Aujourd'hui, vous allez en savoir un peu plus sur les vampires ! Notamment, pourquoi Severus ne voulait pas que les mots "vampire" et "calice" soient employés dans les couloirs de l'école.

Merci encore à mes deux bêtas chéries, Lessa-chan et Kahori n_n Merci aussi à tous ceux qui me suivent, me mette en favoris et me laissent de gentils mots, parfois tellement enthousiastes que j'en rougis jusqu'à la racine des cheveux XD

RàR :

Lyxie : Ah, si tu détestes déjà Harry maintenant, qu'est-ce que ça va être dans les prochains chapitres ? XD Prépare-toi à le détester encore pour les 5 suivants... Au moins :p

Sarah : Merci ! ^^ Ravie que ça te plaise toujours. J'espère que, malgré la fin de ce chapitre, tu aimeras toujours autant ;)


Chapitre 9 : Comment arrêter cette blague ?

Rémus, Ron et Hermione étaient parvenus à changer un peu les idées du Survivant. Ils avaient parlé de tout et de rien, et avaient même mangé ensemble. Bien sûr, Ron étant toujours égal à lui-même, il avait parfois gaffé avec une phrase telle que "Quand tu pourras sortir, on pourra reprendre le Quidditch !" ou encore "Snape en vampire… Ça le rend encore plus effrayant et antipathique qu'avant !", ce qui lui avait valu quelques coups de coude de la part de sa petite-amie.

Harry avait profité de leur présence pour leur faire part de sa détermination à trouver une solution à tout ça sans avoir à fermer le lien. Il avait bien vu leurs regards fuyants qui disaient clairement "on veut pas te démoraliser, Harry, mais tu n'y arriveras pas…". Mais il ne désespérait pas. Pas encore.

— Hermione, je sais que vous pensez tous que je me voile la face, mais il doit forcément y avoir un autre moyen. Tu voudrais bien chercher pour moi ? S'il te plait…

— Bien sûr, Harry. Mais tu sais, Snape a dit la vérité : j'ai cherché à la bibliothèque, et même dans la réserve, je n'ai rien trouvé sur le sujet. Il possède tous les livres parlant des calices. Et je les ai tous lus. Si j'avais trouvé le moindre indice pouvant t'aider à supprimer le lien, je te l'aurais dit tout de suite.

— T'inquiètes pas, mon pote. Demain on a une sortie à Pré-au-lard. Avec Hermione, on va chercher des infos sur les vampires et les calices chez Livralire. C'est une nouvelle librairie qui a ouvert il y a peu dont m'ont parlé Fred et Georges. Il paraît qu'il y a des livres là-bas qu'on ne trouve nulle part ailleurs !

— C'est une très bonne idée ça, Ron ! remarqua Hermione, comme si entendre son petit-ami faire une remarque intelligente était exceptionnel. Je suis même étonnée que tu connaisses cette boutique.

— Je sais pas comment je dois le prendre, Hermy...

Le Survivant soupira, totalement hermétique aux chamailleries amoureuses de ses meilleurs amis. Il n'arrivait pas à s'enlever de la tête qu'il devait forcément exister un moyen quelconque pour le sortir de là. N'importe quoi. Malgré ce que lui avait dit le vampire le matin, il n'était pas prêt à faire fi de toutes ces années de haine entre eux. Il savait que c'était égoïste, mais l'homme n'était pas le seul à avoir fait des sacrifices à cause de la guerre. Et Harry était persuadé que ceux de Snape n'avaient pas été faits juste pour ses beaux yeux.

En fin d'après-midi, une question finit par se poser dans la tête du jeune homme.

— Mais, au fait, vous n'avez eu aucun cours à suivre ou à donner aujourd'hui, tous les trois ?

— Ne t'inquiète pas, Harry, répondit Lupin avec un sourire rassurant. C'est Dumbledore qui est venu nous chercher. Ça ne pose aucun problème que nous soyons là.

— Mais… Et pour mon absence ? Qu'est-ce que Dumbledore a dit à tout le monde ?

Les trois autres se regardèrent, comme pour décider qui allait annoncer la nouvelle. Déjà angoissé par la réponse qu'il attendait, cette attitude ne fut pas pour le rassurer, au contraire. Ce fut finalement Hermione qui prit la parole.

— Hier, des bruits ont commencé à circuler parce que tu ne venais pas en cours et que je n'étais pas venue non plus. Alors que, même malade, je ne rate jamais un cours. Et aussi parce que ce n'était pas Snape qui assurait son poste de professeur de potions, mais Slughorn, que Dumbledore a fait venir dans la nuit. Le soir, pendant le repas, Dumbledore a fait une annonce et a dit que tu étais tombé malade et que tu avais besoin de soins particuliers. Des soins que Snape te fournit grâce à ses potions.

— Quoi comme maladie au juste ?

— Il est resté très vague là-dessus. Les gens pensent simplement que tu es victime d'un stress post-traumatique dû à la guerre contre Voldemort.

— Ce qui, entre nous, serait parfaitement possible et normal, renchérit Lupin.

— Et pourquoi ne pas simplement dire la vérité ? Qui est au courant que Snape est un vampire ? demanda le Survivant, ne comprenant pas pourquoi Dumbledore inventait de tels mensonges et protégeait autant son professeur de potions.

— Harry, commença Rémus. Tu dois comprendre qu'être un vampire n'est pas vraiment quelque chose de bien vu, tout comme être un loup-garou. J'ai été accepté en tant que professeur ici grâce à l'aide que j'ai apportée pendant la guerre, et parce qu'Albus et Severus se sont portés garants pour moi de la sécurité des élèves.

— Snape a fait ça ? Il te déteste pourtant. Et il rêve de prendre ton poste !

Harry ne comprenait vraiment plus rien.

— En effet, il aimerait beaucoup enseigner la défense contre les forces du mal. Mais il sait aussi que le Ministère ne le laissera jamais enseigner cette matière avec son passé, peu importe les arguments et les preuves de son innocence que Dumbledore leur donnera. Surtout que le Ministère n'est pas au courant de sa condition.

— Quoi ?

Le Gryffondor remarqua que ses amis ne semblaient pas étonnés. Ce qui l'amenait à se demander si ce qui le choquait le plus était que Snape soit un vampire – et que pratiquement personne ne le sache – ou que ses amis soient déjà au courant et ne lui aient rien dit. Pourquoi fallait-il toujours qu'il soit le dernier informé ?

— Étant donné son passé, le Ministère aurait sûrement sauté sur l'occasion pour mettre Severus sous étroite surveillance. Amélia Bones est une bien meilleure ministre que ne l'était Fudge, mais les préjugés sur les vampires sont malheureusement tenaces. Pires qu'avec les loups-garous, à vrai dire. Or, avec un calice, les élèves de cette école ne craignent rien.

— Il m'a pourtant mordu ! rétorqua Harry.

— Oui, parce que tu étais, en quelque sorte, destiné à être un calice, le sien plus particulièrement. Mais regarde, si tu ne t'étais pas blessé devant lui, il n'aurait sans doute jamais senti l'odeur de ton sang, ne l'aurait jamais goûté, et aurait vécu comme si de rien n'était avec Draco comme unique calice. Un élève qui saigne n'est pas une chose courante. Sauf peut-être quand on s'appelle Harry Potter, termina le loup-garou avec un petit sourire amusé.

Malgré lui, Harry ne put s'empêcher d'y répondre à son tour par un sourire.

— Et pour répondre à ta deuxième question, l'intégralité du corps enseignant est au courant. Ensuite, seuls Draco, évidemment, toi, Ron et Hermione êtes au courant. Et personne d'autre ne doit l'être, Harry.

— Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il se passerait si l'école venait à être au courant ?

— Cela finirait forcément par remonter aux oreilles des parents, puis du Ministère. Or, se déclarer au Ministère quand on devient un vampire est une obligation, soi-disant pour garantir la sécurité de la population. Et sais-tu ce qu'on fait aux vampires qui ne se sont pas déclarés ?

Le jeune homme secoua la tête en signe de dénégation.

— On les scelle, Harry. Ça signifie qu'on les enterre vivants et qu'ils finissent par mourir de faim, termina Lupin en voyant son froncement de sourcils.

— Mais c'est de la torture ! s'exclama le brun, choqué.

— Oui, ça l'est. Dans la tête des gens, un vampire qui n'a rien à se reprocher n'a aucune raison de ne pas se déclarer. Donc, s'il ne le fait pas, dans leur raisonnement, c'est forcément qu'il est dangereux.

— Franchement, mon vieux, tu sais que je ne porte pas Snape dans mon coeur. Mais j'ai entendu des histoires quand j'étais gamin là-dessus, et je ne souhaiterais ça à personne, vraiment.

Ron venait de parler depuis la première fois depuis plusieurs minutes. Si même lui s'y mettait, malgré son aversion pour le maître des potions, ça montrait à quel point il était primordial que la condition de son professeur ne soit pas connue de tous.

La porte s'ouvrit à ce moment-là, et une tête blonde entra dans la pièce. Le propriétaire de cette dernière regarda les personnes présentes une à une, puis soupira en laissant tomber son sac à côté de l'entrée.

— Allons donc. Cet endroit commence à devenir un point de rencontre pour Gryffondors… Où est Severus ?

Il remarqua que son nouveau colocataire forcé s'était instantanément tendu à sa question. Et il fut étonné que ce soit Lupin qui lui réponde.

— Il est dans son labo. Il a dit au professeur Dumbledore qu'il avait des potions à faire et qu'il en aurait pour la journée.

— Et donc le vieux vous a demandé de venir jouer les baby-sitters. Vous avez de la chance, je suis rentré, vous pouvez y aller.

Voyant que personne ne bougeait, il rajouta :

— Sérieusement, partez ! J'ai assez d'un Gryffondor ici, j'ai pas besoin de voir toute la bande.

— Draco, tu sais que…

— Oui, oui, c'est bon, je sais ce que ça fait d'être un nouveau calice. Pour rappel, je suis passé par là, Lupin. Alors, ne vous inquiétez pas : je veillerai à ce qu'il ne s'ouvre pas les veines. Severus m'en voudrait trop.

Les deux amis et le professeur s'étaient levés et avaient commencé à se diriger vers la porte, lançant un vague regard d'excuse à Harry. Une fois la porte refermée, Draco se tourna vers lui.

— Bien. À nous deux. Il est grand temps que nous ayons une discussion tous les deux, Monsieur Harry-Je-Suis-Une-Catastrophe-Ambulante-Potter…

oOoOo

Après avoir quitté ses appartements, Snape s'était forcé à se calmer pour aller voir le directeur.

— Albus, allez le voir. Je ne peux pas rester avec lui aujourd'hui.

— Pourquoi cela ? Il s'est passé quelque chose ? demanda le vieux sorcier avec un haussement de sourcils.

— Nous nous sommes disputés. Violemment. Et je risque de faire quelque chose de regrettable. J'ai des potions qui m'attendent de toute façon.

Ne voulant pas disserter pendant des heures avec son supérieur, Snape sortit du bureau directorial sans prendre la peine de vérifier qu'il irait bien voir Harry. Après tout, il avait plus ou moins pris soin du jeune homme depuis que ses parents avaient été tués. Donc, ce n'était pas aujourd'hui qu'il allait le laisser tomber, n'est-ce pas ?

Il s'enferma donc dans son laboratoire de potions. Quand il y était, personne n'osait jamais le déranger. Pas même Draco. Seul Albus s'y risquait parfois, mais il était pratiquement sûr qu'il ne viendrait pas cette fois-ci. Il savait donc qu'il aurait la paix pour pouvoir se calmer jusqu'à ce qu'il se décide à sortir.

Bien sûr, il n'avait pas tant de potions en retard à préparer que ça. Il savait qu'il aurait terminé bien avant la fin de la journée. Mais il était hors de question qu'il retourne voir Potter avant le soir. Ce petit impertinent. Ce sale Gryffondor têtu comme son père. Borné, stupide, égocentrique… Et avec les yeux de Lily.

Il soupira alors qu'il faisait tourner la préparation dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, comme il en avait l'habitude. Il regrettait presque l'avant Poudlard, quand lui et Lily passaient des journées entières à parler, à jouer de leurs pouvoirs, à s'amuser comme les enfants insouciants qu'ils étaient. Bien sûr, au fond de lui, il en voulait un peu à la jeune femme de s'être autant éloignée de lui quand elle avait rencontré James. Mais il la comprenait aussi. James Potter était beau, faisant partie des plus convoités de l'école. Alors que lui, il était blafard, maigrichon, et avait les cheveux gras.

Avec un nouveau soupir, il jeta un autre ingrédient dans le chaudron. Chaque fois qu'il regardait Harry, il revoyait le visage de Lily. Il devait avouer que ça avait été plus facile de le haïr pendant plus de six ans en prétextant qu'il ressemblait trait pour trait à son père. Aujourd'hui, même après leur altercation, il n'était plus capable de le détester. Il n'arrivait même pas à lui en vouloir réellement. Il était juste profondément blessé par les paroles du jeune homme et ce qu'elles impliquaient. C'était pathétique.

Tout à ses réflexions, il ne vit pas passer le temps et il était déjà presque dix-neuf heures quand il retourna à ses appartements. Et il ne s'attendait sûrement pas à trouver une telle scène en ouvrant la porte.


Oui, c'est la fin du chapitre... Oui, vous pouvez me détester, surtout que je suis très, très fière de cette fin XD Mais n'oubliez pas que, pour avoir la suite, il faut que je sois encore en vie ! Donc limitez les tortures et autres malédictions, merci n_n Et puis, je suis sûre que vous allez ADORER le chapitre suivant :D D'ailleurs, petit sondage : selon vous, quelle est donc cette scène surprenante que Severus découvre en revenant dans ses appartements ? ;)

Concernant le concours, je remercie encore les participants de la première partie ! La secondes vient tout juste de commencer :) Vous trouverez donc, toujours sur mon profil, le lien pour en connaître le déroulement. Il n'est toujours pas nécessaire d'avoir Facebook pour participer.