Potter. Encore heureux que tu aies obtenu deux jours de repos, tu commençais à ressembler à un véritable zombie.
— Ne nous réjouissons pas trop vite, je peux très bien être appelé en cas de gros problèmes. Hayter sait se débrouiller quand il s'agit de me remplacer ponctuellement, mais il ne saura pas gérer les situations de crises.
— Les choses sont aussi tendues que ça ? s'étonna Scorpius en fronçant les sourcils. Pourtant la Gazette reste très évasive dessus. Papa reste d'ailleurs toujours surpris que les gens s'intéressent tant que ça à la politique.
— La Gazette du Sorcier ne va quand même pas révéler à la population que même les forces des Aurors sont débordées ! lui répondit Albus.
— Tout à fait. Je dois aussi pourtant avouer que Mal… ton père a raison, reprit Mr Potter. Les sorciers avaient toujours regardé les élections d'assez loin autrefois.
— Pourquoi les élections du nouveau Ministre de la Magie sont un tel foutoir alors ? demanda alors Shannon, qui avait l'air dépassée. Je ne comprends pas vraiment
— C'est les premières élections où l'on est certain d'avoir un changement de Ministre depuis plus de vingt ans, expliqua Eliot. Les gens sont tous un peu inquiets de savoir qui va être le successeur de Shacklebot.
— Et pourtant c'est eux qui ont exigés le départ de Kinglsey, dit amèrement Gabriel.
— Donc forcément, chaque parti estime avoir ses chances, reprit le jeune Dubois. Les affrontement sont bien plus virulents qu'autrefois. En un sens, on pourrait presque comparer ça aux campagnes électorales moldues.
— Je vois ce que tu veux dire, confirma James. Bloom m'a expliqué ça quand elle a étudié le sujet des régimes politiques moldus… Elle m'a aussi parlé de débats té… tévélisés.
— Télévisés, corrigea aussitôt Bloom..
— Oui, merci. Enfin, il paraît que c'est très houleux, voir parfois violent…
— Ah ça… je soupçonne notre ouverture sur le monde des moldus d'avoir importé quelques mœurs de leur société dans la notre, dit Harry. Après tout, nous avons de plus en plus de sorciers assez proches du monde non-magique.
— J'ai toujours pas compris pourquoi Kinglsey a été obligé de partir, intervint Lily les sourcils froncés. Je croyais que les gens l'aimaient bien. »
Le regard des plus vieux se tourna vers James et Gabriel, se faisant un peu gêné. Gabriel avait pu voir James se tendre un petit peu, et lui-même savait que cela devait en être de même pour lui. Tous ici savaient leur rapport avec cet événement. Mais les deux garçons avaient appris à ne pas s'en formaliser.
« Lily, tu te souviens il y a trois ans du problème qu'il y a eu à Poudlard ? demanda James en posant sa cuiller dans son assiette.
— Oui. Tout le monde était en colère, et tu n'es pas rentré pour les vacances de Noël, répondit la jeune fille. Mais j'avoue que je n'ai pas tout compris à l'époque.
— Eh bien, comme tu le dis, tout le monde était en colère. D'après ce que j'ai compris, papa a passé pas mal de temps à devoir calmer la population, et il y a eu quelques mouvements de foules.
— C'était le premier événement inquiétant d'une telle ampleur depuis bien longtemps, avant votre naissance, ajouta Ginny. Pire encore, cela touchait Poudlard, un symbole de notre monde et donc les enfants de chacun. Lorsque cela touche aux plus jeunes, la raison quitte bien souvent les esprits.
— Ils ont donc dû trouver un exutoire, des têtes d'affiche, continua Gabriel, gardant un ton neutre. James et moi à Poudlard, même si officiellement il s'agissait "d'élèves anonymes". Shacklebot au ministère. Vous-même, Mr Potter, dans une certaine mesure. Il leur fallait quelqu'un contre qui rejeter la faute.
— Et Kingsley a essayé de prendre tout cela pour lui, termina Harry, en se reculant dans sa chaise. Il a toujours été pétri de principes, et il ne voulait pas que ce mouvement de folie touche des gamins dont on ignorait, et ignore encore aujourd'hui, la réelle culpabilité. Il voulait aussi que je garde ma place et que je continue de protéger la Grande-Bretagne. Il a donc concentré la colère sur lui… Mais c'était un échec pour un homme aussi ancré dans ses principes que Kingsley. Après vingt ans au pouvoir, cela était pour lui la preuve qu'il devait partir.
— Il a donc décidé de répondre positivement à l'exigence de la foule, à savoir la destitution, énonça Eliot. Il a obtenu de pouvoir finir son mandat, mais pas de se représenter. C'est pour ça que Kingsley a été forcé de quitter le pouvoir. »
Les deux plus jeunes filles ne semblaient toujours pas avoir vraiment compris de quoi tout cela pouvait retourner, mais aucune d'entre elles n'osa élever à nouveau la voix. Le silence qui suivit donc cette conversation fut interprété par tous comme étant celui indiquant que le repas était fini. Gabriel se leva de table et aida rapidement à débarrasser, amenant les couverts dans la cuisine où Mrs Potter s'affairait déjà à la vaisselle à l'aide de sa baguette, avant qu'elle ne les autorise à prendre congé.
Gabriel se laissa tomber dans l'herbe, à côté de James et s'étira avec des mouvements amples, trahissant un peu sa fatigue. L'aîné des Potter à côté de lui observait l'eau de la petite mare qui trônait au centre du jardin, juste devant eux. Bloom et Eliot, pour leur part, étaient restés debout juste à côté d'eux, observant les arbres qui entouraient le petit domaine des Potter songeurs. Maintenant qu'il pouvait vraiment les observer, le garçon put constater qu'eux aussi avaient changé et grandi pendant les quelques semaines où ils étaient restés séparés, chez eux.
Eliot avait vu ses cheveux foncer encore un peu plus, se rapprochant toujours irrémédiablement du châtain. Il les gardait cependant coupés courts. Par contre, il avait encore grandi, plus qu'eux, et les dépassait maintenant de presque une demi-tête. C'était assez vexant quand même, quand on savait qu'en première année Eliot avait été le plus petit de leur groupe, plus petit même que Bloom pourtant pas bien grande. Peut-être aussi avait il perdu un peu de poids, ce qui renforçait l'idée qu'il avait grandi. Gabriel pouvait voir que les joues d'Eliot étaient plus creuses, moins rondes, révélant toute la droiture de sa mâchoire, encore plus carrée que la sienne. Et son tee-shirt était assez ample, flottant doucement grâce au vent.
Bloom pour sa part avait gardé la même taille, c'est-à-dire toujours petite pour son âge. Sa chevelure rousse restait toujours aussi flamboyante, même si avec le temps ils s'étaient un peu disciplinés. Elle avait encore perdu quelques tâches de rousseurs d'après ce que pouvait se souvenir Gabriel. Plus elle grandissait et plus elle en perdait, rendant en contrepartie son visage plus pâle, la faute à sa peau extrêmement blanche, voire diaphane sur les mains. Mais s'il y avait un changement qu'ils avaient tous pu constater malgré le tee-shirt large et négligé qu'elle portait pour les faire oublier, c'était qu'elle avait encore gagné en formes. Pour son âge, la rouquine était gâtée, ou du moins était-ce ce qu'on pouvait croire. Bloom n'arrêtait pas de se plaindre à chaque fois que sa poitrine se développait, estimant qu'elle la gênait pour jouer au Quidditch.
« JAMES ! JAMES, C'EST HORRIBLE ! avait hurlé Bloom dès qu'elle était arrivée au Septième Ciel cet après-midi.
— Quoi ?
— Regarde ! J'ai encore pris de la poitrine ! Bientôt je pourrais même plus réaliser parfaitement la frappe du Condor ! Déjà que je suis bien gênée pour faire mon coup inversé, c'est une catastrophe ! »
Il pouffa de rire en repensant à tout ça. Surtout quand elle avait littéralement mis ses attributs devant les yeux d'un James qui n'avait pas su où se mettre, incapable de gérer cette situation. Bloom n'avait jamais trouvé ça gênant, le fait d'être une fille parmi eux trois, des garçons. Son meilleur ami haussa un sourcil, mais Gabriel secoua la tête, lui signifiant que ce n'était rien. Il n'insista pas, ayant comprit que ce n'était pas important. C'était la plus belle preuve de leur proximité. Gabriel et James avaient atteint ce stade dans l'amitié qui faisait qu'en un regard, ils pouvaient deviner à peu près ce que l'autre pensait. Oh, ce n'était pas pour autant qu'ils n'avaient plus de secrets l'un envers l'autre. James ne lui avait par exemple encore jamais révélé pourquoi il avait un Feudeymon en Epouvantard. Mais Gabriel avait cependant appris depuis que c'était également celui d'Albus, même si le sien était moins effrayant. Cela n'avait fait que renforcer le mystère, surtout qu'Albus aussi avait catégoriquement refusé d'en parler.
Le garçon se saisit d'un caillou plat qui traînait près de l'étang et l'envoya dans l'eau d'un coup sec de la main. La pierre ricocha deux fois, avant de s'enfoncer dans l'eau sombre qui reflétait les étoiles de cette soirée d'été.
« Comment ça se fait que Rose ne soit pas arrivée aujourd'hui ? demanda alors Bloom, sortant le groupe du silence. Je croyais qu'elle devait arriver aujourd'hui.
— C'était ce qui était prévu, oui, dit alors James. Mais oncle Ron a passé un message par poudre de Cheminette pour nous dire qu'elle ne viendra que demain.
— Pourquoi ?
— Je suis sûr que c'est encore parce que oncle Ron et tante Hermione se sont disputés », fit la voix d'Albus.
Le petit frère de James et Scorpius venaient à leur tour de sortir de la maison, les rejoignant dans l'herbe fraîche du domaine.
« Comment ça ? s'étonna Gabriel.
— Ça fait quelques mois que les parents de Rose se disputent. De plus en plus fort à chaque fois, dit alors James, les sourcils froncés.
— Rose s'inquiète beaucoup à leur propos, révéla Scorpius. Elle a peur qu'ils se séparent. J'imagine que c'est la même chose pour Hugo.
— Pourtant les parents de Rose semblaient si bien s'entendre quand on les a vu l'année dernière, remarqua Bloom, triturant une longue mèche rousse.
— Oui, c'est pour ça que ça nous a tous surpris. Rose était démoralisée quand elle est revenu des vacances de Pâques, vous vous souvenez ? C'était à cause de ça. »
Les paroles d'Albus restèrent un instant en suspend dans l'esprit de Gabriel, songeur. Ron et Hermione Weasley étaient pourtant l'archétype du couple qui avait réussi, que ce soit dans le milieu professionnel ou en amour. Entendre de la bouche des amis de leur fille qu'ils étaient dans une passe difficile le laissait avec une impression étrange. Et surtout, même s'il avait pu lui remarquer une baisse de forme, Rose réussissait à cacher cela, faisant de son mieux pour ne rien laisser paraître. Au fond, le garçon était assez impressionné par les capacités de la cousine de son meilleur ami.
« Shannon et Lily n'étaient pas avec vous ? demanda Bloom
— Elles ont préféré profiter que papa soit là pour qu'il les aide à faire leurs devoirs de vacances, en défense contre les forces du mal, répondit Albus.
— Pourquoi Lily n'est pas venue tout simplement nous le demander ? s'étonna James, fronçant les sourcils.
— Réfléchis-donc James, glissa Eliot. Lily n'a pas de très bon résultats en défense contre les forces du mal.
— Je sais ça. Où est-ce que tu veux en venir ?
— Tu ne penses pas que ta sœur a peur que vous vous moquiez d'elle, ou a tout juste honte ? Après tout, Albus et toi êtes de bons élèves dans cette matière et votre père est quand même considéré comme l'un des plus grand expert dans la lutte contre les arts noirs.
— Oh, je vois ce que tu veux dire Eliot, marmonna Albus, songeur. Et toi d'ailleurs, comment te débrouilles-tu avec tes cours d'Histoire de la magie ?
— Hey, on avait dit pas qu'on abordait pas les sujets qui fâchent ! »
À côté d'Eliot, James, Gabriel et Bloom s'étaient tous les trois mis à ricaner. Ils savaient mieux que quiconque à quel point les notes de leur ami dans la matière du professeur Binns étaient catastrophiques. Eliot s'était depuis longtemps résigné et mettait ses efforts dans les autres matières, pour compenser cette faiblesse. Une bonne partie allait dans les cours de soins aux créatures magique, qui était devenue sa matière préférée, comme il avait pu l'imaginer. Eliot n'avait pas menti quand il avait dit aimer les animaux. D'ailleurs, ces derniers le lui rendait bien et le garçon avait un véritable don pour s'occuper d'eux. Il semblait leur inspirer une pleine et totale confiance.
Gabriel détourna son regard, pour le planter dans l'étang, dont la surface lui renvoyait son reflet, un peu troublé encore par les vaguelettes des cailloux qu'il avait jeté dedans. Il se demandait comment allaient les autres chez eux, les amis qu'ils avaient à Poudlard, en-dehors de leur cercle proche. Scorpius lui avait par exemple appris que si Séléné n'avait pu les rejoindre cette année, c'était parce qu'elle accompagnait ses parents en voyage, quelque part dans les pays scandinave. Quel pays était-ce déjà ? La Suède peut-être ? Tout ce qu'il savait, c'était que le père de Séléné, Daniel Winchester, avait tenu à y aller pour observer les Ronflaks Cornus, une étrange espèce de créature magique, découverte il y avait quelques années par Rolf et Luna Scamander. Étrangement, Albus et James avaient tous les deux laissé échapper quelques rires quand ils lui avaient dit tout ça, sans que ni lui, ni Scorpius ne parviennent pourtant à comprendre pourquoi.
« Les enfants, il serait bien que vous pensiez à aller vous coucher, il commence à se faire tard ! » déclara la voix de Ginny Potter.
La nuit était déjà tombée depuis longtemps et à en croire la position de la lune – c'était en tout cas ce que leur avait dit Shannon – il était déjà bien tard. La petite troupe, qui s'était rassemblée près de l'étang, autour d'une lanterne apportée par Lily, ne tenta pas de discuter. Gabriel se releva, se massant un peu le dos. Oui, un peu de sommeil lui ferait le plus grand bien ! Ils se dirigèrent tous vers les deux tentes qu'ils avaient dû monter plus tôt. Cet épisode restait d'ailleurs assez amusant. Obligés de se passer de la magie, ils avaient été forcés de monter tout cela à la façon moldue, ce qui s'était révélé plus complexe qu'ils ne l'avaient imaginé. Scorpius s'était par exemple, sans qu'il ne sache comment, ligoté lui-même avec un tendeur et Gabriel avait manqué d'écraser le pied de James avec la masse qu'il avait utilisé pour planter les sardines. Mais les deux tentes, une pour les filles et l'autre pour les garçons, étaient désormais fièrement dressées au pied des arbres, formant dans la pénombres deux grandes formes sombres.
« Demain, quand Rose sera arrivée, je propose qu'on fasse une ballade en forêt, annonça James en accrochant une lanterne à l'entrée de la tente des garçons. On préparera à manger et on pique-niquera en chemin.
— Ce serait cool ! s'exclama Shannon.
— Il y a d'ailleurs un point d'eau alimenté par une petite source, indiqua Albus. L'eau y est plutôt claire, on pourrait en profiter pour se baigner.
— Avoue que tu veux juste nous voir en maillot de bain, lança sournoisement Bloom.
— N-non ! Je ne voulais pas…
— Allons, assume tes pulsions d'homme Bubus ! ricana Scorpius.
— Et c'est pas comme si j'y attachais une grande importance de toute façon, ajouta la rouquine. Je ne dis pas non à une petit baignade s'il continue de faire aussi chaud.
— Alors tu seras servie, elle est toujours fraîche, sourit Lily. Quand on était plus jeunes, maman nous emmenait souvent nous y baigner en été. »
Gabriel pour sa part échangea un regard avec Eliot, qui lui rendit le même. Ils s'étaient parfaitement compris : ils avaient le même problème.
« Eliot et moi n'avons pas de maillot de bain, révéla-t-il. On n'avait pas pensé qu'on pourrait se baigner cette semaine en fait. Il faudra nous laisser le temps d'aller chercher le notre chez nous par poudre de Cheminette.
— Oh, pas la peine ! Albus et moi en avons en rab, on pourra bien vous en prêter. »
Au sourire que lui fit James, Gabriel sentit tout de suite venir l'arnaque.
« Les maillots de bains trop courts qui vont nous serrer, c'est hors de question ! déclara Eliot. Et tu peux aussi oublier les modèles immondes, ou un éventuel maillot de bain farceur qu'aurait inventé votre commerce familial.
— C'est pas un commerce familial, sourit Albus. « Weasley, Farces pour Sorciers Facétieux » n'est tenu que par oncle George et tante Angelina.
— Ça ne change rien au problème. Soit vous nous fournissez un maillot de bain décent, soit on rentre prendre les nôtres.
— Quelle bande de rabat-joie, s'amusa Scorpius. C'est idiot qu'on ne puisse pas utiliser la magie, je suis certain que tu aurais réussi à métamorphoser tes vêtements en maillot Gabriel. »
Le garçon, à la lumière de la lanterne, lui tira la langue, tout en lui rétorquant que ce type de métamorphose s'abordait en milieu de cinquième année.
« On verra ça demain, déclara James. Pour le moment, il vaudrait mieux songer à dormir.
— James Potter qui nous incite à aller au lit ? s'étonna faussement Bloom. Pincez-moi, je rêve ! AÏE ! Pas pour de vrai Eliot !
— Désolé, c'était trop tentant, s'amusa le garçon.
— Allez, tout le monde dans sa tente.
— Et n'essayez pas de venir les garçons ! prévint Lily. Sinon…
— Sinon quoi ? titilla Scorpius.
— On a des munitions de produits des Farces pour Sorciers Facétieux, répondit tranquillement Shannon. Et je ne suis pas certaine que vous ayez envie de faire connaissance avec le Ratatineur de Virilité qu'on a apposé à l'entrée, avec un sort de détection qu'a gentiment accepté de faire Mrs Potter. »
Ce fut sur ces mots que les deux fillettes disparurent dans leur tente, avec un ricanement. Elles furent suivies quelques secondes après par Bloom, qui leur fit un petit signe de la main en fermant la tente. Les garçons échangèrent un regard inquiet.
« Faut pas se fier à leur aspect timide… commença James.
— Elles sont bien des Serpentard », frissonna Gabriel.
Ce fut la douce odeur des toasts chauds lui chatouillant les narines qui réveillèrent Gabriel le lendemain matin. Après avoir pris le temps d'enfiler quelques affaires et évité de déranger Scorpius et Albus qui dormaient encore, il sortit de la tente. La table avait été réinstallée dehors et dessus trônait tout le nécessaire pour un petit déjeuner complet. Eliot, James, Shannon et Lily étaient déjà réveillés et discutaient tout en trempant leurs toasts dans leurs bols. Lorsque Gabriel décala la chaise à côté d'Eliot pour s'asseoir, il fut accueilli par un sourire des deux Potter, de Shannon et d'Eliot.
« Tiens ! dit James en lui mettant la cafetière devant lui. Estime-toi heureux, on l'a acheté spécialement pour toi. »
Du café ! Ils y avaient pensé. C'était officiel, Gabriel adorait les Potter. Avec un large sourire et après un joyeux merci adressé à son meilleur ami, il se servit une tasse, y ajouta deux sucres, puis huma le délicieux liquide. L'amertume vint lui chatouiller les narines, le préparant à savourer sa boisson préféré.
« Pouah ! s'exclama Lily. Comment tu peux boire ça ?
— Le café, c'est la meilleure boisson du monde, assura Gabriel en reposant sa tasse.
— Et tu y es devenu totalement accro, se moqua Eliot. Je veux dire, avant tu étais déjà en pleine idylle avec le café, mais je me souviens qu'à la fin de l'année dernière pour les examens, il te fallait trois tasses par jour.
— Chut…
— Mais… c'est pas bon le café ! grimaça Shannon, écœurée. Même mes parents n'en boivent pas.
— Bien ce que j'ai déjà dit, confirma Lily.
— On sait les filles, on sait, sourit James. Mais n'allez pas lui dire ça, il est incapable de comprendre.
— Peuh ! C'est juste vous qui ne savez pas ce qui est bon ! »
Ce genre de conversation autour de sa tasse de café matinale était devenu assez récurrente à Poudlard. Ses camarades, que ce soit le cadre proche ou même des élèves d'autres maisons, lui faisaient régulièrement une scène autour du précieux nectar noir. Il avait calculé qu'en moyenne, il avait droit à un argumentaire sur le café tous les neuf jours. Mais le garçon avait trouvé, depuis quelques mois, le soutien d'un autre buveur de café providentiel chez les lions. Ou plutôt une buveuse. Revenue de vacances en France aux dernières vacances de Noël, Gwendolyn Murrey s'était elle aussi découvert un goût pour le café et défendait désormais ardemment la boisson aux côté de Gabriel. C'était sûr : un jour, le café vaincrait !
« Rose devrait arriver d'ici une vingtaine de minutes, indiqua Ginny Potter en sortant de la maison, pour s'asseoir au bout de la table. Oh, bonjour Gabriel, ton café est assez chaud ?
— Parfait, sourit le garçon. Où se trouve votre mari d'ailleurs ?
— Papa est parti chercher Rose, dit Lily à la place de sa mère. Il voulait aussi parler à oncle Ron.
— J'en ai profité pour indiquer que vous comptiez vous baignez un peu cet après-midi, continua la mère de James. Elle prévoit son maillot de bain.
— Oh ! À ce propos Mrs Potter, Gabriel et moi n'avons pas pensé à emmener les nôtres. Serait-il possible d'en emprunter un ?
— Je vais aller voir s'il en reste un ou deux de rechange qui appartiennent à James ou Albus. Sinon, je contacterais vos parents pour récupérer les vôtres, ne vous inquiétez donc pas pour ça.
— D'ailleurs Mrs Potter ! Ce n'est pas contre vous mais… pensez à vérifier que les éventuels maillots de James ou Albus ne soient pas des modèles piégés. Je veux dire, avec le business familial qui verse dans les farces et attrapes…
— Dis tout de suite que t'as pas confiance ! s'énerva faussement James.
— Ben, ce serait bien ton genre d'avoir fait exprès de mettre un maillot de bain piégé dans tes affaires ce matin, insinua Gabriel.
— Et ça se prétend être mon meilleur ami ! Peuh ! »
Et ils éclatèrent de rire en concert. Mrs Potter promit aux deux garçons de faire son possible et laissa les jeunes entre eux, continuer à rire, rentrant dans la maison. Son départ coïncida d'ailleurs avec l'arrivée de Bloom auprès de la table, les cheveux encore un peu emmêlés. La jeune fille se laissa tomber dans un chaise et mordit aussitôt dans un morceau de brioche, tout en marmonnant un salut.
« Toujours aussi affamée ma très chère amie, commenta Eliot.
— J'ai faim, répondit Bloom entre deux bouchées.
— Rien de nouveau sous le soleil quoi. »
Bloom tira la langue à Eliot et se saisit de sa tasse de chocolat chaud. Gabriel observait tout ça avec un petit sourire sur les lèvres. Au moins il y avait des choses qui ne changeaient pas, qu'importe le temps qui passait.
Alors que Scorpius émergeait de la tente, ils purent entendre, provenant du salon, le son caractéristique du voyage en poudre de Cheminette. James se leva aussitôt de sa place et tout en leur indiquant de rester ici, entra dans la demeure. Scorpius prit place à côté de Gabriel, en lui souhaitant bonjour. Gabriel lui répondit distraitement, tout en continuant de fixer l'entrée arrière du Septième Ciel par laquelle James était entré. Puis, il avala une nouvelle gorgée de café, se tournant vers Scorpius pour prendre part à la discussion.
Scorpius était toujours aussi blond, héritage Malefoy oblige. Il avait d'ailleurs bien grandi, se trouvant à une taille équivalente à celle de James ou Gabriel, signifiant qu'il les dépasserait bientôt. L'aspect pointu de son nez s'était renforcé avec l'âge, surtout à cause de son menton plutôt rond, qui ne le faisait ressortir que d'avantage. Après ces trois ans passés à le côtoyer de plus ou moins loin, Gabriel devait avouer difficilement imaginer Scorpius sans son sourire chaleureux envers les autres. Par ce dernier et aussi en prouvant son courage à tous, il avait gagné le respect de James et celui de Gryffondor tout entier, ce qui n'était pourtant pas gagné au départ.
« Albus ronfle comme un camion, commenta Scorpius en prenant le pichet de jus d'orange. Sincèrement, je plains ses camarades de dortoirs.
— Ils doivent être habitués depuis le temps, répondit Gabriel. Ils le supportent depuis trois ans maintenant.
— Ça ne t'a pas dérangé toi ?
— Non. Ça arrive que Léo ronfle dans notre dortoir, indiqua Eliot. Ce n'est pas tout le temps, heureusement, mais on a dû apprendre à faire avec.
— Chez nous, il y a cette truie de Janice Goyle qui ronfle, cracha Shannon. Non-contente de nous gâcher nos journées, elle gâche aussi nos nuits !
— Mais on a trouvé la solution. Maintenant, quand elle ronfle, on lui fait un Aguamenti en pleine bouche. Elle se réveille toujours en s'étouffant.
— C'est… sadique, commenta Bloom.
— Faudra vraiment qu'on pense à remercier Arya de nous avoir apprit ce sort, hein Lily ! »
Alors que Lily hochait vigoureusement la tête, James réapparut accompagné par la troisième et dernière rouquine avec qui ils partageraient les quelques jours à venir. La cousine de James avait grandit pendant l'été. Pourtant, elle restait encore loin de la taille de James à côté d'elle, se trouvant tout juste un poil plus grande que Bloom. Elle s'était aussi un peu fait raccourcir les cheveux, autrefois très long. C'était du moins l'impression qu'avait Gabriel, sans pouvoir en être totalement sûr. En effet, la jeune fille avait choisit de les attacher dans un chignon négligé qui laissait des cheveux se relever en dehors de l'attache. Sans compter les quelques mèches qu'elle n'avait pas attachées et qui encadraient son visage. Son regard bleu n'avait par contre pas changé derrière les verres de ses lunettes aux larges montures, qu'elle avait commencé à porter un an et demi auparavant. Pourtant, Gabriel ne put s'empêcher d'être surpris. Le blanc de ses yeux étaient rouges.
« Rose ! Ça va ?! »
Scorpius s'était levé d'un bond, faisant bouger la table de façon brusque, renversant presque le contenu des tasses encore posées sur la table. Mais Gabriel ne grogna pas. Il avait très bien compris que le blond avait remarqué lui aussi les signes prouvant qu'elle avait récemment pleuré. Sa réaction était des plus naturelles, après tout il restait l'un de ses plus proches amis – sinon plus si on écoutait les rumeurs qui couraient à Poudlard. Scorpius s'était précipité auprès de Rose, inquiet.
« Qu'est ce qui se passe ? Encore tes parents ?
— Oui, répondit la jeune fille d'une voix un peu faible. Ils en viennent à se balancer le mobilier à coup de sortilèges. »
Gabriel écarquilla les yeux. Et il ne fut pas le seul. Tout le monde autour de la table se montra choqué que le couple Weasley en soit à ce stade dans la dégradation de leur couple. Pas étonnant que le père de James, soit resté là-bas. Il devait sûrement essayer de calmer ceux qu'ils savaient être ses meilleurs amis.
« Comment ça se fait ? demanda Bloom en se levant à son tour. Il y a eu un gros problèmes entre tes parents ?
— Je ne sais pas. Maman est bizarre depuis quelques temps, c'est vrai… Mais je ne sais pas si c'est parce qu'elle a découvert quelque chose à propos de papa, ou si le problème vient d'elle.
— Bizarre comment ? » demanda Eliot, les sourcils froncés.
Rose haussa les épaules faisant comprendre au groupe qu'elle ne savait pas comment l'expliquer. La rousse était visiblement échevelée, mais parler lui avait fait du bien et elle retrouvait peu à peu des couleurs.
« Après, c'est vrai que papa est du genre jaloux, dit-elle en mettant sa main sur son menton, songeuse. Peut-être qu'il a mal pris que Maman ait souvent des rendez-vous avec d'autres hommes pour ses responsabilités.
— À propos de quoi ? demanda James. Papa a toujours refusé de me le dire.
— Tante Hermione espionne le parti Réformiste pour le compte de papa », fit la voix d'Albus.
Les regards de tous se tournèrent vers le garçon, qui venait d'émerger de la tente, les cheveux plus en broussaille que jamais. Gabriel constata qu'il avait perdu le sourire tranquille qu'il arborait habituellement, préfèrent prendre son air sérieux. Albus vint à leur rencontre, caressant la joue de Rose d'un air protecteur que Gabriel ne lui connaissait pas vraiment. Ou plutôt qu'il n'avait vu qu'en James avant aujourd'hui, à propos de sa sœur. Les deux frères partageaient parfois tant de points communs, tout en étant si différents… Passé la surprise, chacun fronça les sourcils.
« Comment ça ? Et comment tu sais ça d'abord Bubus ! s'exclama Lily. T'as encore été fouiller dans les affaires de papa ?
— Je cherchais mon autorisation de sortie à Pré-Au-Lard ! se défendit le garçon. Papa m'avait dit qu'il l'avait laissée sur son bureau, mais vous savez bien qu'il est toujours désorganisé. Je suis tombé par hasard sur un rapport parlant de ces histoires d'espionnage, avec le nom de tante Hermione. Il me l'a arraché des mains avant que je ne puisse en lire trop, bien entendu. Et il a préféré m'expliquer globalement ce que c'était, au lieu de me laisser me faire mes propres hypothèses dans mon coin. Oh, il m'a aussi fait promettre de ne rien dire.
— Promesse que tu ne respectes pas, s'amusa Shannon. Vive l'espionnage discret si quelqu'un qui n'a rien à voir avec l'affaire est au courant de tout ça.
— J'estime que rassurer ma cousine sur le sort de ses parents est plus important. Puis d'abord, ce n'est pas comme si j'allais répéter ça à quelqu'un susceptible de le faire remonter jusqu'aux oreilles des dirigeants du parti.
— Et donc ça consiste en quoi cet espionnage ? demanda Gabriel, la curiosité attisée. Ça m'a pas l'air très réglo…
— Je ne sais pas vraiment. Papa m'a juste dit que ça concernait son boulot, mais c'est tout.
— Mais pourquoi le parti Réformiste est sous espionnage ? s'interrogea Bloom. Je veux dire, il y a quelque chose de dangereux avec lui ?
— Non, je ne crois pas. Papa m'a aussi avoué à demi-mot, pour me rassurer, qu'il avait aussi des espions dans le parti Conservateur et le parti Progressiste. Par contre, ça ne sert à rien de me demander qui, j'en sais rien !
— Même dans le parti Progressiste ? Pourtant, avec votre oncle à sa tête, il n'a pas besoin d'espion pour savoir ce qui s'y déroule.
— C'est pour ça que je pense juste que tout ça n'est au final qu'une mesure de sécurité préventive, Scorpius. »
C'était bien complexe tout de même. Gabriel pouvait encore comprendre que les Aurors gardent des yeux et des oreilles partout, il savait que chez les moldus c'était monnaie courante. Mais quand même !
Néanmoins, le visage de Rose s'était fait plus serein, même si un certain trouble continuait à se lire sur ses traits.
« Ça expliquerait pourquoi maman est si étrange, songea Rose. Mais ça m'étonne quand même… Papa serait au courant ! Il reste important au bureau des Aurors, et c'est le meilleur ami d'oncle Harry.
— Pas forcément, si les ordres viennent d'encore plus haut, indiqua Eliot. Le ministre par exemple.
— C'est possible… À dire vrai, ça expliquerait même tout, pourquoi par exemple il espionne aussi le parti Progressiste. Mais ça m'étonnerais quand même que mon père ne soit pas au courant.
— Vous pensez-pas qu'on devrait éviter de se mêler de ça ? se fâcha alors Lily. Je n'ai pas tout suivi, mais ce que je vois, c'est qu'on a le nez dans les affaires de papa ! Ça ne nous regarde pas.
— Elle marque un point, concéda James. Essaye de sourire un peu Rose, ça m'étonnerais quand même que tante Hermione et oncle Ron se séparent. Si vraiment tout ça est lié à l'espionnage du parti Réformiste, ça passera bientôt. Les élections sont à la fin de la semaine après tout.
— Tu as raison James ! Merci. »
Le garçon répondit par un sourire. Rose se frotta alors les yeux, essayant de se débarrasser des traces de larmes sur le haut de ses pommettes. Albus lui tira une chaise pour qu'elle puisse s'asseoir, ce qu'elle accepta avec joie. Tous prirent à nouveau place autour de la table, alors que Mrs Potter revenait de l'intérieur de la maison. Elle observa le groupe avec un œil suspicieux, sentant – sûrement par instinct maternel estima Gabriel – que les enfants lui cachaient quelque chose. Lily chuchota rapidement quelque chose à l'oreille de Shannon, qui hocha simplement la tête.
« Bienvenue Rose, dit finalement sa tante, en reprenant un regard bienveillant. Je suis heureuse que tu viennes passer cette semaine à la maison.
— Moi aussi tante Ginny, assura Rose en embrassant la mère de James.
— Et voilà pour vous, Eliot et Gabriel. Certifiés sans mauvais sorts.
— Merci Mrs Potter, répondit le jeune Madder. C'est vraiment très gentil de votre part.
— Allons, allons, vous êtes nos hôtes. C'est normal que je sois là pour vous aider si jamais vous avez des problèmes.
— C'est bon, on a compris le message maman, lança James. Nous tes enfants, on peut crever la bouche ouverte, hein ? »
Gabriel éclata de rire avec les autres et observa le maillot de bain qu'il avait reçu de Mrs Potter. Il était simple, ce qui lui allait très bien. Il espérait qu'au moins cette après-midi leur changerait les idées, car certains d'entre eux en avaient bien besoin.
James avait chargé sur son dos un grand sac, contenant le repas que leur avait préparé Mrs Potter, ainsi que tout le nécessaire pour leur pique-nique et leur baignade. Gabriel savait qu'elle l'avait aussi ensorcelé pour qu'il soit aussi léger qu'une plume, mais il ne pouvait s'empêcher de penser que cela donnait une drôle d'allure à son meilleur ami.
« Vous faites bien attention où vous mettez les pieds, prévint Ginny Potter. Ce serait bête que vous trébuchiez sur une racine.
— On n'a plus trois ans maman ! s'insurgea Lily.
— Je sais bien.
— Restez en groupe aussi, je n'ai pas envie de devoir jouer au jeu de piste ce soir, s'amusa Mr Potter, revenu de chez le père de Rose. Et vous serez moins suspects aux yeux des moldus.
— On sait Papa… James et moi sommes assez grand pour comprendre ça.
— Et n'oubliez pas que vous n'avez pas le droit d'utiliser vos baguettes ! »
James poussa un grognement, faisant signifier à ses parents leur impatience de pouvoir enfin partir faire leur promenade. Mr Potter comprit le message et stoppa sa femme d'un mouvement de la main, avant de leur souhaiter une bonne journée.
Ils passèrent la grille du domaine du Septième Ciel, qui donnait sur un simple et joli sentier de campagne. James se trouvait à l'avant de toute la troupe, s'étant auto-désigné comme leur guide, ce qui était assez logique. Il les fit remonter jusqu'à la route moldue la plus proche, qu'ils suivirent jusqu'à arriver au hameau voisin, c'est-à-dire Godric's Hollow.
« La forêt se trouve de l'autre côté de la ville, dit James à leur adresse. On va d'ailleurs passer devant les ruines de la maison de papy et mamy Potter.
— C'est joyeux dis-moi, grimaça Scorpius.
— On s'y est fait, répondit distraitement Albus, haussant les épaules. Si papa a choisi de s'installer à Godric's Hollow, c'était pour pouvoir rendre visite facilement à la tombe de papy et mamy Potter.
— Et surtout, il y a pas mal de familles de notre monde, ajouta Lily.
— En même temps, Godric's Hollow est un peu le village de naissance de Gryffondor. »
Gabriel haussa un sourcil à cette remarque de Rose. Il avait déjà entendu parler de Godric's Hollow, évidemment. Après tout, c'était là que Voldemort avait chuté après sa première montée en puissance. Et au-delà même de ce fait historique, elle faisait aussi partie des quelques villes possédant une forte concentration de sorciers dans leurs populations, avec des populations moldus qui se doutaient plus ou moins de quelque chose sans que cela ne les dérange. Pourtant, malgré le nom assez révélateur, il devait avouer ne jamais avoir fait le lien. Tout juste avait-il trouvé la coïncidence amusante.
Cependant, d'après ses souvenirs de l'année dernière et ce qu'il pouvait voir devant lui, le petit bourg qui formait le village de Godric's Hollow ne payait pas de mine. Les habitations étaient de teinte blanches et les toits sombres, l'ardoise qui servait de revêtement reflétant un peu la lumière éclatante que dispersait le soleil d'été. Pas de fioritures, pas de richesses ou de choses étonnantes, juste des maisons simples, avec de petits jardins proprets. La rue dans laquelle ils marchaient était typiquement le genre de rue que tout village de la campagne anglaise pouvait offrir au voyageur, avec des voitures garées de façon plus ou moins ordonnés selon les habitations. Quelques enfants se trouvaient devant une maison et s'amusaient avec un ballon de football à faire un match.
« Oh ! s'exclama Shannon alors qu'ils arrivaient à la place centrale de Godric's Hollow. La statue !
— Pas mal hein ? sourit Lily. Je te l'avais dit qu'il y avait un monument !
— Le plus drôle, c'est quand on pense que le bébé qui est représenté est votre père », s'amusa Bloom.
James répondit a leur amie par un sourire malin. Le monument aux morts moldu laissait place, devant leurs yeux de sorciers, au monument commémorant la nuit du 31 octobre 1980, la fameuse sculpture de James et Lily Potter premiers du nom, ainsi que de Harry Potter alors âgé de un an. Gabriel l'avait déjà vue l'année dernière, comme tout le monde à part Shannon et ne ressentait donc aucune surprise devant. Leur petit arrêt devant ce qui pour les moldus était un monument aux morts attira un peu leur attention. Gabriel pouvait voir, depuis le pub qui se trouvait dans un coin de la place, quelques passant les dévisager d'un œil curieux. Rose semblait l'avoir aussi remarqué, puisqu'elle intima James et Albus de reprendre la marche. Il passèrent devant l'église, vide de monde. James salua un habitant à bicyclette qui passait par là, qui répondit par un sourire à toute la joyeuse troupe.
« Il a été question un temps de la remplacer par une statue de papa, dit alors Albus. C'est en tout cas ce qu'il nous a dit.
— Et qu'est ce qui s'est passé ? l'interrogea Gabriel.
— Il s'y est vivement opposé et ça a été abandonné.
— Tu m'étonnes, répondit le jeune Dubois. Cette statue constitue l'une des rares représentation tangible de ses parents. Et puis, elle a quand même plus de sens ici qu'une simple statue de votre père.
— On va bientôt arriver devant les ruines, indiqua Rose. On ne va pas s'y arrêter par contre. J'aime pas beaucoup cet endroit.
— Bienvenue au club, soupira James. Je crois qu'il n'y a personne qui n'est pas mal à l'aise devant. »
Gabriel hocha la tête silencieusement, alors qu'ils découvraient les ruines. De la maison dans laquelle James et Lily Potter premier du nom étaient morts, il ne restait plus que quelques murs et un bout du plancher du premier étage. La magie noire avait dans un premier temps fait son œuvre, puis le temps avait continué le travail. Les moldus autour de la maison n'avaient pas conscience de la présence de cette dernière, cachée à leurs yeux. Tout comme la statue de la place, la bâtisse en ruines ne se révélait qu'à ceux possédant de la magie dans leur sang.
Ils ne s'attardèrent pas devant, malgré le désir de Shannon d'observer un peu avant de parti. Aucun des Potter n'était à l'aise devant ce lieu qui avait marqué l'histoire de leur famille, chose que tous les plus vieux comprenaient, voire partageaient à un certain niveau. Ils se dirigeaient simplement vers la sortie du village, qui donnait sur une route de campagne entourée par les arbres. James savait bien ce qu'il faisait, la forêt ne devait sûrement plus être très loin. Albus discutait joyeusement avec Rose et Scorpius, bien que Gabriel n'arrivait pas à saisir de quoi.
« Le lieu d'habitation de ta grand-mère n'est pas si loin d'ici Gabriel, non ? lui demanda alors Eliot, en calquant son rythme de marche sur celui du jeune Madder.
— Maintenant que tu m'y fais penser... C'est vrai que Godric's Hollow se trouve pas très loin du Devon…
— J'aimerais bien voir à quoi ça ressemble, le manoir familial des Madder, soupira Bloom, venant à leurs côtés.
— Ce n'est pas un manoir ! s'insurgea aussitôt Gabriel. Notre famille n'a jamais pu se vanter d'être des plus importante dans le monde des sorciers. Non, nous avons juste un cottage, qui certes est d'une taille tout à fait respectable, mais qui est aussi loin d'être aussi beau ou grand qu'un manoir.
— Pourtant ta famille est plutôt ancienne… je pensais… Je veux dire, tu as plein de familles de sorciers de vieille ascendance mais modestes qui ont leur manoir.
— Nous n'avons pas de manoir nous non-plus, alors que les Potter sont quand même connus ! Enfin… Lors des prochaines vacances d'été, je propose que ce soit Gabriel qui nous invite chez sa grand-mère ! lança joyeusement James. Moi aussi j'aimerais bien voir à quoi ça ressemble.
— Il n'y a rien de spécial, vous savez. Le Touret est bien moins beau que le Septième Ciel et même un peu moins grand. Mais si vous insistez, je demanderais à ma grand-mère si c'est possible. »
Cette curiosité à propos de sa famille restait toujours inhabituelle pour Gabriel. Le nom des Madder ne possédait pas ce prestige que pouvait avoir celui des grandes familles de sorciers, dont il côtoyait pourtant quelques uns de leurs membres. Oh, certes, son père avait sa petite renommée dans le monde des potions, il ne fallait pas nier cela. Mais il était malgré tout nécessaire de se trouver plongé dans cet univers pour le savoir. Cela ne laissait donc la connaissance du nom Madder qu'à un club très fermé de sorciers. Son grand-père n'avait pas vraiment marqué le monde des duels plus que ça, puisqu'il n'en avait pas entendu parler avant que son père ne lui apprenne comment il était mort. Quant à son arrière grand-père, il ignorait encore plus de qui il pouvait s'agir. À y songer ainsi, la petite phrase « Les Madder sont toujours les meilleurs » qu'avait pu lui sortir son père sonnait comme faux.
À côté pourtant, Gabriel avait pu remarquer que ses professeurs à Poudlard mettaient en lui certains espoirs, comme ils pouvaient en mettre en James, ou ils avaient pu en mettre en Liam Viridian. Le garçon ne pouvait pas le nier, ses notes le prouvait, il était un bon sorcier pour son âge et restait, dans la pratique des sorts, l'un des touts meilleurs. Le professeur Crivey ne cessait de les féliciter, James et lui, à propos de leur dextérité à maîtriser les contre-sorts, et s'il restait derrière Bloom ainsi que quelques autres en métamorphose, le professeur Deauclaire était plus que satisfaite de lui. Le professeur Flitwick n'était pas non plus le dernier à le féliciter, même si cette fois, Gabriel avait plus de mal, sur certains sortilèges plus complexes à comprendre et réaliser. Eliot était bien meilleur que lui dans cet exercice par exemple. Mais dans l'ensemble, il fallait le dire : Gabriel, du haut de ses quinze ans, était un jeune sorcier prometteur. Du côté des autres élèves, ses capacités en cours passaient bien plus inaperçues. En revanche, il s'était forgé une réputation de sérieux lanceur de sorts dans le cadre de l'Association des Duellistes. Athéna lui avait permis d'atteindre un niveau tout à fait correct lorsqu'elle était encore à Poudlard. Puis, après son départ, le garçon s'était retrouvé à devoir apprendre de lui-même, à se frotter aux autres et trouver son propre style. À l'aube de sa cinquième année, Gabriel savait qu'il comptait parmi le très-haut du panier des apprenti-duellistes de Poudlard. Cette réputation était donc naturellement sortie du sein de l'Association et Gabriel avait déjà eu à répondre à des duels clandestin, de façon volontaire, ou seulement par légitime défense.
« On va suivre ce sentier maintenant ! Il va nous mener droit sur la source et le plan d'eau où on va se baigner, dit Albus.
— Faites attention où vous marchez, le chemin a quelques racines un peu vicieuses, continua James. Faites aussi attention à vos tête, il y a quelques branches un peu basses. »
Gabriel s'engouffra à la suite de son meilleur ami, dans cette forêt qu'ils avaient déjà parcourus l'été dernier. Le sentier qu'ils empruntaient était assez large pour laisser passer trois personnes côté à côte . Les arbres autour d'eux étaient plutôt droits, même si penchés dans une disharmonie naturelle qui donnait à l'endroit son aspect moins touché par l'homme. Les bourdonnement des insectes, ainsi que le bruissement des feuilles par le vent, ou les quelques animaux sauvages qui passaient par là, avaient quelque chose de reposant même. Le soleil leur provenait filtré par l'épais feuillage au dessus de leurs tête et les buissons épais formaient autant de cachettes possibles pour un jeu de cache-cache.
Gabriel évita de justesse de se prendre une branche dans la tête, écartée du chemin par Albus devant lui. Le garçon tourna vers lui un regard d'excuse, ce qui ne fut pas une très bonne idée. Ne regardant plus où il marchait, Albus se prit les pieds dans un cailloux dépassant du sol, sous quelques feuilles et tomba en avant.
« Qu'est ce que j'avais dit Albus ? se moqua James.
— Ferme-la », marmonna son petit frère.
Scorpius tendit la main à Albus pour l'aider à se relever, main que le jeune Potter se saisit. Le tee-shirt que portait Albus était maintenant couvert de poussière et de terre.
« Tsss… Et dire qu'il va falloir attendre d'être rentré ce soir pour que je puisse le nettoyer, alors qu'on pourrait très bien utiliser un sort de nettoyage.
— On n'est pas majeur,s donc pas de magie si ce n'est pas nécessaire, sourit Scorpius. C'est chiant, mais on doit obéir.
— J'ai jamais compris d'ailleurs pourquoi il y avait cette loi, fit remarquer Lily. On n'est pas assez grands pour comprendre qu'on doit pas faire de magie devant un moldu ?
— C'est surtout qu'il y a déjà eu des abus, expliqua Rose. J'ai déjà posé la question à maman – ce qui était une très mauvaise idée d'ailleurs puisqu'elle a passé une dizaine de minutes à me sortir tous les cas les plus célèbres d'enfreintes de cette loi. Elle en a finalement conclu que si cette loi est restée, c'est parce qu'il y a toujours des gens de notre âge trop idiots pour ne pas comprendre ça et que même si on pense être assez matures, ce n'est pas forcément le cas.
— Ils auraient au moins pu nous autoriser à utiliser la magie dans les lieux sorcier, grommela James. J'ai toujours un peu de mal à la reprise à cause de la coupure de deux mois sans lancer de sorts.
— Ce serait injuste pour les enfants nés de moldus, contra Eliot.
— Hum… ouais, tu dois avoir raison… Ah ! Nous y voilà ! »
Devant eux venait en effet d'apparaître un petit plan d'eau, assez claire par ailleurs, alimentée par une petite source et se vidant en un début de ruisseau, qui produisait un son cristallin. Gabriel était un peu surpris de découvrir à quel point l'eau de cet étang était claire, laissant apparaître de façon un peu trouble le fond. Le tout était entouré de quelques rochers surélevés, avec par-dessus encore de grands arbres faisant de l'ombre à l'endroit. Le lieu était naturel et beau, et Gabriel comprenait pourquoi James, Albus et Lily aimaient venir ici.
« L'eau est un peu fraîche par contre, fit remarquer Scorpius en trempant sa main dans l'eau. j'espère que ça ne vous dér…
— BANZAÏ ! »
Une masse de cheveux roux venait de sauter dans les airs, pour tomber comme une pierre dans l'eau cristalline du plan d'eau, éclaboussant Scorpius et Rose qui étaient les plus proches de ce dernier. Les deux amis poussèrent un cri de surprise, sûrement par la fraîcheur de l'eau et le côté inattendu de la situation. Sous les rires de tous les autres, la tête de Bloom émergea alors de l'eau, souriante. Ses longs cheveux roux étaient aplatis et plaqués sur sa nuque par l'effet de l'eau, ce qui restait une image assez inhabituelle.
« Un peu fraîche, mais bonne, oui, sourit la jeune fille.
— T'aurais pu attendre un peu, se plaignit rose, en essorant son tee-shirt.
— Ce n'est pas le genre de Bloom, s'amusa Gabriel. C'était forcé qu'en arrivant sur place, elle allait vite fait enlever ses vêtements et plonger pour se baigner. T'avais prévu le coup hein ?
— Je ne peux rien te cacher. »
Ils eurent un nouveau rire devant le grand sourire satisfait de Bloom, qui se laissa tomber sur le dos, à la surface de l'eau, pour faire la planche. Scorpius, un peu vexé de se faire avoir ainsi, s'empressa alors d'enlever ses propres vêtements, révélant son short de bain rouge et bleu et fit à son tour une bombe, qui éclaboussa un peu plus Rose, désormais outrée. Bloom pour sa part éclata de rire quand le garçon, émergeant, commença à l'éclabousser, un sourire aux lèvres.
« De vrais gamins, hein ? dit James à Gabriel.
— Tu t'attendais à autre chose de leur part ?
— Non… »
Il donna alors un coup sur le bras de Gabriel, son sourire s'élargissant.
« Le dernier à l'eau est un Nifleur mouillé !
— Hey ! »
James avait déjà enlevé ses lunettes, qu'il avait posé sur le sac contenant le pique-nique et commençait déjà à enlever son tee-shirt. l'esprit de compétition de Gabriel prit le dessus et à son tout il commença à se dévêtir, du plus vite qu'il pouvait. Puis, en même temps que James, il se mit à courir, pour sauter dans l'eau, rejoignant Bloom et Scorpius. Le contact avec l'eau fut un peu brutal. Le jeune Malefoy avait raison : elle était fraîche. Passé la surprise première, cependant, Gabriel devait avouer que cette différence de température avec l'air extérieur, chaud, était des plus agréables. Il émergea alors à la surface, ouvrant grand la bouche pour prendre une bouffée d'air, avant d'ouvrir les yeux, encore un peu couverts d'eau. James venait lui aussi de ressortir la sienne des profondeur, ses cheveux retombant sur son visage. Gabriel put voir son meilleur ami dégager quelques mèches de cheveux de devant ses yeux.
« VOUS ALLEZ ARRÊTER DE M'ÉCLABOUSSER ? hurla alors Rose, rouge et trempée.
— Alors éloigne-toi du bord, soupira Albus en entrant tranquillement dans l'eau à son tour. Et puis le but de notre balade était de venir nous baigner.
— D'ailleurs, où sont passées Lily et Shannon ? » remarqua Eliot, qui déboutonnait sa chemise.
Comme pour répondre à la question du garçon, un bruit se fit entendre, venant du sommet des rochers. Le temps que chacun lève la tête, les deux fillettes, elles aussi en maillot de bain, sautaient dans les air, les jambes près du corps, avec un rire hystérique. Gabriel eut tout juste le temps de se couvrir la tête de ses bras, avant qu'il ne se prenne un puissant éclaboussement d'eau qui le submergea. Il secoua la tête, clignant des yeux pour tenter de voir quelque chose.
Sur le bord de l'étang, Rose était définitivement trempée, les cheveux dégoulinants d'eau et la mine dépitée. Les deux petites filles rejoignirent la surface, pour éclater de rire.
« Ouah, c'était génial ! s'exclama Lily.
— Mes vêtements…
— Les filles… je suis sûr que vous l'avez fait exprès pour éclabousser encore plus Rose, dit Eliot en rejoignant le groupe.
— Jaaaaamais ! » lança Shannon, avec un sourire qui ne trompa personne.
L'hilarité gagna le groupe, hilarité qui ne s'acheva que lorsque Rose abandonna ses vêtements trempés au soleil pour qu'ils sèchent et les rejoigne dans l'eau. L'atmosphère qui entourait le lieu, avec la chaleur de l'air et la fraîcheur de l'eau, rendait ce moment des plus agréable. Si James et Bloom n'avaient pu s'empêcher de faire la course et les deux plus jeunes filles s'amusaient au concours de sauts, les autres restaient plus calmes. Gabriel vint se placer sur le bord, à côté d'Eliot qui avait prit un air songeur.
« Qu'est-ce qui te tracasse ? s'inquiéta le garçon.
— Je sais pas trop… Non. Plutôt, je ne sais pas pourquoi j'y pense maintenant…
— Si tu continue à parler par énigmes, je ne vais pas pouvoir t'apporter une réponse. »
Eliot laissa échapper un petit rire amusé, regardant passer un James en train d'essayer de couler Bloom.
« Ouais, t'as raison. J'ai un peu du mal à réaliser qu'on soit là en train de rire, tous ensemble. Je sais bien que je ne suis pas directement concerné, mais je reste toujours perturbé par l'accident d'il y a trois ans. »
Gabriel resta silencieux, sentant son cœur se serrer. Il ne s'était pas attendu à ce qu'Eliot en vienne à lui parler de ce sujet. Pas ici, ni maintenant. Son ami sembla voir son trouble, puisqu'il ajouta aussitôt :
« Je suis désolé, je ne voulais pas…
— Non, non, dit Gabriel. Faut bien que j'y fasse face parfois.
— J'imagine que tu ne peux toujours pas me dire quoi que ce soit autour de tout ça à cause du sort.
— Non. Je peux seulement dire que ça s'est passé quelque part de caché, mais c'est vraiment le maximum. Ma gorge chauffe juste en disant ça.
— C'est que ça doit vraiment être important… Quand même ! Comment ça se fait qu'en trois ans, on n'a pas été fichus de trouver la moindre piste !
— Nous n'étions que des gamins de douze ans, tempéra Gabriel. Et on en a quinze maintenant. Si le père de James et les professeurs de Poudlard n'ont rien découvert, il y a peu de chances qu'on découvre quelque chose. L'enquête officielle a été close, sans que rien n'en ressorte, point final.»
C'était ce que la logique lui soufflait. Mais au fond, Gabriel pensait comme Eliot. Il était frustré de ne pas avoir trouvé le coupable, ou à défaut une piste. Il sentit la chaleur monter en lui, celle de la colère, qui l'habitait depuis trois ans, chaque jour toujours un peu plus forte. Ne souhaitant pas que cela le voit et pour se rafraîchir les idées, il plongea la tête sous l'eau. Après tout, c'était ça leur position dans cette affaire : la tête sous l'eau.
Quand il se réveilla le lendemain matin, Gabriel avait oublié cette discussion qu'il avait eu avec Eliot. La joyeuse fin de journée avait suffit à lui vider la tête et oublier ses soucis. Ils avaient fini la soirée à se raconter des histoires devant leurs tentes, seulement éclairés par leurs lanternes. Il avait beaucoup rit, un peu frissonné parfois. Il n'y avait pas à dire, Bloom était toujours très douée pour raconter des histoires.
Il tourna la tête, remarquant alors que les autres lits de la tente étaient vides. Il était apparemment le dernier réveillé, chose assez rare tout de même. Pestant un peu sur les autres qui n'avaient pas pris la peine de le sortir du sommeil, il enfila son tee-shirt et son pantalon, avant de sortir de la tente. Tout le monde était assis à table, discutant joyeusement. Gabriel s'assit à sa place habituelle, entre James et Eliot, tout en saluant la tablée. La plupart discutaient tranquillement entre deux gorgées, ou tartines. Albus, gentiment, expliquait à Lily quelque chose à propos de ses devoirs de vacances. Enfin, Eliot lisait la Gazette d'un œil anxieux.
« Quelles sont les nouvelles ? demanda Gabriel en fronçant les sourcils.
— Toujours des tensions à propos des élections. Il y aurait apparemment un scandale à propos du patron de la filiale Nimbus.
— Hein ? Qu'est ce que les balais ont à voir avec les élections ? demanda James avec une moue mi-dubitative, mi-inquiète.
— Du détournement de fonds pour financer le parti Conservateur, répondit Rose, en lisant par-dessus l'épaule d'Eliot. Et vous pensez bien que les deux autres partis ont sauté sur l'occasion.
— Et évidemment, il n'y a pas de preuves, dit Scorpius sur un ton d'évidence. Vivement que le seize arrive, j'en peux plus de cette ambiance. Déjà qu'à Poudlard en fin d'année dernière c'était aussi tendu…
— Tu veux parler des partis pour les jeunes qu'on créé les différents candidats ? intervint Albus. Si c'est ça, je te comprends, j'en pouvais plus de les voir faire leur pub à la sortie des examens. »
Cette brillante idée – encore piquée aux moldus fit remarquer Bloom – avait fait de Poudlard un nouveau champ de bataille politique, pour tenter de réunir de futurs électeurs, quand ils sortiraient de l'école. Gabriel lui-même en avait été ennuyé et avait fini par perdre son calme lors d'une séance de duels. Le garçon avait joyeusement fait sortir de la salle le délégué du parti Progressiste, d'un Expeliarmus bien placé. Cela lui avait valu une soirée de retenue, mais le garçon ne la regrettait pas le moins du monde.
Les badges promouvant les partis avaient également fait leur entrée à Poudlard, sur les robes ou les sacs de chacun. Si l'ambiance était moins tendue que chez les adultes, les élèves avaient malgré tout pu découvrir quelques altercations mineures. Les professeurs étaient heureusement intervenus et avaient sérieusement réprimandés les fauteurs de trouble. Harvey n'avait par contre pas réussi à faire stopper la promotion des partis. Il en avait pourtant émis le souhait et avait fait ce qu'il fallait pour que tout cela stoppe. Mais les élèves concernés s'étaient insurgés et avaient entraîné avec eux suffisamment d'élèves pour que le directeur soit forcé d'accepter de les laisser continuer. La seule concession qu'il avait obtenu était qu'ils évitent à leur membres de se battre entre eux, sous peine d'une punition plus dure que la normale. Si officiellement cette règle était respectée, Gabriel avait eu des échos de batailles rangées dans les salles communes et avait même été obligé d'intervenir pour séparer les Progressistes et les Conservateur chez les Gryffondor, sous demande de Thomas Daniels, l'un des Préfets.
« C'est là qu'on voit toutes les conséquences de l'incident du Réveil, soupira Bloom. »
L'incident du Réveil. C'était le nom qui était donné à ce que lui et sûrement James appelaient l'incident du Cœur. La perte d'autorité et d'influence d'Harvey, à Poudlard comme ailleurs, était en effet l'une des conséquences de cet événement. Le directeur, pourtant apprécié, avait perdu énormément en prestige. Son autorité était maintenant souvent contestée et les élèves de Poudlard eux-mêmes ne prêtaient plus un aussi grand respect envers lui qu'autrefois. Chose triste, mais pour laquelle Gabriel ne parvenait pas à en ressentir le moindre sentiment. Ou plutôt si, la colère. Avec le temps, la colère qu'il ressentait envers le directeur avait grandit. Plus que pour tous les autres adultes, il maudissait Harvey de les avoir sacrifiés, lui et James, sur l'autel de la culpabilité. Car au fond, la décision venait de lui.
Il fut sorti de ses pensées par les cris de chouette qui raisonnèrent dans l'air du Septième Ciel. Le groupe leva les yeux au ciel, pour apercevoir la forme d'un groupe de volatile se diriger vers eux.
« Les lettres de Poudlard, sûrement, sourit Albus.
— Je me demanderais toujours comment ils réussissent à savoir où on se trouve, même quand on n'est pas chez nous, commenta Gabriel.
— Encore un mystère que l'on va devoir résoudre lorsqu'on sera de retour au château », soupira pensivement Eliot.
Les quelques trois chouettes apprêtées par l'école atterrirent alors sur la table, sans rien renverser, et tendirent la patte à la personne la plus proche afin que cette dernière détache les lettres de l'école. Gabriel tendit quelques morceaux de pain à celle qui lui faisait face. La chouette les accepta joyeusement et poussa un petit cri de joie, avant de s'envoler rejoindre ses comparses. Shannon, James et Scorpius avaient chacun des lettres entre les mains, qu'ils distribuèrent à leur possesseurs. Gabriel se retrouva donc avec devant lui la lettre portant son nom, écrite à l'habituelle encre verte émeraude. Il la retourna, pour découvrir le cachet de cire représentant le logo de l'école, qu'il décacheta pour se saisir du premier des deux parchemins. Celui-ci indiquait que la rentrée aurait, évidemment, lieu le premier septembre, au cas où ils l'auraient oublié. Le second précisait le nom des ouvrages et des fournitures dont ils auraient besoin cette année.
« Eh bien, j'imagine qu'il va falloir organiser une visite au Chemin de Traverse, dit alors Mrs Potter, en revenant avec la cafetière qu'elle posa sur la table. Vous avez de l'argent pour acheter vos affaires ?
— Mes parents avaient tout prévu, oui, répondit Bloom.
— Même chose, sourit Shannon.
— Et toi Eliot ? demanda Gabriel. Eliot ? »
Le garçon continuait de fixer sa lettre de façon étrange, que Gabriel ne lui connaissait pas. James poussa alors un juron qui fit hausser les sourcils de sa mère et bondit sur l'enveloppe d'Eliot pour la secouer à l'envers. Un petit objet rouge et métallique en tomba dans un petit bruit sec, rebondissant sur la table. Ils connaissaient tous cet objet, qui provoqua aussitôt de vives réactions.
« Préfet ! Évidemment qu'Eliot est nommé Préfet ! fit James en se frappant le front. Comment on a pu oublier que la cinquième année était aussi l'année où les Préfets sont nommés !
— Je t'avoue que j'avais oublié moi aussi, répondit Eliot, sortant de sa torpeur. Mais quand même, je ne pensais pas être celui qui recevrait le badge. Moi Préfet ?
— T'es le plus sérieux de notre année à Gryffondor, répondit Gabriel avec un ton d'évidence. Je me demande bien qui sera notre Préfète tiens.
— Dis tout de suite que j'ai aucune chance de l'être, menaça Bloom sur un ton de défi. Qui te dit que je ne cache pas ma propre insigne tiens !
— Je ne le dis pas…
— Bien, bien.
— Je l'affirme ! »
Bloom se stoppa quelques secondes, analysant les paroles de Gabriel. Puis, elle bondit de sa chaise, en même temps que Gabriel, pour le poursuivre. Le garçon hurlait de rire tout en courant, poursuivit par Bloom. Elle se jeta sur lui, l'aplatissant au sol contre l'herbe avec un sourire carnassier. Gabriel savait bien qu'il n'avait aucune chance face à elle, qui était plus sportive et rapide que lui. Bloom s'installa sur son ventre, avec un air triomphant.
« Retire-ça tout de suite Madder.
— Plutôt mourir ! rigola Gabriel.
— Hum… »
Elle tourna la tête vers James, en prenant un air angélique.
« Dis chef, je peux tuer ton meilleur pote ?
— Si tu promets de me le rendre tout à l'heure, c'est d'accord.
— Merci chef ! Donc je disais : Madder, tu es un homme mort ! »
Et ainsi, Bloom commença à chatouiller Gabriel. Le garçon ne pouvait se défendre et avait mal aux côtes à force de rire. La diablesse, elle connaissait tous les endroits où il était chatouilleux. Et ces traîtres qui ne venaient pas à son secours ! Non, il pouvait entendre les autres rire aussi, bavarder un peu. Bloom elle-même riait, de façon sadique, s'amusant à pousser Gabriel à bout.
Au fond de lui, malgré la difficulté qu'il ressentait à reprendre son souffle, le garçon devait avouer une chose : c'était probablement le meilleur été qu'il avait passé depuis longtemps.
~Fin du chapitre~
27/03/14 : Et hop, quelques légères modifications suite à une remarque de Isabelle Pearl. Pas de gros changements, pas d'éléments scénaristique rectifiés, j'ai seulement modifié les descriptions ou/et les ai bougé de place, afin qu'elles soient moins lourdes à lire, plus fluides. J'en ai également profité pour corriger quelques fautes ici et là.
Voilà voilà !
Et un petit chapitre tranquille, un ! Il faut bien faire un petit break, et les laisser s'amuser, vous ne croyez-pas ? Puis, c'est également l'occasion de représenter un peu toute la joyeuse troupe avec les quelques années qui ont passé, ce qui est quand même nécessaire je pense. Enfin, je place également en toile de fond quelques nouveaux éléments, et précise un peu mieux le contexte politique. Bref, c'est loin d'être un chapitre pour rien, même si l'intrigue, pour le coup, n'avance pas.
Le prochain chapitre se nommera "Chemin de rencontres", et aura cette fois ci le point de vue de James, pour la première fois dans sa version de quinze ans. L'occasion pour vous de découvrir un peu mieux la personnalité interne de ce James qui a un peu perdu la grosse tête. Pas encore de retour à Poudlard de prévu, désolé pour les impatients, mais je compte pas expédier les choses, si je prends mon temps c'est que c'est nécessaire. ^^ Pour ceux qui veulent savoir à peu près quand exactement ce chapitre se déroule durant l'été, nous nous trouvons entre le 8 et le 12 août 2020, quelque part dans ces eaux-là. L'élection du Ministre de la Magie pour sa part verra ses résultats promulgués le 16 août 2020 (un dimanche donc). Et évidemment, le retour à Poudlard aura bien lieu le 1er septembre 2020, pas de piège à ce niveau.
Enfin, bref. Voilà pour ce 8ème chapitre qui a continué la seconde phase d'exposition. J'espère qu'il vous aura plu malgré son caractère plus léger, et que la Fic pour le moment vous plait. Désolé à ceux qui trouvent que je prends trop mon temps, et désolé pour ceux qui trouvent mes temps de parution un poil trop long. Mais 3/4 semaines, c'est le temps qu'il me faut pour m'assurer de toujours avoir de l'avance.
Merci encore d'avoir lu. Je vous remercie de laisser une chance à ce texte, et même si vous ne laissez pas trace de votre passage, sachez que votre lecture est appréciée. Je donne un second merci aux futurs revieweurs, ainsi que ceux qui ont déjà laissé un commentaire. Vos messages sont ceux qui me donnent forcément encore plus envie de continuer, et permettent de compenser les petites pertes de motivation occasionnelles.
Et comme d'habitude, je ne le rappellerai jamais assez, je réponds à tous les commentaires, positifs ou négatifs, signés ou "anonymes". C'est pour moi la moindre des choses envers vous lecteurs que de prendre le temps de vous lire et de vous répondre. Concernant les reviews anonymes, la réponse se fait via le document dont le lien se trouve sur mon profil, accessible en cliquant sur mon pseudo. Et je rappelle que quelqu'un laissant une review signée peut également demander à ce que son commentaire soit également répondu sur ce même document, s'il estime que sa question ou ses remarques peuvent intéresser tout le monde.
Je vais encore une fois vous remercier d'avoir lu, et vous souhaite une agréable journée/soirée/whatever. Votre lecture m'aura forcément fait plaisir, sachez-le, et sera pour moi comme un cadeau d'anniversaire en avance (dans quelques jours ^^ ). Merci aussi de vous farcir tout mon baratin en fin de chapitre. =p
Niv'
