Après que ma crise se soit terminé au bout de trois heures, j'avais finis par dire les noms des morts à Dumbeldor pour qu'il prévienne l'ordre et qu'ils aillent faire le « ménage ». Suite à ça, Madame Pomfresh m'avait donné une potion de sommeil, qui me fit du bien. Malgré ça je fus réveillé assez tôt. Au début l'infirmière ne voulut pas me voir sortir aussi tôt mais comme d'habitude elle ne put résister bien longtemps. Ainsi c'est pourquoi je me retrouvais dans la grande salle, alors que personne n'était encore présent, mais cela n'allait tarder. Je me mis à grignoter quelques biscuits sans trop d'appétit. J'allais attraper un morceau de pain, quand quelqu'un me tomba dessus.

« Arianne, qu'est-ce que tu fais là? demanda Ginny avec surprise.

-Je mange, lui répondis-je avec un soupirs.

-Non je veux savoir pourquoi tu n'es pas à l'infirmerie ?

-Tu devrais savoir que Madame Pomfresh a du mal à me résister quand je m'y met.

-T'auras ma peau un jour, tu n'es qu'une idiote », me répondit-elle en me donnant un coup dans l'épaule.

Je ne répondis que par un vague mouvement de mes épaules. Sa réaction ne me dérangeait pas, elle savait comment j'étais et puis j'avais horreur de l'infirmerie. Ce qui me dérangeait le plus, ce fut les regards de ses amies sur moi, des regards surpris mais aussi pleins de pitié. J'avais oublié qu'ils étaient présents hier, mais surtout je me demandais encore qui m'avait porté. Son odeur avait réussit quelques peu à me calmer avant que le plus gros n'arrive. J'attendis que mon amie termine son petit déjeuner, et on se dirigea ensemble vers notre cour sur les défense contre les forces du mal, dirigé par le professeur Rogue. Il avait enfin eu ce qu'il voulait. Heureusement pour nous, ce cour là, on le partageait avec les serdaigles, au moins il n'y aura pas de rivalités avec les verts. Cela passa lentement, en même temps, même si j'aimais ce cour, ce professeur ne nous donnait pas vraiment envie de participer. Je pris soin de ne pas me faire remarquer, ce qui ne fut pas le cas pour d'autres qui nous firent perdre des points à la maison pour rien. Je sentais souvent le regard de mon amie sur moi, se demandant sûrement si j'allais bien. Elle ne posa pas de questions sachant très bien que je ne répondrais pas maintenant. On enchaîna ensuite avec le cour de botanique, puis vint la pause déjeuner. J'avais l'impression que Ginny mijotait quelques choses et cela ne présageait rien de bon du tout. Et cela se concrétisa en fin de journée quand j'allais ressortir de la grande salle pour aller dans le dortoir, elle m'attrapa le poignet et m'entraîna je ne sais où.

« Ginny, lâche moi ! Tu m'emmènes où ? »

Elle ne me répondit pas continuant son chemin. Quand elle se stoppa devant un grand mur, je savais que l'on était devant la salle sur demande.

« Pourquoi on est là ? Mais tu vas me répondre à la fin ? »

La porte s'ouvrit enfin, elle m'entraîna avec elle.

« Ginny tu commences à m'énerver là, dis moi ce que je fais... »

Je ne finis même pas ma phrase trop surprise de ce que je voyais en face de moi. C'est quoi ce délire ? Pourquoi ils étaient là eux ? Oh non, oh non, ne me dites pas.

« GINNY, criais-je en me tournant vers elle, faisant sursauter tout le monde. Dit moi que tu n'a pas fais ce que je pense ?

-Arianne, calme toi, me dit-elle calmement.

-Non je veux des réponses maintenant, pourquoi tu m'as emmené ici et surtout qu'est-ce qu'ils font là ?

-Si on dérange, dites le nous, dit la voix de Blaise.

-La ferme, lui répondis-je en colère en me tournant vers lui. Maintenant réponds moi Ginny, répliquais-je en perdant patience.

-Ils peuvent nous aider, t'aider à trouver une solution. »

J'éclatais de rire. Je sentais le regard des autres sur moi.

« Une solution ? Il n'y en a pas de solutions, même Dumbledor et l'ordre en ont trouvé aucune, alors ce n'est pas une bande de sixième année qui va y arriver. La seule solution qui existe, c'est quand l'autre sera six pieds sous terre. »

Je fermais les yeux, sentant encore une douleur revenir dans ma tête. Fallait que je me calme.

« Excuse moi, mais Ginny ne nous a annoncer ton problème en sachant qu'elle avait besoin d'aide. Elle ne voulait que ton bien. Et lorsque tout le monde à assister à ton soucie d'hier, elle n'a pu se résoudre à garder plus longtemps ton secret. On peut peut-être pas trouvé une solution final, mais on peut sûrement essayer de t'aider à trouver quelques choses qui pourrait t'alléger la souffrance, m'annonça la voix d'Hermione.

Dans un sens je savais qu'elle avait raison, que Ginny supportait tous ça depuis le début sans rien dire à personne à part à sa famille. Mais j'avais l'impression d'être trahie.

« Arianne » ,demanda la voix de mon amie inquiète.

Je levais ma main et fis un signe vers là bas, annonçant que ma tête me faisait mal. On avait mis en place une sorte de code pour prévenir, car j'avais souvent tendance à avoir du mal à parler dans ces moments là.

-D'accord, je suis désolée mais tout le monde sort, on en reparlera une prochaine fois. Arianne il faut que tu t'assoies !

-Il faut aller chercher le professeur... demanda Harry mais il fut couper.

-Non, ce n'est pas une grosse crise. Merci d'être venue mais là, elle a besoin de calme. »

J'entendais cela que d'une oreille essayant plutôt de me concentrer, et de me calmer. Je les entendis ouvrir la porte et partir. Ne résistant plus, je m'assis au sol et me replia sur moi même. Je sentis qu'on déposait quelques choses autour de mon cou, une écharpe. Nous n'étions peut-être qu'en octobre mais cela n'empêchait pas certain d'en porter, car parfois le vent prenait le dessus sur le soleil. Je ressentis la même odeur que la veille. Mais c'était qui ? Et pourquoi faisait-il ça ? Oui c'était un gars car aucunes filles ne porteraient une telle odeur et surtout pas la même musculature. Elle m'apaisa quelques peu. Je me redressais enfin et remarquais-je qu'il ne restait que Ginny qui s'était accroupie.

« Tu vas mieux, me demanda-t-elle inquiète.

-Euh oui, mais qu'est-ce …, dis-je en tenant l'écharpe dans ma main qui était verte.

-Un peu surprise ? Je le suis aussi ne t'en fait pas.

-Mais qui ?

-C'est Théodore, avoua-t-elle.

-Hein, m'exprimais-je encore surprise.

-Oui c'est lui qui t'a porté hier aussi.

-Mais pourquoi ?

-Ça j'en ai aucune idée, tu peux te lever », me demanda-t-elle.

J'étais surprise, mais je me levai quand même et on sortit de la salle sur demande pour aller à notre dortoir. Heureusement le couvre feu n'avait pas encore eu lieu. Après avoir dit le mot de passe devant le portrait, je ne m'attardai pas dans la salle allant directement me coucher. Cette fois-ci le sommeil vint rapidement et je ne me mis pas à rêver des morts.

Ce n'est bien qu'un mois après que je me décidais enfin à donner une réponse à Ginny, qui elle avait en quelque sorte abandonné. Durant tout ce moi-ci j'avais plein de fois sentis le regard de ses amis, mais aussi d'un serpentard en particulier. J'avais mis du temps pour y réfléchir, mais suite à mes nombreux échecs, je me résignais sur le faite que j'avais besoin d'aide. après que le matin on est eu un cour de potion avec le professeur Slugorn que j'avais bien réfléchis à la demande des amis de Ginny. C'est pourquoi j'écris sur un parchemin « Ce soir au début de la ronde des préfets, rendez-vous devant la bibliothèque ». Elle comprit directement à qui elle devait adresser ce message. Durant toute la journée, j'avais évité leurs regards, que cela soit aux gryffondors ou aux serpentards. Cette après-midi, on avait histoire de la magie où on a récolté 50 lignes de parchemin sur la magie au XIVe siècle. Cela ne sera pas trop compliqué. Mais pour une fois, on a rien eu en défense contre les forces du mal, je pense que je dois dire merci aux serpentards du cour précédent, soit les 6e années. Le soir vint rapidement, je me trouvais déjà à la bibliothèque, ou Mme Pince m'avait laissé l'accès comme à chaque fois durant la ronde des préfets. Mais ceux que j'attendais ne se firent pas discret. J'ouvris la porte pour voir 6 personnes, les deux manquants soit Ron et Drago devait faire leur ronde, cela les a un peu fait sursauté.

« Vous devriez faire encore plus de bruits, on ne sait jamais peut-être que Rusard ne vous a pas encore entendu, dis-je d'un ton irrité.

-Arrianne tu nous a fait peur, s'exclama Ginny.

-Hum. »

Je me retournais et rentrais de nouveau dans la bibliothèque, les laissant me suivre.

« Pourquoi venir dans la bibliothèque, tu as déjà dû regarder tous les livres ici, annonça Hermione.

-C'est vrai, mais je n'ai pas encore fais toute la réserve.

-La .. réserve, demanda Blaise surpris.

-Oui, le directeur ainsi que Mme Pince m'y a donné accès, ne pouvant occupées toutes leurs journées à faire des recherches.

-Mais qu'as-tu concrètement ? Car on peut chercher quelques choses sans vraiment savoir ce que tu as », dit Harry.

Je me retournais et les regardais, au moins Ginny avait été vague.

« Depuis que vous savez qui est revenue lors du tournoi des trois sorciers, j'ai comment dire... eu une sorte de connexion qui est née entre moi et les morts tués par les mangemorts ou par l'autre.

-Comment viennent ces crises, me questionna Théodore curieux cela se sentait à sa voix.

-Cela dépend, soit quand je suis fatiguée ou quand tout va bien parfois. En faite j'ai trois sortes de crises. Celle où je n'ai qu'un mal de tête mais qui m'empêche de faire quoi que ce soit. Sinon celle où vous avez été témoins, ou c'est les morts tués par des mangemorts qui m'a parlé. Et enfin celle où je ne contrôle plus rien ce qui veut dire que vous savez qui a tué. » m'exclamais-je en tournant la tête.

Cela laissa place à un silence, je pouvais le comprendre. Je n'aimerais pas que quelqu'un d'autre est le droit à cela.

« Mais comment tu les calmes ?

-Je ne les calmes pas, je dois les supporter jusqu'à qu'elles se terminent toutes seules », avouais-je.

Je sentais que je reçus des regards de pitié, mais je n'en avais que faire. Un jour où l'autre cela se terminera bien. Je me dirigeais vers la porte de la réserve, puis prononça les formules pour l'ouvrir dans ma tête et enfin la porte s'entrouvrit, laissant place aux livres qui pouvait être dangereux si on ne savait pas les gérer.