Cela faisait déjà un mois que les cours avaient débutés et déjà les professeurs nous avaient surchargés de travail, notamment du au fait que l'on avait nos BUSE à la fin de l'année. En ce moment, je me trouvais à la bibliothèque en compagnie de Ginny qui bien évidemment m'avait raconté juste avant qu'elle avait été choisi en tant que poursuiveuse dans l'équipe. Ce qui comme je lui avais fais remarqué était tout à fait prévisible. J'étais tellement plongée dans mon devoir que le professeur Rogue nous avait donné que je remarquais même pas que mon amie s'était éclipsée pour aller parler avec d'autres connaissances. Malgré tout, je sentais une certaine tristesse chez ceux qui avait participé à la bataille au ministère. Ginny avait été très touché mais elle essayait de ne pas le montrer. Pour ma part, je n'y avais pas participé, mais la mort de Sirius Black m'avait particulièrement attristé. Puisque lors de mes crises l'an passé, il m'avait beaucoup aidé à me remonter le moral lorsque j'allais au quartier de l'ordre. Je soupirais. Je sentis une personne passée derrière moi sûrement pour prendre un livre, mais je ne m'en préoccupais pas. Je sentis venir un mal de tête. Je rangeais mes affaires rapidement, il était hors de question que je fasse une crise en plein milieu de la bibliothèque. Ginny dut me voir partir précipitamment car elle alla aussi chercher ses affaires pour me suivre ensuite en courant. J'arrivais rapidement à la salle sur demande, le seul endroit où je savais que je pourrais être tranquille. Puis je m'écroulais sur un canapé qui trônait dans la salle. Mon amie vient vite me rejoindre.

« Arianne, il faut que tu respires », me dit-elle en posant ses mains sur mes bras qui tenait ma tête.

Cela me faisait mal, mais je ne pouvais pas la laisser gagner, enfin pas maintenant, plus tard peut-être, mais pas quand je ne le voulais pas. J'essayais de respirer calmement, tout en écoutant les paroles rassurantes de mon amie. Au bout de vingt minutes, ma crise passa. Ginny dut le sentir car elle me prit dans ses bras.

« Elle a duré plus longtemps celle-là, m'annonça-t-elle.

-Hum, elle était plus violente surtout, lui avouais-je.

-T'en as parler à Dumbledore, me demanda-t-elle en me regardant dans les yeux.

-Non, pas encore, ce n'est pas grand chose, dis-je en détournant le regard.

-Arianne elles sont de plus en plus fréquentes. L'année dernière ça allait encore, mais là, c'est pire. Tu dois aller le voir.

-Pas maintenant Ginny, je veux pas m'encombrer encore de ça cette année. Tu sais très bien comment j'étais l'année dernière avec ça.

-Je sais et justement tu devrais aller le voir pour essayer de voir si il n'a pas trouvé une solution.

-Tu sais, je pense qu'il en aura pas tant que l'autre ne sera pas sous terre, lui dis-je sarcastique.

-Peut-être mais il pourrait au moins les rendre moins compliqué. Bon aller viens, le dîner va être servi et tu as besoin de reprendre des forces. »

J'hochais la tête et la suivis jusqu'à la grande salle. On ne parla pas jusqu'à que l'on arrive à table, mais je savais très bien à quoi elle pensait. Elle m'en voulait d'agir aussi impudemment face à cela. Sauf que ce problème cela maintenant bientôt un an que je l'avais et ce depuis le retour de l'autre. Elle s'assit à côté de son frère et moi juste en face d'elle. A côté de moi se trouvait Hermione. Ginny lança les discutions, pendant que je piochais dans les plats en face de nous. Je sentis le regard de la jeune fille à côté de moi, mais je le regardais pas en retour. Je me sentais fatigué, la crise m'avait vraiment épuisée. Mais je devais encore finir des devoirs avant d'aller me coucher. J'allais encore faire une nuit blanche je le sentais. Quand j'eus finis, je fis un signe à mon amie pour lui dire que je montais et elle me dit qu'elle me rejoindrait après. Il y avait encore du monde dans la salle, les gens partaient et d'autres rentraient en même temps. Mais ce qui était bien c'est que personne n'était dans la tour des Gryffondor. Ainsi je serais tranquille pour travailler. Arrivée sur mon lit et une fois changée, je refermais bien le rideau, et lança un sortilège qui fit naître une boule de lumière. Je me lançais donc dans mes devoirs, les filles du dortoirs arrivèrent chacunes leurs tours, tout en parlant. Ginny vint me souhaiter bonne nuit et me lança un regard de reproche quand elle vit que je travaillais encore. Une fois que j'eus finis j'ouvris le rideau et vis que le jour se levait. J'avais bien raison j'avais fais une nuit blanche. Les filles du dortoir se levèrent quelques temps après que j'eus fini de me préparer. Mon amie me lança un regard noir en comprenant que je n'avais pas dormi. Je lui lançais un sourire en réponse. Je faisais la maline mais je savais que cela allait me retomber dessus.

Je partis pour la grande salle, sachant que Ginny me rejoindrait après. Pas beaucoup de monde était présent, il était encore tôt pour certains. En faite je remarquais que j'étais la seule de ma maison, c'était très bizarre de l'être, j'avais l'impression d'attirer les regards sur moi. Enfin bon, je ne le serais pas longtemps.

La journée se passa tous aussi rapidement que la veille. Même si parfois j'avais plus l'impression de m'endormir qu'autres choses, heureusement je n'avais aucun cour avec le professeur Rogue, celui ci en aurait bien profiter. En ce moment, j'essayais plutôt de me concentrer sur le cour de notre directrice de maison. Ce jour là, on devait transformer une plume en oiseau. Quelques choses de pas très compliqué si on arrivait la métamorphose. J'y arriva au bout de la troisième fois, chose rare, mais cela était dû à ma fatigue qui prenait de plus en plus le dessus, au point que je sentais un petit mal de tête arrivé. Heureusement que c'était notre dernier cour de la journée, j'allais pouvoir me reposer en suivant. Je sentis parfois le regard de notre professeur sur moi et Ginny, mais je ne levais pas le regard. La fin arriva bien vite, même si je fus pressée de sortir, j'attendis que tout le monde parte avant. Les couloirs se vidèrent rapidement car pratiquement tout le monde avait cour encore après. Ginny gardait le silence à côté de moi, elle m'avait déjà fait la morale en début de journée, mais elle avait vite compris qu'elle n'en tirait rien de moi. Je l'entendis à un moment appeler le nom de son frère, qui je remarquais, était pas loin devant nous avec ses trois amis. Elle commença doucement à avancer vers eux, mais se stoppa quand elle entendit un bruit derrière elle. Je venais de lâcher mes livres qui se tenait dans mes mains. Celle-ci vinrent rapidement se mettre sur ma tête, une crise arrivait, et je ne pourrais pas la contrôler tellement elle était puissante. Je me sentis partir vers l'arrière, mais je ne touchai pas le sol, quelqu'un me rattrapa avant.

« Doucement, entendis-je quelqu'un dire.

-Arianne, » cria la voix de mon amie.

Mais je me perdis dans ma tête, plutôt dans les voix que j'entendais dans celle-ci, celle qui me demandait de l'aide, celle qui venaient de mourir de la main des mangemorts, celle qui demandaient pourquoi cela leur arrivait, mais surtout celle qui criait et qui me faisait crier par la même occasion.

PDV Ginny :

Merde, merde ! Je m'accroupis au niveau de la tête de mon amie qui avait été retenu par Théodore. Le trio d'or m'avait rejoint, et les deux serpentards qui accompagnaient Théo aussi

« Arianne écoute ma voix, ne les laisse pas gagner.

-Mal, répondit-elle en murmurant.

-Je sais mais tu dois les combattre, tu le sais. Je me tournais vers Harry. Va chercher le professeur Dumbledor.

-Qu'est-ce-qui se passe Ginny, me demanda-t-il

-Plus tard les questions, tu dois y aller et tout de suite, je ne peux pas la laisser seule, dis lui de venir à l'infirmerie."

Il acquiesça avec difficulté et partit en courant. Tout le monde était silencieux sauf Arianne qui murmurait des paroles avec aucun sens, tout en poussant des petits cris de souffrance, se demandant tout ce qui pouvait bien se passer.

"Que quelqu'un m'aide à la porter, on doit tout de suite l'emmener.

-Ginny tu dois nous expliquer, me dit Hermione.

-Non pas maintenant. Je me redressais essayant de prendre avec moi Arianne mais cela était assez compliqué. Sauf que quelqu'un vient m'aider.

-Laisse je m'en occupe, me dit-il en le prenant dans ces bras.

-Théo qu'est-ce-que tu fous, demanda Malefoy.

-J'aide ça se voit pas, si tu as d'autres questions idiotes tu te les gardes pour plus tard », répliqua-t-il tout en prenant la direction de l'infirmerie.

Je le suivis un peu surprise qu'il aide, certes il n'était pas méchant, enfin il nous l'avait montré cette été en rejoignant l'ordre ainsi qu'à ses amis, mais tout de même. Heureusement on ne croisa personne dans les couloirs, je remarquais quand même qu' Arianne s'accrochait douloureusement à la cape de Nott, elle ne devait pas se rendre compte de son geste. On arriva rapidement à notre destination, les autres nous ayant aussi suivis. En voyant le bruit que l'on fit en entrant, Mme Pomfresh arriva vite vers nous.

«Que se passe-t-il, demanda-t-elle en ne voyant pas la tête de la personne dans les bras de Nott.

-C'est Arianne madame, lui répondis-je.

Elle comprit tout de suite et dit à Theodore de la déposer dans un lit. Il eut dû mal à faire lâcher prise Arianne mais sans lutter il y parvient. Les portes se rouvrirent derrière nous laissant passé notre directeur et Harry qui s'arrêta à côté de ses amis.

« Depuis combien de temps était-elle en crise, me demanda-t-il.

-Pas moins de cinq à dix minutes. Elle en a fais une autre hier, mais elle a pu la calmer avant que cela n'empire.

-Vous savez ce qui a déclencher celle-ci ?

-Elle n'a pas dormi de la nuit.

-Elle n'apprendra donc jamais, rétorqua notre infirmière.

-Que faites-vous tous ici, demanda-t-il en voyant le rassemblement.

-Ils étaient présents à ce moment là.

-Très bien maintenant retourner à vos devoirs, même vous mademoiselle Ginny. »

J'allais rétorqué quelques choses, quand Arianne se mit à se débattre dans tout les sens et a crié. J'en frissonnai. Je sentis que l'on me tira à l'extérieur.

« Ginny maintenant on veut des réponses », me dit Harry en me regardant.

Ce n'était pas à moi de leur dire, surtout pas à tous ce monde là, mais je me dis que si elle et le directeur n'avait pas encore trouvé de solutions alors peut-être qu'ils pourraient tous nous aider. Arianne allait m'en vouloir.

Je soupirais et me lançais.

« Vous savez tous qu'Harry est connecté à tu-sais-qui, commençais-je à dire, ils me regardaient tous. Certains approuvèrent, d'autres se demandaient c'était quoi le rapport. Arianne elle est connecté aux morts tués par les mangemorts et l'autre. »

Voilà c'était dit, un silence prit place, mais qui laissa entendre les cris de souffrance de mon amie.