Déjà une semaine de passée, et du coup, c'est déjà l'heure d'un nouveau chapitre ! ;)

Tout d'abord, je m'excuse pour une petite erreur dans le titre. En effet, Lessa-chan m'a très justement fait remarquer que j'avais oublié le "l" de "blague" dans le titre ! Donc désolée pour ceux qui se sont du coup retrouvés avec un lien erroné en plein milieu de la semaine. Et merci encore Lessa-chan ! :)

Ensuite, j'ai rajouté un point dans le contexte. Le voici, pour ceux qui n'ont pas envie de retourner dans le prologue pour le lire : Remus Lupin a repris son poste de professeur de défense contre les forces du mal, comme en troisième année.

Et enfin, je remercie encore toutes les personnes qui ont envoyé une review (désolée pour les guest, je n'ai aucune moyen de vous répondre, mais un grand merci pour apprécier cette histoire ! ^^). Merci aussi pour tous les favoris et follow ! Je ne m'attendais à ce que ça plaise déjà autant avec juste ce petit bout d'histoire. Je suis un peu angoissée pour la suite du coup XD


Chapitre 1 : C'est une blague ?

Severus Snape prononça le mot de passe et la gargouille se mit à tourner pour l'amener jusqu'au bureau directorial dans lequel il pénétra.

— Albus, nous avons un problème ! Un gros problème ! s'écria-t-il en entrant dans la pièce et en se postant devant son supérieur.

— Allons, Severus, tout problème a sa solution. Que vous arrive-t-il de si grave ?

— J'ai fait de Potter mon calice…

Dumbledore haussa les sourcils et cligna plusieurs fois des yeux, surpris, sa bouche formant un "O" parfait.

— Pourquoi donc avez-vous fait cela ? Je croyais que, malgré toute l'ardeur que vous avez mis à le protéger pendant la guerre, vous ne l'aimiez pas et qu'il restait le portrait de son père. C'est ce que vous disiez du moins.

— Mais je n'ai pas fait exprès, Albus ! C'était un accident… Un très regrettable accident !

— Je vois… Mais que voulez-vous que j'y fasse au juste ? Vous savez aussi bien que moi que, une fois le processus entamé, c'est trop tard. Vous avez lu suffisamment de livres sur le sujet pour le maîtriser à la perfection.

— Mais j'ai déjà un calice ! Je ne peux pas avoir deux calices !

— Allons, ce n'est pas parce que ce n'est jamais arriver à un autre, ou du moins que ça n'a jamais été répertorié, que ce n'est pas possible. Je suis sûr que vous saurez parfaitement gérer la situation, comme toujours. Racontez-moi plutôt comment tout ceci est arrivé.

— Je faisais ma ronde habituelle quand j'ai percuté quelqu'un d'invisible. J'ai évidemment tout de suite pensé à la cape d'invisibilité de Potter. Et j'avais raison. J'ai tiré dessus pour le découvrir, et il a laissé tomber une potion. Il s'est coupé en voulant la ramasser et vous devinez la suite…

— Hum… Savez-vous de quelle potion il s'agissait ?

— Oui. C'était une potion de sommeil sans rêve.

— Bien. Très intéressant.

— Bien ? Intéressant ? Sauf votre respect, Monsieur le Directeur, ce ne sont pas les mots que j'emploierais !

— Severus, mon ami, permettez-moi de vous donner un conseil.

Le maître des potions soupira, se doutant qu'il n'aimerait pas ce qui allait suivre, mais fit tout de même un geste de la main pour inviter Dumbledore à continuer. De toute façon, connaissant le vieux barbu, il aurait quand même parlé, même si Severus ne l'avait pas voulu.

— Demandez-vous pourquoi Harry avait cette potion, et surtout pourquoi il a été jusqu'à se blesser pour tenter de la récupérer alors qu'elle était, de toute évidence, définitivement perdue.

— Mais je me fiche complètement de…

— Et je terminerai, coupa le directeur, en vous disant que je vois un très bon côté au fait qu'Harry soit votre Calice.

— Pardon ? Je ne vois vraiment pas quel bon côté on peut trouver à avoir Harry Potter comme calice…

— Vous aviez fait le serment en mémoire de Lily de protéger son fils. En voilà une magnifique occasion. Vous ne pourrez jamais mieux le protéger qu'une fois le lien complet. Et avec les quelques Mangermorts qui courent encore, c'est finalement une très bonne chose, je trouve.

— Enfin, Albus… Auriez-vous oublié ce qu'implique une relation vampire/calice ? demanda Snape, choqué.

— Allons, ce n'est qu'un détail, ça !

— Un détail ? C'est une blague ? Je doute sérieusement que votre précieux Survivant soit de cet avis lorsqu'il l'apprendra…

— D'ailleurs, en parlant de lui, vous devriez aller le retrouver, Severus.

Après avoir été congédié aussi ouvertement, Snape s'était dirigé d'un pas rapide vers l'infirmerie, lieu où il avait laissé en tout logique son élève suite à sa perte de connaissance. En entrant dans la grande salle des soins, il fut agacé de voir qu'Harry ne s'était toujours pas réveillé. Mais une partie de lui en était aussi soulagé, même s'il ne l'avouerait jamais. Il n'était pas pressé d'avoir la discussion inévitable qui s'annonçait avec son élève.

oOoOo

Harry se sentait lourd, complètement vidé de ses forces, et il avait l'impression que ses membres refuseraient à jamais de bouger. Il avait envie d'ouvrir les yeux, mais lorsqu'il s'y essaya, il fut agressé par une lumière aveuglante et émit un grognement de protestation. Et dire qu'il n'arrivait même pas à lever son bras pour se protéger de cette satané lumière !

Il entendit des bruits de tissus et de pas, puis une voix s'éleva, qu'il reconnu sans mal comme étant celle de son professeur de potion.

— J'ai éteint les lumières. Vous pouvez ouvrir les yeux.

Le jeune homme papillonna des paupières un instant puis, grâce à la pénombre, réussit à les garder ouvertes pour poser ses iris vertes sur son professeur.

— Je suis à l'infirmerie ?

— On voit que vous connaissez bien les lieux.

— Que s'est-il passé ?

— Vous ne vous en souvenez pas ? demanda Snape en arquant un sourcil narquois.

Bien sûr qu'il s'en souvenait. Comment oublier cette douleur ? Et ces yeux rouges. Il sentit son coeur commencer à s'emballer et l'adulte soupira, comme blasé.

— Calmez-vous, Potter, je ne vais pas vous sauter à la gorge.

— C'est pas l'impression que vous m'avez donnée tout à l'heure. Que s'est-il passé ?

Sans répondre, ce qui eut le don d'énerver Harry, Snape s'approcha, prit une fiole et l'ouvrit avant de la mettre sous le nez de son élève.

— Buvez.

— Vous allez répondre à ma question ?

— Buvez !

Harry garda obstinément les lèvres closes et il entendit distinctement un grondement agacé monter de la gorge de son professeur. Il eut la brève pensée que ce n'était peut-être pas une bonne idée de lui tenir tête ainsi, étant donné ce qui était arrivé juste avant qu'il ne perde connaissance.

— Nous parlerons quand vous saurez bouger et marcher. Et cette potion vous y aidera. Alors buvez… Ou je vous laisse seul ici pour le reste de la nuit, termina-t-il après une pause.

Le Survivant abdiqua enfin et avala la potion avec une grimace de dégoût.

— Je parie que c'est vous qui l'avez faite, cette potion. Et j'imagine que ça vous éclate de voir les gens retenir leurs hauts-le-coeur en buvant vos décoctions immondes.

— Vous ne savez rien de moi, Monsieur Potter, répondit Snape en fusillant son élève du regard. Mais vous avez de la chance, ça risque fort de changer dans les jours à venir…

Le Survivant regarda son professeur, les yeux écarquillés d'étonnement. Qu'est-ce que ça voulait dire au juste ? Pourquoi apprendrait-il à connaître celui qui était sans doute le pire professeur de l'histoire de Poudlard, quand ce dernier refusait de voir qu'il n'était pas le portrait craché de son défunt père ?

— La potion devrait commencer à agir maintenant.

En effet, Harry sentait des fourmillements dans ses membres et, peu à peu, ceux-ci lui parurent plus léger. Il commença par bouger ses doigts, encore un peu engourdis, puis il put se relever au bout de quelques minutes. Il fut étonné que Snape l'aide. Est-ce que c'était une manière pour lui de tenter de se faire pardonner pour son attaque ?

— Suivez-moi, lui ordonna l'homme une fois qu'il fut certain qu'il pouvait tenir debout tout seul.

— Pour aller où ?

— Là où je suis sûr que nous n'aurons pas d'oreilles indiscrètes…

— Pourquoi ?

— Vous ne pouvez pas tout simplement obéir sans poser de question ? s'exaspéra-t-il. Parce que nous devons parler. Et en privé. Alors, suivez-moi et cessez de me questionner.

— Quand nous serons arrivés, vous répondrez à toutes mes questions ?

— Suivez-moi et vous le saurez !

Sans l'attendre, Snape passa la porte de l'infirmerie.

— Quel grincheux, ne put s'empêcher de marmonner Harry, sans se douter qu'il avait été entendu.

Les minutes qui suivirent furent silencieuses, au plus grand soulagement de Snape. Il redoutait la réaction de son élève lorsqu'il saurait ce qu'il était devenu. Et plus encore, quand il saurait ce que cela impliquait. Car il ne doutait pas que, si Harry connaissait les calices et ce qu'ils étaient, il n'en connaîtrait pas les détails. Après tout, il avait veillé lui-même à ce que personne dans l'école, surtout les élèves, ne puisse trouver une documentation détaillée sur le sujet. Mais il craignait aussi la réaction de son nouveau calice.

Il n'était que trois heures du matin, mais il savait déjà que le reste de la nuit serait longue. Très longue.

Plus le temps passait et plus Harry se demandait où son professeur l'emmenait. Ils venaient d'emprunter un couloir qu'il n'avait jamais parcouru avant. Il fallait dire aussi que le jeune homme n'avait jamais eu très envie de s'amuser à arpenter les cachots de l'école.

Cela faisait bien cinq minutes qu'ils marchaient, et le jeune Gryffondor commençait à fatiguer. Ajouté à cela le très grand manque d'éclairage, il finit par se prendre les pieds dans une dalle ayant un niveau légèrement différent des autres. Il s'était préparé à sa rencontre douloureuse avec le sol, fermant les yeux et serrant les dents. Pourtant, elle ne vint jamais.

— Vous êtes vraiment une plaie, Potter, entendit-il dire tout proche de lui.

Trop proche en fait. Il se releva précipitamment, et se rendit compte que, s'il n'était pas tombé pour s'écraser le nez sur le carrelage, c'était grâce à son professeur. Pourtant, celui-ci était à plusieurs pas devant lui quand il avait trébuché. Et il était de dos. Comment avait-il pu arriver jusqu'à lui si vite pour l'empêcher de tomber ? C'était humainement impossible.

Il ouvrit la bouche pour poser sa question à voix haute, mais fut coupé dans son élan :

— Nous sommes presque arrivés. Encore un effort, et vous saurez tout ce que vous devez savoir.

"Tout ce qu'il devait savoir" ? Harry ne put s'empêcher d'y voir un sous-entendu qui disait que son professeur ne répondrait pas à certaines questions.

Moins d'une minute plus tard, Snape s'arrêta devant un tableau et Harry faillit lui rentrer dedans, perdu dans ses pensées. Ce dernier fut surpris de pouvoir entendre distinctement le mot de passe avant que le tableau ne s'ouvre pour laisser apparaître un encadrement de porte.

— J'espère que vous l'avez bien entendu et que vous saurez le retenir. Je ne vous le répéterai pas dix fois.

— Hein ? Mais pourquoi je…

— Rentrez d'abord, les questions ensuite, coupa le maître des potions.

Agacé, Harry obéit néanmoins et passa dans l'ouverture, suivi par son professeur qui claqua la porte, le faisant sursauter. Et il fut encore plus étonné de voir qu'il ne fut pas le seul à faire un bond. Draco Malfoy était installé dans un canapé et avait visiblement été réveillé par le bruit.

— Severus ? Que fait Potter ici ?

— Il est devenu mon calice cette nuit.

— C'est une blague ?! s'exclamèrent en coeur les deux élèves en le regardant, éberlués.

— Si seulement…

Soupirant, Severus Snape se laissa tomber dans le canapé, à côté de Draco, tout en faisant signe à Harry de prendre le fauteuil en face. Oui, la fin de la nuit allait être vraiment très longue.


Et voilà ! :) J'espère que ce premier vrai chapitre vous a plu et vous donne toujours envie de continuer l'aventure !

Pour info, je suis déjà sur le chapitre 9 de cette histoire. En attendant, si vous avez des questions concernant les calices et/ou les vampires de cette histoire, n'hésitez pas à les poser. Je n'y répondrai sans doute pas dans les reviews, mais cela pourrait me donner des pistes auxquelles je n'avais pas pensé initialement pour y répondre plus tard dans l'histoire.

A la semaine prochaine pour le chapitre deux ! :D