Edit du 29/03/2017 :
Vous pouvez télécharger cette histoire exempt de note d'auteur aux formats epub, kindle ou PDF à cette adresse :drive*google*com/open?id=0BzlK_4odXsZcbzVLTlN6SUo2b2M (le lien est aussi sur mon profil et y est donc plus simple à copier/coller)
Une nouvelle version sera faite le 15/07/2017 pour les deux ans de la fic avec 3 bonus supplémentaires.

Me voici de retour pour une nouvelle histoire, plus longue que ce que je fais habituellement (c'est un peu un défis pour moi-même du coup), et dans un fandom que j'ai plus l'habitude de lire. Avant de commencer, je pense qu'il est important que je pose quelques bases.

Pairing : SS/HP (ce sera le principal), SS/DM, DM/HP... Et donc, forcément on va tomber dans le SS/HP/DM

Rating : M. Pour le moment c'est plutôt tout public, mais ça va virer M, c'est une certitude (donc autant le mettre tout de suite)

Note 1 : Je posterai, dans la mesure du possible, un chapitre par semaine, le mercredi donc. J'ai déjà quelques chapitres d'avance (je suis sur le 6ème à l'heure où j'écris ces lignes). Je ne sais pas combien il y en aura en tout (j'avais espéré une vingtaine en commençant cette histoire, mais je crains que ce ne soit pas suffisant finalement). Chaque chapitre fera plus ou moins 2000 mots. Ceci me permettant de garder sans trop de difficultés un rythme de parution régulier, même si parfois je prendrai sans doute un peu de retard dans l'écriture.

Note 2 : Le contexte

Cette histoire se passe au cours de la septième année pour Harry. Oubliez le tome 7, ainsi que la fin du 6.

Dumbledore n'est pas mort et il est toujours directeur de Poudlard. Détruire la bague n'a pas eu d'effet secondaire permanent sur lui (sa main est donc intacte). Le médaillon récupéré avec Harry était bien le vrai et ils l'ont détruit. Par la suite, ils ont détruit tous les autres horcruxes, y compris celui en Harry, et ont tué Voldemort avec l'Ordre du Phénix.

Snape n'a donc bien évidemment pas attenté à la vie de son directeur et a été officiellement reconnu comme espion et non comme Mangemort. De ce fait, il a été innocenté pour les crimes commis sous les ordres de Voldemort dans le cadre de sa couverture. Il a néanmoins été condamné à rester professeur à Poudlard sous la surveillance de Dumbledore.

Sirius est également toujours en vie. Il n'a pas reçu un Avada de Bellatrix, mais un autre sort qui l'a projeté dans le voile. Après le duel Dumbledore/Voldemort, l'Ordre a cherché et trouvé, après de longs mois, un moyen de le récupérer du voile. Ceci n'a eu aucune incidence sur lui. Bien évidemment, il a été totalement blanchi.

Ron et Hermione sont en couple depuis la fin de la guerre.

Remus Lupin a repris son poste de professeur de défense contre les forces du mal, comme en troisième année.

Tout ceci étant parfaitement inintéressant à développer dans la fic en elle-même, ces points ne seront pas à nouveau abordés. Considérez tout ceci comme acquis.

Note 3 : Les noms

Pour la plupart des noms (de personnages, de lieux, etc), je garde le terme français. Tous en fait. Tous sauf Draco Malfoy (parce que c'est moche avec un g, soyons francs !) et Severus Snape (Rogue, sérieux, où sont-il allés chercher cette horreur ?)

J'ai longuement hésité, car je trouve plutôt bof à la base de mélanger des noms originaux avec des noms traduits. Mais bon, quand c'est trop moche, on nous laisse pas le choix ;)


Prologue : La mauvaise blague

Harry en était déjà à sa troisième semaine de cours de septième année à Poudlard. Il avait vaincu Voldemort, avec l'aide des membres de l'Ordre, et plus particulièrement de Dumbledore. Il pouvait donc enfin se concentrer pleinement sur ses études, sans avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

Néanmoins, la septième année était très difficile, et il avait d'énormes difficultés à se concentrer. Probablement la faute à ces cauchemars qui ne cessaient de le hanter. En effet, malgré la fin de la guerre, son inconscient semblait décidé à lui remontrer encore et encore les horreurs que Voldemort avait commises. Du coup, il ne dormait pas plus de trois ou quatre heures par nuit, et cela s'en faisait grandement ressentir pendant les cours.

Le Survivant, devenu récemment le Vainqueur, avait donc harcelé sa meilleure amie Hermione pendant des jours pour qu'elle lui fasse une potion de sommeil sans rêve. Elle avait évidemment refusé au début. "Cette potion peut-être dangereuse si elle a été mal réalisée, Harry ! Je m'en voudrais terriblement si je te blessais en me trompant dans un dosage par mégarde !" avait-elle argué. Elle lui avait aussi dit d'aller à l'infirmerie ou même de demander au professeur Snape de lui fournir cette potion. "Aller voir Snape ? T'es sérieuse, Hermione ? Pour qu'il se foute encore plus de moi en cours ? Non merci !" avait-il alors répondu.

En vérité, il n'avait dit à personne d'autre qu'à Hermione qu'il refaisait constamment les cauchemars qu'il avait lorsque Voldemort et lui était encore connectés. Il ne voulait pas que d'autres le sachent, même pas Ron. Il avait vécu des années avec la pitié des gens. "Pauvre garçon, il a perdu ses parents, c'est terrible cette enfance qu'il a eue", ne cessait-il d'entendre chuchoter sur son passage. Il ne voulait pas en rajouter avec des cauchemars.

Alors naturellement, voyant les cernes grandir de jour en jour sous les yeux de son ami, la brune avait fini par céder. Elle s'était cachée dans les toilettes de Mimi Geignarde et avait concocté la potion. Une fois prête, et pour ne pas attirer l'attention, elle avait caché la fiole dans les toilettes puis avait indiqué à Harry où la trouver pour qu'il aille la chercher dans la nuit avec sa cape d'invisibilité.

C'était donc pour cette raison que le jeune Griffondor se promenait à presque minuit dans les couloirs de l'école. Il avait bien pris garde à passer dans les couloirs les moins empruntés habituellement pour risquer au minimum de tomber sur Rusard ou Miss Teigne. Ou pire encore, sur Snape.

Malheureusement, la vie aime parfois faire de mauvaises blagues. Et au détour d'un couloir, Harry percuta quelqu'un. Il se recula précipitamment, mais trop tard, la grande main pâle de Snape avait déjà attrapé la cape d'invisibilité entre ses doigts. En glissant, celle-ci s'accrocha dans la fiole, l'arrachant des mains du rouge et or. La petite bouteille de verre termina alors sa course sur le sol, se brisant sous l'impacte.

— Oh non ! s'écria le Survivant en regardant les débris de verre dispersés par terre avec des yeux écarquilles. Non, c'est pas vrai !

— Monsieur Potter ! Encore à traîner dans les couloirs. Vingt points en moins pour Griffondor.

Mais Harry se fichait bien des points en moins en cet instant. Tout ce qu'il voyait, c'est que la potion qu'il avait si durement obtenue était maintenant fichue. Son salut pour enfin dormir en paix venait de s'envoler. Pris de désespoir, il se mit à genoux et récupéra des morceaux de verre, comme si les rassembler dans sa main pouvait réparer la fiole et remettre son contenu à sa place.

— Monsieur Potter, qu'est-ce qu'il vous prend ? demanda Snape en lui attrapant les mains pour le relever et l'éloigner du verre brisé. On ne ramasse pas du verre à mains nues ! Vous allez vous…

"Couper" allait-il dire. Mais il se rendit compte que c'était déjà trop tard. Une profonde entaille parcourait la paume du garçon, le sang coulant sur son poignet et venant se perdre sur les doigts du professeur de potion. Ce dernier fixa la plaie, sa respiration devenue erratique, puis fit ce que lui dictait son instinct. Il approcha la main de son visage et passa sa langue sur la blessure.

Ne comprenant pas ce qu'il se passait, Harry regarda son professeur interloqué, frissonnant malgré lui au contact de cette langue sur sa peau meurtrie. Il n'aurait su dire si c'était de dégoût, de peur ou d'autre chose.

— Pro… Professeur ? Qu'est-ce que… ?

Il n'eut pas le temps de terminer sa question que son aîné le regarda avec des yeux rouges et lui sauta à la gorge. Littéralement. Et ses yeux étaient rouges. Il aurait voulu hurler, mais le cri resta bloqué au fond de ses tripes. Pourtant, son professeur était en train de le mordre. Et c'était fichtrement douloureux. Heureusement pour lui, il tomba finalement dans les limbes de l'inconscience lorsque l'anémie commença à se faire sentir.

En sentant le corps contre lui devenir un poids mort, le maître des potions relâcha son élève qui s'effondra au sol.

— Par Merlin… Qu'ai-je fait ?


J'espère que ce début vous a plu et vous a donné envie d'en savoir plus :)

A la semaine prochaine donc pour la suite.