Chapitre 5

Chapitre 5

Ce n'est qu'en sortant du cours de Rogue que j'avais finalement pris ma décision. Je me suis dirigée vers le lac noir comme me l'avait demandé Théodore. Heureusement, il n'y avait personne, tout le monde devait être à l'intérieur du château, en même temps la neige s'annonçait fortement. Ginny m'avait souhaité bonne chance, puis elle avait pris la direction de son entraînement. Moi en attendant je faisait les cent pas, tout en voyant le temps qui défilait. Ce n'est qu'au bout d'une demi heure à attendre et en sentant des flocons tombées que je me résignais à rentrer et surtout que j'acceptais le fait que je me sois faite avoir. En arrivant au château j'étais trempée de la tête au pied. C'était bien ma veine, moi qui tombe facilement malade, je n'allais pas y échapper. J'allais rapidement au dortoir pour me sécher. Dire que Ginny doit faire son entraînement sous ce temps, je ne comprendrais jamais comment elle supporte ça. Une fois sèche et changée, je m'assis sur mon lit et me mis à travailler mes cours. Notamment certains sorts informulées que nous avait donné le professeur Flitwick. Au bout de quelque temps, j'y parviens enfin, comme notamment celui de changer la couleur d'un objet ou encore de le changer de taille. Tellement cette journée m'avait épuisé moralement, je m'endormis sans même aller manger. Au moins me dis-je, je ne risquerais pas d'avoir les questions de Ginny et surtout je ne croiserais pas Nott. Après tous les garçons sont tous pareils.

Le lendemain en me réveillant je sortis directement du dortoir après m'être habillée et pris mes affaires. J'allais dans la grande salle pour manger, car le fait d'avoir manquer le dîner m'a quand même pesé sur l'estomac. A peine assise sur le banc que je me mis à éternuer. Qu'est-ce que j'avais dit, me voilà malade. En espérant que cela ne me donne pas de crises supplémentaires, mais c'était mal me connaître de penser cela. Les élèves arrivèrent les uns après les autres. Je ne relevais pas la tête ne voulant croiser aucuns regards, mais c'était sans compter sur mon amie.

« Arianne, je veux tout savoir, surtout qu'hier tu dormais quand je suis rentrée, me dit-elle.

-Il n'y a rien dire, répondis-je après avoir éternuer.

-Comment ça ? Vous avez forcément parlé ou fait quelque chose.

-Non rien, car j'ai attendu pendant trente minutes qu'il vienne mais rien.

-Tu te fiches de moi, et pourquoi tu fais qu'éternuer ? demanda-t-elle soucieuse.

-Je me suis pris la neige à avoir trop attendu dehors, dis-je en éternuant encore une fois.

-Faut que tu passes voir madame Pomfresh, tu sais comment tu es lorsque tu es malade.

-J'irais après les cours, annonçais-je en me levant.

-Mais il t'a dit pourquoi il n'est pas venu ? me questionna-t-elle en me suivant à l'extérieur pour se diriger vers les serres.

-Non et je ne veux pas savoir, de toute façon je n'aurais jamais dû y aller, après tout cela avait été pareil avec Tom et je ne referais pas deux fois la même erreur.

-Mais Arianne il a sûrement dû avoir un problème, car je ne pense pas qu'il soit pareil que l'autre. Après tout c'était un idiot celui-ci.

-Qu'importe je m'en fiche », dis-je en haussant mes épaules.

Il avait peut-être une excuse mais cela ne changeait rien, je n'avais pas le temps à me consacrer à une telle histoire, je devais avoir mon année et surtout gérer mes crises. Je me mis à frissonner une fois dans les serres pourtant il n'y faisait pas si froid que ça. Je soupirais et le cour commença. Je n'étais pas très fan de la botanique, moi et les plantes on ne faisait pas bon ménage. J'essayais tout de même de m'appliquer pour éviter une catastrophe et heureusement pour moi j'y réussis. On enchaîna ensuite avec potion. Là encore ce fut la même chose je m'appliquais, même si avec mon rhume c'était plutôt galère. Heureusement pour moi c'était le dernier cour vu que l'on avait rien cette après-midi et en plus c'était le dernier jour de la semaine, j'allais pouvoir me reposer un peu.

A midi, j'allais directement à l'infirmerie car si j'attendais plus longtemps une crise viendrait rapidement, je la sentais déjà arrivé. Elle me donna une potion pour calmer mon rhume tout en me grondant sur le fait que j'aurais dû venir plutôt. Cela ne changea rien car elle savait comment je fonctionnais, je n'allais jamais la voir en premier attendant toujours le dernier moment. En sortant de l'infirmerie je me pris quelqu'un de plein fouet faisant tomber mon sac et mes affaires par terre. Oh merde l'écharpe de Nott était sortie de mon sac. Faite que ce ne soit pas quelqu'un que je ne connaisse pas ou surtout un serpentard, car j'en donne pas cher de ma peau. Je relevais les yeux sur la personne qui s'était accroupis devant moi. Surprise, ce n'était qu'autre le propriétaire de cette écharpe.

« -Que fait tu là ? questionnais-je acerbe.

-Je ... je voulais te parler », me dit-il en hésitant.

Cela me fit bizarre de le voir comme ça, car les fois où je l'avais vu il m'avais paru plus sur de lui.

« Ce n'est pas ce que tu voulais faire hier normalement ?

-Je tenais à m'excuser j'aurais dû te prévenir de mon retard.

-Retard ? Quel retard ? J'ai attendu pendant plus d'une demi heure sans voir personne arriver, répondis-je en m'énervant.

-Je suis arrivé quelque minutes après et en voyant la neige je me suis douté que tu étais partie avant, m'avoua-t-il.

-Pourquoi qu'à cette heure là ? En fait, non je veux pas savoir ça me concerne pas, j'aurais jamais dû me pointer là bas de toute façon. Dis-je en me retournant pour partir.

-Arianne attend, s'exclama-t-il en attrapant mon épaule pour me retourner vers lui. Le professeur McGonagall m'a retenu pour avoir des explications par rapport à ce qui s'était passé la veille.

-Oh ! Qu'est-ce que tu lui a dit ? questionnais-je curieuse.

-Je lui ai expliqué la version de Ginny, que je vous avais trouvé là pendant la ronde. Je n'ai rien dit sur le fait qu'on avait juste avant franchis les portes de la réserve.

-Hum, merci, murmurais-je

-Tu n'as pas à me remercier mais plutôt à accepter mes excuses.

-Tu n'as aucune excuse à faire car tu n'as juste fait que nous couvrir, mais moi je devrais t'en faire sur la manière dont je t'ai parlé.

-Oh non tu avais tous les droits d'être en colère, répondit-il en souriant. J'ai vu que tu avais toujours l'écharpe. Annonça-t-il avec un léger sourire.

-Hum ? relevai-je surprise. Oh oui, tiens faut que je te la rende, tu en as plus besoin que moi, dis-je en rougissant et en la lui tendant.

-Prend celle-ci à la place, » me éépondit-il en me donnant celle qu'il avait autour du cou.

Je vis dans son regard qu'il avait dû comprendre que son odeur m'avait apaisé, surtout pour que je garde la sienne aussi longtemps dans mon sac. Cela m'arrangeait car sur son ancienne l'odeur avait un peu disparu. Je remis bien vite l'objet en question dans mon sac lorsque de l'agitation se fit dans les couloirs. Les cours devaient être terminés. On devait vite se séparer avant que quelqu'un nous surprenne, car deux personne de deux maisons ennemies qui se parlent cela ne passera pas inaperçu. Je lui fis un signe pour dire au revoir et tourna sur moi même, sauf que je me fis tirer vers un endroit assez reculé entre deux murs où personne ne pouvait nous voir.

« Qu'est-ce que... ,balbutiais-je surprise

-Je n'avais pas finis de parler et trop de monde arrivait, m'annonça-t-il comme si c'était normale.

-Hein ?», répondis-je encore trop surprise.

Il rigola de ma non réponse, et je remarquais qu'on était assez proche l'un de l'autre. Oh non je ne devais pas me mettre à rougir, ce n'était pas le moment. Je me repris vite lorsqu'il reprit la parole.

« Pourquoi tu étais à l'infirmerie, questionna-t-il avec une légère inquiétude dans la voix. Tu as eu une autre crise ?

-Non j'ai juste attrapé un rhume avec la neigehier.

-La neige? Mais il n'en à eu que le soir... Réfléchit-il à voix haute. Oh non, je suis désolé c'est de ma faute, repris-t-il soucieux.

-Mais non, c'est moi je n'aurais pas du mettre trop de temps à rentrer et puis on s'est déjà excusé pour cette histoire.

-Oui mais bon.. Sinon tu n'a pas eu d'autres crises ?

-Non c'est pour cela que je suis allée voir madame Pomfresh pour éviter que ce rhume me rende encore plus faible et laisse place à une crise.

-Tu n'as rien trouver encore dessus ? Et celle d'avant-hier elle a donné quoi ? »

Face à cette question les souvenirs reviennent, me faisant frissonner d'effrois. Il dut le remarquer car d'un coup je me retrouvais dans ses bras. Il se mit à me faire des caresses de haut en bas dans le dos tout en me murmurant que tout allait bien. Il me relâcha quand il vit que je m'étais calmé.

« Je suis désolé je n'aurais pas dû poser cette question.

-Non tu ne pouvais pas savoir, après tout cela fait déjà un an que je supporte tout cela, donc j'en ai déjà vu des belles et des pas mures.

-Si tu veux en parler, je suis là.

-C'est gentil merci. »

Peut-être que finalement j'allais succomber plus vite que je ne pensais. Les éleves continuaient de passer dans les couloirs, Ginny devait sûrement me chercher, à moins qu'elle ne soit avec le trio d'or.

« -Changeons de sujet, tu vas au match demain ? me questionna-t-il.

-Forcément Ginny y joue et puis qui n'y va pas ? C'est le premier match de la saison et il oppose nos deux maisons.

-En effet mais je ne sais pas pourquoi j'avais l'impression que tu n'étais pas trop fan.

-C'est vrai, surtout que j'ai horreur de la foule, mais j'y vais pour Ginny. Toi aussi tu y vas ? Il acquissa. On se croisera sûrement. » ,répondis-je

Puis je lui dis que je devais y aller, retrouver Ginny. Il me dit que lui aussi avant que Blaise ne pose des questions. Cela me fit rire puis je le quitta vérifiant avant qu'il n'y avait personne dans le couloir. Au final on aura eu cette fameuse discution, même si je ne pensais pas que cela me toucherait autant. J'allais vers notre salle commune où je retrouvais sans surprise Ginny avec le trio d'or. Dès qu'elle me vit entrer, elle me sauta dessus.

« Ginny calme toi, lui dis-je en la repoussant car elle me serrait trop fort.

-Qu'est-ce qui t'a pris autant de temps ? Je commençais à m'inquiéter.

-Rien de grave j'ai juste croisé quelqu'un sur le chemin, répondis-je en rougissant un peu.

-Oh non dis moi que c'est pas vrai, s'exclama-t-elle toute joyeuse. Là tu as intérêt à tout me raconter.

-Si tu veux mais pas ici. »

Elle ne perdit pas de temps pour tirer derrière elle et ressortir de la salle pour aller à l'extérieur sur un banc où il n'y avait personne.

« Alors, alors, s'impatienta-t-elle

-Il n'y a rien eu.

-Pour que tu rougisses si, ria-t-elle

-Il m'a expliqué qu'il était quand même venu hier mais un peu après que je sois partie. S'il a eu du retard c'est parce que McGonagall voulait des explications suite à sa présence près de moi dans la bibliothèque lors de ma crise. Il lui a dit qu'il faisait sa ronde et était tombé sur nous. Puis quand les cours se sont terminés j'allais partir sauf qu'il m'a retenue et m'a emmené dans un petit coin isolé.

-Et puis il t'a embrassé ?

-Non mais tu es folle, dis-je outrée en rougissant.

-On ne sait jamais, c'est ce que certains feraient.

-Non il s'est juste inquiété sur le pourquoi j'étais à l'infirmerie puis il m'a pris dans ses bras lorsque des souvenirs sont revenus de la crise.

-Trop mignon, gémis-t-elle. Et ensuite ?

-Il m'a demandé si j'allais au match demain car il a vite compris que ce n'était pas mon truc favoris. Puis je lui ai dit que oui pour te soutenir. J'ai dis qu'on se croiserais sûrement.

-C'est tout ? demanda-t-elle surprise. Non il y a autre chose, dit-elle en me voyant rougir à nouveau.

-Quand on s'est croisé il m'a percuté faisant tomber mon sac et il a vu son écharpe.

-Oh oh, me coupa-t-elle

-Il l'a échangé avec celle qu'il avait autour du cou à ce moment là.

-Je valide, il est parfait pour toi.

-Mais arrête oui », dis-je en riant avec elle.

C'est vrai qu'il était mignon et complètement différent de Tom, mais je devais aller doucement et pas me précipiter, et surtout ne pas oublier que nous étions dans deux maisons ennemis. Certes le fait qu'il est rejoins l'ordre était un point positif mais sa maison ne verrait pas ça du même œil. Au final le soir même je m'endormis avec son écharpe dans les mains et je ne sais comment mais pour une fois je ne fis pas de cauchemars.