RàR :
Nami : Oui, les chapitres sont courts mais, comme je l'ai expliqué au début, c'est pour me permettre de poster plus régulièrement et m'accorder des petits extra (comme les mini fics sur Teen Wolf). Je pourrais faire des chapitres plus longs, mais je serai alors contrainte de faire une publication toutes les deux semaines au lieu de toutes les semaines. Je trouve ça dommage :)
Je tiens d'ailleurs à dire que, à ce jour :
- le chapitre le plus court est le premier, avec 1809 mots brut (sans mon blabla donc, juste l'histoire elle-même) (et je ne compte évidemment pas le prologue comme chapitre)
- tous les chapitres font minimum 2000 mots (toujours brut), sauf les 1, 3, 4 et 6 qui font aux alentours des 1900.
- le chapitre le plus long est le 13, que je viens de terminer, et qui fait plus de 2600 mots
- le chapitre que vous vous apprêtez à lire fait presque 2300 mots
Bref, je suis parfaitement consciente ça fait court à lire. Mais c'est un rythme pour l'écriture qui me convient, et je ne le changerai donc pas.
Lyxie : Merci, je suis contente de voir que tout le monde semble apprécier ces explications n_n Voici donc Snape qui s'énerve. J'espère que ça te plaira, même si ce n'est pas très joyeux comme chapitre.
Sarah : Ce n'est pas la taille qui compte, voyons :p Merci pour ta review et tes compliments :)
Juliana : Mais non, ça ne va pas être difficile, quelle idée :p
Chapitre 8 : Je vais faire comme si c'était une blague
Le lendemain, Harry se réveilla à plus de dix heures trente. Draco était bien sûr déjà parti en cours, et Snape corrigeait de nouvelles copies sur son bureau. Quand ce dernier entendit son élève émerger de son profond sommeil, il délaissa son travail et vint s'asseoir dans le fauteuil à côté du canapé.
— Tu sembles avoir bien dormi, tu as meilleure mine.
En effet, les cernes du Survivant s'étaient déjà un peu estompées et son teint était légèrement moins cireux. Le jeune homme se redressa, hochant la tête pour signifier son assentiment.
— Bien, maintenant que tu es un peu plus reposé, je propose que tu ailles prendre une douche et que tu manges quelque chose. Nous discuterons ensuite.
— Prendre une douche ? demanda Harry en devenant un peu plus pâle qu'il ne l'était déjà.
— Quoi ? fit le professeur en relevant un sourcil sceptique. Tu comptes te passer à vie de douches ?
— Je ne veux pas prendre une douche dans vos appartements.
— Je t'assure qu'elle fonctionne très bien.
— Ce n'est pas le problème ! s'insurgea le calice. Je… Je ne veux pas prendre une douche alors que vous êtes juste à côté et que vous pourriez entrer à tout moment dans la salle de bain !
— Tu as pourtant pris l'habitude de fermer la porte à clé, il me semble. Et j'ai entendu l'avalanche de sorts que tu as lancé sur la pièce hier soir.
— Je ne pense pas que ce soit ça qui vous empêchera d'entrer…
— Et pourquoi voudrais-je entrer ? Je t'ai dit que je ne ferai rien par la force. Si tu ne souhaites pas que j'entre, je n'entrerai pas. C'est aussi simple que ça.
— Et si vous avez une envie pressante d'aller aux toilettes, par exemple ?
Severus regarda le Gryffondor comme s'il venait de lui pousser une seconde tête.
— Sérieusement ? Ne sois pas ridicule… Je resterai ici, je ne bougerai pas d'un cheveu pendant tout le temps que tu seras dans la salle de bain. Tu as ma parole.
Comme pour prouver ses dires, il se cala dans le fauteuil et s'immobilisa. Harry grimaça à l'idée de se retrouver nu pendant plusieurs minutes, avec cet homme si près et seulement deux portes les séparant, mais se leva quand même. Il prit la douche la plus rapide de toute sa vie. Même lorsqu'il était en retard en cours, il n'avait jamais été aussi vite pour se laver. Ainsi, il fut de retour dans le salon après moins de dix minutes, quelques gouttes tombant encore sur son visage à cause de ses cheveux mal essorés.
Comme annoncé, lorsqu'il revint s'asseoir dans le canapé, il trouva son professeur toujours installé dans le fauteuil, et il n'avait, semblait-il, pas bougé. On ne le voyait même pas respirer. Il l'observa quelques secondes avant d'ouvrir grand les yeux et la bouche en signe d'étonnement.
— Vous… Vous disiez ça littéralement ? Vous semblez figé. On dirait un… mort.
— Vais-je donc devoir demander à Miss Granger de te faire un second parchemin, sur les vampires cette fois ? Si les vampires sont immortels, c'est parce qu'ils sont déjà morts. C'est le sang qu'on boit qui nous permet de bouger et de donner l'illusion. Et c'est pour ça aussi que je ne risque pas d'avoir une envie pressante d'aller aux toilettes pendant que tu es sous la douche...
— Mais dans ce cas…. Ça veut dire que… Qu'avoir une relation avec vous, vu que vous êtes un vampire, et que vous êtes donc… mort… C'est de la nécrophilie !
Snape le regarda à nouveau avec de grands yeux éberlués. Non mais sérieusement, ce gamin avait vraiment un problème dans sa tête pour penser à des trucs pareils.
— Harry, commença-t-il en soupirant. Si tu penses vraiment qu'avoir une relation avec moi s'apparente à de la nécrophilie… J'imagine dans ce cas, que Tonks est zoophile !
— Quoi ?
— Lupin est un loup-garou, c'est donc en partie un animal, et plus particulièrement un loup. On peut alors dire qu'avoir une relation avec un lycanthrope peut s'apparenter à de la zoophilie. Je suis sûr que Lupin et Tonks seront ravis de connaître ta vision des choses…
— Non ! Ne leur dites pas ! Je… Je suis désolé. Je n'avais pas l'intention d'être blessant.
Severus laissa s'écouler un petit moment, laissant ainsi le temps au jeune homme de remettre ses idées en place, avant de continuer.
— Sérieusement, tu sais pourquoi la zoophilie et la nécrophilie sont mal vues ? C'est parce que dans les deux cas, on ne peut pas avoir le consentement explicite d'une des deux parties, le cadavre dans un cas et l'animal dans l'autre. Je reste en partie humain et vivant, je peux donc te donner mon consentement, tout comme Lupin peut le donner à Tonks. Donc rassure-toi, Draco n'est pas nécrophile et tu ne le seras pas non plus.
— C'est bon, je crois que j'ai saisi le principe, bougonna Harry qui n'avait absolument aucune envie d'imaginer Rémus et sa compagne faire ce genre de choses – et encore moins Draco et son professeur.
— Bien. Entre la réflexion que tu viens d'avoir et les commentaires que tu as faits hier soir en lisant les notes de Granger, j'imagine que tu n'es pas prêt à fermer le lien...
— Mes commentaires ? Vous m'avez entendu hier soir ?
— Bien sûr. J'entends ton coeur depuis la chambre. Donc t'entendre marmonner à quel point la vie est cruelle avec toi n'a rien d'extraordinaire. J'ai d'ailleurs très distinctement entendu le "quel grincheux" de l'infirmerie, si tu veux savoir.
Le Survivant détourna le regard en rougissant.
— Harry, reprit le professeur de potions. Tu es bien conscient qu'en refusant de compléter le lien, tu te mets en danger de mort ?
— Je trouverai un moyen, répondit le Gryffondor. Je trouve toujours un moyen…
— D'autres s'y sont essayé avant toi. Et ils ont péri en essayant. Comment crois-tu qu'on sache qu'il suffit de quatre semaines pour qu'un calice n'en puisse plus et rende son dernier souffle ? Accepte au moins de boire mon sang, cela te donnera un sursis supplémentaire.
— Pour que vous puissiez me convaincre plus facilement de finir dans votre lit ? Certainement pas ! cracha le jeune homme sans pour autant regarder à nouveau son professeur. Vous êtes un Serpentard, vous n'attendez que ça, que je devienne moins résistant mentalement grâce à votre sang pour me sauter dessus.
— Combien de fois devrais-je te dire que je ne te forcerai pas ? Mais puisque tu veux vraiment savoir, oui, je n'attends que ça, de te prendre. Ce qui est normal, tu es mon calice, Harry !
— Je ne veux pas l'être ! s'écria-t-il en se tournant vers l'adulte, rageur.
— Tu n'as pas le choix !
— Si ! On a toujours le choix !
— Donc, tu préfères mourir plutôt que vivre avec moi ? demanda Snape, hébété et un peu blessé, il fallait l'avouer.
Il savait qu'il n'était pas le meilleur parti. Il savait qu'il n'était pas désirable physiquement, qu'il était acariâtre et plein de défauts. Mais de là à préférer mourir que d'être avec lui et vivre... Au fond, c'était sans doute la chose la plus cruelle qu'on lui ait dit dans sa misérable vie. Il n'était pas sûr que même Sirius soit déjà allé aussi loin avec des mots.
Sans laisser le temps au jeune homme de répondre, il se leva, fit venir un elfe de maison pour servir un déjeuner à son élève et repartit jusqu'à son bureau, sans un regard pour lui, en disant :
— Bien, puisque tu as fait ton choix, je ne reviendrai pas dessus. Mais ne t'avise pas de te plaindre d'une quelconque douleur due à ton état de calice récalcitrant. Je continuerai à te donner de la potion de sommeil sans rêve chaque soir, mais tu n'auras rien d'autre. Si tu veux quelque chose pour la douleur, tu n'auras qu'à aller à l'infirmerie, tout seul, comme un grand, puisque tu n'as pas besoin de moi. Alors maintenant, mange, et en silence. J'ai du travail.
Le ton ne laissait clairement plus de place à la discussion.
oOoOo
Harry venait de finir son assiette. Au début, suite à la discussion avec son professeur – si on pouvait appeler ça ainsi – il s'était senti en colère. Il lui en voulait tellement d'avoir fait de lui un calice. Si sa vie était en danger, c'était de sa faute. Bon, certes, c'était lui qui avait traîné dans les couloirs après le couvre-feu. Mais il n'avait certainement pas demandé à être mordu par ce foutu vampire, et encore moins à avoir ce satané gène et être compatible avec lui. Et puis, en jetant de temps en temps un oeil vers le bureau, il comprit qu'il avait été très blessant et que l'homme lui en voulait aussi.
— Professeur ? appela-t-il.
— Quoi ?!
S'il avait vu que Snape était également en colère, il ne s'était certainement pas attendu à une telle agressivité.
— Euh… Je… Je me demandais…
— J'ai dit que j'avais du travail. Alors, abrège.
— Euh… Vous ne m'avez pas répondu finalement l'autre fois. Comment c'est arrivé ?
Severus releva la tête pour le regarder avec un rictus moqueur.
— Quoi donc ? Ma transformation en vampire ? J'imagine que c'est ça que tu veux connaître. Et en quoi ça t'intéresse au juste ? Si tu ne veux pas être mon calice, tu ne veux pas non plus savoir comment je suis devenu ce que je suis. C'est une histoire privée.
— Je comprends que vous soyez en colère contre moi, mais…
— Mais rien du tout, Potter ! coupa le vampire en se levant pour aller saisir le Gryffondor par le col de son t-shirt et le mettre debout. Tu ne comprends rien, rien du tout ! Pourquoi crois-tu que je suis devenu un vampire ? À cause de qui, à ton avis ? De toi, espèce de petit imbécile ! J'ai risqué et donné ma vie pour que tu puisses garder la tienne ! Je suis devenu un mort-vivant, un monstre assoiffé de sang, pour que tu continues de vivre ! Et aujourd'hui, tu me fais clairement comprendre que c'était pour rien ! Alors, ne dis pas que tu comprends !
Il le relâcha avec plus de force qu'il ne l'aurait voulu, le laissant retomber dans le canapé, hébété. Il savait que ses yeux avaient viré au rouge, et il savait que, calice ou pas, il était présentement capable de faire des choses qu'il regretterait amèrement plus tard. Il prit donc la meilleure option qui s'offrait à lui. Il sortit de ses appartements, laissant son calice seul, en proie à un violent sentiment de rejet et à un mal être comme il n'en avait encore jamais connu.
oOoOo
Le Survivant ne savait pas combien de temps s'était écoulé entre le moment où son professeur de potions l'avait abandonné là – car c'était clairement un abandon qu'il ressentait – et celui où Dumbledore entra dans le salon.
— Harry ? l'appela celui-ci.
Aucune réaction.
— Harry ? appela-t-il à nouveau en posant une main sur son épaule.
— Professeur ?
Le Gryffondor cligna des yeux. Une fois. Deux fois. Puis, il sembla tout à coup se réveiller, se redressant de la position foetale dans laquelle il s'était mis.
— Professeur Dumbledore ! J'ai besoin de votre aide ! Il faut absolument que vous m'aidiez ! C'est Snape... Je veux dire, le Professeur Snape. C'est un vampire ! Et il... Je suis…
— Harry, calme-toi, s'il te plait. Je sais que Severus est un vampire. Et je sais aussi qu'il a fait de toi, par accident, son second calice.
— Alors vous avez déjà cherché un moyen pour annuler le lien ? Vous êtes ici parce que vous avez trouvé comment rendormir mon gène, n'est-ce pas ? Voire le supprimer totalement ?
— Mon garçon, je comprends que tu sois sous le choc avec tout ce qui est arrivé ces dernières heures. Mais tu dois accepter qu'un lien ouvert ne peut pas être détruit.
— Mais on doit trouver un moyen ! s'écria le jeune homme, les larmes aux yeux, au bord de la crise de nerf.
— Non, Harry. Il n'existe aucun moyen.
— Mais enfin… Professeur… Vous ne pouvez pas accepter une chose pareille !
— Ce n'est pas à moi d'accepter quoi que ce soit, mon garçon.
Le Survivant le regard avec un air à mi-chemin entre le choc et le désespoir. Il avait été persuadé que son directeur, ce vieux sorcier qui l'avait toujours soutenu du mieux qu'il pouvait et qui semblait tout savoir, l'aiderait et trouverait un moyen de le sortir de ce mauvais pas. Comme à chaque fois. Entendre que cette fois-ci serait différente, que là il n'avait plus d'échappatoire, à part la mort, était comme un coup de couteau dans le dos.
— Harry ? l'appela encore Dumbledore pour ramener son attention vers lui. Tes amis, Hermione Granger et Ron Weasley, sont derrière la porte, avec le Professeur Lupin. Es-tu d'accord pour que je les fasse entrer, ou préfères-tu que nous te laissions seul ?
Jusqu'ici, il avait presque réussi à oublier l'absence de Snape dans ces appartements, et même à ne plus penser à la douleur qui cognait dans sa tête. Il ne pensait plus au rejet et à l'abandon qu'il avait ressentis quand son professeur avait claqué la porte après leur dispute. Et ce simple mot, "seul", venait de lui rappeler tout ça. Il eut alors soudainement une incroyable envie de pleurer. Il ne savait pas comment il parvenait à empêcher les larmes de couler, mais une pensée se mit à tourner dans sa tête : il avait besoin de ses amis. Peut-être qu'avec eux, il trouverait un moyen. Hermione était si intelligente. Et Ron, qui n'hésitait jamais à mettre sa vie en danger pour lui, même s'il était pratiquement paralysé par la peur. Oui, avec eux, il pourrait trouver une solution.
Je sais, ce chapitre n'est pas très gai. Et, à vrai dire, le suivant ne sera pas mieux. Vous risquez même de me détester. Mais j'assume XD
Je vous annonce aussi que j'ai ouvert le concours pour fêter les 100 reviews sur la fic ! :) Vous pouvez en trouver les règles dans le lien dans mon profil (je l'ai mis tout en gras, vous ne pouvez pas le rater !). Je rappelle qu'il n'y a pas besoin d'avoir un compte Facebook pour participer. Vous avez juste à m'envoyer un petit message n_n
