Tout d'abord, je tiens à remercier tous ceux qui m'ont envoyé des messages d'encouragement et de soutien pour le concours de l'Académie de l'Imaginaire ! n_n Merci d'être aussi compréhensifs et de m'encourager à en faire toujours plus. Ensuite, je vous souhaite à tous une très bonne année ! :) J'espère qu'elle vous apportera le meilleur.
Concernant la cover... Au vu des résultats, j'ai décidé de la laisser ainsi. Même si aucune ne s'est vraiment détachée du lot, celle actuelle reste quand même la plus appréciée.
Comme indiqué la semaine dernière, ce chapitre plonge la fic définitivement et officiellement dans le rating M ! J'espère qu'il vous plaira ;)
RàR :
Drayy : Merci ! J'espère que cette suite va te plaire aussi :p
Chapitre 23 : Cette blague est vraiment gênante
Quand Severus rouvrit les yeux, il se demanda un instant s'il n'avait pas imaginé les dernières secondes du rêve de son calice. Non, il ne pouvait pas influer sur le jeune homme dans ses propres rêves. Il restait indépendant, mais ne contrôlait rien d'autre que lui-même. Ce baiser avait donc été réel. Enfin, autant que puisse l'être un baiser dans un rêve lucide, en tout cas. Mais il ne devait pas trop s'emballer. Le chemin risquait d'être encore long avant que ça n'aille plus loin.
Il soupira. Au fond, heureusement qu'il avait déjà Draco. Sans cela, toute cette histoire aurait sans doute très mal terminé pour tout le monde.
Il reporta finalement son attention sur le Gryffondor quand celui-ci commença à s'agiter, signe annonciateur de son réveil imminent.
oOoOo
Harry émergeait doucement. Il reprenait peu à peu conscience avec la réalité et les choses qui l'entouraient. Comme le coussin moelleux sous sa tête, ou encore le fin tissu qui chatouillait son nez. D'ailleurs, il aimait beaucoup l'odeur qu'il dégageait. Un mélange de vanille, de musc, une petite pointe de miel, et autre chose qu'il ne parvenait pas à définir. Cela rendait le tout très masculin, mais c'était agréable à sentir. Presque rassurant. Il en prit d'ailleurs une grande bouffée et soupira de bien être. C'était tellement bon de se réveiller serein, même après un cauchemar.
Tout à coup, les connexions semblèrent à nouveau se faire dans son cerveau. Un tissu qui lui chatouille le nez et une odeur masculine ? Il ouvrit le yeux et se retrouva face au torse du vampire. Et en plus, il serrait sa chemise dans ses poings, lui donnant un air un peu débraillé, presque indécent.
Sous la surprise, il s'excusa, lâcha le vêtement et se recula. Mais il n'avait pas prévu d'être aussi proche du bord.
*BAM*
C'était la deuxième fois qu'il tombait par terre en se réveillant. Il espérait que cela n'allait pas devenir une habitude. Outre le fait que c'était franchement humiliant – parce que, bien sûr, Severus était là à chaque fois –, c'était surtout très douloureux. Sa hanche risquait fort de ne pas tenir la cadence.
Il entendit le vampire soupirer et lui jeta un œil alors qu'il se relevait.
— Je suis désolé, dit-il une nouvelle fois.
— Pourquoi t'excuses-tu ?
— Parce que… Je n'avais pas conscience de ce que je faisais en… En étant si proche.
— Et ? Où est le problème ?
— Tu m'as dit de ne plus te tenter. Donc, je m'excuse si je viens de le faire, involontairement.
Le vampire ne put retenir un léger sourire amusé. Mais il se reprit bien vite.
— Je ne t'ai pas demandé de ne plus me tenter. Je t'ai dit de ne plus me pousser à bout. C'est très différent. Et je suis bien loin d'être à bout, là.
— D'accord. Désolé.
— Harry, ton côté Gryffondor m'horripile et ton côté Serpentard est des plus imbuvable. Mais si maintenant tu me sors un côté Poufsouffle à t'excuser à tout va, notre cohabitation va vite devenir un véritable enfer…
Quelques minutes plus tard, ils étaient tous les deux dans le salon à lire un livre. Harry sur le canapé, et Severus sur un fauteuil. Puis, la porte s'ouvrit, laissant entrer un Draco tout sourire. Ce qui ne disait rien qui vaille. Le maître des potions le regarda avec un sourcil relevé, signe de son interrogation, tandis que le brun semblait trop plongé dans sa lecture pour remarquer ce qu'il se passait à côté de lui.
— Dans la chambre. Maintenant, murmura le blond, le plus doucement possible pour ne pas être entendu de l'humain.
L'ancien Mangemort jeta un œil à Harry. La morsure et la discussion, qui avait suivie, lui donnaient l'impression que le garçon était un peu moins réticent à l'idée d'être ici, avec eux. Mais s'il faisait ce qu'il pensait que Draco voulait faire avec lui, cela ne risquait-il pas de mettre tout cela à mal ? En même temps, cela faisait presque un mois que le Survivant habitait avec eux. Il était temps qu'il s'habitue à ce genre de chose. Et Severus ne pouvait décemment pas demander à son premier calice de faire abstinence. Non, définitivement non. Un Draco Malfoy frustré sexuellement n'était clairement pas quelque chose qu'il voulait voir.
Il posa donc son livre et se dirigea dans la chambre à la suite de Draco. Alors qu'il fermait la porte, ce dernier l'agrippa pour l'embrasser passionnément. Et la porte resta légèrement entrebâillée.
oOoOo
Harry ne se rendit pas compte tout de suite que Draco était rentré et que Severus l'avait suivi dans la chambre. En fait, il était tellement absorbé par son livre, qu'il n'avait pas fait attention à ce qui l'entourait. Ce fut quand il termina son chapitre et qu'il posa son bouquin sur la table basse qu'il réalisa qu'il était seul. Et qu'il entendit enfin les bruits suspects. Tantôt des froissements de tissus, tantôt des soupirs. Il lui sembla même reconnaître le bruit d'un bisou mouillé.
Déglutissant, il tourna la tête vers la porte de la chambre et pâlit en la voyant entrouverte. Si les deux autres faisaient bel et bien ce qu'il pensait qu'ils étaient en train de faire, il devait fermer la porte. Maintenant. Il se leva donc et se dirigea le plus discrètement possible vers la chambre. Alors qu'il tendait la main vers la poignée, prêt à la saisir, un gémissement plus prononcé que les précédents attira son attention. Et il fit la dernière chose qu'il comptait faire : il regarda par l'entrebâillement de la porte.
Son cœur rata un ou deux battements quand ses yeux se posèrent sur les deux hommes dans la chambre. Draco, à moitié allongé sur le lit, nu, appuyé sur un coude, avait la tête rejetée en arrière par le plaisir, tandis que les doigts de sa main libre s'enroulaient dans les mèches de cheveux de leur professeur qui était tout aussi nu. Ce dernier, entre les jambes du plus jeune, effectuait un va-et-vient de haut en bas avec sa tête, parfois lent, parfois rapide, s'attardant quelques fois sur le gland, d'autres fois sur les bourses. Les lèvres du blond laissaient régulièrement échapper des soupirs et des gémissements, montrant clairement que les attentions dont il était l'objet devaient être très agréables.
Depuis la nuit où il avait été mordu, Harry était persuadé qu'il lui serait impossible de vouloir un jour effectuer la dernière étape de fermeture du lien, parce que le terme "excitant" et Severus Snape étaient définitivement incompatibles de son point de vue. Il avait eu tort. Une bouffée d'envie le submergea. L'envie d'être à la place de Draco.
Le souffle court, le Gryffondor était désormais dans l'incapacité totale de refermer la porte. Et il était encore plus incapable de détourner ses yeux de la scène qui se déroulait devant lui. Il se sentait comme hypnotisé. Alors, il resta là, sur le seuil de la chambre, n'osant faire un geste, de peur de briser cette bulle qui semblait envelopper les deux Serpentards.
— Sev', viens, dit tout à coup Draco, la voix rendue rauque par le plaisir.
— Tu n'es pas encore prêt, répondit le vampire.
Harry remarqua alors la main du plus âgé qui disparaissait entre les cuisses de Malfoy. Comprenant ce que l'homme était en train de faire, ses joues déjà brûlantes devinrent encore plus rouges, si c'était possible.
— Je m'en fiche. Tu m'as assez fait attendre, rétorqua le blond, apparemment décidé à passer à la suite, maintenant.
— Très bien, comme tu voudras.
L'ancien Mangemort se redressa et demanda à son calice de se retourner. Ce dernier ne se fit pas prier et se mit à genoux avant de croiser les bras sur le matelas devant lui pour y poser sa tête, présentant ainsi sans aucune pudeur son derrière au vampire. Vampire qui marmonna un sort – de lubrification, devina Harry – et pénétra la jeune homme avec une lenteur presque exaspérante, mais incroyablement érotique, combinée aux sons qui sortaient de leurs bouches. Une fois complètement à l'intérieur, il se retira tout aussi lentement avant de revenir, continuant ce manège et accélérant au fur et à mesure.
Le Gryffondor n'y tint plus et éloigna sa main de la poignée pour la porter à son pantalon et libérer son érection de la pression qu'elle subissait. Il allait sans doute regretter ce qu'il était en train de faire plus tard. Mais pour le moment, c'était bien la dernière chose qui l'inquiétait. À cet instant, son problème principal était de ne pas faire de bruit pour ne pas se faire surprendre. Quand il plongea la main dans son boxer pour toucher son entrejambe et qu'un soupir franchit ses lèvres, il sut que ce n'était pas gagné. Dans la panique, il retint son souffle un instant et enfonça son poing libre dans sa bouche, ne pouvant se résoudre à quitter des yeux les deux hommes. Par chance, ils semblaient trop occupés pour se soucier de ce qui les entourait.
Au bout de ce qui sembla une éternité au Survivant, Severus passa son bras autour du torse du blond pour le redresser, le poussant à poser sa tête sur son épaule. Harry avait désormais une vue imprenable sur le sexe érigé de Malfoy.
— Ah ! Mords-moi. Mords-moi, maintenant.
Le vampire sembla apprécier l'idée. Empoignant le membre dressé de son calice, ses yeux virèrent au rouge et ses lèvres se retroussèrent sur ses canines inhumaines. Mais avant de les planter dans le cou du blond, les yeux écarlates se posèrent tout à coup sur le Gryffondor. Celui-ci cessa de respirer et de bouger. Il était découvert. Snape le regardait. Il était fichu. Pourtant, il ne parvint toujours pas à se détacher de cette scène. Puis, sans le lâcher du regard, Severus mordit Draco. Et Harry fut soudain submergé par trop d'émotions indéfinissables. Son regard prisonnier de celui du maître des potions, il entendit plus qu'il ne vit le blond atteindre son orgasme quelques minutes plus tard et cela fut la goutte qui fit déborder le vase, le poussant à la libération dans son sous-vêtement.
Après avoir léché la morsure qu'il venait d'infliger, la faisant déjà presque totalement disparaître, l'ancien Mangemort relâcha sa prise sur son premier calice, sans pour autant libérer le second de son regard. Ses lèvres étaient colorées d'un rouge sombre, ne laissant aucun doute, à quiconque viendrait à le voir en cet instant, de ce qu'il venait de faire. Il dégageait une aura à la fois menaçante, presque animale, et rassurante. C'était totalement contradictoire.
Draco s'écroula sur le matelas avec un soupir de bien-être, et Severus le suivit peu après, le prenant dans ses bras et rompant ainsi le contact avec le brun. Comme libéré de l'emprise du vampire, Harry prit enfin conscience de ce qu'il venait de se passer. Reculant et détournant le regard, il se précipita finalement sur le canapé.
"Par Merlin, c'est pas vrai. Je viens de me masturber en regardant Draco Malfoy et Severus Snape coucher ensemble. Et j'ai joui en regardant ce dernier dans les yeux, en plus. C'est pas possible. C'est un cauchemar, je vais me réveiller."
"Oh, non, ce n'est pas un cauchemar. La preuve avec ton pantalon."
"Toi, je ne t'ai pas sonné."
Il était suffisamment honteux et gêné pour que cette voix dans sa tête ne vienne pas en rajouter une couche. Par Merlin ! Cette fois, c'était sûr : jamais plus il ne pourrait regarder les deux Serpentards dans les yeux. Surtout un en particulier. Foutus yeux rouges hypnotiques.
oOoOo
Severus, de son côté, était mitigé quant à ce qu'il venait de se produire. D'un côté, il était particulièrement content d'avoir pu constater le désir de son deuxième calice et d'en être, au moins en partie, l'objet. Mais d'un autre côté, à coup sûr, le jeune homme venait de faire un pas énorme pour mieux reculer. Même sans ressentir ses émotions, il devinait aisément l'état de confusion et de gêne dans lequel il devait être. Et il devinait aussi que tout cela n'était pas arrivé par hasard.
— J'imagine que tu es fier de toi ? demanda-t-il à Draco.
— Je ne vois pas de quoi tu parles, répondit celui-ci d'une voix fatiguée mais qui n'avait rien d'innocente.
— Bien sûr. Tu vas essayer de me faire croire que tu n'as pas fait exprès de m'empêcher de fermer la porte correctement pour qu'il nous surprenne ?
— Il a donc tout vu ? l'interrogea-t-il en se retournant pour le regarder, un sourire malicieux sur les lèvres.
— Pratiquement. Je l'ai entendu arriver quand je te préparais. Et il est resté jusqu'au bout.
— Et il n'a même pas été tenté de nous rejoindre ? Franchement, à sa place, j'aurais sauté sur l'occasion.
— Attends, tu as fait ça dans l'espoir qu'il nous rejoigne ? s'étonna le vampire.
— Pourquoi pas ? Arrivera forcément un jour où on le fera tous les trois ensemble. Ne compte pas sur moi pour m'effacer et me tenir tranquille dans un coin pendant que tu t'amuseras avec lui quand il en aura envie.
— Ce jour n'est pas près d'arriver, pour l'instant. Il n'est pas encore prêt à passer à l'acte. Je n'en suis pas sûr à cent pour cent, mais j'imagine qu'il ne connaît rien d'autre dans ce domaine que sa main droite.
— Tu imagines bien. Et je peux même te dire qu'il est du genre romantique. Monsieur Pudeur veut faire l'amour.
— C'est lui qui t'a dit ça ?
— Oui, juste avant que tu nous surprennes en pleine exploration buccale, répondit Malfoy avec un clin d'œil. Mais si tu le poussais un peu plus, je suis sûr qu'il serait prêt et oublierait ces conneries à propos de sentiments. Sérieusement, comment vous pouvez passer autant de temps ensemble sans qu'il ne se passe jamais rien ?
— Peut-être parce que lui n'est pas un obsédé et un accro du sexe comme toi, rétorqua Severus avec un sourire amusé.
— Je ne suis pas accro. J'aime seulement les bonnes choses. Et tu es bien loin de t'en plaindre, habituellement.
Snape devait bien lui accorder ce point. Il aimait satisfaire les désirs de son petit serpent autant que ce dernier aimait réclamer son attention.
Alors, ça va ? Pas trop chaud ? :p
Comme expliqué à la fin du chapitre précédent, je me vois obligée de diminuer le rythme de publication. En effet, après ce chapitre, je n'en ai plus que deux d'avance, et un troisième en cours. Je ne peux même pas finir le mois à une publication par semaine. Et, si cette fic reste mon histoire prioritaire, l'Académie l'est encore plus. Et croyez bien que c'est beaucoup de boulots ! Il n'y aura donc pas de chapitre le 13 janvier.
Néanmoins, pour me faire pardonner, je publierai une des deux fics écrites en récompense du concours. Les deux premières gagnantes m'ont demandé une fic Teen Wolf. C'est donc une fic Teen Wolf que vous pourrez lire la semaine prochaine :) Tout ce que je peux pour dire, c'est qu'elle m'a été inspirée d'une des images du calendrier de l'avent et ce couple sera une première pour moi (ainsi que leur type de relation)
