Pas de blabla aujourd'hui, je passe directement aux réponses aux reviews en vous remerciant tous pour vos messages et vos encouragements :)

RàR :

Lyxie : Ah, je te "rassure" (ou pas :p ), Snape ne restera pas calme longtemps ! Merci pour ta nouvelle review :)

Juliana : Merci pour ta review, j'espère que cette suite te plaira :)

ch0bits5 : Je suis désolée que le chapitre précédent t'aie déplu. Néanmoins, j'aurais aimé savoir pourquoi. Surtout qu'il est assez fréquent qu'un passage plaise moins que le reste dans une histoire. Je trouve donc dommage d'arrêter si rapidement. Mais c'est ton choix, et je te remercie en tout cas d'avoir laissé une trace de ta lecture :)

ange : En même temps, on ne peut pas dire que Snape ait tout fait par le passé pour qu'Harry puisse avoir confiance en lui et le croit sur parole. J'espère que ce nouveau chapitre te plaira :)

Daidaiiro30 : Ah oui, il faut se méfier du numéro du chapitre sur lequel tu es. Avec le prologue, ça décale tout d'un ;) Plus qu'une petite semaine à attendre du coup ;)


Chapitre 6 : Hermione prépare une blague

Après presque six heures de lecture intensive entrecoupées d'un déjeuner, apporté par des elfes de maison, en compagnie des deux hommes, Hermione avait terminé tous les livres que lui avait laissé Snape, parlant ne serait-ce qu'un peu des calices. Elle s'était même payé le luxe de prendre des notes sur les choses qui lui semblait importantes pour faire un résumé à son ami. Harry avait fini par s'endormir sur le canapé, ce qui n'était guère étonnant avec le manque de sommeil qu'il avait accumulé ces derniers jours.

La Gryffondor allait réveiller son meilleur ami pour lui donner le résumé de tout ce qu'elle avait lu, mais elle en fut empêchée par la main de son professeur.

— Miss Granger, j'aimerais lire vos notes avant de les laisser à Harry. Il est déjà suffisamment réticent pour ne pas en rajouter avec des informations erronées ou des tournures de phrases maladroites.

— Bien sûr, Professeur, je comprends, répondit-elle en lui tendant le parchemin.

Le maître des potions parcourut les nombreuses lignes, grimaçant parfois sur certains passages, mais ne faisant jamais de commentaire. Quand il eut terminé, il rendit le papier à son élève.

— J'aurais bien enlevé quelques détails, mais j'imagine que c'est pour cela qu'il a préféré vous demander de lui trouver ces informations plutôt que de me les demander directement…

— Professeur, Harry...

Hermione s'arrêta et jeta un oeil à son ami endormi. Elle regarda à nouveau le vampire, espérant qu'il comprendrait sa question muette.

— Il dort profondément, si c'est bien ce que vous voulez savoir.

— Bien. Je ne pense pas qu'il apprécierait que je vous dise ce que je m'apprête à vous dire. Vous savez, Professeur, Harry a appris à vous haïr pendant presque six ans. Il a évidemment conscience que vous avez risqué votre vie pour sauver la sienne, mais avouez que ce n'était pas d'une façon très… démonstrative envers lui. Ce que je veux dire, c'est qu'il est normal qu'il ne vous fasse pas confiance. Vous ne pouvez nier que vous avez été odieux avec nous pendant toutes ces années, et plus particulièrement avec lui, lui rabâchant qu'il était aussi méprisable que son père l'était. Laissez-lui du temps, montrez-lui qu'il peut avoir confiance en vous.

— Du temps, nous en avons peu, vous l'avez écrit vous-même.

— Je sais. Et c'est ce qui m'inquiète, j'avoue. Harry est un garçon intelligent, mais très entêté quand il s'agit de sa fierté. Mais vous êtes un Serpentard. J'imagine donc que vous saurez trouver le moyen de le pousser dans ses retranchements pour faire en sorte que le rapprochement qui doit avoir lieu entre vous vienne de lui, ou que ce soit au moins ce qu'il pense. Néanmoins, sachez que ce ne sera pas facile. Le Choixpeau a hésité à l'envoyer à Serpentard, il sait donc faire preuve de ruse également.

— Seriez-vous en train de me donner des conseils pour mettre votre ami dans mon lit, Miss Granger ? demanda Snape en relevant un sourcil sceptique.

— Je fais simplement part de mes craintes quant à la vie de mon meilleur ami, Professeur, répondit la brune avec un sourire. Par contre, puis-je vous demander depuis quand vous êtes un vampire ?

— C'est étonnant. La plupart des gens demandent "comment" avant de demander "quand".

C'est ce moment que choisit Draco pour rentrer. Lorsqu'il vit la Gryffondor, ses yeux s'agrandirent d'horreur, et il demanda d'une voix blanche :

— Oh non ! Me dis pas que Granger est aussi devenue ton calice ! Je crois que je ne vais pas le supporter !

— Bien sûr que non, Draco, ne sois pas ridicule.

— Qu'est-ce qu'elle fout là, alors ?

Bien que le ton fût hargneux, Severus put y déceler une petite pointe de soulagement, ce qui le fit sourire légèrement.

— Miss Granger a préparé un résumé sur la condition des calices pour Harry.

— Non, mais sérieusement… Il pouvait pas te demander tout seul au lieu de faire venir ici cette sang…

— Draco, le coupa le vampire. Je te déconseille de finir ta phrase. Miss Granger, continua-t-il en se tournant à nouveau vers la jeune femme qui n'avait pas osé ouvrir la bouche, ni esquisser le moindre geste depuis l'arrivée du blond dans la pièce. Je pense qu'il est temps que vous retrouviez Monsieur Weasley. Vous avez du travail en retard, et je ne cautionnerai pas les devoirs non rendus malgré le travail de qualité que vous avez fait aujourd'hui ici. Vous aurez la réponse à votre question plus tard.

— Euh… Oui, bien sûr, Professeur.

Elle se leva et prit la direction de la porte que Snape lui ouvrit. Une fois partie, ce dernier se tourna vers son premier calice.

— Tu vas devoir faire des efforts, Draco. Je conçois que ce soit difficile pour toi et que tu sois dans une situation désagréable. Mais garde en tête que, le plus à plaindre de nous trois, c'est lui, termina-t-il en désignant Harry encore profondément endormi.

— Tu te fous de moi ? En quoi est-il plus à plaindre ? On avait une vie tous les deux, on était bien, et il a tout gâché ! À cause de lui, plus rien ne sera jamais comme avant !

— Allons dans la chambre, on risque de le réveiller à discuter de ça ici.

— Je me fiche de le réveiller, Severus ! C'est bien le dernier de mes soucis en cet instant.

— S'il te gêne tant, tu devrais le préférer endormi, non ? demanda le susnommé avec un petit sourire moqueur avant de se diriger vers la chambre.

Une fois la porte fermée, le vampire prit son calice dans ses bras, les enroulant autour de son torse, collant le sien à son dos et posant sa tête sur son épaule.

— Je sais que je t'en demande beaucoup et que ce n'est pas facile à accepter comme situation pour toi. Mais aucun de nous, y compris Harry, n'a voulu ça. Maintenant, mets-toi deux minutes à sa place. Imagine que le vampire ce n'est pas moi mais… Sirius Black, par exemple. Imagine qu'Harry soit son calice depuis plusieurs mois et que, tout à coup, tu deviennes aussi son calice. Comment réagirais-tu ?

— T'es vraiment glauque de penser des trucs pareils…

— Donc selon toi, Harry trouve ça glauque ? Parce que, même si je ne suis pas ton parrain, nous avons toujours été proches comme si c'était le cas. La situation que je viens de te décrire, c'est exactement ce que voit Harry de son point de vue.

Le silence s'installa entre eux. Draco commençait à comprendre où voulait en venir son professeur. Lui-même n'avait pas sauté de joie au début en apprenant ce qu'il était devenu. Alors, si en plus il avait dû devenir le calice d'un satané Gryffondor qui avait déjà Harry Potter pour calice, il en aurait sûrement déprimé pour des années.

— Alors, s'il te plait, poursuivit Snape. Fais un effort pour t'entendre un minimum avec lui. Fais-le pour moi.

Tout en disant ça, il glissa son nez dans le cou du blond. Celui-ci pencha la tête, lui dégageant l'accès pour une morsure dont ils avaient besoin tous les deux.

oOoOo

Le soir venu, l'héritier Malfoy alla se coucher dans la chambre, comme à son habitude. Harry n'avait pas encore lu les notes d'Hermione. Il préférait être seul pour le faire. S'il voulait des précisions, il trouverait bien le moyen de contacter son amie pour les lui demander.

Snape, quant à lui, terminait de corriger des copies. Arrivé à la dernière, il se leva et se dirigea vers la porte. Mais au lieu de l'ouvrir, il se tourna vers le Gryffondor.

— Tu ne comptes pas te changer ?

— Si… Si, bien sûr…

La voix du jeune homme semblait hésitante.

— Qu'est-ce qu'il y a ? Si tu as quelque chose à me demander, fais-le. Tu n'as pas à craindre mes réponses. Je t'ai dit que je ne pouvais pas te faire de mal. Que le lien soit fermé ou non, tu es mon calice.

— Il n'y aurait pas une autre salle de bain à proximité de vos appartements ? demanda le brun dans un débit de mots trop rapides et un volume trop bas.

Nul doute que des oreilles humaines n'auraient rien compris.

— Pourquoi veux-tu aller dans une autre salle de bain ? Celle-ci n'est pas assez grande pour ta royale personne ? demanda le maître des potions, un brin railleur.

— Je n'aime pas entrer dans votre chambre ! se défendit Harry.

— Tu devras pourtant bien t'y habituer.

Snape ouvrit la porte et entra dans la chambre sans se soucier de ce que pourrait bien répondre son élève. Comme la veille, et comme il le faisait chaque soir, il se dévêtit totalement et se glissa sous la couverture pour prendre Draco dans ses bras, se collant à son dos. Il n'avait délibérément pas fermé la porte pour forcer son nouveau calice à se lever. Il savait que ce dernier refuserait de dormir avec la porte entre eux ouverte. Et il espérait que, du même coup, le jeune homme aille dans la salle de bain.

Il tendit l'oreille et perçut les bruits de pas. Plus ils se rapprochaient, plus le coeur qui les accompagnait se faisait rapide. Il en était à se dire que si ce gamin continuait ainsi, il allait finir par faire de l'hyperventilation, voire une attaque cardiaque. Et après, les Gryffondor se vantaient d'être courageux. Si c'était ça leur courage, ils avaient bien volé leur réputation, les lionceaux.

Au bout de quelques longues minutes, la silhouette du garçon apparut enfin dans l'encadrement de la porte. Il sembla hésiter encore un moment avant de finalement entrer dans la chambre pour se diriger en courant vers la salle de bain, sans leur jeter un regard, et s'enfermer à clé. Severus put entendre distinctement chaque sort placé pour empêcher quiconque d'ouvrir la porte. Il entendit même un "Insonorus" avant de ne plus pouvoir distinguer le moindre son venant de la pièce, pas même les battements de coeur. Il grimaça, peu enjoué par cette idée.

Malgré lui, le vampire se tendit, tentant d'entendre le moindre petit bruit qui pourrait s'échapper de la salle de bain. Les minutes que le jeune homme passa dans la pièce d'eau lui parurent durer une éternité. Et s'il lui était arrivé quelque chose ? S'il avait glissé et s'était cogné la tête dans le lavabo, par exemple ? Ce genre d'accident arrivait tellement vite. Et il serait incapable de l'entendre si cela se produisait.

Pendant une dizaine de minutes, il pesa le pour et le contre de se lever et frapper à la porte pour vérifier que tout allait bien, voire pour retirer discrètement le sort d'insonorisation. Mais il savait que, s'il faisait ça, Harry le prendrait comme une agression, une violation de son intimité, et se braquerait encore plus.

Il fut donc soulagé lorsqu'il entendit enfin le loquet et vit le Gryffondor courir à nouveau pour se réfugier littéralement dans le salon en fermant la porte sans aucune douceur.

— Va vraiment falloir lui apprendre la discrétion, à celui-là, marmonna Draco, faisant sourire Severus d'amusement.

Il pensa d'ailleurs que ce n'était pas la discrétion qu'il avait réellement besoin d'apprendre, mais plutôt à se détendre en leur présence, à arrêter d'être ainsi sur la défensive, et à accepter la situation. Il soupira doucement, conscient que les prochains jours seraient longs et laborieux pour que tout le monde trouve ses marques.


Comme annoncé au précédent chapitre, le prochain sera donc les explications tant attendues. Vous devriez avoir toutes les réponses à vos questions (du moins concernant les calices). Bonne semaine et à mercredi prochain ! n_n