À nouveau, merci à ceux qui me suivent, m'encouragent, me favoritent (comment ça, ce mot n'existe pas ? Tant pis, je l'invente ! C'est moi qui écris, j'ai le droit :p ).
Apparemment, le précédent chapitre a beaucoup plu ;) Par contre, avant de passer aux RàR et à l'histoire, j'aimerais soulever un petit point : certains d'entre vous ont apparemment pensé que le cauchemar d'Harry était dû au baiser. Je me demande bien pourquoi, à vrai dire O_o Certes, Draco lui a clairement forcé la main, mais il ne l'a pas violé non plus, n'exagérons rien n_n" Bref, je remets donc les choses au clair : les cauchemars d'Harry sont dû uniquement à son traumatisme d'après guerre. Une autre auteure l'avait déjà dit dans une de ces fics (Ishtar205 pour ne pas la citer :p ), et j'étais à 100% d'accord avec elle : on ne peut pas sortir d'une guerre, avec en plus un meurtre à la clé, indemne ! Et, rappelez-vous, c'est bien à cause de ces cauchemars que nos trois personnages principaux en sont là :)
RàR :
Julia13verseau : Et il sera à plaindre encore un moment, désolée :p
lou : Je t'invite à (re)lire ce que j'ai déjà expliqué plusieurs fois à ce sujet dans les chapitres précédents. Je ne vais pas me justifier sur la taille de mes chapitres chaque semaine :)
juliana : Merci à toi pour ta review ! ^^ Voilà la suite tant attendue
Place maintenant à l'histoire où vous allez en découvrir un peu plus sur les vampires ! :D
Chapitre 11 : Ne me faites pas cette blague
Harry faisait encore un cauchemar. Toujours le même. Toujours ce cimetière. Toujours Cédric lui reprochant sa mort. Toujours Voldemort qui se moquait de lui. Et toujours Nagini qui tentait de l'étrangler. Mais cette fois, il se réveilla avant même que le reptile n'ait pu commencer à serrer sa prise. Il ouvrit les yeux pour rencontrer deux orbes rouges. Sur le coup, il ne fit aucunement attention à leur proximité. Comme hypnotisé, il tendit la main vers ces yeux si étranges.
— On dirait qu'ils sont remplis de sang. Pourquoi tes yeux sont rouges, Severus ?
Le susnommé cligna des yeux en s'éloignant avant que les doigts n'atteignent sa peau. Le Survivant sembla reprendre pied avec la réalité, clignant à son tour des yeux plusieurs fois. Ramenant sa main à lui en se redressant, il demanda :
— C'était quoi, ça ?
— Quoi donc ?
— Vos yeux… Ils étaient rouges. Ce n'est pas la première fois que je le remarque.
— Ce n'est que l'expression physique de mes capacités de vampire lorsque je les utilise.
— Donc, vous pouvez m'hypnotiser ? s'exclama Harry, horrifié.
— Ne dis pas de bêtises. Si tu as lu correctement les notes de Granger, tu sais que le lien entre un vampire et son calice se base sur l'appel du sang. Ce que tu viens de ressentir, ce n'était que ça.
— "Que ça" ? C'est pas l'impression que j'ai eue… Qu'est-ce que vous pouvez faire exactement quand vous avez les yeux rouges ?
— Rien que tu ne veuilles pas, puisque c'est là le fond de ta question. Je peux te faire des suggestions, te faire comprendre que tu dois faire quelque chose, mais tu restes maître de tes décisions.
Voyant l'air plus que méfiant du jeune homme, le professeur de potions soupira. Il prit le visage du Survivant entre ses mains pour l'obliger à le regarder et dit :
— Puisque tu ne me crois pas, je vais te montrer.
Il cligna à nouveau des yeux, la couleur du sang recouvrant alors totalement les iris noirs.
— Harry, je vais t'embrasser. Et tu vas me laisser faire.
Le Gryffondor frissonna. Cette voix. Il la trouvait attirante et hypnotique. Combinée aux yeux qui le fixaient sans jamais ciller, c'était pire encore. Il vit le maître des potions se rapprocher lentement. Il allait vraiment se faire embrasser par l'ancien Mangemort…
— Non ! Arrêtez ! s'écria-t-il en tentant de le repousser de ses mains, bien qu'il fût parfaitement conscient que ça ne l'aurait pas arrêté si son professeur avait vraiment voulu le faire.
Pourtant, en moins d'une seconde, Snape était à un mètre de lui, les yeux de nouveau noirs. Harry prit une grande goulée d'air, ne s'étant pas rendu compte qu'il avait retenu son souffle.
— Tu vois ? Tu es toujours maître de tes choix.
— Mais… Quand le lien est fermé, ce… Cet appel du sang est plus fort, non ?
— Il l'est. Mais ça ne change rien. Tu gardes ton libre arbitre.
Bien que la demande ne fût pas explicite, Severus la comprit parfaitement dans les yeux verts encore plein de méfiance et d'horreur. Le Survivant voulait en être sûr. Et c'était peut-être là un argument pour lui montrer qu'il n'avait pas à craindre de ne plus être lui-même une fois le lien complété.
— Draco, viens, s'il te plait.
Le blond fit son apparition dans la pièce, visiblement ennuyé.
— C'est vraiment nécessaire, cette mascarade ? demanda-t-il.
Sans répondre, le professeur recommença le même manège qu'il avait fait précédemment avec Harry : il prit le visage de son calice en coupe dans ses mains, ses yeux devinrent rouges et il dit :
— Sois gentil avec Harry.
L'héritier Malfoy laissa fleurir un petit sourire moqueur avant de répondre :
— Va te faire voir.
— Satisfait ? demanda Severus en se tournant vers le Gryffondor.
Ce dernier hocha la tête, se sentant soudain ridicule en voyant avec quelle facilité le blond avait fait abstraction de l'ordre.
— Bien. Dans ce cas, tu nous excuseras, mais j'ai des choses à régler avec mon vrai calice.
Sans lui laisser le temps d'ajouter quoi que ce soit, Snape prit Draco par le bras et le ramena dans la chambre dont il ferma la porte.
— Alors, Draco ? Qu'est-ce qu'il t'es passé par la tête pour faire un truc aussi stupide que le forcer ?
— Qu'est-ce qui te fait croire que je l'ai forcé ?
— C'était ta langue qui était dans sa bouche, pas l'inverse. Sans parler de ta main sur sa nuque l'empêchant de se dérober, et de l'autre qui tenait son poignet.
— On peut pas dire qu'il se soit beaucoup débattu, si tu veux savoir, répondit le blond avec toute la mauvaise foi dont il était capable.
— Draco…
Severus soupira. D'un côté, il avait envie d'engueuler son premier calice pour ce qu'il avait fait, persuadé que ça n'allait pas jouer en sa faveur pour convaincre Harry de ne pas se laisser mourir. Mais d'un autre côté, il savait d'expérience que c'était parfaitement inutile. Le Serpentard se fichait royalement de son avis.
— J'ai déjà du mal à lui faire comprendre qu'il peut avoir confiance en moi. Alors, s'il te plait, ne me rends pas la tâche plus compliquée.
— J'y peux rien s'il est trop stupide pour voir tout ce que tu as fait pour lui – et surtout sacrifié – toutes ces années.
Snape releva un sourcil, sceptique.
— Serais-tu jaloux, petit serpent ?
— Du balafré ? Certainement pas.
Balayant de la main un éventuellement argument contre son affirmation, le jeune homme s'approcha du plus âgé et posa ses mains sur son torse, jouant avec les boutons de la robe de sorcier.
— Je te rappelle que tu as pas mal de dettes envers moi, qui se sont accumulées ces derniers jours, et dont tu dois t'acquitter. Je propose que tu oublies ta colère contre moi pour la petite blague que j'ai jouée à Pot-Harry, se reprit-il au dernier moment. En échange, j'efface un point de la "liste des choses dont Severus Snape doit se faire pardonner".
— Et pour les autres points ? demanda le vampire.
— Tu n'as qu'à me les faire oublier, comme tu sais si bien le faire. On n'a rien fait depuis qu'il est là. Et tu ne t'es pas encore nourri aujourd'hui.
— Tu sais que je n'ai pas besoin de boire tous les jours.
— Je m'en fiche. J'aime quand tu bois. De plus, tu n'as pratiquement rien pris hier.
— Et tu sais qu'il est juste à côté et qu'il risque de nous entendre. Surtout qu'il écoute à la porte, termina le maître des potions dans un chuchotement à l'oreille du blond.
— Raison de plus !
Avec un grand sourire, le prince des Serpentards s'affaira à enlever chacun de leurs vêtements. Et Severus n'eut vraiment pas le cœur à se refuser à son premier calice, peu importe que cela gêne le second. Il n'avait qu'à pas écouter aux portes, après tout.
oOoOo
La remarque sur le "vrai calice" fut comme un coup de poignard dans la poitrine du Survivant. Il prit conscience que, dans son état actuel, il n'était finalement rien pour le maître des potions. Rien, si ce n'est une gêne. Et même s'il ne l'avouerait jamais à voix haute, il en était blessé. Il l'avait pourtant bien cherché, après ce qu'il s'était passé le matin même.
Malgré lui, il ne put s'empêcher de tendre l'oreille pour écouter ce qui se disait derrière la porte. Il ne pensait pas qu'il le regretterait autant.
S'approchant discrètement du panneau de bois, il y colla son oreille. Snape semblait avoir très peu apprécié la scène du baiser. À ce souvenir, Harry porta ses doigts à ses lèvres. Il devait avouer que ça avait été très loin d'être désagréable. Il se surprit même, pendant une seconde, à se demander si ce serait aussi agréable avec son professeur. Non, bien sûr que non. Draco était peut-être un sale petit con de Serpentard, mais il avait au moins le mérite d'être attirant. Oui, ça pouvait sembler superficiel comme façon de penser, mais il n'y pouvait rien s'il n'arrivait vraiment pas à se voir proche de son professeur ainsi.
Draco disait à Snape qu'il n'avait qu'à lui faire oublier les choses dont il devait se faire pardonner. Harry ne comprit pas où il voulait en venir. Et le silence qui se fit soudain ne l'aida pas. Jusqu'à ce qu'il les entende, ces soupirs qui se transformaient peu à peu en gémissements.
"Non", pensa-t-il, "ils ne vont pas oser ! Il ne vont pas me faire le coup de la réconciliation sur l'oreiller alors que je suis juste à côté !".
À en juger par le volume sonore qui montait peu à peu, la réponse était clairement "si, ils osent !".
Horrifié, le Survivant retourna sur le canapé. Il allait tendre le bras pour prendre sa potion de sommeil sans rêve, mais Snape n'avait pas laissé l'habituelle petite fiole sur la table basse. Il ne pouvait donc pas prendre la potion et s'endormir au plus vite – tout habillé, oui, il était hors de question qu'il aille chercher son pyjama dans ces conditions.
Les minutes qui suivirent lui semblèrent durer des heures. Il s'était recroquevillé sur le canapé et avait recouvert sa tête avec l'oreiller, essayant ainsi de camoufler les bruits qui s'échappaient de la chambre. Le pire fut quand une envie soudaine de vider sa vessie se fit sentir. Il ne manquait vraiment plus que ça pour parfaire son malaise.
Pourtant, même lorsqu'il n'entendit plus aucun bruit, il n'osa pas bouger. Le fait qu'il n'y ait plus de gémissements ne signifiait pas qu'ils avaient terminé. Et il n'avait vraiment pas – mais alors vraiment pas – envie de passer dans la chambre alors qu'ils étaient en pleine action.
Tout à ses pensées, il n'entendit pas la porte s'ouvrir et sursauta donc quand une main se posa sur son épaule. Il jeta un œil méfiant derrière son oreiller et fut à moitié soulagé de découvrir son professeur. Avec un pantalon. Boutonné. Certes, il n'y avait pas la chemise qui allait avec, mais c'était toujours mieux que rien. Il préférait avoir une vue sur le torse pâle, parsemé de quelques cicatrices – qu'il aurait d'ailleurs imaginé plus maigrelet que ça –, plutôt que de le voir complètement nu. Harry se surprit même à se dire que le vampire était moins repoussant physiquement qu'il ne l'aurait pensé.
En se rendant compte de ce qui venait de traverser son esprit, le Gryffondor secoua la tête. Il était hors de question qu'il pense, ne serait-ce qu'une micro seconde, que Snape était peut-être plus attirant que ce qu'il voulait bien avouer.
Celui-ci finit d'ailleurs par prendre la parole, voyant que son élève continuait de le fixer sans bouger.
— Serais-tu en train de me reluquer ? demanda-t-il avec un petit sourire narquois.
— Quoi ? s'exclama le calice, à nouveau horrifié, en se redressant et en repoussant son coussin. Je ne vous reluquais pas !
Il voulu ajouter d'autres choses pour bien faire comprendre à son professeur qu'il n'y aurait jamais que dans ses rêves que ce genre de chose arriverait, mais sa vessie se rappela à lui. Il courut donc jusque dans la salle de bain, n'oubliant pas de la fermer à clé, et se soulagea avec un soupir.
— Il a le feu aux fesses, ou quoi ? demanda Draco quand son vampire revint dans le lit, à nouveau nu.
Lorsque Harry ressortit quelques minutes plus tard, il traversa la chambre dans le sens inverse, non sans jeter malgré lui un œil au couple dans le lit. Ce qu'il regretta en constatant qu'ils étaient tous deux nus et que les couvertures ne les couvraient pas. Le rouge aux joues, il se précipita dans le salon en claquant la porte derrière lui.
Sur le canapé, essoufflé, il essaya de chasser les images des deux hommes qui ne cessaient de s'imposer à son esprit. Ces deux-là n'avaient donc aucune pudeur ? Il ne doutait pas que l'ancien Mangemort avait profité de l'occasion pour lui faire regretter d'écouter aux portes, voire de se venger de ses paroles du matin. Mais là, c'était un peu abusé, non ? Certes, il avait déjà vu d'autres "loups" que le sien, Quidditch oblige, mais ce n'était pas une raison !
Ses yeux furent attirés par une petite fiole familière. Il la saisit et la but presque d'une seule gorgée. Vivement le lendemain matin, que la nuit lui fasse oublier cette dernière heure.
Voilà, c'est terminé pour cette semaine ;) Remarquez que j'ai fait une fin avec 0% de frustration. Profitez-en, ça va pas durer :D *rire diabolique*
Sinon, peut-être certains l'ont déjà remarqué la semaine dernière, j'ai (enfin !) mis une photo de couverture sur cette fic n_n Elle n'est pas définitive, et j'ai déjà une idée qui la rendra peut-être mieux. Bref, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, ça faisait longtemps que je n'avais pas fait mumuse avec Photoshop (et ça se voit... lol)
