Voici le chapitre 8 ! En espérant qu'il vous plaise ! Bonne lecture et désolé pour les fautes d'orthographe !

Chapitre 8 :

Le Lien Ou

En Route Pour La Première Quête

Oh lights go down,

In the moment we're lost and found,

I just wanna be by your side,

If these wings could fly,

For the rest of our lives !

Birdy, Wings

Harry ouvrit lentement les yeux, se sentant merveilleusement bien. La douleur ressentie la veille n'était plus qu'un souvenir, remplacée par un agréable sentiment d'être complet. Il pouvait presque sentir sa magie circuler dans son sang, donnant une chaleur bienfaisante à sa peau. S'étirant comme un chat, il lâcha un gémissement de contentement avant de se redresser. Comme chaque matin, un plateau de nourriture bien garni ornait sa table de chevet et il s'y jeta avec appétit. Il sauta ensuite du lit et se rendit dans la salle de bain en chantonnant gaiement.

Il fut surpris lorsqu'il se regarda dans le miroir. Ses ailes avaient disparues. Perplexe, il fronça les sourcils en songeant qu'il n'avait aucune idée de comment les faire réapparaître. Aussitôt, les deux appendices duveteux surgirent dans son dos, le faisant vaciller sous la surprise. Un sourire rayonnant éclaira son visage et il se concentra pour qu'à nouveau, ses ailes disparaissent. Ce qu'elles firent dans la seconde. Il contempla avec fascination ses iris quelque peu fluorescente aux milles et un reflets et, satisfait, entra dans son bain déjà prêt.

Excité comme un enfant, il s'enfonça profondément dans l'eau, pouffant sans aucune raison. Il profita longuement de l'eau relaxante avant de se sécher et de s'habiller en un tour de main. Il sortit ensuite de ses appartements, sachant qu'il était encore trop tôt pour que ses parents soient levés. Il s'enfonça dans les couloirs du Palais, voulant profiter des jardins en cette belle matinée ensoleillée.

La rosée déposée sur la végétation ambiante scintillait face aux rayons du soleil et il se promena calmement parmi les fleurs, respirant la douce odeur de jasmin et de rose qui se dégageait des jardins.

Distrait par une rose particulièrement belle, il ne regarda pas où ses pas le menaient jusqu'à ce qu'il ne percute quelque chose de dur et de doux à la fois. Avec un léger cri, il battit des bras pour essayer de ralentir sa chute imminent lorsque deux bras forts s'enroulèrent autour de sa taille et le ramenèrent contre cette même surface dure et chaude qui était la cause de sa perte d'équilibre. Étonné, Harry leva ses grands yeux verts hallucinés et rencontra un regard argenté pétillant d'amusement.

_ Vous n'avez pas de mal, j'espère ?, s'enquit une voix grave et profonde qui le fit frissonner.

Clignant stupidement des paupières, Harry mit un certain temps à se dire qu'il était en ce moment même dans les bras du Prince Draco. Ses joues rougirent en une seconde et il s'empressa de s'écarter du jeune elfe blond, très embarrassé par la situation.

_ E-excusez-moi, murmura-t-il. Je ne voulais pas vous bousculer...

_ Ne vous en faites pas pour cela. J'ai l'habitude, rit légèrement Draco.

Enchanté par ce rire, Harry sourit et son sourire s'agrandit lorsqu'il vit le pendentif qu'il avait donné en cadeau au Prince sur la poitrine de celui-ci.

_ Vous le portez..., constata Harry avec une joie non dissimulée.

_ Il ne me quitte jamais, approuva le blond. Puis-je vous inviter à faire quelques pas en ma compagnie ?, ajouta-t-il en tendant galamment son bras.

_ Avec plaisir, répondit le jeune homme aux cheveux noirs en s'accrochant au membre offert.

_ Mon père est en ce moment même en train de s'entretenir avec tous les soldats volontaires pour vous accompagner. Dont je fais parti, bien entendu.

_ Cela ne vous effraie-t-il pas ?, s'enquit Harry.

_ De partir d'ici ?

_ Oui. Après tout, certains d'entre nous ne pourrons peut-être pas revenir.

_ J'aime ma famille, Mr Potter. Mais plus que tout, j'aime ce pays. Je me suis engagé en tant que Capitaine, à protéger les peuples qui en ont besoin. Je tiendrais ce serment, quoiqu'il m'en coûte.

_ Vous feriez un Roi parfait, Prince Draco, sourit le jeune homme brun.

_ J'espère cependant le devenir le plus tard possible, répondit son comparse en riant. La vie de château n''est pas faite pour moi. Un jour, j'aimerais voyager, parcourir le monde afin de parfaire mon savoir. Profiter de la vie avant de prendre la place de mon père sur le trône.

_ Je suis certain que vous le ferez, assura Harry.

_ Mais, à propos... N'avez-vous pas acquis votre héritage hier ? Mon père m'en a vaguement parlé...

_ C'est exact.

_ J'ai moi-même reçu le mien il y a peu. C'est comme ça que j'ai su que je pouvais contrôler le froid.

_ C'est un élément qui vous va à ravir et qui vous représente parfaitement, approuva Potter.

_ Pourquoi ? Vous me trouvez froid ?, demanda Draco en le fixant d'un regard inquisiteur.

_ Oh non ! Pas du tout ! Il est vrai que le froid peut être mordant, et peut même tuer. Mais il peut aussi être agréable. J'aime le froid, la glace et la neige. Lorsqu'il neigeait dans mon village quand j'étais enfant, je n'osais même pas marcher, de peur de salir cette magnifique poudre blanche. Mais quand les flocons tombaient, j'avais l'impression qu'ils m'embrassaient et je courrais après pendant des heures.

_ Vous ne craignez donc pas le froid ?

_ Non, pas le moins du monde.

Le prince sourit, semblant ravi de sa réponse et posa une de ses grandes mains blanches sur la sienne.

_ Vous êtes vraiment un étrange personnage, Harry, rit-il. Rien ne semble mauvais avec vous.

_ Mon grand-père m'a appris à ne pas juger les choses trop rapidement. Pour lui, il fallait connaître pour savoir.

_ Votre grand-père était un homme sage.

_ Oui, murmura tristement Harry. Il a été un homme merveilleux envers moi. Dommage que je m'en suis rendu compte trop tard.

_ Ne regrettez rien. Je suis certain que votre grand-père savait que vous l'aimiez, aussi fort qu'il vous aimait.

_ Merci, Altesse, souffla le jeune elfe brun avec bonheur.

_ Oh, Pitié ! Appelez-moi, Draco ! , s'exclama le blond.

_ D'accord, pouffa Harry. Excusez-moi Draco.

_ Dites-moi, j'ai une faveur à vous soumettre, révéla le prince avec une gêne qui surprit Harry.

_ Oui ?

_ Pourriez_vous... ? Seriez-vous d'accord pour me montrer vos ailes ? J'ai toujours rêvé d'en voir...

Harry le fixa, un peu surpris d'une telle demande. Et pour une raison étrange, il hésita. Il ne savait pourquoi mais montrer ses ailes, une chose si...intime...le rendait nerveux. Il contempla le regard doux et gris du prince, et toute angoisse quitta son esprit. Les yeux intenses et profonds étaient vides de toute attente, de tout jugement. Le petit brun devina que Draco n'imposait aucun choix, qu'il lui laissait la possibilité de choisir. Il semblait presque comprendre. Il était une personne de confiance et Harry ne put s'empêcher de songer qu'il sera le seul être à voir ses ailes à l'avenir. Estomaqué par une telle pensée, il observa plus attentivement le blond.

Les longs cheveux blancs aux milles reflets blonds volaient dans le dos de l'elfe alors qu'il ne le quittait pas des yeux. Son visage parfait et impassible était si immobile qu'Harry se serait crû en face d'une statue de marbre. Sa grandeur et la largeur de ses épaules étaient accentuées par la longue et lourde cape bleu roi qu'il portait au-dessus d'une tunique de la même teinte et d'un pantalon noir. Mis à part le collier que lui avait offert Harry, il ne portait aucune autre marque de richesse sur lui. Son épée était toujours accrochée à sa taille et un poignard ornait l'une de ses cuisses. Il semblait sortir d'une autre monde avec sa beauté glacée et sa gestuelle élégante et lente.

Pourquoi lui ? Pourquoi serait-il digne de voir cette partie de lui-même qu'il venait juste d'acquérir et qui lui était pourtant déjà si primordiale ? Qu'avait-il de plus que les autres ?

Toutes ces questions sans réponses menèrent Harry dans une situation complexe. Silencieux, les yeux baissés et se mordant la lèvre inférieure, il ne savait comment agir. Il voulait montrer ses ailes à cet homme. Mais il avait le pressentiment que s'il le faisait, sa vie et celle de Draco changeraient à jamais.

Harry décida de prendre le risque.

Il se mit face au prince et s'approcha si près que leur torse se touchaient presque. Draco dû baisser la tête pour regarder Harry dans les yeux, celui-ci lui paraissant si petit et fragile qu'une vague d'attendrissement l'envahit. Il sourit légèrement pour rassurer le brun et cela sembla fonctionner.

Harry ferma les yeux et souhaita que ses ailes apparaissent. Aussitôt, les deux membres aux plumes sombres jaillirent dans son dos. Elles battirent paresseusement derrière lui, comme si elles se réveillaient d'un long sommeil, avant de s'immobiliser et de se déployer de toute de leur longueur.

Après quelques minutes, Harry consentit à lever les paupières et un sentiment d'une agréable chaleur le fit frissonner de la tête aux pieds.

L'air fasciné et émerveillé de Draco était un véritable plaisir pour ses yeux. Encore une fois, une pensée primaire et venue d' il-ne-savait-d'où lui murmura qu'il avait fait le bon choix, que la réaction du jeune homme face à lui était celle qui convenait et qu'elle promettait un futur radieux. Mais il manquait quelque chose. Une seule chose pour que tout change.

Harry sut ce que c'était lorsque Draco, semblant hypnotisé, leva une main vers le plumage ténébreux du demi-ange. Le cœur battant, le brun attendit patiemment que le blond touche une de ses ailes, ses grands yeux verts presque suppliants levés vers le Prince. Enfin, les longs doigts pâles du plus grand effleurèrent les sublimes plumes de Harry qui se tendit soudain. Un chaleureux courant électrique secoua son corps avant que celui-ci ne se relâche d'un coup, si rapidement que Harry tomba en avant. Sa joue heurta le torse fort de Draco qui, automatiquement, enroula ses bras musclé autour du garçon, ne quittant pas les ailes du jeune homme du regard. Avec révérence, il continua ses douces caresses sur les plumes alors que Harry tremblait dans ses bras, les yeux clos et l'air si serein qu'on le croirait endormi.

Ils restèrent longuement ainsi, jusqu'à ce que Draco ne reporte ses prunelles bleus sur le petit être entre ses bras. Les ailes disparurent mais le blond ne desserra pas son étreinte d'un centimètre. Un peu déstabilisé mais se sentant profondément heureux, il enfouit son nez dans les longues boucles parfumées et respira avec délice l'odeur fleurie du jeune elfe brun.

Ce moment étrange et surnaturel fut interrompu par l'arrivée des parents d'Harry, marchant vers eux, main dans la main.

Dès qu'il les aperçut, Harry s'écarta violemment du Prince, rougissant, gêné et perdu face à ce comportement inexplicable qu'il ne comprenait pas.

_ Harry, le salua Lawrence en lui embrassant le front. Tout va bien ?

_ Je vais très bien, Papa, sourit le plus jeune.

_ Nous nous sommes inquiétés lorsque l'on a vu ton lit vide, expliqua James en jetant un rapide coup d'œil suspicieux vers Draco.

_ Je voulais profiter des jardins, se justifia Harry. J'y ai croisé le Prince Draco et nous avons décidés de nous promener ensemble. Je suis désolé de ne pas vous avoir prévenu.

_ Ce n'est rien, éluda Lawrence. Présente-nous plutôt convenablement ce magnifique jeune homme.

_ Bien sûr. Papa, je crois que tu connais déjà le Prince Draco, le fils du Roi Lucius et de la Reine Narcissa.

_ Enchanté, Majesté, dit Draco en s'inclinant.

_ Je le connais, en effet, pouffa Lawrence. Mais il n'était encore qu'un bébé à cette époque.

_ Le Roi veut te voir, Harry, annonça James. Il semble que le rassemblement soit terminé et il souhaite te présenter aux soldats qui t'accompagneront.

_ Bien, je ferais mieux d'y aller dans ce cas, soupira le jeune elfe.

_ Je t'accompagne, proposa Lawrence.

Tous deux s'éloignèrent, Harry non sans échanger un dernier regard avec le Prince. James attendit que sa famille soit hors de vue pour se tourner vers Draco. Il examina avec soin le visage du jeune prince, le visage fermé. Celui-ci, impassible, se laissa observer, devinant aisément ce que l'homme plus vieux pensait.

_ Je dois dire que je suis surpris, commença James. Je savais, bien sûr, que mon fils et vous étiez attirés l'un vers l'autre. Mais pas au point à ce que cela soit si rapide.

_ A dire vrai, Monsieur, je suis autant étonné que vous. Ce qu'il vient de se passer entre Harry Potter et moi était très troublant. Et je ne comprends pas.

_ Que voulez-vous dire ?, s'enquit l'elfe Sylvain.

_ Eh bien...J'étais très intrigué par rapport à son héritage. Et je lui ai demandé s'il était possible qu'il me montre ses ailes. J'ai tellement lu de livres sur les anges et je savais que leurs appendices étaient une source incroyable de beauté. J'étais curieux. Votre fils a longuement hésité avant de me les dévoiler. Ensuite...et bien...tout est confus. Je me souviens les avoir touchées et...

_ Et mon enfant s'est retrouvé dans vos bras, compléta James.

_ Oui. Immédiatement, ses ailes ont disparues. C'était très intriguant, conta Draco avec un froncement de sourcil perplexe.

_ Je comprends mieux, réfléchit James. Voyez-vous, ce que vous venez de vivre, je l'ai moi-même vécu auprès de Lawrence. Lorsque nous nous sommes rencontrés, une sorte d'alchimie nous poussaient l'un vers l'autre. Jusqu'à ce que je vois sa paire d'ailes. A partir de cet instant, tout avait changé. Nous étions liés...à jamais.

James marqua une pause, laissant le temps à Draco d'assimiler ce qu'il venait de dire.

_ Lorsqu'un ange vous montre ses ailes, reprit-il, c'est en réalité une phase de séduction.

_ De séduction ?, répéta le blond, ahuri.

_ Oui. Pour eux, les ailes sont une partie d'eux infiniment précieuse et intime. Rares sont ceux qui ont eut l'occasion d'en voir. Il faut en être digne et compter énormément pour l'ange. Leur sens de l'amour est différent du nôtre. Le choix de leur compagnon est mûrement réfléchi. Ce choix se fait en trois étapes. La première, est l'impression qu'ils ont de vous. Votre physique, vos manières, vos paroles...Tout est passé au crible. Une fois cela fait, et si vous leur convenez, leur magie vous pousse vers eux car vous représentez un conjoint potentiel. La deuxième étape consiste à vous faire savoir que vous êtes désormais un être important dans leur vie et que vous avez la possibilité de les courtiser. Dans ce cas, ils acceptent de vous montrer ce qui compte le plus pour eux : leur ailes. Ce sont la source de leur magie, ce qui fait d'eux des créatures à part et elles sont leur plus grande force. Mais aussi leur plus grande faiblesse. Sans ailes, un ange n'est rien.

James s'interrompit une nouvelles fois, s'humectant les lèvres. Draco l'écoutait religieusement, sans faire de remarques, attendant juste la suite de ses paroles.

_ En vous montrant ses ailes, mon fils vous envoie un message. Aime-moi ou tue-moi. C'est aussi simple que cela. Lui et sa magie vous ont choisit pour être son compagnon, son époux. Si vous l'acceptez, Harry entrera dans la dernière étape. Celle du Serment. Vous devrez échanger des vœux afin que votre relation dure éternellement, jusqu'à ce que l'un de vous deux ne meure. C'est un peu comme une demande en mariage, si vous voulez. En revanche, si vous refusez, mon fils dépérira. Et si au bout de trente jours il n'a pas trouvé d'autre prétendant, ses ailes tomberont et il mourra.

Choqué, Draco écarquilla ses yeux gris et son poing se serra sur la poignée de son épée. James vit son teint pâle mais ne fit aucun commentaire. Il savait combien cette décision était grave. Mais seul le jeune homme avait le pouvoir de choisir. Il espérait simplement que ce choix soit le bon.

_ Alors ça veut dire qu'Harry..., murmura Draco sans oser achever sa phrase .

_ Qu'il vous aime, oui.

_ Mais c'est impossible !, s'écria alors le blond. Nous ne nous sommes vus que quelques fois et toujours très brièvement ! Il ne peut pas m'aimer si rapidement, enfin !

_ Et pourtant...Je vous l'ai dit, les anges n'ont pas le même sens que nous du mot amour. Un seul regard leur suffit. Vous n'imaginez pas les pouvoirs phénoménaux que possèdent un ange. L'un d'eux est de lire au plus profond de vous-même. Dès qu'il vous a vu, Harry a su que vous étiez un homme fait pour lui. Cela n'est pas explicable, ni racontable. C'est un fait et c'est dans leur nature. Ne doutez pas de son amour pour vous. L'amour d'un ange est une bénédiction lorsqu'il est partagé. Il n'y a pas plus pur et plus vrai que cet amour là.

Draco soupira et passa une main lasse dans sa longue chevelure claire.

_ Mais cela va si vite, souffla-t-il avec peur.

_ Prince Draco, je sais à quel point cela est déroutant. Mais posez-vous les bonnes questions. Certes, Harry et vous étiez sous l'emprise de la magie tant que ses ailes étaient visibles. Mais ensuite ? L'avez-vous lâché ? L'avez-vous repoussé ? Avez-vous été mal-à-l'aise ou dégoûté ? Non. Vous l'avez gardé contre vous. Vous vous êtes dit que vous n'aviez jamais ressenti une émotion aussi merveilleuse. J'ai raison, n'est-ce pas ?

_ Comment savez-vous... ?

_ J'ai eut la même réaction que vous, rit légèrement James. Je me suis posé beaucoup trop de questions. Et puis, en allant un peu en arrière dans le temps, je me suis rendu compte que je l'aimais déjà avant tout cela. En vérité, je crois que je l'ai aimé au moment même où nos regards se sont croisés pour la première fois. Je vais vous montrer la différence. Fermez les yeux. Pensez à vos parents. Que ressentez-vous ?

Draco s'exécuta et son visage se détendit.

_ Une grande tendresse, sourit-il.

_ Bien. Maintenant pensez à Harry. Que constatez-vous ?

_ C'est confus...Je ressens de l'amour, un grand amour mais...il...il ne me semble pas naturel.

James eut un soupir et prit le jeune homme par les épaules, se voulant rassurant.

_ Sachez, Prince Draco, que vous pouvez refuser le lien. Mais si celui-ci est parvenu à vous affecter, cela veut dire que mon fils et vous êtes faits pour être ensemble. Peu importe le lien, peu importe la magie. Même s'ils n'existaient pas, Harry vous aurait plu et vous auriez fini par l'aimer. Le lien d'ange a juste accélérer les magie et la vôtre ont senties qu'elles étaient compatibles. Il est la seule personne dans ce monde qui vous aimera aussi fort qu'il le peut. Il est digne de vous et vous êtes digne de lui. Même si vous aviez été deux elfes tout à fait normaux, vous seriez tombés amoureux. Parce qu'il est le meilleur compagnon que vous pouvez avoir. Et la réciproque est vraie. Méditez là-dessus, Altesse. Et vous constaterez que le lien n'est pas apparu par hasard parce que vous étiez là au bon moment. Il vous a choisit.

Sur ces dernières paroles, James quitta le prince, rejoignant sans se presser sa famille. Draco faisait monter en lui de lointains souvenirs. Lui aussi avait été suspicieux et méfiant au début. Mais si on lui avait demandé s'il regrettait sa décision d'avoir accepté le Lien il aurait répondu sans aucune hésitation.

Non.

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Harry était anxieux. Sa main se resserra dans celle de Lawrence alors qu'il contemplait les visages de ceux qui aillaient être ses compagnons pendant un long moment. Des soldats. Des victimes, peut-être. Ils étaient peu nombreux. Neuf en réalité.

Il y avait bien sur Severus et son fils, Emirhan. Étant un grand maître en matières de potions, poisons et antidotes, le plus âgé serait un atout on négligeable dans leur aventure. Emirhan, qui avait suivit la voie de son père, était un garçon très talentueux en ce qui concernait la médecine, les Arts Sombres et le combat. Sa magie puissante était également un avantage.

Venait ensuite Sirius Black, l'ami de Severus et le garde personnel du couple royal, le meilleur ami de James, et qu'Harry n'avait malheureusement pas eut le temps de connaître pour le moment malgré son statut de filleul envers l'homme. Sirius était un demi-thérianthrope particulièrement doué. Sa forme animale, même imposante, avait la capacité d'être très silencieuse et discrète.

Puis, il y avait Ronald Weasley. C'était un jeune homme de haute stature, imposant, mais au sourire immense et rayonnant. Il était un soldat de l'armée royale depuis peu mais ses pouvoirs n'avaient jamais été mis en doute. Il maîtrisait parfaitement et depuis son plus jeune âge l'élément du feu, comme pouvait en témoigner sa chevelure rousse. Son caractère impulsif et passionné ne mettait que plus de hargne à ses combats dans lesquels il mettait tout son cœur.

Et le dernier membre de leur troupe se trouvait être en réalité une femme. Hermione Granger était une elfe aux pouvoirs magiques peu puissants mais sa culture, son intelligence et son sens de la stratégie faisaient d'elle une redoutable alliée. Il ne fallait pas se fier à son apparence quelconque, ses grands yeux bruns innocents et son sourire doux. Derrière ce physique de gentille jeune fille se cachait une véritable lionne et une main de fer.

_ Harry, déclara Le Roi Lucius, tous les membres de ta troupe sont présents, hormis mon fils. Il vous rejoindra plus tard, sans doute. Mais il y a une chose que je dois vous annoncer et que j'ai omis de vous dire, ajouta-t-il avec un petit sourire malicieux.

Surpris, le jeune homme le fixa sans comprendre.

_ Vous m'avez dit que vous souhaitiez vous rendre dans la Forêt Des Perdus, n'est-ce pas ?

_ C'est exact.

_ Et qui pourrais mieux vous guider que vos parents ?, rit Lucius alors que sa question sonnait plus comme une affirmation.

N'osant y croire, Harry se tourna vers ses deux pères qui sourirent, comme pour confirmer ses doutes. Un incroyable sourire se forma sur les lèvres du garçon tandis qu'un rire clair envahit la pièce. Incapable d'exprimer autant de joie, Harry se jeta sans réfléchir dans les bras du souverain qui, ébahit, resta un moment immobile, les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte. Puis, avec une expression tendre, il posa une main sur le crâne de l'elfe brun avec un petit ricanement attendri.

Harry était aux anges. Malgré la difficulté de sa mission, sa famille resterait auprès de lui, au moins pour un temps suffisamment long pour qu'il est le temps d'appréhender leurs adieux. Personne en ce moment ne pouvait être plus heureux que lui.

C'est sur cette image que Draco fit son entrée. Et quand il vit Harry, plein d'euphorie, dans les bras de son paternel, une grande émotion le prit à la gorge. Les yeux verts vifs du garçon illuminaient toute la salle. Ses longs cheveux noirs entouraient follement son visage angélique et son rire, son si merveilleux rire, lézardait le long des murs jusqu'au cœur battant du blond. James avait raison. Même si ce lien n'avait pas existé, à cet instant, à cette minute et en ces lieux, Draco serait tombé irrémédiablement amoureux.

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Et voilà ! Je vous quitte sur cette note romantique et, je dois l'avouer, terriblement niaise ! J'espère que ceux qui attendaient le rapprochement entre Draco et Harry ne seront pas trop déçus. Je sais que cette idée de lien est très classique et pas très recherchée mais comme tous mes personnages sont des créatures magiques j'ai pensé que c'était le mieux à faire. N'oubliez pas de me laisser un commentaire, négatif ou positif peu importe ! Merci et à bientôt pour le prochain chapitre !