Tout d'abord, encore un énorme merci à Kahori et Lessa-chan pour leur correction ! *plein de coeurs* Un autre très gros merci à tous ceux qui me laissent des messages, me suivent et mettent cette histoire en favoris. Vous êtes de plus en plus nombreux et c'est vraiment super, merci *encore plein de coeurs*
J'en profite pour vous rappeler que vous pouvez aussi me suivre sur ma page Facebook : tatsuchanffnet ou Tatsu-chan (le lien est dans mon profil sinon n_n) J'y poste régulièrement des extraits et des anecdotes sur cette histoire et d'autres que j'écris ;) Et il y aura bientôt un concours (ceux qui n'ont pas Facebook, rassurez-vous, j'ai déjà prévu un système pour vous permettre quand même de participer, au moins en partie)
De plus, je suis en vacances à partir de lundi prochain. Du coup, ce sera le meilleur moyen pour moi de vous prévenir en cas de retard ! :)
RaR anonymes :
Lyxie : C'est tout de même assez rare les lecteurs non enregistrés qui laissent une trace de leur passage, et encore plus avec autant d'assiduité ! Et c'est un plaisir pour moi aussi de voir que tu apprécies n_n Donc merci encore pour cette nouvelle review ! :)
Ce n'est pas méchant, non, je ne trouve pas. Mais je ne répondrai pas, je ne fais pas dans le spoil :p
Daidaiiro30 : Tout d'abord, merci pour ta review ! :) Pour les réponses à tes questions... Eh bien tu en auras tous les détails très bientôt, dans le chapitre 7 pour être exacte n_n Ce sont en tout cas de bonnes questions !
Sur ce, bonne lecture à tous ! :D
Chapitre 4 : Je suis sûr que c'est une blague
En tant que vampire, Severus Snape n'avait pas besoin de dormir. Pourtant, il avait pris l'habitude de rester couché auprès de Draco lorsque celui-ci dormait. Souvent, il en profitait pour lire et, parfois il se contentait de se reposer tout simplement, comme cette nuit. Il avait donc les yeux fermés et profitait de l'agréable sensation d'avoir un corps chaud collé au sien.
Mais il avait la sensation que quelque chose n'allait pas. Il tendit l'oreille et compris : le coeur de Harry battait beaucoup trop fort, sa respiration n'était pas régulière et il semblait parler, ou plutôt essayer de parler. Le vampire se redressa d'un coup, s'attirant les protestations de son calice qui était confortablement installé sur lui quelques secondes auparavant.
— Hé ! Il est à peine six heures du mat'. Cinq heures de sommeil, entrecoupées qui plus est, ce n'est définitivement pas assez pour moi…
— Harry à un problème, répondit-il, comme si cette simple phrase pouvait excuser le réveil brutal qu'il venait d'infliger à Draco.
— Il est un problème à lui tout seul… Franchement, il est juste à côté, dans le salon, il ne peut rien lui arriver ! Recouche-toi et laisse-moi profiter de ma dernière heure de sommeil.
— Non, il est en danger.
Severus repoussa les couvertures et se leva, atteignant la porte menant au salon en un temps record. Il entendit vaguement soupirer derrière lui, mais ce n'était pas sa préoccupation première pour l'heure. Ouvrant la porte, il accouru à côté du canapé où il trouva Harry qui semblait manquer d'air.
— Harry, réveille-toi.
Il le prit par les épaules et le secoua doucement. Voyant que cela n'avait aucun effet, il se mit à le secouer plus fort, mais le garçon ne se réveillait toujours pas. À cause du lien qui n'était pas fermé, l'efficacité de l'utilisation de ses capacités vampiriques sur le Gryffondor était moindre. Mais pas inexistante. Il devait essayer.
Prenant la tête brune entre ses mains, il le força à ouvrir les yeux avec ses pouces, et sa voix, bien plus grave qu'à l'accoutumée, résonna dans la pièce :
— Harry, réveille-toi !
oOoOo
Harry commençait à avoir du mal à respirer. Pouvait-on mourir dans ses rêves ? C'était la question qu'il se posait en cet instant. Et il commençait à croire que la réponse était oui. Peut-être était-ce mieux ? Après tout, Voldemort n'avait pas tort. Nombre de personnes avait perdu la vie pour lui. Certains n'étaient pas passés loin de la mort non plus. Son parrain le premier. Combien de fois ses amis, surtout Ron et Hermione, avaient risqué leur vie pour l'aider ? Beaucoup trop à son goût.
Alors qu'il était en train de perdre doucement espoir, sa vision fut envahie de rouge. Il crut d'abord que c'était la mort qui était en train de l'emporter. Mais il entendit une voix grave l'appeler. Il se sentait tiré de force hors de son rêve.
oOoOo
Reprenant enfin ses esprits, le Survivant avala une grand goulée d'air et se mit à tousser, ayant du mal à retrouver un souffle normal, comme s'il avait failli se noyer. Après quelques longues secondes ainsi, il parvint à respirer correctement et plongea son regard dans celui de son professeur qui s'était légèrement reculé pour lui laisser de l'espace. Ils étaient noirs. Il aurait pourtant juré qu'ils étaient rouges lorsqu'il s'était réveillé. Et aussi qu'ils étaient beaucoup trop près.
— Que s'est-il passé ? demanda-t-il.
— J'allais te poser la même question. J'ai entendu ton coeur et ta respiration devenir anormalement rapides pour quelqu'un qui dort. Quand je suis arrivé, tu semblais étouffer et tu ne te réveillais pas.
Le vampire suivit le regard de son nouveau calice qui s'était posé sur Draco. Celui-ci était appuyé contre la chambranle de la porte, les bras croisés, et fixait Harry d'un air mauvais, montrant clairement son mécontentement quant à cette situation. Être à l'origine du manque de sommeil de l'héritier Malfoy n'était jamais une bonne chose. Sauf si c'était celui-ci qui l'avait demandé, évidemment.
— Draco, prépare-toi pour descendre dans la grande salle.
— La liste des choses à te faire pardonner s'allongent dangereusement depuis hier soir, tu sais, répondit le blond avant de retourner dans la chambre en claquant encore une fois la porte.
Décidément, celle-ci risquait fort de ne pas survivre éternellement à leur cohabitation. Snape reporta son attention sur le Gryffondor.
— Tu as fait un cauchemar ?
— Ça ne vous regarde pas, répondit Harry en baissant les yeux sur ses genoux qu'il avait ramenés contre lui.
— Tu en fais souvent ?
— Ça ne vous regarde pas, répéta le jeune homme.
— J'en déduis que oui. Ce qui expliquerait la potion hier soir.
Severus s'assit dans le canapé et, repensant aux paroles du directeur après lui avoir annoncé que Potter était devenu son calice, observa le Gryffondor. Celui-ci avait l'air toujours aussi fatigué que lorsqu'il était allé se coucher, sinon plus. Il avait également des cernes qui commençaient à virer au violet. Depuis combien de temps ce gamin n'avait-il pas eu une vraie nuit de sommeil ? Beaucoup trop longtemps, à en juger par son état physique.
— Je te ferai une potion de sommeil sans rêve pour ce soir.
Ce n'était pas une question. Encore une fois, il lui imposait quelque chose. Harry le regarda en fronçant les sourcils.
— Je ne veux pas de votre pitié.
— Et moi, je ne veux pas revivre ça toutes les nuits.
— Vous n'avez qu'à me laisser retourner dans mon dortoir.
Le vampire soupira. C'était reparti pour une discussion qui allait sans doute finir dans les cris.
— Harry, tu dois comprendre que, tant que le lien ne sera pas au moins fermé de moitié, tu ne pourras pas être loin de moi.
— Donc, hier soir, vous n'avez pas répondu, mais vous avez vraiment l'intention de me séquestrer ici jusqu'à ce que je cède ? demanda le Survivant, choqué. Dumbledore est au courant de ça ? Parce que s'il l'était, je ne pense qu'il serait d'accord pour que je…
— Il est au courant, l'interrompit Snape. Et tu ne comprends pas la situation. Ce n'est pas moi qui ne veut pas que tu t'éloignes.
— Quoi ?
— Jusqu'à ce que tu acceptes au moins de boire de mon sang, tu seras physiquement incapable de rester loin de moi.
— Vous mentez.
— C'est la vérité.
— Et vos cours ?
— J'imagine qu'Albus a déjà trouvé quelqu'un pour me remplacer le temps que…
— Je ne peux pas croire que le professeur Dumbledore cautionne un truc pareil, coupa Harry.
— Très bien, répondit le vampire en soupirant. Va donc te changer et retrouve tes amis à la tour Gryffondor si ça te chante. Tu verras bien par toi-même.
— J'y compte bien !
— Mais je te préviens, je ne sentirai pas ta détresse. Je ne saurai pas que tu vas mal et je ne pourrai pas te retrouver.
Harry repoussa les couvertures, se fichant totalement de l'avertissement, et se leva du canapé pour se diriger vers la salle de bain. Il avait simplement oublié que Draco s'y trouvait déjà. Quand il entra dans la pièce, il se retrouva donc devant le blond, la chemise grande ouverte sur son torse, finissant de monter son pantalon sur ses cuisses. Il poussa une exclamation surprise et ferma la porte d'un claquement sec avant de se retourner, les joues d'un rouge écarlate. En quelques heures, il avait vu Draco Malfoy à moitié nu deux fois. La première de dos et la deuxième de face. Mais qu'est-ce que Merlin avait contre lui en ce moment ? Et pourquoi diable n'avait-il par fermé la porte à clé, ce satané Serpentard ?
oOoOo
Le Survivant était fin prêt pour retrouver ses amis. Il préférait ne pas se demander comment son uniforme avait atterri dans la salle de bain de son professeur. Ce dernier s'était d'ailleurs ouvertement moqué de lui suite à l'incident avec Draco.
Arrivé à la porte d'entrée, il fut néanmoins stoppé par une main sur son bras. En se retournant, il se retrouva face à face avec Snape.
— Prends ça, lui dit-il en lui tendant une espèce de petite galette de métal qui ressemblait à une pièce très ancienne, verte évidemment. Quand tu auras besoin de moi, tu n'auras qu'à la serrer dans ta main en prononçant mon nom. Je serai là dans la minute qui suit.
— J'en aurai pas besoin.
Harry esquissa un geste pour se dégager et sortir, mais la poigne sur son bras se resserra.
— Ce n'était pas une proposition. Tu la prends ou tu restes ici.
Avec un soupir agacé, il prit la pièce, la mit dans une poche sans vraiment y faire attention et sortit sans un regard en arrière.
— Foutu Gryffondor entêté, marmonna le professeur de potions.
oOoOo
Le Survivant avait fait près de la moitié du chemin. Mais plus il avançait, plus il traînait des pieds. Se pouvait-il que son professeur lui ait dit la vérité ? Non, bien sûr que non. Snape restait un Serpentard. Et un Serpentard fait tout pour arriver à ses fins. Et quelles sont les fins de Snape ? Le mettre dans son lit apparemment. Non mais, qui pourrait croire un tel ramassis de conneries ? Il ne comprenait vraiment pas comment juste une morsure pourrait faire de lui le calice du vampire. Si une morsure suffisait, cela signifiait que la première personne à se faire mordre devenait calice, non ? Ce qui était tout bonnement ridicule. Sans compter qu'il avait déjà un calice. Quel intérêt d'en avoir un deuxième ?
Bien sûr, il avait déjà entendu parler du fait que la morsure d'un vampire pour un calice était très plaisante. Et avec Snape qui lui disait que, pour fermer le lien, ils devaient avoir une relation sexuelle, Harry soupçonnait que tout ceci ne soit finalement qu'un stratagème. D'abord, son professeur le mordait, lui faisant croire qu'il était devenu son calice. Puis, il lui faisait boire son sang, faisant ainsi réellement de lui son calice – ce qui serait plus logique, avouons-le. Et enfin, liés ainsi, Harry n'aurait plus d'autre choix que de partager la vie, ou ce qui y ressemblait, de son professeur, avec la partie sexe en prime. Oui, tout ceci semblait bien plus plausible au Gryffondor. Quel pervers de vouloir faire ça à trois quand même...
Pourtant, plus il s'éloignait des cachots, plus un poids dans sa poitrine se faisait sentir. Sa tête commençait également à lui tourner et à lui faire mal. Mais ce n'était qu'une coïncidence, n'est-ce pas ? Tout ceci n'était qu'une vaste blague visant à se moquer de lui, encore une fois. Il ne pouvait pas être le calice de Snape. Il ne pouvait pas devenir dépendant de lui au point de ne plus pouvoir retourner à la tour Gryffondor s'il ne l'y accompagnait pas.
Commençant à avoir du mal à respirer, il plongea la main dans sa poche à la recherche de la pièce qui lui avait été donnée un peu plus tôt. Non pas pour l'utiliser, certainement pas, mais pour s'assurer qu'elle était bien là. Au cas où. Après tout, il restait encore deux ou trois Mangemorts dehors. Avoir un adulte, vampire de surcroît, prêt à courir à la rescousse ne pouvait qu'être un plus non négligeable, non ?
Mais l'angoisse commença à le submerger quand il se rendit compte que la pièce de métal n'était plus là. Dans aucune de ses poches. Il les avait toutes retournées. Impossible de mettre la main dessus.
— Oh non, c'est pas vrai. Qu'est-ce que je vais faire ? Je ne sais même plus quel chemin j'ai pris pour arriver jusque là...
Alors, selon vous, comment Harry va-t-il se sortir de ce mauvais pas ? :)
Réponse dans une semaine !
