Information importante en bas de chapitre ! Merci de lire !
Rappel : Demain, c'est le dernier jour pour participer au concours ! Vite ! n_n (lien toujours disponible sur mon profil)
Concernant la cover... En vérité, le vote ne m'a pas vraiment aidée lol Du coup, j'ai décidé de le laisser ouvert jusqu'au 4 janvier ! Ma bonne résolution de la nouvelle année sera de choisir la nouvelle cover XD
RàR :
Dray : Je te laisse découvrir si tu as raison ;) Merci pour ta review !
Guest : Et là voici ! n_n Merci pour ta review
Chapitre 21 : Il est temps de mordre dans cette blague
Harry était resté figé plusieurs dizaines de secondes, choqué, après l'ultimatum que lui avait posé son professeur, avant de reprendre contenance et de répondre avec une certaine hargne.
— Je croyais que tu ne me forcerais à rien ! D'ailleurs, lâche-moi ! Je ne veux pas que tu me touches !
— Ah oui ? C'est pourtant toi qui as proposé cela à l'instant. C'est toi qui m'as dit que tu me laisserais te toucher pendant la morsure, si je te donnais la potion.
Tout en disant cela, Severus joignit attrapa les poignets du plus jeune pour les maintenir d'une main au-dessus de sa tête, tandis qu'il remontait le t-shirt de sa main libre, révélant le torse pâle et encore trop maigre des privations subies ces derniers jours. De ses doigts froids, il caressa le flanc découvert tout en plongeant son visage dans le cou du jeune homme. Puis, il reprit d'une voix basse, presque dans un chuchotement :
— Je pourrais te mordre, là. Et je pourrais te toucher en même temps. Je pourrais même te prendre puisque, à la base, tu n'as donné aucune réelle limite.
— Non ! S'il te plait, non.
La voix d'Harry était légèrement tremblotante. Il se rappelait le cauchemar qu'il avait fait la nuit précédente et il avait la désagréable impression de le revivre. Peut-être était-ce encore un songe ? Peut-être allait-il se réveiller très bientôt. Mais il n'y croyait pas vraiment. Ses cauchemars étaient des rêves lucides, il savait très bien quand il rêvait et quand il était dans la réalité. Et il était présentement dans la réalité.
Qu'est-ce qui lui avait pris de faire une telle proposition ? Oui, il avait ardemment voulu la potion de sommeil sans rêve. Mais certainement pas à ce prix là. Et il ne savait pas quoi faire pour arrêter ce qui était en train de se passer. Severus ne pouvait théoriquement pas lui faire du mal. Mais tant que le lien ne serait pas complété, il ne saurait pas ce que ressentait Harry émotionnellement, et pouvait donc le blesser inconsciemment.
— Severus, arrête. Lâche-moi !
Le Gryffondor tentait de se dérober de la prise, sans succès.
— Tais-toi et cesse de bouger.
À cette voix, plus grave qu'habituellement, il sut que le vampire avait les yeux rouges et venait de lui donner un ordre. Il décida d'obéir pour le moment. Mieux valait aller dans le sens du courant plutôt que de se débattre inutilement et causer éventuellement un autre désastre. Après tout, la main qui s'était glissée sous son t-shirt était devenue immobile.
Il sentit des lèvres fraîches se poser près de sa jugulaire, puis des dents effleurer sa peau, et il se tendit, son souffle restant coincé dans sa gorge dans l'attente de voir ce qu'allait faire son professeur. Il espérait vraiment qu'il n'allait pas se faire mordre au cou. Rien qu'à cette idée, la panique commençait à monter en lui.
— Calme-toi, dit Snape en entendant le cœur de son calice s'emballer et se doutant que c'était à cause de la peur. Je ne vais pas te mordre. Pas ici. Pas maintenant. J'ai seulement besoin d'une minute.
Harry déglutit bruyamment, tentant de reprendre une respiration normale. Puis, le maître des potions se redressa et plongea ses yeux écarlates dans les siens.
— Tu n'imagines pas le self-contrôle dont je dois faire preuve avec toi. Tu n'as aucune idée de la torture que c'est pour moi de t'avoir si proche et pourtant si loin par tes rejets. Tu ne sais pas ce que ça fait d'avoir cette idée obsédante de planter ses crocs dans cette chair tendre pour se repaître d'un des meilleurs élixirs, sans avoir le droit d'y céder.
Une seconde plus tard, Severus avait relâché Harry et se trouvait debout, à un mètre du canapé.
— Je suis conscient de t'avoir effrayé à l'instant. Mais tu dois comprendre que j'ai également des limites. Arrête de me pousser à bout. La prochaine fois, je ne saurai peut-être pas me contrôler aussi bien…
La menace était à peine déguisée. Mais l'avertissement était clair : allumer le vampire, de quelque façon que ce soit, n'était vraiment pas une bonne idée. Déglutissant difficilement, Harry se redressa légèrement sur le canapé. Il avait tendance à oublier que son professeur était un vampire et que ça le rendait vraiment dangereux.
— Je vais te poser la question pour la deuxième et dernière fois : préfères-tu dormir avec moi à partir de cette nuit ou alors me laisser pénétrer ton esprit pour que je t'aide à régler définitivement ce problème de cauchemar ?
C'était un cruel dilemme. D'un côté, il n'avait pas envie de devenir dépendant de la présence du maître des potions pour pouvoir dormir. Car, oui, c'était ce qui le dérangeait bien plus que l'idée de dormir toutes les nuits avec lui. Mais, d'un autre côté, le laisser entrer dans sa tête n'était pas franchement ce qui lui semblait être la meilleure idée. Et s'il refaisait son dernier cauchemar ? Surtout que Snape avait beau dire que ça réglerait le problème définitivement, il ne voyait pas ce qui le garantissait.
Certains diront sans doute qu'il devait être un peu masochiste, voire suicidaire, pour encore oser poser une question, mais il s'y risqua pourtant.
— Comment tu peux être sûr que tu sauras supprimer mes cauchemars en entrant dans ma tête ?
— Parce que je sais ce que ça fait d'être rongé par la culpabilité, hanté par les morts qui s'accumulent autour de soi.
Harry en resta interdit un moment avant que le vampire ne reprenne la parole :
— Tu me vois donc vraiment comme un monstre sans cœur pour penser que les morts que j'ai causées ne m'ont pas affecté ?
— Si cela t'a tant tourmenté, pourquoi avoir continué ? Pourquoi être resté auprès de Voldemort pour faire l'espion ?
— Je te retourne la question : pourquoi ne pas avoir fui ? Quand tu t'es rendu compte qu'il ferait tout pour te tuer et que ta simple présence mettait en danger tous ceux qui t'entouraient, tu aurais pu partir, essayer de te cacher quelque part et de te fondre dans la masse. Mais tu ne l'as pas fait.
— Je ne pouvais pas abandonner mes amis ! s'écria le Gryffondor comme si c'était une évidence et que Severus venait de proférer la pire insanité.
— Dans ce cas, tu peux comprendre que je ne pouvais pas non plus t'abandonner après la promesse que j'avais faite à Lily. Maintenant, arrête d'essayer de détourner la conversation et fais ton choix.
— Je ne détournais pas la conversation, grommela Harry, plus pour lui-même, avant de continuer. Je suis d'accord pour essayer ta solution.
— Très bien, on s'y met tout de suite, alors. Viens avec moi dans la chambre.
Alors que Snape partait déjà vers la porte, il fut coupé dans son élan par la voix de son élève.
— Maintenant ? Mais je n'ai pas envie de dormir ! Et il n'y a que la potion de sommeil sans rêve qui permet à quelqu'un de s'endormir.
— Pour un gamin qui a vécu plus de la moitié de sa courte vie avec des moldus, tu n'as pas l'air très au fait de leurs techniques d'endormissement.
Tout en disant cela, il fit apparaître un tube de gélules et l'envoya au plus jeune, puis entra dans la chambre. Ce dernier rattrapa l'objet au vol et regarda de quoi il s'agissait.
— Des somnifères ?
Donc, son professeur refusait de lui filer de la potion de sommeil sans rêve parce que c'était considéré comme une drogue lorsque c'était pris à forte dose, et il lui donnait… des somnifères ? C'était le monde à l'envers. Secouant la tête, il se leva néanmoins et se dirigea vers la chambre. Le vampire l'y attendait, debout à côté du lit.
— Pose-les sur la table, dit ce dernier en désignant du menton les gélules. Et allonge-toi. Je vais commencer par boire ton sang, puis tu en prendras une pour t'endormir.
Harry resta un moment hésitant. La dernière fois qu'il y avait eu un échange de sang, l'adulte avait tenu à ce qu'ils retirent leurs t-shirt et chemise. Pourquoi pas cette fois ? Pas qu'il s'en plaignait, au contraire, mais il trouvait ça un peu louche, du coup. Cela signifiait-il que l'homme avait profité de la situation la dernière fois ?
— Eh bien ? Qu'attends-tu ?
— Rien. Je me demandais seulement… Pourquoi avoir tenu à ce qu'on retire notre haut quand j'ai bu ton sang et pas cette fois ? Tu disais que tu ne voulais pas prendre le risque de les tâcher avec du sang et d'éveiller des soupçons.
— On peut se déshabiller, si tu préfères. Ça ne me dérange pas, répondit le plus âgé avec un petit sourire narquois.
— Ce n'est pas ce que je voulais dire, marmonna Harry en détournant les yeux, le rouge lui montant une nouvelle fois aux joues.
— Je suis un vampire. J'ai l'habitude de boire du sang et en perdre la moindre goutte, surtout d'un calice, est un sacrilège de mon point de vue. Il n'y a donc aucun risque quand je bois ton sang, ou celui de Draco, que je tâche un vêtement.
Oui, dit comme ça, ça paraissait logique. Il s'installa donc sur le lit, essayant de se détendre, sans grand succès. Non seulement, la dernière fois qu'il avait été allongé sur ce lit pour une histoire de sang, il avait cru mourir tellement la douleur qu'il avait ressentie avait été forte, mais en plus, le souvenir de sa première expérience douloureuse en terme de morsure n'était pas vraiment meilleur.
— Relève ta manche, lui demanda Snape en s'asseyant au bord du lit.
Harry s'exécuta, remontant la manche de son pull jusqu'à son coude. Il fut prit d'une légère chair de poule lorsque les doigts frais s'enroulèrent sur son avant-bras.
— Aie confiance en moi, Harry. Tu n'auras pas mal.
— Attends !
Snape avait commencé à ramener le bras offert vers lui, mais s'arrêta net. Qu'avait donc encore ce gamin ? Il voulait peut-être une attestation écrite ?
— Quoi ? demanda-t-il un peu agacé, même s'il savait que la peur du jeune homme était légitime.
— Par rapport aux informations sur ma mère… Ça tient toujours, n'est-ce pas ?
— Bien sûr que non. Et avant de protester, laisse-moi finir ! Ce chantage était à l'évidence une très mauvaise idée. J'en suis le premier responsable, je le sais. Et c'est pour cela que nous irons demain dans le bureau de Dumbledore. Je pense que des images valent mieux que des mots.
Harry avait du mal à en croire ses oreilles. Son professeur allait donc lui permettre de regarder ses souvenirs dans la pensine ? C'était plus qu'inattendu, mais il en était ravi. Voir ses parents, même à travers des souvenirs, était toujours une immense joie pour lui.
— Je peux y aller, maintenant ?
La voix grave et un peu impatiente le ramena au moment présent. La morsure. Pour le moment, il en était là. Les souvenirs, après. Il hocha donc la tête pour signifier qu'il était prêt. Il vit son poignet s'approcher dangereusement des lèvres du vampire. Il devait se faire violence pour ne pas se laisser aller à son réflexe de vouloir retirer au plus vite sa main de celles qui le tenaient. La bouche s'ouvrit et il s'attendit à voir les deux canines proéminentes se planter dans sa chair. Au lieu de ça, c'est une langue rose qui sortit au grand jour et se mit à lécher sa peau consciencieusement. Et ce n'était apparemment pas quelque chose de déplaisant, puisque son professeur avait les yeux fermés.
Le Survivant ouvrit la bouche pour demander au vampire ce qu'il était en train de faire, mais n'en eut finalement pas le temps. Comme prévu, les dents percèrent la peau blanche de son poignet. Un petit cri lui échappa, mais bien davantage de surprise que de douleur. Car, en vérité, de la douleur, il n'en ressentait aucune. C'était même carrément l'inverse. Il se sentit tout à coup incroyablement bien, à sa place, comme s'il était enfin là où il devait être, comme si rien ne pourrait jamais plus l'atteindre. Et plus il sentait son fluide vital s'échapper pour se diriger dans la gorge de l'homme, plus il avait l'impression de flotter dans une bulle de coton, moelleuse, faite de bien-être. Il allait bientôt se transformer en hippie dans un monde de fleurs et de papillons sur fond rose, si ça continuait ainsi. Mais il s'en fichait royalement et n'avait aucune envie que ça s'arrête.
Pourtant, les lèvres s'écartèrent finalement pour laisser à nouveau place à la langue. Malgré lui, Harry émit un grognement de protestation.
— Pourquoi tu t'arrêtes ? demanda-t-il alors que son bras retombait mollement sur le matelas.
— Parce que j'ai déjà pris trop de sang. Mais compte sur moi pour te rappeler à quel point tu as aimé cette morsure. Maintenant, avale ça.
Le vampire lui tendait une gélule et il la prit sans faire d'histoire. Il ne lui fallut que quelques minutes pour ne plus être capable d'ouvrir les yeux et tomber dans un sommeil profond. Il sentit à peine la main fraîche sur son visage. Le bien-être qu'il avait ressenti avec la morsure redescendait lentement mais était toujours là, pour le moment. Et il aurait aimé que ça reste comme ça à jamais.
Vous avez été plusieurs à penser qu'Harry allait préférer dormir avec les Serpentards plutôt que de laisser Snape entrer dans sa tête. En fait, la quasi totalité. Personne n'a imaginé qu'il accepterait d'ouvrir son esprit au vampire ! Je suis assez étonnée, et du coup, j'espère que vous n'êtes pas trop déçu par ce choix. Comme expliqué, si Harry décidait de dormir avec Snape, il n'avait plus le choix ensuite : il aurait été dépendant du vampire pour ne pas faire de cauchemar, comme il l'a été de la potion. Quant à laisser le maître des potions entrer dans sa tête, rappelons qu'il l'a déjà fait en cinquième année quand il apprenait l'occlumencie. J'ai donc trouvé bien plus plausible qu'il accepte la première option, à savoir ouvrir son esprit ;) Et j'ai encore besoin qu'il dorme sur la canapé pour la suite :p
Au prochain chapitre, vous aurez donc droit à un nouveau cauchemar d'Harry. De quoi va-t-il rêver, selon vous ? :)
Information importante : Il n'y aura pas de chapitre la semaine prochaine ! En effet, comme pour la semaine du 11 novembre, je serai en vacances. Et j'aurai très peu accès à internet. De plus, ce sera presque noël. Je pense donc que nous avons tous plus intéressant à faire que lire/écrire une fic :) Mais pour vous consoler, sachez que le chapitre suivant (le 22, donc) fait plus de 2800 mots ! Soit presque 50% plus long qu'un chapitre habituel.
Je vous donne donc rendez-vous le 30 décembre pour le dernier chapitre ! n_n De l'année, évidemment ;)
