Et voici venu le temps (non, pas des rires et des champs... oui, vous avez sans doute la chanson dans la tête, maintenant... mais moi aussi, si ça peut vous consoler. bref) du chapitre 16 ! On peut donc dire qu'on entame une deuxième partie dans cette fic. Celle où Harry va devoir se laisser aller dans les bras de vampire, celle que tout le monde attend depuis le début. Mais, comme pour la première partie, ne vous attendez pas à ce que ça se fasse d'un claquement de doigts ! Beaucoup de choses vont se passer dans les chapitres à venir avant que n'arrive la fameuse scène qui justifie le rating M de cette fic ;)

Comme toujours, merci à ceux qui me suivent si fidèlement, merci à mes bêtas pour leur travail fabuleux sur cette fic (surtout quand je fais des phrases à polémique XD)

RàR :

Drayy : Merci pour ta review :)


Chapitre 16 : L'orientation sexuelle ne fait pas partie de la blague

Après le départ de ses amis, le ventre d'Harry gargouilla à nouveau. Puis, il sentit l'odeur qui lui fit oublier ce qu'il venait de vivre. La table basse du salon était recouverte de plats et le jeune homme en saliva d'avance.

En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, il se retrouva assis sur le canapé, une tartine dans la bouche, une cuisse de poulet dans une main et un verre de jus de citrouille dans l'autre. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas eu un vrai repas. Il se sentait bien bête de s'être privé de tout ça. Finalement, boire le sang du vampire n'avait pas été si terrible. Oui, quelques mets, et la douleur ressentie plus tôt n'était déjà plus qu'un lointain souvenir.

Il se rendit à peine compte que Snape était parti prendre une douche et que Draco l'avait rejoint afin de manger aussi. Avec un peu plus de réserve, mais ils semblaient presque avoir engagé un concours pour définir lequel des deux aurait l'estomac le plus gros.

— J'espère que tu ne vas pas te goinfrer comme ça à tous les repas, dit le blond une fois la plupart des plats vidés.

— Je te ferais remarquer que tu t'es goinfré tout autant...

— J'ai une bonne excuse, moi : j'ai donné mon sang pour réparer tes conneries pendant que tu roupillais. J'avoue que t'as un peu de poids à reprendre – parce que, là, c'est un peu flippant de voir tes côtes –, mais n'oublie pas que t'as pas le Quidditch pour éliminer…

— Tu t'inquiètes pour ma ligne ? s'étonna Harry.

— Évidemment ! Calice ou pas, j'hésiterai pas à te pousser du lit si tu ressembles à un tonneau. Je ne mets que des beaux mecs entre mes draps.

Le Gryffondor secoua la tête. C'était vraiment n'importe quoi, comme façon de penser. Puis, les paroles firent leur bonhomme de chemin dans sa tête et il percuta leurs sens cachés.

— Attends, quoi ? demanda-t-il en se tournant vers l'héritier Malfoy, les yeux écarquillés. Tu viens de me dire que tu es gay et que tu me trouves attirant ?

Un ricanement s'éleva avant qu'il reçoive sa réponse.

— Ça te surprend tant que ça ? Ne joue pas les modestes en prétendant que tu ne sais pas être dans le top 10 des garçons les plus convoités de l'école. Et en plutôt bonne position en plus. Enfin, derrière moi, évidemment.

— C'est sûr que, toi, la modestie, tu ne dois pas connaître.

Un petit silence se fit avant qu'Harry reprenne.

— Tu es donc gay ? Tes parents sont au courant ?

Cela l'étonnait grandement qu'une famille telle que les Malfoy accepte l'homosexualité de leur fils unique.

— Bien sûr que non. Tu penses bien qu'un homme comme Lucius Malfoy n'accepterait jamais que son précieux héritier soit gay.

— Pourtant, maintenant que tu es le calice de Snape, tu ne risques pas de lui offrir le petit-fils rêvé.

Draco émit à nouveau un petit rire. Et le Gryffondor se dit que c'était sympa comme son. Bien plus agréable que ses innombrables sarcasmes.

— J'imagine assez mal mon paternel être grand-père, à vrai dire. Quoi qu'il en soit, il ne sait pas pour Severus. Il a donc encore l'espoir que je me marie avec Pansy.

La grimace du blond était assez équivoque, lorsqu'il prononça le nom de la jeune fille, pour comprendre qu'il préférait sans doute plonger dans une piscine remplie de Veracrasse plutôt que de vivre avec Pansy Parkinson.

— Mais je pense que, même s'il savait que je suis devenu un calice, il ferait tout son possible pour convaincre Severus de me laisser engrosser Pansy. Ce qu'il ne saura pas, c'est que c'est moi qui refuserai, pas Severus.

— Parce qu'il accepterait que tu couches avec quelqu'un d'autre, si tu le voulais ? demanda Harry, incrédule.

— Ça te semble difficile à comprendre, mais la relation vampire/calice n'est pas une prison. Chacun est libre à la base. C'est moi qui ne veux pas aller voir ailleurs.

— C'est drôle, je ne me sens pas très libre depuis que j'ai été mordu…

— Ferme le lien, tu verras la différence.

Il devait avouer que, même si c'était difficile à accepter, Malfoy marquait un point. En effet, ce qui le retenait vraiment entre ces murs, c'était le fait qu'il ne pouvait pas s'éloigner du vampire sans se sentir atrocement mal à cause de la fragilité de leur lien vampire/calice. Et s'il en croyait les notes d'Hermione à ce sujet, il n'allait plus ressentir d'effets physiques à présent, mais les effets psychologiques seraient plus forts que jamais. Néanmoins, fermer le lien signifiait coucher avec l'homme. Et il s'en sentait vraiment incapable.

D'ailleurs, une question lui traversa l'esprit.

— Comment t'as su que tu préférais les hommes ?

Draco ricana encore. Finalement, ce n'était peut-être pas si agréable. Le brun avait la nette impression que le Serpentard se moquait de lui.

— Tu te poses des questions sur ta sexualité, Potty ?

— Ne m'appelle pas comme ça, marmonna Harry en grimaçant.

— Tu sais ce que tu dois faire pour que j'arrête. Et pour répondre à ta question… J'imagine que je m'en suis rendu compte quand j'ai eu envie de glisser ma main entre les jambes de Théodore Nott, tandis que j'avais envie de vomir rien qu'à l'idée d'embrasser Pansy.

Un nouveau silence s'installa, dérangé uniquement par les bruits provenant de la salle de bain, montrant que le vampire avait presque terminé et n'allait pas tarder à revenir dans la pièce. Mais avant que ce ne soit le cas, Draco posa à son tour une question :

— Réponds-moi franchement, Potty. Qu'est-ce que ça t'a fait quand je t'ai embrassé, il y a trois semaines ?

— Euh…

Le Gryffondor ne savait quoi répondre. Le sujet n'avait jamais été abordé de nouveau après ce fameux soir, et il avait lui-même mis un point d'honneur à ne surtout pas y penser. Et ces derniers jours ne lui avaient pas vraiment permis de se poser des questions sur cet événement. Et puis, sachant que Severus pouvait entendre sa réponse, il n'avait pas spécialement envie d'y répondre.

Bien sûr, il pouvait dire qu'il n'avait pas aimé. Mais il ne doutait pas que le plus âgé devinerait aisément que c'était un mensonge et ne se priverait pas pour le faire remarquer et en jouer. Et il était hors de question qu'il avoue que ça avait été plaisant. Même si le vampire n'avait pas pu l'entendre, en fait. Cela ferait bien trop plaisir au blond.

— Je ne m'en souviens pas.

D'accord, il aurait pu trouver plus crédible. Mais dans le temps imparti, c'était compliqué. Et, au moins, il ne donnait pas trop d'indications quant à ce qu'il avait vraiment ressenti. D'ailleurs, cet état d'esprit signifiait-il qu'il était gay, lui aussi ? Non, il avait également aimé embrasser Cho et Ginny. Enfin, surtout Ginny, en vérité. Cela n'avait pas duré très longtemps avec Cho, et leurs échanges n'avaient pas été extraordinaires. Bon, s'il voulait être honnête, ça n'avait pas été le Nirvana non plus avec la sœur de Ron. Mais – hé ! – avec Draco non plus, ça n'avait pas été si exceptionnel. Il était sûr qu'il pouvait trouver mieux.

"Comme Severus, peut-être ?" lui souffla une petite voix dans sa tête.

Merlin, il avait passé bien trop de temps en compagnie de ces Serpentards. Il aurait presque juré que Salazard s'était glissé dans sa tête comme conscience. Mauvaise conscience, à l'évidence.

Il fut soudain rappelé à la réalité par Draco, qui venait de lui saisir le menton d'une main pour l'obliger à se tourner vers lui.

— Je te parle, Potter !

— Hein ? Quoi ?

— J'aime pas trop parler dans le vent. Je te proposais de te rafraîchir la mémoire. Je ne pensais pas que ça te perturberait autant, termina-t-il avec un sourire goguenard.

— Ça ne me perturbe pas. Fiche-moi la paix, à la fin, répondit le brun en se dégageant.

— La salle de bain est libre, fit tout à coup une voix derrière eux.

Et le Gryffondor s'y rendit en quatrième vitesse. Il n'avait pas envie de rester davantage avec Draco. Ni Severus, évidemment.

Le reste de la journée se passa plutôt bien. Mais une question continuait de tourner en boucle dans sa tête : que savait Snape sur ses parents qu'il ignorait ? Bon, soyons honnêtes, la plupart des sorciers en savait plus sur lui et sa famille que lui-même. Mais là, l'ancien Mangemort avait avoué à demi-mot bien connaître sa mère. Et ceci l'intriguait. Du coup, il ne put s'empêcher de lancer régulièrement des œillades à son professeur. Le problème étant que ce n'était pas forcément discret. Et sans doute bien trop fréquent pour que l'homme ne le remarque pas.

Excédé, Severus finit par craquer quand il surprit un énième coup d'œil dans sa direction, alors que les deux calices venaient de terminer leur repas.

— Tu vas me dire pourquoi tu ne cesses de me regarder à la dérobée ? Ou bien, je vais encore devoir user de persuasion, comme tout à l'heure ?

Rappeler la première étape de la fermeture du lien était un coup bas, à n'en pas douter. Et il fut très fier de lui – intérieurement, cela va sans dire – quand il remarqua les rougeurs poindre sur les joues du brun. Il aurait dû jouer de sa pudeur bien avant, c'était assez amusant.

— Euh… Tout à l'heure, quand, commença Harry avant de s'interrompre.

Non, parler du matin même, quand il était presque aux portes de la mort tant il était mal, n'était définitivement pas une bonne idée. Pas s'il voulait obtenir les réponses qu'il attendait.

— Je veux dire… Vous m'avez promis de me dire ce que j'ignore sur mes parents, si j'acceptais de…

"Harry, tu es d'accord pour dire que tu ne dois pas aborder le sujet de la fermeture du lien, et qu'est-ce que tu fais ? Tu plonges dedans, la tête la première. Bravo !", pensa-t-il intérieurement.

— Je n'ai rien promis du tout.

Le Gryffondor releva instantanément la tête pour regarder le vampire. Il n'avait pas l'air de plaisanter. Et cette constatation lui fit perdre toute couleur.

— Mais…

— Pas de "mais". Si tu veux savoir des choses, tu vas devoir les mériter.

"Quoi ?"

Son expression dut parler pour lui et exprimer la pensée qu'il venait d'avoir, car le maître des potions précisa ses paroles.

— Tu m'as pourri la vie pendant presque quatre semaines. Ne t'attends pas à ce que je rende la tienne facile. Maintenant que tu n'es plus convalescent, ne compte pas sur moi pour te ménager.

Alors, c'était ça ? Il avait l'intention de se venger ? Encore une fois, le Survivant se dit que son professeur n'avait vraiment pas volé son titre de directeur de la maison Serpentard. Mais lui, il avait failli y aller. Il n'avait pas dit son dernier mot.

— On pourrait croire que vous regrettez vos années en tant que Mangemort avec de tels procédés.

Contrairement à ce qu'il pensait, sa remarque fit sourire l'homme.

— Serais-tu en train de dire que tu utilises toi-même des méthodes de Mangemort ? Dois-je te rappeler que c'est toi qui t'es mis en tête tout seul que je te dirai tout ce que tu veux savoir, si tu buvais mon sang ?

— Mais vous avez dit que…

— Que je ne voyais pas l'intérêt de me fatiguer à raconter mon passé à un gamin qui veut mourir, oui. Pas que je te le raconterais si tu devenais mon calice.

Draco ricana une nouvelle fois, visiblement amusé de la situation, avant qu'un silence ne s'installe dans la pièce. Non, Severus ne pouvait pas faire ça. Il ne pouvait pas laisser clairement entendre qu'il savait des choses pour ensuite les garder pour lui. C'était totalement injuste. Et ce n'était pas comme ça qu'Harry aurait envie d'aller plus loin dans cette relation vampire/calice. Non pas qu'il comptait revoir son jugement sur l'homme après ses révélations. Mais là, ça lui donnait seulement envie de se méfier davantage.

Le vampire dut se rendre compte que son deuxième calice était prêt à se refermer comme une huître et ajouta :

— Comme je te disais, tu devras mériter chaque information que tu voudras avoir. Et je pense que ce que tu as fait ce matin en mérite une.

Les yeux verts le regardèrent, attendant impatiemment la suite.

— Tout ce que tu sauras ce soir, c'est que j'ai connu Lily avant James. Bien avant Poudlard, en fait. Nous étions des amis d'enfance.


Voilà pour le chapitre de cette semaine ! n_n

Alors, par contre, je vous annonce qu'il n'y aura pas de chapitre la semaine prochaine. En effet, je ne serai pas chez moi et il me sera très compliqué de poster. Je me dis donc que je vais prendre une petite semaine de vacances bien méritée et la fic aussi ;) Soyez contents que cette pause intervienne sur ce chapitre. Vous auriez été trèèèès frustrés si ça avait été sur le 17 :p Mais j'aurais quand même préféré que ça tombe sur le chapitre précédent, ça aurait fait une petite coupure entre deux parties, ça aurait été chouette. Tant pis, ça s'est mal goupillé, c'est la faute à Pas-de-chance.

Je vous dis donc à dans deux semaines ! :)

PS : Si vous êtes sages, je posterai des extraits sur ma page Facebook ;) (le lien est toujours sur mon profil pour ceux qui ne la connaissent pas encore)

Edit : Pour ceux qui n'ont pas Facebook, vous pouvez utiliser un flux RSS :) J'ai d'ailleurs trouvé cet outil qui a l'air sympa : www*wallflux*com/iframe/841074035946564 (remplacez les * par un .) Pour l'enregistrer dans vos flux RSS, vous avez juste à remplacer"iframe" par "feed" n_n